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Mis à jour : il y a 4 minutes 46 secondes

Mise à jour : Centre de défense des droits humains (Iran) 19 juin 2014

mer, 01/10/2014 - 21:32


Narges Mohammadi a déclaré, le 3 juin, dans un entretien donné à la Campagne Internationale pour les droits humains en Iran (ICHRI) que, le 30 mai 2014, les autorités lui avaient donné un délai de 48 heures pour se rendre à une convocation de la Deuxième Chambre du bureau du procureur de la prison d'Evin.

Cette convocation intervenait dans le cadre d'une nouvelle action pénale ouverte contre elle le 15 mars, soit sept jours après sa rencontre avec Catherine Ashton, la Haute Représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Elle s'est rendue à la convocation le 1er juin.Les nouvelles accusations portées contre elle incluent l'« atteinte à la sûreté nationale » et la « diffusion de propagande contre le régime », ces inculpations devant être comprises comme étant liées à sa rencontre avec Catherine Ashton et avec ses activités militantes en faveur des droits de l'homme, y compris le fait qu'elle a accordé des entretiens à des journalistes à l'étranger. Narges Mohammadi a déclaré : « Ma rencontre avec Catherine Ashton fait partie des charges portées contre moi et j'ai écrit aux autorités pour leur dire que cette réunion avait été organisée dans l'intérêt national et était légale aux termes de la loi. Je revendique ma rencontre avec Catherine Ashton, et je participerai à toutes les réunions de ce type à l'avenir. »

Narges Mohammadi a été remise en liberté quelques heures plus tard, cette même journée, après avoir payé une caution de près d'un milliard de rials (environ 32 000 euros). Narges Mohammadi a également dit à l'ICHRI qu'elle avait reçu, entre le 30 avril et le 28 mai, quatre lettres de convocation l'enjoignant de comparaître devant le tribunal.

Par ailleurs, dans un entretien donné au site d'opposition Kaleme, le 2 juin, Narges Mohammadi a déclaré qu'en 2012, elle avait subi des pressions de la part du ministère des Renseignements visant à la pousser à fuir l'Iran alors même qu'un tel geste aurait été en violation de l'interdiction de voyager qui lui a été imposée par les autorités iraniennes.

Equateur — Victoire pour le peuple Kichwa ! Merci à tous !

mer, 01/10/2014 - 17:24

Ce 1er octobre 2014 est une journée historique pour le peuple Kichwa de Sarayaku !

Participez à d'autres bonnes nouvelles et rejoignez notre réseau d'activiste en signant ici :http://info.amnesty.be/inscription-service-isavelives.html

Après 10 années de lutte, l'Etat Equatorien s'excuse officiellement pour les abus aux droits humains commis sur leur territoire. Quatre ministres plus le Procureur Général de l'Etat font aujourd'hui 1er octobre le déplacement pour s'excuser officiellement des abus perpétrés pendant l'opération pétrolière du Bloc 23, réalisé par l'entreprise CGC en 2002 et 2003. A l'époque, l'entreprise, qui avait obtenu une concession de l'Etat sans qu'ait été ni consultée ni informée la Communauté, était rentré avec des hélicoptères sur le territoire de la Communauté, accompagnée de soldats et de gardes de la sécurité privée. Elle avait réalisé des explosions, coupé de nombreux arbres, creusé plus de 400 puits, enterré plus de 1,4 tonnes d'explosifs.

« Pour nous la journée est historique » a déclaré le président de Sarayaku Felix Santi « car c'est la 1ère fois que l'Etat va présenter ses excuses à un peuple indigène pour avoir mis en danger sa vie et son intégrité ».

Pour Amnesty International, qui accompagne depuis des années la lutte de ce peuple dans sa quête de justice, la journée est également une journée historique, dont il faut se réjouir. Plus de 1000 visiteurs étaient attendus aujourd'hui à Sarayaku.

Ces excuses étaient inscrites dans la sentence de la Cour Interaméricaine des Droits de l'Homme du 27 juillet 2012. Le président Santi a également rappelé que d'autres éléments de cette sentence doivent encore être mis en œuvre, notamment le retrait des explosifs et surtout l'approbation d'une loi de consultation qui garantisse qu'avant d'entreprendre des activités pétrolières sur le territoire de Sarayaku ou de tout autre peuple indigène, une consultation libre, préalable et informée devra être organisée, et le peuple indigène aura dû donner son consentement.

Complément d'information

Les Kichwas sont un peuple indigène du territoire de Sarayaku qui compte environ 1 200 membres. Leurs terres ancestrales se trouvent dans un secteur reculé de la région de l'Amazonie, dans l'est de l'Équateur.

Au début des années 2000, une compagnie pétrolière a occupé une partie des terres traditionnelles de la communauté indigène de Sarayaku, en Amazonie équatorienne. L'État l'avait autorisée à rechercher du pétrole, sans que la communauté n'ait été consultée au préalable.
Pendant plusieurs mois, le personnel de la compagnie pétrolière, escorté de soldats et d'agents de sécurité privés, a procédé à des explosions, coupé des arbres, creusé plus de 400 puits, enfoui plus de 1 400 kilos d'explosifs à haute puissance et pollué l'environnement avec le bruit des hélicoptères transportant les employés et les explosifs, entre autres activités. La population de Sarayaku a alors porté plainte au niveau national et international, et a finalement obtenu que la compagnie renonce au projet. Cependant, les autorités ne se sont pas excusées, n'ont pas accordé de réparations pour l'impact généré par le projet d'exploration sur la vie de la communauté et ne se sont pas engagées à éviter toute répétition de ces atteintes aux droits humains.
Après avoir épuisé tous leurs recours au niveau national concernant des réparations et des garanties de non-répétition, les habitants de Sarayaku ont décidé de porter l'affaire devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme. En juillet 2012, les juges ont statué en faveur de la communauté de Sarayaku.
Les Kichwas de Sarayaku et Amnesty International ont coproduit un documentaire, Les descendants du jaguar, qui traite du combat mené par cette communauté pour défendre ses droits. Ce film a reçu plusieurs distinctions, dont le prix du « Meilleur documentaire » lors du festival All Roads Film organisé par National Geographic, qui s'est tenu en septembre 2012 à Washington, aux États-Unis.
Les Kichwas de Sarayaku et Amnesty International ont organisé une projection du film, en partenariat avec d'autres ONG équatoriennes et internationales, en commémoration du 1er anniversaire de l'arrêt de la CIDH, le 25 juillet à 17 heures, à l'hôtel Quito, dans la capitale équatorienne Quito.

Amnesty recherche stagiaire/volontaire pour le secteur Jeunes-Animations dès octobre

mer, 01/10/2014 - 15:42

Vous désirez allier vos compétences d'organisation, de rédaction et de gestion de projet à votre engagement pour les droits humains ? Vous avez toujours voulu mettre votre professionnalisme au service d'une organisation internationale de renom ?

Si oui, notre offre vous intéressera.

Dès octobre, rejoignez le Programme Jeunes d'Amnesty Belgique francophone et devenez stagiaire / bénévole.

Nous recherchons deux stagiaires / bénévoles pour une durée de 3 mois minimum à partir de septembre. Leur mission sera d'assister l'animatrice/coordinatrice dans les tâches suivantes :

animation des ateliers de sensibilisation aux droits humains dans les écoles primaires et secondaires en Wallonie et à Bruxelles ;
encadrement du réseau d'animateurs bénévoles ;
gestion des demandes d'animations dans les écoles et recherche de nouvelles écoles partenaires.

Profil recherché :

- étudiant(e) ou diplômé(e) d'une formation en lien avec l'éducation à la citoyenneté (Coopération au développement, Animation socio-culturelle, Sciences humaines, etc.) ;
- ayant un intérêt pour la défense des droits humains ;
- étant capable de travailler en équipe et de façon autonome ;
- ayant une maîtrise orale et rédactionnelle du français ;
-ayant une maîtrise des outils informatiques : traitement de textes et logiciel de présentation (Power Point).

Il s'agit d'un stage/bénévolat non rémunéré. Seuls les frais de transport sous certaines conditions ainsi que les frais afférents à la mission seront remboursés.

Lieu : bureau au siège de l'Organisation, 9 rue Berckmans, 1060 Bruxelles, 1er étage (sans ascenseur)

Pour postuler, nous vous invitons à compléter le formulaire ci-dessous avant le 10 octobre.

Amnesty International lutte contre les discriminations et promeut l'égalité des chances.

Amnesty recherche stagiaire/volontaire pour le secteur Jeunes-Animations dès octobre

mer, 01/10/2014 - 15:41

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Nous recherchons deux stagiaires / bénévoles pour une durée de 3 mois minimum à partir de septembre. Leur mission sera d'assister l'animatrice/coordinatrice dans les tâches suivantes :

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encadrement du réseau d'animateurs bénévoles ;
gestion des demandes d'animations dans les écoles et recherche de nouvelles écoles partenaires.

Profil recherché :

- étudiant(e) ou diplômé(e) d'une formation en lien avec l'éducation à la citoyenneté (Coopération au développement, Animation socio-culturelle, Sciences humaines, etc.) ;
- ayant un intérêt pour la défense des droits humains ;
- étant capable de travailler en équipe et de façon autonome ;
- ayant une maîtrise orale et rédactionnelle du français ;
-ayant une maîtrise des outils informatiques : traitement de textes et logiciel de présentation (Power Point).

Il s'agit d'un stage/bénévolat non rémunéré. Seuls les frais de transport sous certaines conditions ainsi que les frais afférents à la mission seront remboursés.

Lieu : bureau au siège de l'Organisation, 9 rue Berckmans, 1060 Bruxelles, 1er étage (sans ascenseur)

Pour postuler, nous vous invitons à compléter le formulaire ci-dessous avant le 10 octobre.

Amnesty International lutte contre les discriminations et promeut l'égalité des chances.

Ukraine. Les forces armées doivent cesser de tirer sur les civils, dont neuf ont été tués à Donetsk

mer, 01/10/2014 - 13:01

L'armée ukrainiennes et les forces rebelles doivent immédiatement cesser de mener des attaques sans discrimination dans des zones résidentielles, a déclaré Amnesty International mercredi 1er octobre, après la mort d'au moins neuf civils dans des bombardements qui ont touché une école et un bus à Donetsk.

Ces dernières attaques, dans le district de Kievskiy, ont eu lieu au moment même où Amnesty International relevait les nombreux tirs d'obus et de roquettes effectués sans discrimination dans la région par les forces ukrainiennes au cours des 10 derniers jours.

« Les forces gouvernementales ukrainiennes doivent immédiatement cesser de viser des zones résidentielles à Donetsk, a déclaré John Dalhuisen », directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

« L'armée ukrainienne et les forces rebelles violent le droit international humanitaire car elles mettent des civils en danger en menant des attaques sans discrimination, alors que les attaques ne peuvent être dirigées que contre des combattants. »


« Ces attaques sont illégales car les forces ukrainiennes utilisent des armes dans des zones peuplées qui ne peuvent pas être ciblées avec suffisamment de précision pour distinguer les biens de caractère civil des objectifs militaires. »

Les attaques du 1er octobre ont donné lieu au plus lourd bilan civil en un seul jour depuis le cessez-le-feu conclu entre Kiev et les séparatistes pro-russes début septembre.

Quatre civils ont été tués dans le bombardement d'une école, où se trouvaient alors plus de 50 enfants, le jour de la rentrée des classes à Donetsk, qui s'était faite avec un mois de retard en raison du conflit armé.
Cinq autres civils ont perdu la vie lorsqu'un minibus a été touché par un tir de roquette ou d'obus.

Six civils avaient déjà été tués dimanche 28 septembre dans le district de Kievskiy, tous dans la même zone que celle de ces dernières attaques.

Lors d'une visite sur place lundi 29 septembre, une délégation d'Amnesty International avait vu un gros engin d'artillerie appartenant aux rebelles en plein milieu d'une rue résidentielle, à moins de 10 mètres d'une maison.

« En installant des cibles militaires dans des zones résidentielles, les forces rebelles ont manqué de prendre toutes les précautions possibles pour protéger les civils et les ont mis en danger, en violation des lois de la guerre », a déclaré John Dalhuisen.

« En menant des opérations militaires dans ce quartier, les forces rebelles partagent la responsabilité de ces dernières attaques avec l'armée ukrainienne. »


Un bâtiment municipal et de nombreuses habitations auraient également été touchés le 1er octobre dans le district de Kievskiy, une zone principalement résidentielle jouxtant l'aéroport de Donetsk. Il est à craindre que d'autres civils n'aient été blessés ou tués dans ces attaques.

Les deux parties au conflit utilisent des roquettes Grad, réputées pour leur manque de précision, qui ne doivent pas être employées dans des zones occupées par des civils.

Les deux camps sont responsables de nombreuses attaques menées sans discrimination dans des zones peuplées, qui ont tué et blessé des civils et détruit des habitations.

Au cours des 10 derniers jours, Amnesty International a recueilli des éléments prouvant que des attaques de ce type effectuées par des avions de chasse rebelles ont touché des zones civiles à Debaltseve (nord-ouest de Donetsk) et Avdiivka (au nord de l'aéroport de Donetsk).

« L'utilisation d'armes non guidées, telles que les roquettes et les obus, dans des zones peuplées viole le droit international humanitaire et peut constituer un crime de guerre », a déclaré John Dalhuisen.

« Toutes les parties à un conflit doivent prendre toutes les précautions possibles dans le choix des moyens et méthodes de combat afin d'éviter, et en tout cas de minimiser, les pertes humaines civiles accidentelles, les blessures subies par des civils et les dommages sur des biens de caractère civil. »

Chine. Les autorités doivent libérer les sympathisants des manifestants de Hong Kong

mer, 01/10/2014 - 12:35

Les autorités chinoises doivent libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues pour avoir montré pacifiquement leur soutien aux manifestations en faveur de la démocratie qui se déroulent à Hong Kong, a déclaré Amnesty International.

Au cours des deux derniers jours, au moins 20 personnes ont été arrêtées par la police dans plusieurs ville de la Chine continentale pour avoir publié sur Internet des photos contenant des messages de soutien aux manifestants, rasé leur tête en signe de solidarité ou prévu de se rendre à Hong Kong pour participer aux manifestations.
Une soixantaine d'autres ont été « invitées à prendre le thé », c'est-à-dire convoquées par les autorités pour être interrogées.

« Le coup de filet visant les militants en Chine continentale ne fait que souligner les raisons pour lesquelles de nombreux habitants de Hong Kong craignent l'emprise croissante de Pékin sur les affaires de leur ville », a déclaré William Nee, spécialiste de la Chine au sein d'Amnesty International.

« Les libertés fondamentales qu'exercent actuellement des centaines de milliers de personnes à Hong Kong continuent d'être déniées aux citoyens qui se trouvent sur le continent. »

Amnesty International sait que la police a arrêté des personnes à Pékin, dans la province du Jiangsu et dans les villes de Guangzhou (Canton) et Shenzhen, qui sont proches de Hong Kong.

« Les autorités chinoises doivent immédiatement libérer toutes les personnes détenues pour avoir exprimé pacifiquement leur soutien aux manifestants à Hong Kong », a déclaré William Nee.

Les censeurs de l'État chinois ont tenté d'empêcher toute mention sur Internet des manifestations en faveur de la démocratie. La plateforme de partage de photos Instagram a été interdite en Chine continentale mardi 30 septembre.

Des milliers de personnes continuent d'occuper certaines parties du centre-ville de Hong Kong pour demander une plus vaste réforme électorale.

L'usage de gaz lacrymogène et de gaz poivre par la police durant le week-end contre une manifestation essentiellement pacifique, qui n'était pas justifié, n'a fait qu'inciter encore plus de personnes à descendre dans la rue.

Ces derniers jours, la police a adopté une approche moins agressive à l'égard des manifestations, mais l'incertitude plane sur ce qui va se passer ensuite.

« La police de Hong Kong doit faire preuve de retenue dans sa réponse aux manifestations en cours. Amnesty International l'engage à ne pas prendre la voie que choisissent trop souvent les forces de sécurité en Chine continentale. Elle doit respecter le droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique », a déclaré William Nee.

Personnes détenues

Amnesty International sait que les personnes suivantes ont été arrêtées par la police en Chine continentale pour avoir exprimé leur soutien aux manifestants à Hong Kong :
Ou Biaofeng (欧彪峰), militant dans la province du Hunan, restriction du droit de circuler librement
Wang Long (汪龙), militant à Shenzhen, placé en détention dans le cadre d'une procédure pénale pour « provocation de querelles et troubles à l'ordre public »
Huang Minpeng (黄敏鹏), militant à Guangzhou
Luo Xiaoxiang (刘小翔), militant à Guangzhou
Liu Hui (刘辉), militant à Guangzhou
Xie Dan (谢丹), militante à Chongqing
Luo Yaling (罗亚玲), militante à Chongqing
Song Ningsheng (宋宁生), militant dans la province du Jiangsu, détenu
Gong Xinsheng (龚新华), militante dans la province du Jiangsu, détenue
Chen Maosen (陈茂森), militant dans la province du Jiangsu, détenu
Shen Yanqiu (沈艳秋), Shanghai
Chen Jianfang (陈建芳), Shanghai

Les militants suivants, qui vivent à Pékin, ont déclaré que leur droit de circuler librement était restreint :
Liu Huizhen (刘惠珍)
Li Dongmei (李东梅)
Guo Zhiying (郭志英)
Chen Lianhe (陈连和)
Wu Xiaoping (吴小平)
Han Shuzhen (韩淑珍)
Cui Baofi (崔宝地)
Zhang Chonggang(张崇刚)

Sévices publics

mer, 01/10/2014 - 12:30

Inimaginable chez nous le scandale de l'accueil des demandeurs d'asile qui secoue l'Allemagne ces jours-ci ? Oui. En Belgique, on ne délègue pas la gestion de l'accueil à une société privée. Mais…Fedasil ne fait pas toujours preuve d'une grande humanité à l'égard d'un public pourtant vulnérable.

En Allemagne, quatre agents de la société de sécurité privée qui gère le centre de Burbach ont été arrêtés pour violences graves à l'égard des demandeurs d'asile. Ils pensaient sans doute opérer à Guantanamo. L'Allemagne est, contrairement à la Belgique, confrontée à un afflux important de demandeurs d'asile syriens et irakiens. Cela n'explique et ne justifie pas pour autant son recours à des sociétés de sécurité privées pour gérer ce qui est normalement une prérogative de l'Etat.
Chez nous, Fedasil est comme son nom l'indique une agence fédérale, de statut public. Fedasil n'a plus aucun problème de gestion de l'accueil des demandeurs d'asile. Elle a même fermé 416 places d'accueil temporaires. Pourquoi alors cette obsession de mettre les gens dehors même quand ils ont encore droit à être accueillis ? Voici deux exemples d'une gestion pour le moins inhumaine de l'accompagnement des demandeurs d'asile.
Cette famille rom de six enfants a quitté le Kosovo en 1994. L'enfant le plus jeune a trois ans, l'aîné, onze. Le père parle parfaitement français. Les enfants ont été scolarisés en Wallonie. La famille a introduit récemment une demande de régularisation alors qu'elle était hébergée dans le centre Fedasil de Pondrôme. Fedasil est tenu de venir en aide aux familles en séjour illégal. Mais puisque ces familles n'ont pas d'autorisation de séjour, cela n'empêche pas l'Office des Etrangers de venir les arrêter dans le centre d'accueil. C'est ce qui s'est passé. Toute la famille a été amenée dans une maison de retour, un centre de détention donc. Un recours a été introduit auprès du conseil du contentieux des étrangers en s'appuyant sur le risque de traitement inhumain au Kosovo pour les familles roms et surtout sur la scolarité nécessairement interrompue des enfants. L'ordre de quitter le territoire a été suspendu. La famille aurait dû retourner à Pondrôme mais Fedasil refuse. Elle veut que la famille refasse toute la procédure qui prévoit notamment de passer par un CPAS, puis d'être orienté vers un centre d'accueil. Cela prend du temps or la famille de six enfants est à la rue. Elle trouve un hébergement provisoire à Liège chez une autre famille rom de quatre enfants. Quatorze personnes dans un appartement de deux pièces ! Et aucune aide financière. Pas même de quoi s'acheter un ticket de train pour se rendre à Bruxelles au siège de Fedasil. Il faudra que l'avocat fasse condamner Fedasil à payer une astreinte pour refus de prise en charge pour que l'agence s'exécute. Et elle le fera en leur désignant un centre de retour en Flandre alors que Pondrôme a plusieurs places d'accueil disponibles. Pourquoi ? « On a reçu des instructions », dit, embarrassé, le responsable du dispatching de Fedasil. Pour le moment, les enfants ne sont plus scolarisés. Aucun contact avec un assistant social pour aider la famille qui ne reçoit qu'un chèque repas de 45 euros par jour pour se nourrir à l'extérieur. On fait comment avec des enfants en bas âge ?

Pousser au suicide

L'autre histoire est plus dramatique encore. Cette mère tchétchène a quatre enfants, dont deux sont lourdement handicapés mentaux. Ici aussi, cette famille en séjour illégal se trouvait dans un centre Fedasil à Bruxelles. L'avocate demande la régularisation sur base notamment de l'état de santé des enfants. La mère commet l'erreur d'introduire une demande d'asile. Erreur fatale. Elle n'est alors plus en séjour illégal….et Fedasil lui demande de quitter immédiatement le centre d'accueil avec ses enfants. Ce n'est pas la première fois que l'agence opère ainsi et elle a déjà été condamnée plusieurs fois par le tribunal du travail pour cette attitude. La mère est désespérée. Où aller avec ses enfants qui ont besoin de soins ? Elle s'asperge d'essence, tente de s'immoler par le feu devant ses gosses. Le briquet ne fonctionne pas. Un agent de Fedasil la sauve de justesse. Elle est aujourd'hui internée en institution psychiatrique.
Qu'on ne s'y méprenne pas. Dans les centres Fedasil, nous avons le plus souvent rencontré des agents, des directeurs compétents, humains, préoccupés par le sort des demandeurs d'asile. Ce n'est pas eux qui sont en cause mais bien la hiérarchie de cette agence. Tant pour cette famille rom dont on déstructure volontairement toute l'existence que pour cette Tchétchène que l'on pousse au désespoir, il n'a jamais été tenu compte de la fragilité sociale, psychologique de la majorité des demandeurs d'asile. On ne leur a pas porté des coups, comme en Allemagne. Pas physiquement. Mais on est dans de la maltraitance institutionnelle indigne d'un service public.

Mise à jour Pierre Claver Mbonimpa (Burundi) 30 septembre 2014

mer, 01/10/2014 - 12:28

Le lundi 29 septembre 2014, Pierre Claver Mbonimpa a été mis en liberté provisoire pour raison de santé. C'est une excellente nouvelle qu'il ne doive plus rester en détention.

L'équipe Burundi aimerait remercier tous les activistes pour leur travail.

Amnesty International a contribué à la pression internationale qui a permis cette libération provisoire.

Cependant, il y a toujours le maintien des charges contre Pierre Claver Mbonimpa et on ne sait pas quand il sera à nouveau convoqué au tribunal.

Les conditions de cette libération imposent que Pierre Claver Mbonimpa ne puisse pas quitter Bujumbura ni se rendre à l'aéroport.

Et même s'il n'est plus en prison, son travail de défenseur des droits humains risque d'être contrarié et ce aux dépens du peuple burundais.

Jan Pollet d'Amnesty International Flandre et Sarah Jackson, regional deputy director du Centre AI Nairobi resteront en contact avec les défenseurs de Pierre Claver Mbonimpa pour suivre l'évolution de la situation et pour orienter les actions d'Amnesty International.

Mise à jour Nurmemet Yasin (Chine) 5 février 2013

mar, 30/09/2014 - 13:18

Nous avons vérifié auprès d'autres sources et pouvons confirmer que Nurmemet Yasin est vivant et toujours détenu à la Prison Xinjiang N°1 à Urumqui.

Les sections et activistes sont invités à continuer à s'adresser aux autorités reprises dans la rubrique « destinataires des appels » et les presseront également de garantir plus de visites régulières de la famille. Ces données ont été ajoutées aux actions recommandées.

Mise à jour Pierre Claver Mbonimpa (Burundi) 16 septembre 2014

mar, 30/09/2014 - 13:03

Le 15 septembre, le tribunal de grande instance de Bujumbura a rejeté la demande de l'avocat de Pierre Claver Mbonimpa réclamant une libération provisoire pour raison de santé.

Mise à jour Pierre Claver Mbonimpa (Burundi) 11 septembre 2014

mar, 30/09/2014 - 12:55

Le tribunal a entendu le 11 septembre une demande de l'avocat de Pierre Claver Mbonimpa réclamant une libération provisoire pour raison de santé. La cour doit rendre sa décision le 22 septembre.

Fidji. Il faut enquêter sur les allégations de violences perpétrées par des militaires contre un sexagénaire

mar, 30/09/2014 - 12:46

Les autorités de Fidji doivent enquêter de toute urgence sur les allégations selon lesquelles un homme a été roué de coups par des militaires après avoir envoyé une série de messages texte au Premier ministre, Frank Bainimarama, a déclaré Amnesty International.

L'organisation a reçu des informations crédibles selon lesquelles, samedi 27 septembre, quatre militaires se sont rendus dans la banlieue de Suva, la capitale, où se situait la demeure d'un ancien enseignant de 60 ans. Ils auraient traîné l'homme dans une ruelle à proximité et l'auraient roué de coups. Plus tôt dans la journée, l'homme avait eu un vif échange de messages texte avec Frank Bainimarama. Il arguait que ses chansons avaient été utilisées sans autorisation au cours de la récente campagne électorale.

« Il est choquant qu'une personne risque la torture et d'autres mauvais traitements par des militaires pour le simple fait d'avoir envoyé des messages au Premier ministre. Cette affaire doit faire l'objet de toute urgence d'une enquête indépendante et les personnes soupçonnées d'être responsables de ces agissements devront être traduites en justice », a déclaré Kate Schuetze, chercheuse sur le Pacifique au sein d'Amnesty International.

« L'enquête doit porter non seulement sur les auteurs de ces actes, mais aussi sur leurs commanditaires. »

« Cette affaire illustre une culture de la violence largement répandue dans les forces de sécurité de Fidji. Les autorités n'ont jusqu'à présent montré qu'un intérêt limité pour la lutte contre ce phénomène. À ce jour, Le gouvernement militaire de Fidji n'a pas lancé d'enquêtes appropriées sur les allégations de torture, d'autres mauvais traitements et d'usage excessif de la force par les forces de sécurité ».

L'homme roué de coups est toujours hospitalisé pour ses blessures.

Cette affaire intervient après la mort de Vilikesa Soko en garde à vue après son arrestation en août 2014. Vilikesa Soko avait été arrêté en lien avec une affaire de vol. Un rapport d'autopsie a montré qu'il avait subi de nombreuses violences. Quatre policiers ont été suspendus, mais personne à ce jour n'a été inculpé pour la mort de Vilikesa Soko.

Cette affaire fait également suite à la diffusion d'une vidéo en mars de l'an dernier. Cette vidéo montrait les forces de sécurité fidjiennes torturant un prisonnier, le frappant à coups de bâton et de matraque, tandis qu'un autre homme était traîné sur le sol par un chien. Lorsque cette vidéo est devenue publique, Frank Bainimarama aurait déclaré qu'il « soutenait ses hommes ».

« Il doit exister des garanties publiques claires montrant que le gouvernement de Fidji ne tolérera en aucun cas la torture ou d'autres mauvais traitements par les militaires, la police ou les gardiens de prison », a déclaré Kate Schuetze.

« Le Premier ministre Frank Bainimarama et son gouvernement doivent agir maintenant pour mettre un terme à l'actuelle impunité des forces de sécurité. »

Cette allégation de torture et d'autres mauvais traitements par les forces de sécurité survient quelques semaines avant l'examen de la situation des droits humains du pays par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève, le 29 octobre 2014.

Mise à jour Pierre Claver Mbonimpa (Burundi) 28 août 2014

mar, 30/09/2014 - 12:29

Au cours des derniers jours, la santé de Pierre Claver Mbonimpa s'est détériorée. Le chercheur d'AI sur les Grands Lacs a parlé avec lui au téléphone. Il était reconnaissant pour les efforts menés par AI mais il a dit qu'il ne se sentait pas bien.

Deux observateurs indépendants des droits humains ont confirmé à Amnesty International qu'ils craignaient pour sa santé. Il montre des signes manifestes de maladie, mais on ne sait pas encore clairement de quoi il souffre. Des organisations humanitaires internationales ont été contactées afin de faire une évaluation de son état de santé. Le chercheur d'AI sur les Grands Lacs va mettra à jour la base de données des Individus en danger, si ces organes sont en mesure de rendre visite à Pierre Claver et lorsqu'Amnesty International obtiendra d'autres informations. La date provisoire du procès a été fixée au 11 septembre. Dans votre plaidoyer aux autorités burundaises, veuillez demander une évaluation médicale immédiate de l'état de santé de Pierre-Claver Mbonimpa, au motif qu'il semble être en mauvaise santé.

Mise à jour Pierre Claver Mbonimpa (Burundi) 2 septembre 2014

mar, 30/09/2014 - 12:18

Le vendredi 29 août, Pierre Claver Mbonimpa a été admis à l'hôpital Bumeric à Bujumbura. Son taux de sucre dans le sang aurait considérablement baissé et il était devenu très faible.

Amnesty International cherche actuellement à obtenir de plus de amples informations sur son état de santé et à savoir combien de temps il va rester à l'hôpital. Des informations provenant de sources locales indiquent qu'une fois rétabli, les autorités veulent le renvoyer à la prison centrale de Mbimba (bien que cela reste à confirmer). Les membres et le personnel d'Amnesty International doivent continuer à faire pression sur le gouvernement du Burundi durant cette période. La date de son procès a maintenant été fixée au 11 septembre. Il est important que l'organisation continue à appeler à sa libération et à l'abandon des charges qui pèsent sur lui.

Agissez ! Signez notre Pétition SOS Europe

mar, 30/09/2014 - 11:30

« Alors que le bateau coulait, je ne pouvais pas trouver mes amis. Je me demandais : où sont-ils ? Puis j'ai trouvé Omar, mais je n'ai pu trouver aucun autre de mes amis. J'ai essayé d'aider les autres, mais je ne pouvais pas. Omar et moi, nous nous entraidions, mais c'était difficile de nager pendant des heures. Dans l'eau, tout le monde cherchait sa famille ou ses amis ».
Mohammed, 21 ans, un réfugié syrien, décrivant à Amnesty International en mai 2014, la terrible expérience qu'il a endurée le 11 octobre 2013, au moment où le bateau sur lequel il était avec près de 400 personnes, coulait à 112.65 km de Lampedusa, une île italienne en pleine Méditerranée.

Les choix de l'Europe mettent la vie des migrants en danger

SOS Europe — Le rapport choc, des migrants en péril

mar, 30/09/2014 - 11:25

Téléchargez le rapport en cliquant ICI

Un an après les naufrages de Lampedusa qui ont fait plus de 500 morts, un nouveau rapport d'Amnesty International souligne à quel point la honteuse passivité de certains pays de l'Union européenne (UE) a fait croître le nombre de victimes, des milliers de réfugiés et de migrants se noyant en tentant désespérément d'atteindre les rives de l'Europe.

Le rapport, intitulé Des vies à la dérive. Réfugiés et migrants en péril en Méditerranée, décrit les conclusions que l'organisation a tirées de ses récentes visites en Italie et à Malte et d'un séjour de recherche sur un navire de la marine italienne. Les entretiens menés avec des rescapés, des experts et des représentants des autorités soulignent la réalité des dangers auxquels s'exposent ceux qui fuient la guerre, les persécutions et la pauvreté, et mettent l'accent sur la réaction pitoyable de la plupart des États d'Europe.

« Tandis que l'UE construit des murs de plus en plus hauts, le nombre de réfugiés et de migrants qui veulent traverser la Méditerranée dans un ultime espoir d'arriver en Europe ne cesse d'augmenter. Entassés sur de frêles embarcations par des passeurs sans scrupules, ils sont plusieurs centaines à osciller chaque semaine entre la vie et la mort, entre l'espoir et le désespoir », a indiqué John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

« Depuis le début de l'année, plus de 2 500 personnes parties d'Afrique du Nord ont péri noyées ou ont disparu en Méditerranée. L'Europe ne peut pas rester indifférente au drame qui se déroule à sa porte. Ce que l'UE et ses pays membres doivent fournir d'urgence, c'est un nombre accru de navires de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, munis d'un mandat clair de sauvetage de vies humaines en haute mer et des ressources nécessaires à cet effet. »

Les conflits et les persécutions au Moyen-Orient et en Afrique, les privations économiques et la fermeture de frontières terrestres en Europe du sud-est ont poussé les gens, désespérés, vers la Méditerranée.

En 2014, plus de 130 000 réfugiés et migrants ont ainsi traversé illégalement les frontières méridionales de l'Europe par la mer. Ils ont pratiquement tous été pris en charge par la marine italienne. Ils venaient pour la plupart de Libye, pays déchiré par la guerre.

Le rapport identifie certaines faiblesses structurelles des services de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, et lance un appel en faveur d'itinéraires plus sûrs et plus légaux pour ceux qui fuient les conflits et les persécutions et tentent d'atteindre l'Europe. Il faudrait pour cela des programmes de réinstallation et d'admission humanitaire et des mesures facilitant le regroupement familial. Le rapport plaide aussi en faveur d'un réexamen des règlements de Dublin régissant le traitement des demandes d'asile au sein de l'UE.

Les dangers en mer

En Italie et à Malte, les délégués d'Amnesty International ont parlé avec une cinquantaine de réfugiés et de migrants. Plusieurs récits se recoupaient quant aux dangers affrontés pendant la traversée, sans oublier les coups et la surcharge des embarcations. Certains ont survécu à un naufrage ou à d'autres événements au cours desquels ils auraient pu mourir.

Mohammed, un jeune homme de 22 ans venu de Damas, en Syrie, a raconté à Amnesty International : « Au départ de Libye, on était 400 plus une centaine d'enfants. On a dû embarquer sur des bateaux à rames pour atteindre le bateau plus gros. Au début je ne pouvais pas le voir, mais après j'ai vu qu'il était en mauvais état. Je n'ai pas voulu monter à bord, mais les passeurs m'ont menacé avec une arme à feu. Il a fallu deux heures pour faire monter tout le monde. Vers 2 heures du matin j'ai entendu des coups de feu. [Un bateau avec des hommes armés] s'est placé en travers de notre bateau. Pendant quatre heures environ les hommes ont essayé de nous empêcher de partir. Ils tiraient de partout. À l'aube, ils sont partis. Le bateau endommagé tanguait. Nous avons jeté tous nos sacs à la mer, et même les gilets de sauvetage – on voulait vivre ! »

Un manque de coordination entre les États côtiers, en particulier Malte et l'Italie, accentue encore davantage les dangers. Des différends de longue date opposant ces deux pays au sujet de leurs obligations respectives de recherche et de sauvetage sont peut-être à l'origine de la mort de plusieurs centaines de réfugiés et de migrants, survenue le 11 octobre 2013 lorsqu'un chalutier transportant plus de 400 personnes a coulé dans la zone de recherche et de sauvetage de Malte.

Les dirigeants de l'UE n'ont mené aucune action significative malgré les protestations de la communauté internationale, qui disait qu'il fallait faire plus pour sauver les vies en mer. La seule réaction est venue de l'Italie, qui a lancé l'opération Mare Nostrum et déployé une partie importante de sa marine pour des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale.

Cependant, tous les efforts déployés par l'Italie n'ont pas suffi à empêcher toutes les pertes de vies humaines déplorées au cours de l'été 2014. Et l'Italie a récemment fait savoir que l'opération n'est pas durable à long terme.

« Mare Nostrum a sauvé des dizaines de milliers de vies en mer, mais ce n'est pas une solution à long terme. Il faut un effort concerté de la part de l'UE pour assumer une responsabilité partagée », a ajouté John Dalhuisen.

« Il a été suggéré récemment de faire intervenir l'agence de l'UE de surveillance des frontières, Frontex. Il s'agit là d'une initiative positive, mais uniquement si les États membres de l'UE mobilisent suffisamment de moyens en haute mer et si le mandat de Frontex met clairement l'accent sur ses fonctions de recherche et de sauvetage. »

Nécessité de réforme du système d'asile de l'UE

Amnesty International estime en outre que le Règlement Dublin de l'UE, en vertu duquel c'est le pays membre dans lequel arrivent en premier les personnes en quête d'asile qui est responsable du traitement des demandes, fait peser un poids inéquitable sur les pays engagés dans les opérations de sauvetage dès lors que c'est à eux qu'il incombe de répondre aux besoins de ces personnes.

Les défaillances dans le partage des responsabilités entre les États membres de l'UE dissuadent les pays d'Europe du sud, en particulier Malte, de ramener les réfugiés et les migrants dans leurs ports. L'opération Mare Nostrum a momentanément mis ce problème entre parenthèses, mais si elle devait prendre fin sans être correctement remplacée, les atermoiements et les différends sur les opérations de recherche et de sauvetage risquent de mettre de nouveau des vies en péril.

« Faisant fi des dangers et des mesures de l'UE visant à les éloigner, les réfugiés et les migrants continueront à risquer leurs vies et celles de leurs enfants pour fuir leurs pays d'origine où sévit la guerre, où leurs droits sont bafoués ou qui luttent pour leur survie économique. Les États de l'UE ne peuvent pas les orienter vers les itinéraires maritimes les plus dangereux du monde pour ensuite les abandonner à leur sort », a déclaré John Dalhuisen.

SOS Europe— témoignages : Wahid a perdu ses 4 filles

mar, 30/09/2014 - 11:24

Hasan Wahid, un médecin syrien, a perdu ses quatre fillettes au cours d'un naufrage en mer Méditerranée le 11 octobre 2013. L'histoire de sa famille illustre les choix impossibles – et les terribles dangers – auxquels sont confrontés les réfugiés et les migrants qui tentent de rejoindre l'Europe.

Hasan Wahid et son épouse Manal Hashash pensaient que la dangereuse traversée jusqu'à l'Europe était leur seule option. La guerre faisait rage dans leur pays, la Syrie, et ils avaient été menacés de mort en Libye, où Hasan travaillait comme médecin.

En octobre 2013, ils ont donc payé un passeur 4 500 dollars [environ 3 500 euros] pour les conduire avec leurs quatre filles – Randa, 10 ans, Sherihan, huit ans, Nurhan, six ans, et Kristina, deux ans – jusqu'au lieu où ils espéraient trouver une vie sûre et tranquille. Hasan, qui vit aujourd'hui en Suisse, nous a raconté leur histoire :

J'ai reçu des menaces directes indiquant que, si je ne quittais pas la Libye, je regretterais d'y être resté. J'ai été accusé de soutenir le régime [de Bachar el Assad] et passé à tabac. J'ai senti qu'il fallait que je parte.

J'ai essayé d'aller en Égypte, mais ils ont fermé leurs frontières aux Syriens. J'ai fait une demande de visa pour la Tunisie, mais elle a été rejetée. J'ai demandé un visa pour Malte, mais il m'a été refusé aussi. Alors, à ce stade, ma seule option était la mer.

Nous avions été informés [par les passeurs] qu'il s'agirait d'un navire à passagers. Quand nous avons vu que c'était un bateau de pêche, il était trop tard pour faire demi-tour. Ma famille était assise loin de moi. J'ai dû m'asseoir à l'arrière avec les personnes âgées et les infirmes car je souffre d'un handicap au pied gauche depuis l'enfance. Ma femme et mes filles étaient assises à l'avant, au même niveau du bateau. Les 450 à 500 passagers étaient pour la plupart Syriens.

Au bout de quelques heures, un hors-bord transportant des Libyens armés est arrivé. Ils ont tiré en l'air. Notre capitaine ne s'est pas arrêté. Nous avons supposé qu'il s'agissait de pirates car la plupart d'entre nous avions toutes nos économies sur nous. Vers 2 heures du matin, ils ont tiré sur notre bateau. Trois personnes ont été blessées et le bateau a été endommagé. Puis ils sont partis.

L'eau a commencé à monter à l'intérieur du bateau, alors nous avons utilisé des pompes à eau. Celles-ci ont fonctionné jusqu'à midi, mais ensuite elles sont tombées en panne. Le capitaine a éteint les moteurs et les hautes vagues secouaient le bateau de tous côtés. Nous sommes restés ainsi jusqu'à ce que le bateau chavire, nous faisant tous tomber à l'eau. Juste avant, nous avons vu un hélicoptère voler au-dessus de nous. Une heure plus tard, les gardes-côtes italiens et maltais sont arrivés.

Je ne sais pas comment j'ai réussi à remonter à la surface. Quand j'y suis parvenu, j'ai vu que nous avions été projetés loin du bateau et les vagues nous repoussaient encore plus loin. Je n'ai été sorti de l'eau qu'au bout de deux heures environ. Les gardes-côtes secouraient d'abord les enfants. J'ai finalement été secouru par les autorités maltaises, après le coucher du soleil. J'ignorais si ma femme et mes enfants avaient été sauvés ou non.

Un homme assis à côté de moi sur le bateau maltais – que je connaissais en Libye avant la traversée – m'a indiqué qu'il avait vu l'une de mes filles sur un bateau de sauvetage. Elle a huit ans, n'a plus ses dents de devant et sa peau est plus mate que celle de ses sœurs.

Il m'a dit : « Elle m'a appelé et demandé si j'avais vu son père. Je lui ai répondu de ne pas s'inquiéter et que papa viendrait la chercher. » Il essayait de la calmer, malgré le fait qu'il était toujours dans l'eau et qu'elle était sur un bateau.

À Malte, j'ai donné à la Croix-Rouge toutes les informations concernant mes filles et ma femme – leur nom, leur âge. Mon épouse [qui a été secourue par les autorités italiennes] les recherchait elle aussi désespérément en Italie.

Nous nous accrochons à l'espoir de retrouver nos enfants. Tout ce que nous voulons, c'est retrouver nos filles, qu'elles soient vivantes ou mortes.

Les filles de Hasan ont disparu au cours de l'un des deux naufrages survenus au large de l'île italienne de Lampedusa en octobre 2013. Plus de 500 personnes sont mortes noyées, ce qui a suscité un tollé. La marine italienne a secouru plus de 100 000 personnes en Méditerranée depuis, mais le nombre de victimes ne cesse d'augmenter : plus de 2 500 migrants ont péri noyés depuis le début de l'année 2014. L'Italie ne peut assurer cette charge toute seule.

Passez à l'action, clique ICI

Engagez les dirigeants européens à empêcher que d'autres vies ne soient perdues en Méditerranée.

SOS Europe— témoignages : Wahid a perdu ses 4 filles

mar, 30/09/2014 - 11:24

Hasan Wahid, un médecin syrien, a perdu ses quatre fillettes au cours d'un naufrage en mer Méditerranée le 11 octobre 2013. L'histoire de sa famille illustre les choix impossibles – et les terribles dangers – auxquels sont confrontés les réfugiés et les migrants qui tentent de rejoindre l'Europe.

Hasan Wahid et son épouse Manal Hashash pensaient que la dangereuse traversée jusqu'à l'Europe était leur seule option. La guerre faisait rage dans leur pays, la Syrie, et ils avaient été menacés de mort en Libye, où Hasan travaillait comme médecin.

En octobre 2013, ils ont donc payé un passeur 4 500 dollars [environ 3 500 euros] pour les conduire avec leurs quatre filles – Randa, 10 ans, Sherihan, huit ans, Nurhan, six ans, et Kristina, deux ans – jusqu'au lieu où ils espéraient trouver une vie sûre et tranquille. Hasan, qui vit aujourd'hui en Suisse, nous a raconté leur histoire :

J'ai reçu des menaces directes indiquant que, si je ne quittais pas la Libye, je regretterais d'y être resté. J'ai été accusé de soutenir le régime [de Bachar el Assad] et passé à tabac. J'ai senti qu'il fallait que je parte.

J'ai essayé d'aller en Égypte, mais ils ont fermé leurs frontières aux Syriens. J'ai fait une demande de visa pour la Tunisie, mais elle a été rejetée. J'ai demandé un visa pour Malte, mais il m'a été refusé aussi. Alors, à ce stade, ma seule option était la mer.

Nous avions été informés [par les passeurs] qu'il s'agirait d'un navire à passagers. Quand nous avons vu que c'était un bateau de pêche, il était trop tard pour faire demi-tour. Ma famille était assise loin de moi. J'ai dû m'asseoir à l'arrière avec les personnes âgées et les infirmes car je souffre d'un handicap au pied gauche depuis l'enfance. Ma femme et mes filles étaient assises à l'avant, au même niveau du bateau. Les 450 à 500 passagers étaient pour la plupart Syriens.

Au bout de quelques heures, un hors-bord transportant des Libyens armés est arrivé. Ils ont tiré en l'air. Notre capitaine ne s'est pas arrêté. Nous avons supposé qu'il s'agissait de pirates car la plupart d'entre nous avions toutes nos économies sur nous. Vers 2 heures du matin, ils ont tiré sur notre bateau. Trois personnes ont été blessées et le bateau a été endommagé. Puis ils sont partis.

L'eau a commencé à monter à l'intérieur du bateau, alors nous avons utilisé des pompes à eau. Celles-ci ont fonctionné jusqu'à midi, mais ensuite elles sont tombées en panne. Le capitaine a éteint les moteurs et les hautes vagues secouaient le bateau de tous côtés. Nous sommes restés ainsi jusqu'à ce que le bateau chavire, nous faisant tous tomber à l'eau. Juste avant, nous avons vu un hélicoptère voler au-dessus de nous. Une heure plus tard, les gardes-côtes italiens et maltais sont arrivés.

Je ne sais pas comment j'ai réussi à remonter à la surface. Quand j'y suis parvenu, j'ai vu que nous avions été projetés loin du bateau et les vagues nous repoussaient encore plus loin. Je n'ai été sorti de l'eau qu'au bout de deux heures environ. Les gardes-côtes secouraient d'abord les enfants. J'ai finalement été secouru par les autorités maltaises, après le coucher du soleil. J'ignorais si ma femme et mes enfants avaient été sauvés ou non.

Un homme assis à côté de moi sur le bateau maltais – que je connaissais en Libye avant la traversée – m'a indiqué qu'il avait vu l'une de mes filles sur un bateau de sauvetage. Elle a huit ans, n'a plus ses dents de devant et sa peau est plus mate que celle de ses sœurs.

Il m'a dit : « Elle m'a appelé et demandé si j'avais vu son père. Je lui ai répondu de ne pas s'inquiéter et que papa viendrait la chercher. » Il essayait de la calmer, malgré le fait qu'il était toujours dans l'eau et qu'elle était sur un bateau.

À Malte, j'ai donné à la Croix-Rouge toutes les informations concernant mes filles et ma femme – leur nom, leur âge. Mon épouse [qui a été secourue par les autorités italiennes] les recherchait elle aussi désespérément en Italie.

Nous nous accrochons à l'espoir de retrouver nos enfants. Tout ce que nous voulons, c'est retrouver nos filles, qu'elles soient vivantes ou mortes.

Les filles de Hasan ont disparu au cours de l'un des deux naufrages survenus au large de l'île italienne de Lampedusa en octobre 2013. Plus de 500 personnes sont mortes noyées, ce qui a suscité un tollé. La marine italienne a secouru plus de 100 000 personnes en Méditerranée depuis, mais le nombre de victimes ne cesse d'augmenter : plus de 2 500 migrants ont péri noyés depuis le début de l'année 2014. L'Italie ne peut assurer cette charge toute seule.

Passez à l'action, clique ICI

Engagez les dirigeants européens à empêcher que d'autres vies ne soient perdues en Méditerranée.

SOS europe — Le quizz !

mar, 30/09/2014 - 11:00

Testez vos connaissances sur la problématique des migrants en Méditerranée

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Le bilan en Méditerranée s'alourdit tandis que l'Europe regarde ailleurs

mar, 30/09/2014 - 11:00

Un an après les naufrages de Lampedusa qui ont fait plus de 500 morts, un nouveau rapport d'Amnesty International souligne à quel point la honteuse passivité de certains pays de l'Union européenne (UE) a fait croître le nombre de victimes, des milliers de réfugiés et de migrants se noyant en tentant désespérément d'atteindre les rives de l'Europe.

Le rapport, intitulé Des vies à la dérive. Réfugiés et migrants en péril en Méditerranée, décrit les conclusions que l'organisation a tirées de ses récentes visites en Italie et à Malte et d'un séjour de recherche sur un navire de la marine italienne. Les entretiens menés avec des rescapés, des experts et des représentants des autorités soulignent la réalité des dangers auxquels s'exposent ceux qui fuient la guerre, les persécutions et la pauvreté, et mettent l'accent sur la réaction pitoyable de la plupart des États d'Europe.

« Tandis que l'UE construit des murs de plus en plus hauts, le nombre de réfugiés et de migrants qui veulent traverser la Méditerranée dans un ultime espoir d'arriver en Europe ne cesse d'augmenter. Entassés sur de frêles embarcations par des passeurs sans scrupules, ils sont plusieurs centaines à osciller chaque semaine entre la vie et la mort, entre l'espoir et le désespoir », a indiqué John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

« Depuis le début de l'année, plus de 2 500 personnes parties d'Afrique du Nord ont péri noyées ou ont disparu en Méditerranée. L'Europe ne peut pas rester indifférente au drame qui se déroule à sa porte. Ce que l'UE et ses pays membres doivent fournir d'urgence, c'est un nombre accru de navires de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, munis d'un mandat clair de sauvetage de vies humaines en haute mer et des ressources nécessaires à cet effet. »

Les conflits et les persécutions au Moyen-Orient et en Afrique, les privations économiques et la fermeture de frontières terrestres en Europe du sud-est ont poussé les gens, désespérés, vers la Méditerranée.

En 2014, plus de 130 000 réfugiés et migrants ont ainsi traversé illégalement les frontières méridionales de l'Europe par la mer. Ils ont pratiquement tous été pris en charge par la marine italienne. Ils venaient pour la plupart de Libye, pays déchiré par la guerre.

Le rapport identifie certaines faiblesses structurelles des services de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale, et lance un appel en faveur d'itinéraires plus sûrs et plus légaux pour ceux qui fuient les conflits et les persécutions et tentent d'atteindre l'Europe. Il faudrait pour cela des programmes de réinstallation et d'admission humanitaire et des mesures facilitant le regroupement familial. Le rapport plaide aussi en faveur d'un réexamen des règlements de Dublin régissant le traitement des demandes d'asile au sein de l'UE.

Les dangers en mer

En Italie et à Malte, les délégués d'Amnesty International ont parlé avec une cinquantaine de réfugiés et de migrants. Plusieurs récits se recoupaient quant aux dangers affrontés pendant la traversée, sans oublier les coups et la surcharge des embarcations. Certains ont survécu à un naufrage ou à d'autres événements au cours desquels ils auraient pu mourir.

Mohammed, un jeune homme de 22 ans venu de Damas, en Syrie, a raconté à Amnesty International : « Au départ de Libye, on était 400 plus une centaine d'enfants. On a dû embarquer sur des bateaux à rames pour atteindre le bateau plus gros. Au début je ne pouvais pas le voir, mais après j'ai vu qu'il était en mauvais état. Je n'ai pas voulu monter à bord, mais les passeurs m'ont menacé avec une arme à feu. Il a fallu deux heures pour faire monter tout le monde. Vers 2 heures du matin j'ai entendu des coups de feu. [Un bateau avec des hommes armés] s'est placé en travers de notre bateau. Pendant quatre heures environ les hommes ont essayé de nous empêcher de partir. Ils tiraient de partout. À l'aube, ils sont partis. Le bateau endommagé tanguait. Nous avons jeté tous nos sacs à la mer, et même les gilets de sauvetage – on voulait vivre ! »

Un manque de coordination entre les États côtiers, en particulier Malte et l'Italie, accentue encore davantage les dangers. Des différends de longue date opposant ces deux pays au sujet de leurs obligations respectives de recherche et de sauvetage sont peut-être à l'origine de la mort de plusieurs centaines de réfugiés et de migrants, survenue le 11 octobre 2013 lorsqu'un chalutier transportant plus de 400 personnes a coulé dans la zone de recherche et de sauvetage de Malte.

Les dirigeants de l'UE n'ont mené aucune action significative malgré les protestations de la communauté internationale, qui disait qu'il fallait faire plus pour sauver les vies en mer. La seule réaction est venue de l'Italie, qui a lancé l'opération Mare Nostrum et déployé une partie importante de sa marine pour des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée centrale.

Cependant, tous les efforts déployés par l'Italie n'ont pas suffi à empêcher toutes les pertes de vies humaines déplorées au cours de l'été 2014. Et l'Italie a récemment fait savoir que l'opération n'est pas durable à long terme.

« Mare Nostrum a sauvé des dizaines de milliers de vies en mer, mais ce n'est pas une solution à long terme. Il faut un effort concerté de la part de l'UE pour assumer une responsabilité partagée », a ajouté John Dalhuisen.

« Il a été suggéré récemment de faire intervenir l'agence de l'UE de surveillance des frontières, Frontex. Il s'agit là d'une initiative positive, mais uniquement si les États membres de l'UE mobilisent suffisamment de moyens en haute mer et si le mandat de Frontex met clairement l'accent sur ses fonctions de recherche et de sauvetage. »

Nécessité de réforme du système d'asile de l'UE

Amnesty International estime en outre que le Règlement Dublin de l'UE, en vertu duquel c'est le pays membre dans lequel arrivent en premier les personnes en quête d'asile qui est responsable du traitement des demandes, fait peser un poids inéquitable sur les pays engagés dans les opérations de sauvetage dès lors que c'est à eux qu'il incombe de répondre aux besoins de ces personnes.

Les défaillances dans le partage des responsabilités entre les États membres de l'UE dissuadent les pays d'Europe du sud, en particulier Malte, de ramener les réfugiés et les migrants dans leurs ports. L'opération Mare Nostrum a momentanément mis ce problème entre parenthèses, mais si elle devait prendre fin sans être correctement remplacée, les atermoiements et les différends sur les opérations de recherche et de sauvetage risquent de mettre de nouveau des vies en péril.

« Faisant fi des dangers et des mesures de l'UE visant à les éloigner, les réfugiés et les migrants continueront à risquer leurs vies et celles de leurs enfants pour fuir leurs pays d'origine où sévit la guerre, où leurs droits sont bafoués ou qui luttent pour leur survie économique. Les États de l'UE ne peuvent pas les orienter vers les itinéraires maritimes les plus dangereux du monde pour ensuite les abandonner à leur sort », a déclaré John Dalhuisen.


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