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Mis à jour : il y a 54 minutes 51 secondes

Midi des droits humains - Cinema et droits humains en Irak - 9 avril 2015

il y a 4 heures 49 minutes

Projection d'extraits de films irakiens sur les droits humains suivie d'un débat avec Taher Alwan, directeur du Festival du Film International de Bagdad (BIFF)

Universitaire, critique de films, producteur, défenseur des droits humains, fondateur et directeur du festival de films international de Bagdad, fondateur et directeur d'une ONG irakienne pour le développement de la culture et du cinéma, ancien professeur de cinéma à l'Université de Bagdad, rédacteur en chef d'un magazine sur le cinéma… la liste des activités de Taher Alwan est longue !

Taher Alwan se propose de nous présenter des extraits de cinq films réalisés par de jeunes réalisateurs irakiens, tous récompensés lors du dernier festival du film international de Bagdad et tous en lien avec une problématique liée aux conditions de vie et aux droits humains en Irak. La projection sera ensuite suivie d'un débat avec le public.

Attention : il est à noter que les extraits des films présentés seront sous-titrés en anglais mais un interprète sera présent pour traduire les propos de Taher Alwan en français au moment du débat.

Quand ? Le jeudi 9 avril prochain entre 12h30 et 14h


Où ? Au Secrétariat national d'Amnesty International Belgique francophone, rue Berckmans 9 à 1060 Bruxelles.

Entrée libre, mais inscription obligatoire par email à mjeannin amnesty.be ou par téléphone au 02 538 81 77 auprès de Marine Jeannin au plus tard le 7 avril 2015. Sandwiches et boissons seront offerts aux participants.

RDC. Libérez des défenseurs des droits humains détenus illégalement à Kinshasa

il y a 11 heures 29 minutes

Amnesty International lance lundi 30 mars une nouvelle campagne en faveur de la libération de jeunes défenseurs congolais des droits humains qui sont détenus en secret depuis 15 jours à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC). Ces militants ont été arrêtés le 15 mars, lorsque les forces de sécurité ont pris d'assaut les participants à une conférence de presse sur l'engagement civique des jeunes dans les processus politiques en période pré-électorale.

« La campagne permettra aux membres d'Amnesty International et au grand public d'exprimer leur solidarité envers les militants qui font les frais d'une répression continuelle à l'approche de l'élection présidentielle de l'an prochain », a déclaré Christian Rumu, chargé de campagne à Amnesty International pour la région des Grands Lacs.

« Nous espérons que ce tollé général persuadera les autorités congolaises de remplir leurs obligations en libérant les militants détenus au secret à Kinshasa et leur enverra le message sans équivoque selon lequel la violation des droits fondamentaux que sont le droit à ne pas être privé de liberté et le droit à ne pas être soumis à des actes de torture ou d'autres mauvais traitements est inacceptable. »

Au cours de la campagne, les membres et sympathisants d'Amnesty International du monde entier, ainsi que les autres citoyens, pourront signer une pétition, écrire aux autorités congolaises et envoyer des messages de solidarité aux détenus sur Twitter.

Amnesty International croit savoir qu'au moins cinq jeunes défenseurs des droits humains sont toujours derrière les barreaux. Ils figurent parmi la trentaine de personnes arrêtées à la conférence de presse organisée au centre culturel Eloko ya Makasi, dans la commune de Masina (Kinshasa), par des mouvements de jeunes Congolais : Jeunesse pour une nouvelle société (JNS), Forum national de la jeunesse pour l'excellence (FNJE) et Lutte pour le changement (LUCHA).

La détention au secret prolongée des cinq jeunes concernés constitue un mauvais traitement et leur fait courir le risque d'être torturés.

Les autres personnes arrêtées ont été relâchées, notamment des militants sénégalais et burkinabés, qui ont été expulsés le 18 mars. Il s'agissait notamment de Fadel Barro, Aliou Sane et Malal Talla, du collectif sénégalais Y'en a marre, et Ouedraogo Sibiri, du collectif burkinabé Balai citoyen.

« La répression des jeunes, censés représenter l'avenir du pays, lance un signal inquiétant en ce qu'elle montre que l'État ne fait aucun cas de leurs opinions ni de leurs préoccupations », a déclaré Fadel Barro.

« Une jeunesse qui se sent exclue et marginalisée constitue un facteur d'instabilité. Plutôt que de s'efforcer de concrétiser les aspirations et les espoirs de la jeunesse congolaise, les autorités alimentent un sentiment d'inconséquence. »

Amnesty International appelle les autorités congolaises à maintenir l'état de droit, à faire respecter les droits garantis par la Constitution de la RDC et à remplir leurs obligations au regard des normes régionales et internationales relatives aux droits humains.

« Cette année, des élections se tiendront dans plus de 10 pays africains, et les jeunes doivent pouvoir jouir des libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique car ils jouent un rôle essentiel dans l'ouverture de débats sur les processus politiques », a déclaré Christian Rumu.

Complément d'information

La réunion pendant laquelle les arrestations ont eu lieu avait été organisée par Filimbi, mouvement de jeunes Congolais en faveur de l'action civique.

Un diplomate américain et des journalistes étrangers arrêtés aux côtés des jeunes militants ont été libérés le jour même. Le 18 mars, le porte-parole du gouvernement congolais a tenu une conférence de presse lors de laquelle il a indiqué que les militants étrangers seraient expulsés. Le même jour, un journaliste congolais a été relâché.

L'atelier et la conférence de presse en question se sont déroulés à l'instigation des organisations non gouvernementales locales JNS, FNJE et LUCHA. Ils ont rassemblé des militants de Y'en a marre, un groupe sénégalais de la société civile, et de Balai citoyen, un groupe burkinabé de la société civile qui a contribué à l'éviction du président Blaise Compaoré en octobre 2014. Les membres de Y'en a marre ont joué un rôle important dans la mobilisation populaire des citoyens sénégalais contre la démarche de l'ancien président du Sénégal visant à briguer un troisième mandat en 2012.

Actions

Un sit-in est prévu ce mardi 31 mars devant l'ambassade de la République de Congo à Bruxelles de 14h15 à 15h30.

Soutenez la campagne sur Twitter #LiberezLesJeunesActivistesCongolais #FreeCongoleseYouthsActivists, et signez la pétition ici

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Action urgente : Kazakhstan. Contre les dispositions relatives a la « propagande » LGBTI

il y a 12 heures 48 minutes

AU 69/15, EUR 57/1298/2015, 26 mars 2015

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 7 MAI 2015.

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Le président du Kazakhstan est sur le point de promulguer des textes législatifs interdisant la « propagande en faveur des orientations sexuelles non conventionnelles », qui violeraient le droit à la liberté d'expression et discrimineraient les LGBTI.

Le 19 février, le Sénat (Chambre haute du Parlement kazakh) a adopté des textes législatifs qui, entre autres, interdisent la « propagande en faveur des orientations sexuelles non conventionnelles ». Le président de la République doit les promulguer incessamment. L'un des textes principaux est la Loi relative à la protection des mineurs contre les informations dangereuses pour leur santé et leur développement (Loi relative à la protection des mineurs). Bien que celle-ci n'ait pas été rendue publique et qu'Amnesty International en ait demandé en vain une copie aux autorités kazakhes, les médias locaux ont cité des parlementaires qui faisaient référence aux nouvelles dispositions, clairement discriminatoires.

En outre, plusieurs sites Internet d'information ont signalé que le Parlement avait approuvé des modifications supplémentaires « correspondant » à la Loi relative à la protection des mineurs. D'autres modifications concernaient notamment la Loi relative à la télévision, le Code des violations administratives, la Loi relative aux droits de l'enfant, la Loi relative à la publicité, la Loi relative aux médias et la Loi relative à l'éducation.

Étant donné que le contenu des modifications n'a pas été rendu public, il est impossible d'évaluer l'ensemble de leurs répercussions sur les détenteurs de droits au Kazakhstan, y compris ceux qui représentent des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles, transgenres ou intersexuées (LGBTI) ou travaillent auprès d'eux. Néanmoins, il ressort clairement des informations relayées par les médias que, si la législation en question est promulguée, elle violera les obligations internationales du Kazakhstan – qui est tenu de respecter, de protéger et de concrétiser le droit à la liberté d'expression et de prévenir toute discrimination fondée sur le genre ou d'autres éléments connexes, y compris l'orientation sexuelle réelle ou supposée. Les LGBTI, stigmatisés en raison de leur sexualité, seront ainsi exposés à la discrimination et la violence. De plus, la définition très large de la « propagande » pourrait fortement restreindre la liberté d'expression, ce qui serait contraire au droit international.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en kazakh, en russe, en anglais ou dans votre propre langue :

- exhortez le président de la République à rejeter l'ensemble des textes législatifs en question (y compris la Loi relative à la protection des mineurs) et les modifications qui encouragent les restrictions de la liberté d'expression, ainsi que la discrimination fondée sur l'orientation sexuelle réelle ou supposée ;

- priez-le instamment de veiller à ce qu'à l'avenir tous les projets de loi et les modifications proposées soient pleinement conformes aux obligations internationales du Kazakhstan, qui visent à protéger le droit à la liberté d'expression et à mettre fin à toutes les formes de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle réelle ou supposée ;

- appelez-le à garantir la transparence du processus législatif.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 7 MAI 2015 À :

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Président de la République

Nursultan Nazarbayev

President of Republic of Kazakhstan

Akorda, Levoberezhie

Astana 010000,

Kazakhstan

Fax : + 7 7172 744 085 / 744 073

Courriel : press akorda.kz

akorda.press gmail.com

Formule d'appel : Dear President, / Monsieur le Président,

Copies à :

Ministre des Affaires étrangères

Erlan Idrissov

Ministry of Foreign Affairs

31 Kunayeva Street

Astana 010000,

Kazakhstan

Fax : + 7 7172 72 05 16

Courriel : kezekshi mfa.kz

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques du Kazakhstan dans votre pays

Ambassade de la République du Kazakhstan

Avenue Van Bever 30

1180 Bruxelles

eMail : kazakstan.embassy swing.be

eMail : info embassy.be

Fax 02.374.50.91

COMPLEMENT D'INFORMATION

Name : inconnu

Hommes et femmes

AU 69/15, EUR 57/1298/2015, 26 mars 2015

Action urgente : Indonésie. Quatre jeunes, Eldi Kogoya, Timotius Tabuni, Lesman Jigibalom, Mies Tabo , en danger

il y a 13 heures 9 minutes

AU 72/15, ASA 21/1312/2015, 26 mars 2015

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 7 MAI 2015.

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Quatre jeunes ont été victimes de torture ou d'autres mauvais traitements aux mains de policiers dans la province de Papouasie, en Indonésie. Leur sécurité suscite des inquiétudes.

Quatre jeunes, dont trois mineurs, ont été arrêtés arbitrairement dans la soirée du 18 mars 2015 et ont subi des actes de torture ou d'autres mauvais traitements, selon leur avocat.

Lesman Jigibalom, 23 ans, Eldi Kogoya et Timotius Tabuni, tous deux âgés de 17 ans, rentraient chez eux à moto lorsque des membres armés et en civil de la Brigade de police mobile (Brimob), une unité spéciale de la police, les ont suivis et appréhendés près du marché de Cigombong à Djayapura, dans la province de Papouasie. Lorsqu'ils ont demandé la raison de leur arrestation, les policiers les ont accusés d'une infraction et au moins 11 agents de la Brimob les ont poignardés et frappés. Mies Tabo, 14 ans, qui passait par là et a assisté à l'agression, a appelé à l'aide mais des policiers lui ont donné des coups de pied et l'ont giflé et menacé pour qu'il garde le silence. Les quatre jeunes ont été traînés par terre jusqu'aux locaux voisins de la Brimob. Ils sont restés brièvement en garde à vue avant d'être envoyés à l'hôpital. Ils ont tous été libérés sans inculpation depuis.

Ces quatre jeunes présentent des blessures et des ecchymoses au visage et sur tout le corps. Lesman Jigibalom est actuellement à l'hôpital dans un état critique car il a reçu un coup de couteau qui lui a percé le poumon droit. Eldi Kogoya a une côte fracturée et Timotius Tabuni a une balafre à la tête. Tous souffrent de blessures aux genoux depuis qu'ils ont été traînés sur le sol.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais ou dans votre propre langue :

- appelez les autorités à prendre des mesures immédiates pour garantir la sécurité d'Eldi Kogoya, Timotius Tabuni, Lesman Jigibalom et Mies Tabo, dans le respect de leurs souhaits ;

- exhortez-les à veiller à ce que ces quatre jeunes bénéficient des soins médicaux dont ils besoin, y compris une assistance psychologique ;

- engagez-les à diligenter sans délai une enquête efficace et indépendante sur les actes de torture et autres mauvais traitements subis par ces personnes, et à traduire les responsables présumés en justice, quel que soit leur rang hiérarchique.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 7 MAI 2015 À :

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Directeur du Service Professionnalisme & Sécurité (Propam)

Inspector General Irjen Syafruddin

Kadiv Propam Mabes Polri

Jl. Trunojoyo No. 3

Jakarta Selatan,

Indonésie

Fax : +62 21 7280 0947

Twitter : @DivHumasPolri

Formule d'appel : Dear Inspector General Irjen Syafruddin, / Monsieur,

Directeur général chargé des droits humains

Aidir Amin Daud

Ministry of Law and Human Rights

Jl. H.R. Rasuna Said Kav No. 4-5

Kuningan, 12950

Jakarta Selatan,

Indonésie

Fax : +62 215 253095

Twitter : @Humas_Kumham

Formule d'appel : Dear Aidir Amin Daud, / Monsieur,

Copies à :

Président de la Commission nationale des droits humains (KOMNAS HAM)

Nur Kholis

Jl Latuharhary

No.4 Menteng, 10310

Jakarta Pusat,

Indonésie

Fax : +62 213 912026

Courriel : pengaduan komnasham.go.id

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de l'Indonésie dans votre pays

Ambassade de la République d'Indonésie

Boulevard de la Woluwe 38

1200 Bruxelles

eMail : kbri.brussel skynet.be

Fax 02.772.82.10

COMPLEMENT D'INFORMATION

Les forces indonésiennes de sécurité commettent régulièrement des violations des droits humains en Papouasie, dans une impunité quasi totale. Amnesty International a reçu des informations crédibles faisant état d'homicides illégaux, de l'usage inutile d'une force excessive et d'armes à feu, ainsi que d'actes de torture ou d'autres mauvais traitements commis par la police et l'armée.

Bien que les autorités aient quelques fois tenté d'amener les responsables présumés à rendre des comptes par le biais de mécanismes disciplinaires nationaux, les enquêtes sur les atteintes aux droits humains commises par les forces de sécurité sont très rares. Bon nombre de victimes ne peuvent alors pas obtenir justice et réparation et rien ou presque ne dissuade les auteurs de ces agissements de recommencer.

L'Indonésie doit encore modifier son code pénal afin d'y intégrer une définition de la torture. L'absence de dispositions légales suffisantes concernant les « actes de torture » engendre une faille qui a de terribles conséquences. Ainsi, rien ne dissuade les représentants de l'État de commettre de tels actes ou ne permet d'engager des poursuites à l'encontre de ces personnes.

Les activités des observateurs internationaux des droits humains, des organisations non gouvernementales et des journalistes sont soumises à de sévères restrictions en Papouasie. L'accès libre et sans entraves à cette province n'est pas garanti, ce qui restreint la possibilité d'avoir un contrôle indépendant de la situation des droits humains dans la région. Lors de sa campagne présidentielle en 2014, le président Joko Widodo a promis d'autoriser l'accès à des observateurs internationaux mais jusqu'ici, il n'a pris aucune mesure dans ce sens.

Noms : Eldi Kogoya, Timotius Tabuni, Lesman Jigibalom, Mies Tabo

Hommes

AU 72/15, ASA 21/1312/2015, 26 mars 2015

Turquie. Des réformes draconiennes octroient des pouvoirs étendus à la police pour réprimer l'opposition

ven, 27/03/2015 - 12:07

Une série de réformes en matière de sécurité, inscrites dans un projet de loi adopté par le Parlement turc vendredi 27 mars, accorderaient aux forces de police du pays de nouveaux pouvoirs étendus et dangereux les habilitant à incarcérer des personnes et à utiliser des armes à feu afin de réprimer la contestation, a déclaré Amnesty International.

L'organisation redoute que ce projet ne banalise le recours déjà très répandu aux arrestations arbitraires lors des manifestations et ne favorise de nouvelles violations des droits humains, notamment des enquêtes judiciaires motivées par des considérations politiques, et des atteintes au droit à la vie.

« Le vote de vendredi 27 mars concernant l'adoption de cette nouvelle loi draconienne confirme nos craintes : le Parlement turc a pris certains des pires abus perpétrés par la police, dont le bilan en matière d'opérations de maintien de l'ordre est déjà préoccupant, et les a entérinés avec cette loi », a déclaré Andrew Gardner, spécialiste de la Turquie à Amnesty International.

Les articles adoptés, qui modifient 14 lois ou décrets différents, ont donné lieu à des débats enflammés. Le moment choisi pour cela est particulièrement controversé étant donné que les élections législatives doivent se tenir en juin.

La « Loi portant modification de la Loi relative aux pouvoirs et aux devoirs de la police, ainsi que d'autres lois et décrets », généralement appelée « plan pour la sécurité nationale », a été soumise au Parlement le 17 février et a suscité des débats intenses.

Amnesty International a déclaré que les dispositions de ce texte relatives au recours à la force par la police va à l'encontre des normes internationales en matière de droits humains. Aux termes des Principes de base sur le recours à la force et l'utilisation des armes à feu par les responsables de l'application des lois, l'utilisation d'armes létales ne saurait être justifié que pour défendre des tiers contre une menace imminente de mort ou de blessure grave, et seulement si l'emploi d'autres moyens à létalité réduite a échoué.

« Autoriser la police à se servir d'armes à feu pour protéger des biens lorsqu'il n'existe aucune menace imminente à la vie va à l'encontre des normes internationales sur le maintien de l'ordre, et il est probable que cela mène à de nouvelles violations du droit à la vie », a déclaré Andrew Gardner.

Le texte contient en outre des dispositions définies en termes vagues qui confèrent aux policiers des pouvoirs leur permettant de maintenir des personnes en détention sans que l'ordre n'en ait été donné par le ministère public. Ces dispositions prévoient que ce type de détention peut durer 24 heures en cas d'infraction commise à titre individuel et 48 heures en cas d'infraction commise dans le contexte d'incidents violents survenant lors d'actions de protestation. L'application de ces dispositions est susceptible de donner lieu à de nouvelles détentions arbitraires.

D'autres dispositions portent atteinte à l'indépendance des procureurs et à l'obligation qui incombe aux autorités de leur permettre de faire leur travail sans ingérence indue. Les préfets de région sont habilités à donner des ordres directs à la police dans le cadre des enquêtes sur les crimes.

La privation du droit de manifester pacifiquement, le recours excessif à la force - y compris aux armes à feu - par la police et les poursuites motivées par des considérations politiques sont fréquents en Turquie.

« Malgré l'hostilité généralisée des partis politiques de l'opposition, des organisations de défense des droits humains, des associations de juristes et d'autres groupes de la société civile, le gouvernement a déployé beaucoup d'efforts pour faire passer cette législation en force », a déclaré Andrew Gardner.

« Le moment choisi, si proche d'élections législatives décisives, permet aux autorités d'étouffer l'opposition grâce à ces nouveaux pouvoirs. Promulguer cette loi ouvrira la porte à des abus généralisés contre ceux qui exercent leurs droits à la liberté d'expression et de réunion pacifiques. »

Adopter le projet de loi maintenant permet que son entrée en vigueur ait lieu avant la fin de la session parlementaire, prévue pour le 5 avril, tandis que les élections parlementaires se tiendront le 7 juin. La loi entrera en vigueur après sa promulgation par le président - une simple formalité qui devrait se dérouler bientôt.

Des membres de l'opposition se sont engagés à demander à la Cour constitutionnelle de Turquie d'annuler l'adoption de ce texte.

Complément d'information

Le gouvernement turc a tenté de justifier ce projet de loi en invoquant les violentes manifestations qui se sont tenues dans le sud-est de la Turquie en octobre 2014, durant lesquelles une cinquantaine de personnes sont mortes, plusieurs centaines ont été blessées et des biens publics et privés ont subi d'importants dégâts.

Il est notoire que la Turquie bafoue les droits fondamentaux des manifestants pacifiques, qui seront sans doute également visés par ces nouvelles mesures de sécurité à la fois vagues et d'une grande portée.

Entre le 28 mai et la mi-juillet 2013, 79 des 81 provinces turques ont été le théâtre de manifestations dite du parc Gezi, qui ont rassemblé des foules allant de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers de manifestants. À travers la Turquie, les forces de sécurité ont recouru à maintes reprises à une force abusive et arbitraire contre des manifestants pacifiques, parfois avec des conséquences fatales. L'homicide d'au moins quatre manifestants est directement attribuable au recours par la police à une force excessive. Figurent parmi ces personnes Berkin Elvan, 15 ans, et Abdullah Cömert, 22 ans, touchés à la tête par des cartouches de gaz lacrymogène tirées à faible distance. Plus de 8 000 personnes ont été blessées, certaines très grièvement, durant cette vague de manifestations.

En 2014, la police a recouru à une force excessive contre des manifestants pacifiques le 1er mai près de la place Taksim, au centre d'Istanbul. Une confrontation est également à craindre cette année à la même date, des manifestants souhaitant défiler sur la place Taksim tandis que les autorités affirment que le centre d'Istanbul est interdit d'accès.

Amnesty International a recueilli de nombreuses informations selon lesquelles la police et les forces turques de sécurité ont utilisé gaz lacrymogène et canons à eau de façon excessive, injustifiée et arbitraire pour disperser les manifestants, et ont tiré contre des manifestants non armés avec des balles en caoutchouc et en plastique, tuant et blessant grièvement certains d'entre eux. Des milliers d'autres ont été frappés par les forces de sécurité et de police. Des manifestants, des défenseurs des droits humains et des journalistes ont été arrêtés et incarcérés.

L'adoption du projet de loi est la dernière d'une série de mesures visant à réprimer la contestation en Turquie. En décembre 2014, Amnesty International a fait état de l'inquiétude que lui inspirait l'acquisition par les autorités turques de grandes quantités de gaz lacrymogène et d'autres d'agents chimiques antiémeutes auprès d'une entreprise sud-coréenne.

Le secteur Jeunesse recherche des stagiaires

ven, 27/03/2015 - 11:40

Le secteur Jeunesse recherche deux stagiaires pour 3 à 6 mois entre octobre 2015 et mars 2016.

Vous désirez allier vos compétences d'organisation, de rédaction et de gestion de projet à votre engagement pour les droits humains ? Vous avez toujours voulu mettre votre professionnalisme au service d'une organisation internationale de renom ?
Si oui, notre offre vous intéressera.

Dès octobre, rejoignez le Programme Jeunesse d'Amnesty International Belgique francophone et devenez stagiaire.
Nous recherchons deux stagiaires pour une durée de 3 mois minimum et 6 mois si possible à partir d'octobre 2015.

Descriptif des tâches :

Leur mission sera d'assister l'animatrice/coordinatrice dans les tâches suivantes :

animation des ateliers de sensibilisation aux droits humains dans les écoles primaires et secondaires en Wallonie et à Bruxelles ;
encadrement du réseau d'animateurs bénévoles ;
organisation de formations à l'animation et de conférences à destination du groupe d'animateurs bénévoles d'Amnesty International ;
gestion des demandes d'animations dans les écoles et recherche de nouvelles écoles partenaires.

Profil recherché :

étudiant(e) d'une formation en lien avec l'éducation à la citoyenneté (Coopération au développement, Animation socio-culturelle, Sciences humaines, etc.) ;
ayant un intérêt pour la défense des droits humains ;
étant capable de travailler en équipe et de façon autonome ;
ayant une très bonne maîtrise orale et rédactionnelle du français ;
ayant une expérience dans les mouvements de jeunesse ;
ayant une maîtrise des outils informatiques : traitement de textes et logiciel de présentation, InDesign, etc.

Informations complémentaires :

Il s'agit d'un stage/bénévolat non rémunéré. Seuls les frais de transport sous certaines conditions ainsi que les frais afférents à la mission seront remboursés.
Lieu : bureau au siège de l'Organisation, 9 rue Berckmans, 1060 Bruxelles, 1er étage (sans ascenseur).

Pour postuler, nous vous invitons à compléter le formulaire ci-dessous avant le 1er mai 2015 en stipulant qu'il s'agit d'une réponse à cette annonce.

Amnesty International lutte contre les discriminations et promeut l'égalité des chances.

Le programme Collecte de Fonds recherche un-e stagiaire

ven, 27/03/2015 - 11:22

Le département Collecte de Fonds d'Amnesty International Belgique francophone recherche un-e stagiaire pour son programme de « legs et assurances-vie » et son programme de « recrutement de nouveaux membres et donateurs »

Pour le programme legs et assurances-vie :

Le/la stagiaire est en charge d'aider au développement du programme des legs et assurances-vie au profit d'Amnesty International.

Le/la stagiaire prend à sa charge la rédaction, l'impression et la distribution des outils de communication (brochures, lettres de suivi, landingpage etc) à destination des testateurs et personnes demandeuses d'infos.

Il/elle organise des tables rondes réunissant des testateurs potentiels. Il/elle mène des actions de promotion des legs et assurances-vie (encarts publicitaires, direct mailings...).

Il/elle se charge du suivi des demandes et tient à jour une base de données.

Pour le programme recrutement :

Il/elle se chargera du résumé des différentes campagnes d'AI afin de développer des fiches techniques à l'attention des ambassadeurs d'AI

Il/elle s'assurera du développement, de la prospection de canaux de diffusion pour l'annonce de recrutement de nouveaux ambassadeurs ainsi que de la distribution de cartes de visite.

Les qualités/compétences requises :

capacité à concevoir des supports de communication ;
excellente maîtrise du français ;
excellente capacité rédactionnelle ;
capacité à travailler en autonomie.

Une expérience en marketing, en collecte de fonds et /ou en communication est requise.

Dates et durée :

Stage de 2 mois minimum (durée exacte à discuter).
Date de début de stage : dès que possible.

Informations complémentaires :

Nous recherchons un-e stagiaire idéalement à temps plein (36h/semaine) pour notre Secrétariat national qui se situe 9 rue Berckmans, 1060 Bruxelles.
Ce stage est non rémunéré, seuls les frais de transport domicile-lieu de travail sont remboursés.

Contact :

Pour soumettre votre candidature, veuillez compléter le formulaire en ligne ci-dessous en stipulant qu'il s'agit d'une réponse à cette annonce.

Amnesty International lutte contre les discriminations et promeut l'égalité des chances.

Le programme Campagnes recherche un-e stagiaire

ven, 27/03/2015 - 11:08

Le programme des Campagnes recherche un-e stagiaire de mai à mi-juillet 2015

Descriptif des tâches :

participer à la mise en place des activités des campagnes « Mon corps mes droits » (sur les droits sexuels et reproductifs) et « Stop Torture », ainsi que des autres campagnes thématiques : actions en ligne, rédaction d'articles, organisation d'évènements à l'extérieur, etc ;
assurer le lien avec les bénévoles impliqués dans ces campagnes au niveau local ;
assurer le suivi et la communication avec le bureau international d'Amnesty International à Londres ;
évaluer les activités menées dans le cadre des campagnes.

Qualités/compétences requises :

intérêt pour les différentes problématiques liées aux droits humains ;
intérêt particulier pour la question des droits des femmes, et notamment pour la question des droits sexuels et reproductifs ;
capacité à rechercher de l'information ;
excellente capacité rédactionnelle, maîtrise du français ;
maîtrise des outils « internet » (navigation, messagerie, réseaux sociaux) ;
bonne connaissance parlée et écrite de l'anglais.

Dates et durée :

Stage de 2 mois et demi, de mai à mi-juillet 2015

Informations complémentaires :

Nous recherchons un-e stagiaire idéalement à temps plein, c'est-à-dire 36h/semaine pour notre Secrétariat national qui se situe Rue Berckmans 9, 1060 Bruxelles.
Ce stage est non rémunéré, seuls les frais de transport domicile-lieu de travail sont remboursés.

Contact :

Pour soumettre votre candidature, veuillez compléter le formulaire en ligne ci-dessous en stipulant qu'il s'agit d'une réponse à cette annonce.

Amnesty International lutte contre les discriminations et promeut l'égalité des chances.

Réunion du groupe 196 Wellin

ven, 27/03/2015 - 11:03

Le groupe 196 Wellin se réunit le 22 avril . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

Date : 18/03/2015 à 20 h

Lieu : chez Claudin

Contact : respgr196 amnestyinternational.be
Tél : 084/38.96.67

Action urgente : Sierra Leone . Le droit à l'éducation des jeunes filles enceintes est menacé

ven, 27/03/2015 - 10:21

AU 71/15, AFR 51/1309/2015 25 mars 2015

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 6 MAI 2015.

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Selon des informations crédibles, le gouvernement sierra-léonais envisage d'adopter une politique qui empêcherait les jeunes filles enceintes de passer des examens cruciaux et d'aller en cours. Si elle est mise en œuvre, cette politique discriminatoire porterait atteinte au droit fondamental des filles à l'éducation.

Les écoles sont fermées depuis huit mois en Sierra Leone en raison de l'épidémie d'Ebola, qui a fait plus de 3 700 morts dans le pays selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies. Alors que le gouvernement s'apprête à rouvrir les écoles et à organiser l'examen de fin d'études secondaires (BECE), actuellement programmé pour le 30 mars, il est à craindre que les autorités n'interdisent aux jeunes filles tombées enceintes pendant la crise de passer le BECE. Décrocher le BECE est indispensable pour faire des études supérieures. Une politique de cette nature, qu'elle existe en droit ou en pratique, porterait atteinte au droit fondamental des filles à l'éducation. Ce type de politique régressive punit les filles, introduit des discriminations se fondant sur leur sexe et ne peut se solder que par une stigmatisation accrue.

Durant l'épidémie d'Ebola, une majorité des cliniques, centres de santé et pharmacies ont été fermés. L'accès aux services, à l'information et aux biens en matière de santé sexuelle et reproductive a été fortement limité. Les jeunes filles n'ont guère, et pour certaines pas du tout, eu accès à des services de prise en charge en cas de viol, et notamment à une contraception d'urgence en vue d'éviter une grossesse. Selon certaines informations, les violences sexuelles ont augmenté dans le cadre des quarantaines.

On ne sait pas encore clairement comment les établissements scolaires procéderont à l'exclusion des jeunes filles enceintes. Mais il est possible que les droits de celles-ci au respect de la vie privée et de leur intégrité physique soient également menacés, si les autorités essaient de déterminer lesquelles sont enceintes. Le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a fait part à la Sierra Leone de ses inquiétudes à propos de l'accès limité des filles à l'éducation, notamment pour des raisons telles qu'une grossesse. En 2008, le Comité a exhorté le gouvernement sierra-léonais à introduire des mesures visant à assurer l'égalité d'accès des filles et des femmes à tous les niveaux de l'enseignement, ainsi que le maintien des filles à l'école. Une politique d'exclusion des jeunes filles enceintes hors des établissements scolaires va à l'encontre de cette recommandation.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais ou dans votre propre langue :

- exhortez le président et le ministre de l'Éducation à confirmer publiquement que toutes les jeunes filles enceintes pourront passer l'examen du BECE le 30 mars 2015 ;

- engagez-les à faire le nécessaire pour honorer l'obligation, qui leur incombe en vertu du droit international et régional, de respecter, protéger et concrétiser les droits de toutes les jeunes filles à l'éducation, la non-discrimination et l'intégrité physique, et à diffuser une directive urgente auprès de toutes les écoles afin qu'elles garantissent que les jeunes filles enceintes puissent poursuivre leur éducation, assister aux cours et passer des examens ;

- demandez aux autorités de prendre des mesures afin de garantir le droit fondamental des filles à avoir accès à des informations, des services et des biens en relation avec la santé sexuelle et reproductive, en particulier à des soins spécifiques pour les victimes de viol.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 6 MAI 2015 À :

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Président

Ernest Bai Koroma

State House

Freetown,

Sierra Leone

Courriel : jkawusu-konte statehouse.gov.sl

jaramenajara yahoo.com

Formule d'appel : Your Excellency, / Monsieur le Président,

Ministre de l'Éducation

Dr Minkailu Bah

Ministry of Education, Science & Technology

New England, Free Town,

Sierra Leone

Courriel : beflim.zain gmail.com

Formule d'appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la Sierra Leone dans votre pays

Ambassade de la République de Sierra Leone

Avenue de Tervueren 410

1150 Bruxelles

eMail : info sierraleoneembassy.be

eMail : sierraleoneembassy brutele.be

Fax +32 2 771 82 30

COMPLÉMENT D'INFORMATION

Le système de santé de la Sierra Leone, qui avait déjà des difficultés à fournir des services de base, a été totalement dépassé par l'épidémie d'Ebola, qui a tué plus de 3 700 personnes dans le pays. Des milliers de personnes ont été placées en quarantaine en Sierra Leone ces huit derniers mois. L'accès aux services, à l'information et aux biens en matière de santé sexuelle et reproductive a également été limité durant cette crise. En outre, de nombreuses informations, notamment relayées par les médias, ont fait état d'une hausse des violences sexuelles à ce moment, ainsi que de pressions exercées sur les jeunes filles afin qu'elles consentent à des relations sexuelles en échange de biens ou d'argent, compte tenu de la situation économique désespérée. Les soins de santé destinés aux victimes de viol ont eux aussi été fortement restreints.

Même avant l'épidémie d'Ebola, le taux de grossesse chez les adolescentes était élevé au Sierra Leone. En 2013, les statistiques officielles ont confirmé que 28 % des filles âgées de 15 à 19 ans avaient déjà un enfant ou étaient enceintes.

Outre les obligations qui sont les siennes en vertu de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et de la Convention relative aux droits de l'enfant (ONU), qui l'engagent à protéger les droits fondamentaux des jeunes filles à la non-discrimination, à l'éducation, à la vie privée et à l'intégrité physique, l'article 11 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l'enfant, à laquelle la Sierra Leone est partie depuis 2002, requiert que l'État prenne des mesures spéciales afin de garantir aux filles un accès égal à l'éducation.

Nom : Inconnu

Femmes

AU 71/15, AFR 51/1309/2015 25 mars 2015

Utah : le peloton d'exécution plutôt que l'injection

jeu, 26/03/2015 - 20:12

Dans l'Utah, depuis le lundi 23 mars, tout condamné à mort recevra une injection létale ou, à défaut, quatre balles dans la peau. Parce que gouverner c'est prévoir, et que les cocktails fatals manquent aux Etats-Unis, compte tenu notamment de la décision de l'Union européenne d'interdire l'exportation de ce type de produits, des élus de cet Etat ont décidé de rétablir ce mode opératoire pratiqué lors de 41 des 51 exécutions qui y ont été recensées depuis 1850.
Une procédure « un peu macabre », selon le gouverneur républicain Gary Herbert qui a paraphé la loi lundi, mais comparativement moins cruelle que les longues agonies infligées par des injections létales ratées en 2014, en avril puis en juillet, à deux condamnés à mort dans l'Oklahoma et en Arizona. Le promoteur de la loi, le représentant républicain Paul Ray, avait défendu son projet après le fiasco de l'Oklahoma en assurant d'ailleurs que si le peloton d'exécution faisait « un peu Ouest sauvage », il était « probablement la forme la plus humaine de tuer quelqu'un ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/art...

Cinq jeunes femmes chinoises en danger

jeu, 26/03/2015 - 19:15

Les 6 et 7 mars 2015, cinq jeunes femmes chinoises ont été arrêtées arbitrairement par la police en Chine. Il s'agit de Wu Rongrong (武嵘嵘) (30 ans), Zheng Churan (郑楚然) (26 ans), Li Tingting (李婷婷) (26 ans), Wang Man (王曼) (32 ans) et Wei Tingting (韦婷婷) (26 ans). Leur seul « crime » commis par ces femmes est de militer pour la défense du droit des femmes à travers l'organisation Women's Rights Action Group. Cette organisation a mené diverses campagnes spectaculaires pour l'égalité des genres (notamment en ce qui concerne les condition d'accès à l'université) et le problème des violences conjugales. Elle avait l'intention d'organiser, le 7 mars, des évènements dans plusieurs villes de Chine pour dénoncer le harcèlement sexuel dans les transports publics. Elles ont été placées en détention pour avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l'ordre public », un chef d'accusation passible de cinq ans d'emprisonnement et régulièrement utilisé en Chine pour faire taire les défenseurs des droits humains et autres militants.

Il s'agit d'une réelle injustice. Demandez aux autorités chinoises la libération immédiate et sans condition de ces cinq femmes, et dans l'attente de leur libération, qu'elles puissent contacter leurs proches et leurs avocats, qu'elles soient protégées de la torture ou toute autre forme de mauvais traitements et qu'elles puissent bénéficier de soins médicaux si nécessaire.

Yémen. Six enfants comptent parmi les dizaines de victimes des frappes aériennes lancées par l'Arabie saoudite

jeu, 26/03/2015 - 13:01

Au moins six enfants âgés de moins de 10 ans figurent parmi les 25 victimes des frappes aériennes menées par l'Arabie saoudite contre la capitale yéménite Sanaa dans la matinée du 26 mars, a déclaré Amnesty International après s'être entretenue avec des responsables hospitaliers et des témoins.

L'organisation s'est en effet entretenue avec du personnel médical de quatre hôpitaux différents, où les corps ont été conduits après avoir été extraits des décombres de 14 maisons touchées par les raids aériens, dans un quartier d'habitation près de l'aéroport international de Sanaa. Les autres victimes étaient des hommes, pour la plupart âgés de 30 à 50 ans. On pense que d'autres personnes sont encore ensevelies sous les décombres et au moins 20 blessés, dont quatre femmes, ont été admis à l'hôpital, présentant surtout des blessures par éclats d'obus.

« Ce lourd bilan de victimes civiles touchées par ces raids pose des questions quant au respect des règles du droit international humanitaire. Toutes les forces armées, notamment saoudiennes, qui procèdent à des frappes aériennes au Yémen doivent prendre toutes les précautions nécessaires en vue d'épargner les civils », a déclaré Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International.

« Cela suppose de vérifier que les cibles sont réellement des objectifs militaires et d'avertir les civils à l'avance lorsque les circonstances le permettent. »

« Les groupes armés houthis et les forces armées yéménites sont également tenus, au titre du droit international humanitaire, de protéger contre les conséquences des attaques les civils se trouvant dans les zones qu'ils contrôlent, notamment en évitant dans la mesure du possible d'installer leurs combattants et leurs armements dans des zones résidentielles. »

Étant donné le bilan des victimes civiles, l'Arabie saoudite et les États impliqués dans ces frappes aériennes doivent enquêter afin d'établir s'il y a eu violation du droit international humanitaire. Si des éléments de preuve indiquent que des crimes de guerre ont été commis, les suspects doivent être poursuivis dans le cadre de procès équitables.

Des responsables du ministère de la Santé du Yémen ont indiqué jeudi 26 mars que les raids aériens avaient fait 25 morts et une quarantaine de blessés. On ignore encore si des combattants figurent parmi les victimes.

Selon un urgentiste qui a été témoin des événements, la frappe aérienne près de l'aéroport a eu lieu peu avant 3 heures du matin (heure locale), dans le quartier résidentiel de Beni Hawat. Les groupes armés houthis avaient semble-t-il installé un poste de contrôle à 100 mètres de là, et contrôlaient la base d'al Daïlami à 500 mètres environ.

Les responsables saoudiens ont déclaré le 26 mars qu'ils avaient détruit « toutes les défenses aériennes des Houthis » sur la base d'al Daïlami, attenante à l'aéroport international de Sanaa.

Beni Hawat est l'un des sites aux alentours de la ville qui ont été frappés par les raids aériens dans la nuit. L'Arabie saoudite a annoncé qu'elle lançait une intervention militaire dans le cadre d'une coalition de 10 pays, notamment de cinq États du Conseil de coopération du Golfe, contre les groupes armés houthistes. Le gouvernement américain a annoncé le 26 mars qu'il allait fournir « un soutien en logistique et en renseignement » à la coalition ; d'autres gouvernements, notamment ceux du Royaume-Uni et de la Turquie, ont approuvé cette initiative.

Action urgente : RDC. Des défenseurs des droits humains détenus au secret .

jeu, 26/03/2015 - 12:39

AU 67/15, AFR 62/1284/2015, 23 mars 2015

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 4 MAI 2015.

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Plusieurs défenseurs congolais des droits humains sont toujours détenus au secret, huit jours après que les forces de sécurité ont mis fin à une conférence de presse tenue au centre pour jeunes Eloko Makasi, dans la commune de Masina (Kinshasa).

Le 15 mars, les forces de sécurité ont pris d'assaut les participants à une conférence de presse organisée au centre pour jeunes Eloko Makasi, dans la commune de Masina, à Kinshasa (République démocratique du Congo). Une trentaine de personnes ont alors été arrêtées, y compris des militants de l'organisation de jeunes Congolais Lutte pour le changement (LUCHA), du mouvement sénégalais Y'en a marre et du groupe burkinabé Balai citoyen, ainsi qu'un diplomate américain et des journalistes présents. La conférence de presse, qui faisait suite à un atelier sur l'engagement civique des jeunes dans les processus politiques à l'approche des élections, avait été organisée par des organisations non gouvernementales (ONG) locales : Jeunesse pour une nouvelle société (JNS), Forum national de la jeunesse pour l'excellence (FNJE) et Lutte pour le changement (LUCHA).

Amnesty International a reçu des informations selon lesquelles certaines des personnes arrêtées avaient subi des mauvais traitements de la part des forces de sécurité au cours de l'opération. Selon un témoin oculaire, les forces de sécurité ont harcelé et malmené des personnes avant de les emmener dans des lieux inconnus. Le diplomate américain et les journalistes étrangers ont été libérés le jour même et les militants sénégalais et burkinabés ont été expulsés par la suite. Des défenseurs congolais des droits humains sont toujours détenus au secret dans des lieux inconnus. Ils risquent la torture ou d'autres formes de mauvais traitements.

Amnesty International est préoccupée par ces attaques visant les droits aux libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS RAPIDEMENT POSSIBLE AUX DESTINATAIRES CI-APRÈS, en français, en anglais ou dans votre propre langue :

- exhortez les autorités congolaises à révéler immédiatement où sont détenus les défenseurs des droits humains et les autres personnes arrêtées ;

- demandez-leur d'inculper ces personnes d'une infraction dûment reconnue par la loi ou de les remettre en liberté immédiatement et sans condition ;

- exhortez-les à veiller à ce que ces personnes soient protégées de la torture et des autres formes de mauvais traitements pendant leur détention, et à ce qu'elles puissent consulter des avocats et recevoir des visites de leurs familles.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 4 MAI 2015 À :

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Ministre de la Justice et des Droits humains

Alexis Tambwe Mwamba

Ministère de la Justice et des Droits humains

B.P. 3137

Kinshasa/Gombe,

RDC

Fax : + 243 8805521

Courriel : matipamumba yahoo.fr

Formule d'appel : Monsieur le Ministre,

Procureur général

Flory Kabange Numbi

B.P. 5718

Kinshasa 1

Kinshasa,

RDC

Courriel : pgr_rdc yahoo.fr

Formule d'appel : Monsieur le Procureur général,

Copies à :

Premier ministre

Augustin Matata Ponyo

Primature

5 avenue Roi Baudoin

Kinshasa/Gombe,

RDC

Courriel : contact primature.cd,

cabinet primature.cd

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la RDC dans votre pays

Ambassade de la République démocratique du Congo

Rue Marie de Bourgogne 30

1000 BRUXELLES

eMail : secretariat ambardc.eu

Fax 02.213.49.95

COMPLEMENT D'INFORMATION

L'atelier et la conférence de presse en question ont été organisés par les ONG locales JNS, FNJE et LUCHA. Ils ont rassemblé des militants de Y'en a marre, un groupe sénégalais de la société civile, et de Balai citoyen, un groupe burkinabé de la société civile qui a contribué à l'éviction du président Blaise Compaoré en octobre 2014. Certains membres du collectif Y'en a marre sont connus en RDC : ils ont joué un rôle important dans la mobilisation populaire des citoyens sénégalais contre la démarche de l'ancien président sénégalais visant à briguer un troisième mandat en 2012.

Dans une courte déclaration, l'ambassade des États-Unis à Kinshasa a reconnu qu'elle avait financé en partie l'atelier et la conférence de presse.

Un diplomate américain et des journalistes étrangers arrêtés aux côtés des jeunes militants ont été libérés le jour même. Le 18 mars, le porte-parole du gouvernement congolais a tenu une conférence de presse lors de laquelle il a indiqué que les militants étrangers seraient expulsés. Dans la soirée, un journaliste congolais a été relâché.

Noms : non divulgués

Hommes

AU 67/15, AFR 62/1284/2015, 23 mars 2015

Mexique. Six mois de frustration et d'échec dans les recherches concernant les étudiants disparus à Ayotzinapa

jeu, 26/03/2015 - 11:47

Il est navrant de constater que les autorités mexicaines n'ont pratiquement pas progressé dans leur enquête sur la disparition forcée de 43 étudiants de l'école normale de l'État de Guerrero, a déclaré Amnesty International jeudi 26 mars, six mois après cet événement tragique.

« Les six derniers mois ont été une période marquée par le chagrin et le tourment pour les familles et les amis des étudiants qui ont disparu en septembre 2014. Malgré l'attention que ces événements ont suscitée dans le monde entier, les autorités mexicaines n'ont pas dûment creusé toutes les pistes, notamment les allégations troublantes sur la complicité des forces armées. Elles ne doivent pas attendre un jour de plus, et doivent agir sans délai en vue de traduire les responsables présumés en justice », a déclaré Erika Guevara-Rosas, directrice du programme Amériques d'Amnesty International.

« Six heures après la disparition des étudiants, nous étions inquiets pour leur sécurité. Durant six semaines, l'inquiétude a laissé place à la frustration et à la tristesse, face à l'absence de progression dans les recherches pour les retrouver. Aujourd'hui, six mois plus tard, nous sommes choqués par l'incapacité du gouvernement mexicain à faire éclater toute la vérité sur ce qui est arrivé à ces jeunes hommes et à poursuivre les responsables présumés en justice. »

Les enquêtes sur les disparitions sont au point mort et n'ont pas donné de résultat concluant. Lorsque des restes humains ont été retrouvés dans une décharge et dans une rivière à Cocula en novembre, le procureur général alors en poste, Jesús Murillo Karam, a annoncé qu'il était sur le point de clore l'affaire. Cependant, les tests ADN effectués sur ces restes ont permis d'identifier un seul étudiant disparu ; on ignore toujours quel sort a été réservé aux autres et où ils se trouvent.

Le 3 mars, le Mexique a nommé un nouveau procureur général fédéral, Arely Gómez González. Elle a qualifié ces disparitions de « cas isolé ». Pourtant, ces 43 étudiants sont les derniers sur une longue liste de personnes qui ont « disparu ». D'après les chiffres officiels, plus de 25 700 personnes ont disparu ou sont portées disparues au Mexique ces dernières années, et près de la moitié d'entre elles ont disparu sous le gouvernement actuel du président Peña Nieto.

L'ONU crée un poste d'expert sur le droit à la vie privée

jeu, 26/03/2015 - 11:40

Le nouvel expert des Nations unies sur la vie privée doit s'attaquer dans les plus brefs délais au problème de la surveillance de masse, particulièrement au recueil de données en ligne effectué sans discrimination par les États-Unis et le Royaume-Uni, a déclaré Amnesty International jeudi 26 mars 2015.

Amnesty International et d'autres ONG avaient réclamé la création d'un rapporteur spécial sur le droit à la vie privée, un poste d'expert créé le 26 mars par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, en réponse aux mesures visant à étendre les pouvoirs de surveillance et la collecte massive de données personnelles prises récemment en France et au Canada. Le droit international interdit aux gouvernements toute ingérence arbitraire dans la vie privée des citoyens.

« L'action de l'ONU est essentielle pour analyser l'impact de la surveillance sur la vie privée et la liberté d'expression. Les agences de sécurité font preuve d'un appétit insatiable et malavisé pour la collecte de données. Quelqu'un doit surveiller ceux qui surveillent », a déclaré Peter Splinter, représentant d'Amnesty International auprès de l'ONU à Genève.

Le travail du rapporteur spécial portera sur les questions de vie privée en ligne et hors ligne, notamment la surveillance, les perquisitions et les saisies par la police, les restrictions de l'État sur les relations personnelles, et les intrusions des entreprises dans la vie privée.

Les rapporteurs spéciaux de l'ONU, indépendants, sont chargés d'enquêter afin de déterminer si les lois et les pratiques des gouvernements respectent les droits humains dans des régions et des pays de préoccupation mondiale. Leurs domaines sont notamment la torture, les disparitions forcées, les exécutions extrajudiciaires et sommaires, la liberté d'expression et l'extrême pauvreté. Ils effectuent des missions d'enquête, examinent les plaintes et publient des informations analysant les problèmes et mettant en lumière les violations des droits humains.

Complément d'information

Privacy International, Amnesty International et de nombreuses ONG ont formé une coalition mondiale d'ONG pour demander à l'ONU de créer un poste d'expert sur la vie privée le 16 février et le 13 mars.

Le 18 mars, Amnesty International a donné le coup d'envoi de sa campagne mondiale, #UnfollowMe, demandant aux gouvernements d'interdire la surveillance de masse.

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Gambie. La Gambie fait fi des mises en garde des Nations unies sur la détérioration de la situation des droits humains

jeu, 26/03/2015 - 11:31

La Gambie a fait preuve de mépris à l'égard de la communauté internationale en refusant tout un ensemble de recommandations visant à remédier à la détérioration de la situation des droits humains, a déclaré Amnesty International.

Le gouvernement gambien n'a accepté que 93 des 171 recommandations émises dans le cadre de son Examen périodique universel (EPU) aux Nations unies, à Genève.

« Le nombre élevé de refus sur des questions cruciales en matière de droits humains montre que le gouvernement est peu disposé à remédier à la situation déplorable des droits humains - et notamment aux restrictions injustifiées au droit à la liberté d'expression, aux disparitions forcées et au recours à la torture pour étouffer l'opposition », a déclaré Sabrina Mahtani, spécialiste de l'Afrique de l'Ouest à Amnesty International.

« Les défenseurs des droits humains, journalistes et personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées sont pris pour cibles, et la situation des droits humains en Gambie continuera à se dégrader à moins que la communauté internationale ne s'emploie à inciter la Gambie à adhérer véritablement aux recommandations qu'elle a rejetées. »

Durant son EPU, la Gambie a répondu à 171 questions, commentaires et recommandations émanant de plus de 60 pays exhortant les autorités à en faire plus pour promouvoir et protéger les droits humains.

Bien qu'il ait ajourné l'adoption des conclusions de l'EPU la semaine dernière à la dernière minute, le gouvernement a déçu en s'abstenant d'envoyer une délégation à Genève, choisissant plutôt de soumettre ses réponses par écrit.

Le Gambie n'a pas accepté les recommandations concernant la ratification de la Convention des Nations unies contre la torture, émises par 13 États, ou portant sur l'abolition de la peine de mort. Le gouvernement a également rejeté la dépénalisation de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre, ainsi que la coopération avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme des Nations unies. Il a également refusé les recommandations l'invitant à modifier la législation afin de lever les restrictions pesant sur la liberté d'expression.

La situation des droits humains dans le pays s'est fortement détériorée depuis l'EPU de la Gambie en 2014. En mars 2014, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture a diffusé un rapport soulignant le risque élevé de torture, d'arrestations arbitraires et de disparitions forcées dans le pays.

Le rapporteur spécial sur la torture et le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires se sont rendus en Gambie en novembre 2014. Durant cette mission, ils n'ont pas été autorisés à accéder au quartier de haute sécurité de la prison centrale Mile 2, dans la capitale, Banjul, où sont détenus les condamnés à mort. Ces restrictions sont sans précédent depuis l'établissement du mandat du rapporteur spécial sur la torture, il y a 30 ans.

Le président Yahya Jammeh a signé en octobre 2014 une modification apportée au Code pénal qui introduit des peines encore plus sévères pour les personnes LGBTI, désormais passibles de la réclusion à perpétuité pour « homosexualité aggravée ». Et ce, malgré de nombreuses recommandations visant à l'en dissuader durant l'EPU. Au moins 14 personnes ont été arrêtées en novembre et décembre 2014 en raison de leur orientation sexuelle présumée.

Depuis début janvier 2015, les organes gambiens chargés de l'application des lois ont arrêté au moins 30 proches de personnes soupçonnées d'avoir pris part au coup d'État manqué du 30 décembre 2014. Certaines personnes ont été remises en liberté mais d'autres n'ont pas reparu depuis près de trois mois et on ignore combien se trouvent encore en détention au secret.

Le 14 janvier 2015, le président Jammeh a annoncé que son gouvernement était prêt à travailler en coopération avec les Nations unies pour enquêter sur les événements du 30 décembre. Le 28 février 2015, la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, a adopté une résolution sur l'organisation d'une mission d'établissement des faits. Aucune enquête indépendante n'a cependant été menée. Une cour martiale a été instituée pour juger les six soldats qui auraient participé à la tentative de coup d'État. Le procès se déroule à huis clos, sans que les médias ne puissent le couvrir. Si ces hommes sont déclarés coupables, ils encourent la peine de mort.

« La Gambie doit garantir que les droits de la défense des accusés soient respectés. Elle doit coopérer avec la communauté internationale et diligenter dans les meilleurs délais des enquêtes impartiales et indépendantes sur les événements ayant mené au coup d'État et sur la réaction gouvernementale consécutive qui a débouché sur ces arrestations et incarcérations », a déclaré Sabrina Mahtani.

« Les États membres des Nations unies doivent favoriser une implication plus forte face à la détérioration de la situation des droits humains en Gambie et à son manque de respect pour les mécanismes internationaux relatifs aux droits humains. La Gambie doit sans tarder mettre en œuvre les recommandations qu'elle a acceptées, et accepter celles qu'elle a rejetées sur les questions fondamentales en matière de droits humains, comme la peine de mort, la torture, la liberté d'expression et les droits des personnes LGBTI. La communauté internationale ne peut continuer à observer la détérioration de la situation des droits humains en Gambie sans agir. »

Contexte

L'Examen périodique universel (EPU) est un mécanisme du Conseil des droits de l'homme des Nations unies dans le cadre duquel cet organe évalue régulièrement (tous les quatre ans et demi) la manière dont chacun des 193 États membres de l'ONU s'acquitte de ses obligations et engagements en matière de droits humains. Il s'agit d'un mécanisme coopératif qui repose sur des informations fiables et objectives et une égalité de traitement de tous les États.

La Gambie est l'un des 14 pays ayant été évalués lors de la session du groupe de travail sur l'EPU en octobre dernier. Soixante-deux pays ont déploré les restrictions à la liberté d'expression, regretté la rupture du moratoire sur les exécutions, et demandé à la Gambie d'appliquer les jugements prononcés contre elle par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, et de respecter ses obligations en vertu de la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. Des pays ont recommandé des mesures visant à protéger les journalistes, les défenseurs des droits humains et les militants politiques et à leur permettre de mener leurs activités à bien, et préconisé d'abroger les lois érigeant en infraction les relations entre personnes du même sexe. Ils ont aussi recommandé que la Gambie ratifie la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Le 26 mars 2015, le Conseil des droits de l'homme a adopté les conclusions de l'Examen périodique universel sur la Gambie. Le rapport comprend un résumé du dialogue interactif et la liste des recommandations formulées par d'autres États.

Israël. Tuerie de civils des deux camps dans des attaques constituant des crimes de guerre en 2014

jeu, 26/03/2015 - 02:05

Des groupes armés palestiniens ont fait preuve d'un mépris flagrant pour la vie de civils, en lançant de nombreuses attaques aveugles à l'aide de roquettes et de mortiers en direction de zones civiles en Israël durant le conflit de juillet-août 2014, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public jeudi 26 mars.

Ce document, intitulé Unlawful and deadly : Rocket and mortar attacks by Palestinian armed groups during the 2014 Gaza/Israel conflict, fournit des éléments tendant à prouver que plusieurs attaques lancées depuis la bande de Gaza constituaient des crimes de guerre. Six civils, dont un petit garçon de quatre ans, ont été tués en Israël dans le cadre d'attaques de ce type, au cours de ce conflit ayant duré 50 jours. Lors de l'attaque la plus mortelle attribuée à un groupe armé palestinien, 13 civils palestiniens, dont 11 mineurs, ont été tués lorsqu'un projectile tiré depuis la bande de Gaza s'est écrasé dans le camp de réfugiés d'al Shati.

« Des groupes armés palestiniens, dont la branche armée du Hamas, ont à maintes reprises lancé des attaques illégales durant ce conflit, tuant six civils et en blessant d'autres. En menant ces attaques, ils ont fait preuve d'une indifférence flagrante vis-à-vis du droit international humanitaire et des conséquences de leurs violations sur les civils, que ce soit en Israël ou dans la bande de Gaza », a déclaré Philip Luther, directeur du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

Toutes les roquettes utilisées par les groupes armés palestiniens sont des projectiles non guidés, avec lesquels on ne peut pas viser avec précision de cible spécifique et qui sont non discriminantes par nature ; recourir à ces armes est interdit par le droit international et leur utilisation constitue un crime de guerre. Les mortiers sont eux aussi des munitions imprécises et ne doivent jamais être utilisés pour attaquer des cibles militaires situées dans des zones civiles ou à proximité.

« Les groupes armés palestiniens doivent mettre fin à l'ensemble des attaques directes visant les civils et des attaques menées sans discrimination. Ils doivent aussi prendre toutes les précautions possibles afin de protéger les civils de la bande de Gaza des conséquences de ces attaques. Cela suppose d'adopter toutes les mesures qui s'imposent pour éviter de placer combattants et armes dans des zones densément peuplées ou à proximité », a déclaré Philip Luther.

Au moins 1 585 civils palestiniens, parmi lesquels plus de 530 mineurs, ont été tués à Gaza, et au moins 16 245 logements ont été détruits ou rendus inhabitables par les attaques israéliennes menées durant le conflit, dont certaines constituent également des crimes de guerre.

« L'impact dévastateur des attaques israéliennes sur les civils palestiniens durant ce conflit est indéniable, mais les violations commises par un camp dans un conflit ne peuvent jamais justifier les violations perpétrées par leurs adversaires », a déclaré Philip Luther.

« Le fait que des groupes armés palestiniens semblent avoir perpétré des crimes de guerre en tirant des roquettes et des mortiers à l'aveugle ne dispense pas les forces israéliennes de respecter leurs obligations aux termes du droit international humanitaire. Ce conflit a tué, détruit et blessé à un niveau sans précédent pour les 1,8 million de personnes vivant dans la bande de Gaza, et certaines des attaques israéliennes susceptibles de constituer des crimes de guerre doivent donner lieu à des enquêtes. »

« Les autorités israéliennes et palestiniennes doivent coopérer avec les investigations de la Commission d'enquête des Nations unies et la Cour pénale internationale pour mettre fin à des décennies d'impunité, qui ont perpétué le cercle infernal des violations auquel les civils des deux côtés ont payé un lourd tribut. »

Selon les données des Nations unies, plus de 4 800 roquettes et 1 700 mortiers ont été tirés depuis Gaza vers Israël au cours de ce conflit. Sur ces milliers de roquettes et mortiers, environ 224 auraient atteint des zones résidentielles israéliennes, tandis que le Dôme de fer, le système de défense anti-missile israélien, en a intercepté de nombreux autres.

La mort de Daniel Tregerman, un garçon de quatre ans, le 22 août 2014, illustre clairement les conséquences tragiques de l'utilisation d'armes imprécises telles que des mortiers contre des zones civiles. Sa famille avait fui son domicile au kibboutz de Nahal Oz à cause des combats, puis y était retournée un jour avant qu'il ne soit tué. Quelques instants après le déclenchement des sirènes d'alarme, un mortier tiré depuis Gaza a frappé la voiture familiale garée devant la maison. Daniel est mort sous les yeux de sa petite sœur, qui était également présente.

« Mon époux et mon fils étaient dans le salon et je leur hurlais de venir dans l'abri. Des éclats [de mortier] ont atteint Daniel à la tête, le tuant sur le coup », a expliqué Gila Tregerman, sa mère, à Amnesty International.

Cette attaque a été revendiquée par les Brigades al Qassam, la branche armée du Hamas.

Le rapport souligne par ailleurs la réticence des autorités israéliennes à protéger adéquatement certaines populations civiles vulnérables dans le cadre du conflit, en particulier des villages bédouins de la région israélienne du Néguev, dont beaucoup ne sont pas officiellement reconnus par le gouvernement israélien. Ouda Jumian al Waj a été tuée par une roquette qui s'est écrasée dans le village bédouin de Qasr al Sir, près de la ville israélienne de Dimona, le 19 juillet.

La plupart des villages bédouins sont classifiés comme des « espaces ouverts » non résidentiels par les autorités israéliennes. Le système du Dôme de fer ne les protège donc pas et il n'y a pas d'abris contre les bombes sur place. Plus de 100 000 personnes vivent dans des villages bédouins dans le sud d'Israël.

« Les civils qui vivaient dans des villages bédouins pendant le conflit se sont retrouvés livrés à eux-mêmes et exposés au danger, exemple des discriminations qu'ils subissent au quotidien. Les autorités israéliennes doivent garantir que tous les résidents se voient accorder le même niveau de protection », a déclaré Philip Luther.

Les autres civils tués par les attaques lancées depuis la bande de Gaza incluent un travailleur agricole originaire de Thaïlande, Narakorn Kittiyangkul, qui a perdu la vie lorsqu'un mortier s'est abattu sur un site de production de tomates où il travaillait, dans le sud d'Israël. Zeev Etzion et Shahar Melamed ont été tués lors d'une attaque au mortier contre le kibboutz de Nirim, le 26 août.

Lors de l'attaque la plus mortelle attribuée à un groupe armé palestinien durant ce conflit, 13 civils palestiniens, dont 11 mineurs, ont été tués lorsqu'un projectile a explosé à côté d'un supermarché, dans le camp - surpeuplé - de réfugiés d'al Shati (bande de Gaza) le 28 juillet 2014, premier jour de l'Aïd al Fitr. Les enfants jouaient dans la rue et achetaient des chips et des boissons sucrées au supermarché au moment de l'attaque.

Si les Palestiniens ont affirmé que l'armée israélienne était responsable de cette attaque, un expert indépendant, spécialiste des munitions, ayant examiné les éléments de preuve disponibles pour le compte d'Amnesty International, a conclu que le projectile utilisé dans le cadre de cette attaque était une roquette palestinienne.

« Les éléments selon lesquels il est possible qu'une roquette tirée par un groupe armé palestinien ait causé 13 morts civiles dans la bande de Gaza soulignent à quel point ces armes sont non discriminantes et les terribles conséquences de leur utilisation », a déclaré Philip Luther.

Mahmoud Abu Shaqfa et son fils Khaled, âgé de cinq ans, ont été gravement blessés lors de cette attaque. Muhammad, son fils de huit ans, a été tué.

« La roquette est tombée près de la voiture [...] le véhicule tout entier a été criblé d'éclats. Un morceau m'a transpercé [...] Mon fils [Khaled] est venu vers moi. Il criait « Papa lève-toi, lève-toi [...] » Ma jambe entière était déchiquetée et mon bras était tordu vers l'arrière. »

Il n'y pas d'abri contre les bombes ni de système d'alerte en place pour protéger les civils dans la bande de Gaza.

Le rapport décrit en détail d'autres atteintes au droit international humanitaire commises par des groupes armés palestiniens durant le conflit, comme le fait de stocker des roquettes et d'autres munitions dans des immeubles civils, y compris des écoles administrées par les Nations unies, ainsi que des cas dans lesquels des groupes armés palestiniens ont lancé des attaques ou stocké des munitions très près de zones où se réfugiaient des centaines de civils déplacés.

« La communauté internationale doit aider à prévenir de nouvelles violations en luttant contre la banalisation de l'impunité, et en cessant de livrer aux groupes armés palestiniens et à Israël les armes et équipements militaires susceptibles d'être utilisés pour commettre de graves violations du droit international humanitaire », a déclaré Philip Luther.

Amnesty International demande à tous les États de soutenir la Commission d'enquête des Nations unies et la compétence de la Cour pénale internationale concernant les crimes commis par toutes les parties au conflit.

États-Unis. L'Utah rétablit les pelotons d'exécution, dernière tentative en date pour réparer ce qui ne peut l'être

mer, 25/03/2015 - 19:25

La décision de l'Utah d'opter pour un peloton d'exécution si les autorités ne sont pas en mesure de se procurer les substances requises pour l'injection létale est l'initiative la plus récemment prise par un État américain afin de conserver un châtiment qui devrait depuis longtemps être relégué aux livres d'histoire, a déclaré Amnesty International.

« Que ce soit par peloton d'exécution, injection létale, pendaison, asphyxie ou électrocution, la peine capitale est un châtiment cruel, brutal et obsolète qui est un symptôme de la violence, pas une solution à celle-ci. Le corps législatif de l'Utah devrait déployer son énergie à abolir la peine de mort, pas à essayer de réparer ce qui ne peut l'être », a déclaré Rob Freer, spécialiste des États-Unis à Amnesty International.

Lundi 23 mars, Gary Herbert, le gouverneur de l'Utah, a signé une loi autorisant le recours à des pelotons d'exécution lorsque les substances utilisées pour l'administration de l'injection létale ne sont pas disponibles.

Cette décision est clairement à contre-courant de la tendance abolitionniste observée dans le monde et aux États-Unis. Depuis 2007, six États américains ont aboli ce châtiment pour tous les crimes, et les gouverneurs de l'Oregon, de l'État de Washington et, en 2015, de la Pennsylvanie ont instauré des moratoires sur les exécutions.

Les États-Unis sont actuellement le seul pays des Amériques à exécuter des prisonniers, et l'un des neuf pays au monde à avoir procédé à des exécutions chaque année entre 2009 et 2013. Ces autres pays sont l'Arabie saoudite, le Bangladesh, la Chine, la Corée du Nord, l'Irak, l'Iran, le Soudan et le Yémen.

Photo : Utah State Governor Gary Herbert © 2014 Getty Images

Manifestation Raif Badawi : près de 3 mois de mobilisation

mer, 25/03/2015 - 18:09

Jeudi 26 mars, à 17h, des militants d'Amnesty International manifesteront devant l'ambassade d'Arabie Saoudite. La mobilisation, active depuis bientôt 3 mois, ne se relâchera pas tant que ses revendications ne seront pas entendues.

« L'Arabie saoudite reste toujours sourde à notre demande de libération de Raif Badawi et de son avocat Waleed Abu al Khair, nous poursuivons donc notre action. Chaque jeudi précédant une nouvelle session de flagellations, nous seront présents sous leurs fenêtres. Le temps passe, mais les traitements inhumains infligés à Raif Badawi et Waleed Abu al Khair restent bien réels », a déclaré Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone d'Amnesty International.

Le cas de Raif Badawi entraîne une très forte mobilisation, avec la participation des étudiants de l'ULB, puis de la présence d'une dizaine de parlementaires la semaine dernière aux côtés des militants. Cette semaine, deux chercheurs d'Amnesty International spécialisés dans les droits humains au Moyen Orient rejoindront les rangs. Par ailleurs, depuis son lancement, la pétition demandant l'annulation de la condamnation et la libération de Raif Badawi et de son avocat a récolté plus d'1 million 100 mille signatures à l'échelle mondiale et plus de 30.000 au niveau de la section belge francophone d'Amnesty International.

Cette manifestation se tiendra alors que les nouvelles concernant Raif Badawi semblent de mauvaise augure : non seulement il ne semble pas suivi médicalement depuis sa première flagellation, mais il pourrait être prochainement rejugé pour apostasie. Il encourrait alors la peine de mort. Il s'agit pour l'heure de rumeurs non confirmées par les autorités.

Amnesty International est extrêmement inquiète du nombre croissant d'activistes harcelés, arrêtés, menacés et jetés en prison en Arabie Saoudite, outre le bilan désastreux en matière de droits humains et de liberté d'expression, les exécutions en Arabie saoudite connaissent un rythme sans précédent.

Complément d'information

Les flagellations qui devaient avoir lieu les 16 et 23 janvier derniers ont été reportées pour raisons médicales. Depuis lors, aucun autre coup n'a été porté au blogueur, mais les autorités se sont abstenues de motiver les sept derniers reports (6 février, 13 février, 20 février, 27 février et 6, 13 et 20 mars). Il est pour l'heure impossible de savoir si Raif Badawi sera flagellé ce vendredi 27 mars.

Raif Badawi a été condamné le 7 mai 2014 par le Tribunal pénal de Djedda à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet, assortis d'une interdiction de voyager pendant 10 ans à l'issue de sa peine, d'une interdiction d'utiliser les médias et d'une amende de 1 million de riyals saoudiens (environ 226 000 euros). Ce jugement est lié à la création de son site internet « Libérez les libéraux saoudiens » (dont la Cour a ordonné la fermeture), et à des accusations selon lesquelles il aurait « insulté l'islam ». Raif Badawi était initialement inculpé d'« apostasie », infraction passible de la peine de mort en Arabie saoudite. Malgré les efforts de son avocat, Waleed Abu al Khair, également en prison en raison de son militantisme pacifique, la Cour d'appel de Djedda a confirmé la condamnation de Raif Badawi le 1er septembre.
Selon la décision finale de cette instance, Raif Badawi doit recevoir 50 coups de fouet consécutifs à un intervalle d'une semaine. Il a été flagellé une première fois en public après la prière du vendredi le 9 janvier dernier, devant la mosquée Al-Jafali à Djedda.

Waleed Abu al Khair, l'avocat de Raif Badawi, a été jugé le 6 juillet 2014 par le Tribunal pénal spécial coupable d'avoir « désobéi au souverain et cherché à lui ôter sa légitimité », « insulté le pouvoir judiciaire et remis en cause l'intégrité des juges », « créé une organisation non autorisée », « nui à la réputation de l'État en communiquant avec des organisations internationales » et « rédigé, enregistré et envoyé des informations troublant l'ordre public ». Il a alors été condamné à 15 ans de prison, à une interdiction de voyager de la même durée et à une amende s'élevant à 200 000 riyals (environ 45 000 euros).

Le 12 janvier 2015, il a vu sa condamnation confirmée en appel. Le juge a par ailleurs ordonné qu'il purge l'intégralité de sa peine en raison de son refus de présenter des excuses pour les faits qu'on lui reproche. Il continue par ailleurs de contester la légitimité du Tribunal pénal spécial, un tribunal d'exception jugeant des affaires en rapport avec la sécurité et la lutte contre le terrorisme et dont la compétence et les règles internes n'ont pas été précisées.

De façon générale, les autorités saoudiennes continuent de mener une campagne de persécution de grande ampleur à l'encontre des défenseurs des droits humains et des militants de la société civile, en engageant des poursuites judiciaires contre eux et en adoptant des mesures arbitraires telles que l'interdiction de voyager.

La pétition à l'attention du roi d'Arabie saoudite et du Premier ministre saoudien est disponible ici.

Manif infos pratiques :


Manifestation devant l'ambassade d'Arabie Saoudite ce 26 mars 2015 à 17h, 326 Avenue Louise 1050 Bruxelles (devant la Blue Tower). Tram 93/94 arrêt Vleurgat.


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