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Site officiel de la section belge d'Amnesty International. Agir et réfléchir. Droits humains, droits de l'homme, droits des femmes. Torture, peine de mort, viol, violences conjugales.
Mis à jour : il y a 21 minutes 43 secondes

Réunion du groupe 88 Ath

il y a 35 minutes 21 secondes

Le groupe 88 Ath se réunit le 14 mai . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

A l'ordre du jour : Grands Lacs, Peine de mort et la soirée Prison de Leuze.

Date : 14/05/2014

Contact : respgr88 aibf.be
Tél : 068/28.75.29 (soir), 02/576.37.65 (jour)

Réunion du groupe 032 Semois-Lesse

il y a 53 minutes 56 secondes

Le groupe 32 Semois-Lesse se réunit le 19 juin . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

A l'ordre du jour : Nous y passerons en revue l'agenda des activités du groupe, en cours et à venir. Nous y réfléchirons à l'organisation de notre groupe. et de nos réunions.

Date : 19/06/2014

Lieu : chez Dominique et Michel, rue de la Grotte, 8 à Nollevaux

Contact : respgr32 aibf.be

Tél : 061/53.45.33

Réunion du groupe 032 Semois-Lesse

il y a 1 heure 11 minutes

Le groupe 32 Semois-Lesse se réunit le 22 mai . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

A l'ordre du jour : Nous y passerons en revue l'agenda des activités du groupe, en cours et à venir. Nous y réfléchirons à l'organisation de notre groupe.

Date : 22/05/2014

Contact : respgr32 aibf.be

Tél : 061/53.45.33

Réunion du groupe 032 Semois-Lesse

il y a 1 heure 16 minutes

Le groupe 32 Semois-Lesse se réunit le 20 mars . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

A l'ordre du jour : Nous y passerons en revue l'agenda des activités du groupe, en cours et à venir.

Date : 20/03/2014

Lieu : chez Dominique et Michel, rue de la Grotte, 8 à Nollevaux

Contact : respgr32 aibf.be

Tél : 061/53.45.33

Réunion du groupe 032 Semois-Lesse

il y a 1 heure 21 minutes

Le groupe 32 Semois-Lesse se réunit le 20 février . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

A l'ordre du jour : Nous y passerons en revue l'agenda des activités du groupe, en cours et à venir.

Date : 20/02/2014

Contact : respgr32 aibf.be

Tél : 061/53.45.33

Réunion du groupe 54 Ottignies- LLN

il y a 1 heure 46 minutes

Le groupe 54 bis Ottignies - Louvain-LLN se réunit le 9 décembre . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

Date : 9/12/2014

Lieu : chez Christine, Allée des Jonquilles, 13 - 1457 Perbais - Tél : 0494/69.56.54

Contact : laurence.ryelandt uclouvain.be

Tél : 010/45.96.56

Réunion du goupe 54 Ottignies - LLN

il y a 1 heure 53 minutes

Le groupe 54 bis Ottignies - Louvain-LLN se réunit le 10 novembre . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

A l'ordre du jour : Nous y aborderons l'organisation de la Campagne Bougies. Nous nous y pencherons, ensuite, sur les dossiers Peine de mort, Birmanie et ITOP.

Date : 10/11/2014

Contact : laurence.ryelandt uclouvain.be
Tél : 010/45.96.56

Réunion du groupe 88 Ath

il y a 2 heures 28 minutes

Le groupe 88 Ath se réunit le 19 novembre . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

Date : 19/11/2014

Lieu : Lessines

Contact : respgr88 aibf.be

Tél : 068/28.75.29 (soir), 02/576.37.65 (jour)

Réunion du groupe 88 Ath

il y a 2 heures 33 minutes

Le groupe 88 Ath se réunit le 16 octobre . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

Date : 16/10/2014

Contact : respgr88 aibf.be
Tél : 068/28.75.29 (soir), 02/576.37.65 (jour)

Réunion du groupe 88 Ath

il y a 2 heures 40 minutes

Le groupe 88 Ath se réunit le 19 juin . N'hésitez pas à les rejoindre et à vous engager, avec eux , pour les droits humains.

Sujet : Rencontre, débat et échange sur la question des droits humains à travers le monde et partage des actions pour les faire connaître.

A l'ordre du jour : Grands Lacs, Brésil, Peine de mprt et organisation de la Campagne Bougies.

Date : 19/06/2014

Contact : respgr88 aibf.be

Tél : 068/28.75.29 (soir), 02/576.37.65 (jour)

Indonésie. Le nouveau gouvernement doit cesser de criminaliser les opinions par le biais de lois oppressives sur le blasphème

il y a 3 heures 20 minutes

Les autorités indonésiennes recourent de plus en plus souvent à toute une série de lois oppressives relatives au blasphème afin d'emprisonner des personnes pour leurs convictions, ce qui contribue à un climat d'intolérance croissante dans le pays, écrit Amnesty International dans une nouvelle synthèse rendue publique vendredi 21 novembre.
Ce document, intitulé Prosecuting Beliefs montre que le nombre de condamnations pour blasphème a explosé au cours de la décennie passée au pouvoir par l'ancien président Susilo Bambang Yudhoyono (2004-2014), par rapport aux gouvernements précédents. Des dizaines de personnes ont été emprisonnées - certaines seulement pour avoir sifflé pendant la prière, fait état de leurs opinions sur Facebook ou dit qu'elles avaient eu une « révélation divine ».
« Les lois indonésiennes sur le blasphème sont contraires aux normes et au droit internationaux, et doivent être abrogées de toute urgence. Nous avons recueilli des informations sur plus de 100 individus incarcérés pour n'avoir rien fait d'autre qu'exprimer leurs convictions de manière pacifique - ils sont tous des prisonniers d'opinion et doivent être relâchés immédiatement et sans condition », a déclaré Rupert Abbott, directeur des recherches pour la région Asie du Sud-Est et Pacifique à Amnesty International.

« Personne ne devrait craindre d'exprimer ses opinions et convictions religieuses. Le nouveau gouvernement de Joko Widodo se voit offrir l'occasion de renverser cette tendance alarmante et d'inaugurer une nouvelle ère de respect des droits humains.
»

Si la soi-disant « loi sur le blasphème », qui est le texte le plus fréquemment invoqué pour poursuivre les personnes pour blasphème, est entrée en vigueur en 1965 et figure dans le Code pénal, elle était rarement utilisée avant l'arrivée au pouvoir du président Yudhoyono.

Depuis 2004, Amnesty International a relevé au moins 106 cas de personnes condamnées en vertu de diverses lois sur le blasphème, et condamnées à des peines pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison. Les convictions religieuses de beaucoup des personnes déclarées coupables sont considérées comme minoritaires.

Les cas de blasphème sont pour la plupart traités au niveau local, où acteurs politiques, groupes islamistes radicaux et forces de sécurité sont souvent de connivence lorsqu'il s'agit de prendre les minorités pour cible. Il suffit parfois d'une accusation ou d'une rumeur pour qu'une personne soit poursuivie pour blasphème. De nombreux individus sont harcelés ou attaqués par des groupes partisans de la ligne dure, et sont jugés dans un climat menaçant. Les condamnations sont souvent justifiées au nom du « maintien de l'ordre public ». Le précédent gouvernement indonésien s'est abstenu de mettre un terme à ces pratiques.

La multiplication des poursuites pour blasphème doit être considérée dans un contexte plus large, dans lequel le respect de la liberté de religion a été compromis. Au cours de la décennie écoulée, les minorités sont devenues de plus en plus souvent victimes de violences collectives ou d'autres types d'attaques, dont les auteurs sont rarement amenés à rendre des comptes.

Le cas de Tajul Muluk, un responsable musulman chiite de la province de Java-Est, qui purge actuellement une peine de quatre ans d'emprisonnement pour blasphème est très représentatif.

Tajul Muluk dirigeait un internat religieux dans son village de Sampang, quand en 2006 des responsables locaux sunnites ont commencé à qualifier ses enseignements de « déviants ». En décembre 2011, des centaines de villageois chiites ont été contraints à fuir leur domicile par une foule agressive. En mars 2012, la police locale a ouvert une enquête pour blasphème contre Tajul Muluk, et il a été condamné à deux ans de prison, puis à quatre ans en appel.
Il se trouve toujours derrière les barreaux et la plupart des chiites chassés de son village se voient interdire de rentrer chez eux, tandis que le gouvernement justifie cela par des raisons de sécurité mais ne fait pas grand chose pour trouver une solution globale.

« Le cas de Tajul Muluk illustre de manière frappante à quel point les minorités sont menacées et attaquées de toutes parts en Indonésie. Les lois sur le blasphème renforcent ce climat de peur, et donnent aux groupes radicaux un outil de plus pour opprimer les membres de minorités religieuses », a déclaré Rupert Abbott.
La loi sur le blasphème a inspiré un certain nombre de textes plus récents, dont les autorités se servent pour sévir contre la liberté de religion. La loi indonésienne régissant l'information et les échanges électroniques a par exemple été utilisée afin de poursuivre certaines personnes pour des contenus « blasphématoires » publiés sur les réseaux sociaux.
Alexander An, un fonctionnaire de 30 ans, a été condamné à deux ans et demi de prison en juin 2012 pour avoir publié un commentaire sur la page Facebook d'un groupe athée de sa région en 2012. Avant d'être déclaré coupable, il a dû recevoir une protection policière après qu'une foule en colère se fut rassemblée sur son lieu de travail pour menacer de le frapper.

Ces lois sur le blasphème bafouent diverses obligations internationales de l'Indonésie en matière de droits humains, en vertu desquelles les libertés d'expression, de conscience et de religion doivent être protégées et respectées.

Amnesty International engage les nouvelles autorités indonésiennes à adopter en urgence des mesures dans le but d'abroger les lois sur le blasphème.
L'organisation est encouragée par les engagements pris par le nouveau gouvernement ces dernières semaines afin de renforcer la protection des minorités religieuses.

« La réduction de l'espace dévolu à la liberté religieuse en Indonésie au cours de la décennie écoulée est profondément inquiétante. Le nouveau gouvernement du président Widodo se voit offrir l'opportunité de tourner la page sur ce terrain - il ne faut pas laisser passer cette chance », a déclaré Rupert Abbott.

« Il est encourageant d'entendre le président Joko Widodo s'engager en faveur des droits humains, mais il est désormais temps de traduire ces paroles en actes. »

Complément d'information

La publication de la synthèse intitulée Prosecuting Beliefs coïncide avec la venue en Indonésie de délégués d'Amnesty International, qui ont rencontré divers représentants du gouvernement indonésien afin d'évoquer avec eux diverses questions en rapport avec les droits humains. En avril, l'organisation a lancé un programme en matière de droits humains à l'intention de ceux qui étaient alors candidats à l'élection présidentielle, en mettant en avant certaines questions auxquelles le nouveau gouvernement devrait s'attaquer en priorité.

Parmi les problèmes soulevés par la délégation figurent les violations des droits humains imputées à la police et à l'armée et l'absence persistante d'obligation de rendre des comptes. L'organisation a en outre demandé au nouveau gouvernement de prendre des mesures afin de protéger les droits des minorités religieuses et d'abroger ou réviser l'ensemble des règlements discriminatoires au niveau local qui font fi des obligations de l'Indonésie en matière de droits humains, notamment le décret ministériel de 2008 restreignant les activités du mouvement Ahmadiyya et le code pénal islamique de l'Aceh.

L'organisation a demandé au gouvernement indonésien de prendre des mesures positives pour tenir sa promesse de combattre la violence contre les femmes, d'éradiquer la discrimination à l'égard des femmes et de réviser les lois et règlements introduisant des discriminations envers les femmes et perpétuant les stéréotypes de genre.

Amnesty International a en outre fait part de sa préoccupation quant à la situation des droits humains dans la région de Papouasie, et demandé que les dizaines de personnes emprisonnées en Papouasie et dans les Moluques pour avoir exprimé leurs opinions politique de manière pourtant pacifique soient libérées, et que les organisation de défense des droits humains et les journalistes aient librement accès à la Papouasie.

L'organisation a exhorté le nouveau gouvernement à réexaminer tous les cas confiés au parquet en rapport avec les crimes de droit international perpétrés sous le régime du président Suharto et durant la période de reformasi (après 1998), notamment les atteintes de masse aux droits humains en 1965-1966 et les disparitions forcées de militants en 1997-1998, et de traduire en justice les responsables présumés dans le cadre de procédures qui soient conformes aux normes internationales d'équité en la matière, sans que la peine de mort ne puisse être imposée. Par ailleurs, une Commission vérité nationale devrait être établie, ainsi que des programmes nationaux de réparation pour remédier aux souffrances des victimes.

Enfin, Amnesty International a demandé l'instauration immédiate d'un moratoire sur les exécutions, en vue d'abolir de la peine de mort.

LA CONVENTION DES DROITS DE L'ENFANT A 25 ANS

jeu, 20/11/2014 - 15:13

20 septembre 2014

Ambiance hier matin au parlement de la fédération Wallonie-Bruxelles !

Sur les bancs de l'hémicycle et dans les tribunes, quelque 150 enfants d'une douzaine d'années visiblement ravis d'être là. Face à eux, le délégué général aux droits de l'enfant, Bernard De Vos, qui veille depuis six ans déjà au respect de leurs droits et qui, pour la première fois de sa carrière, va leur présenter en primeur les grandes lignes de son dernier rapport. Une manière originale de célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la convention relative aux droits de l'enfant. Adoptée à l'unanimité par l'assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989, elle reconnaît à tous les jeunes de 0 à 18 ans des droits fondamentaux tant civils et politiques qu'économiques, sociaux et culturels et elle insiste sur un principe de base : les enfants ont voix au chapitre. Une grande nouveauté ! Elle a été ratifiée par tous les pays du monde à deux exceptions près, la Somalie et les Etats-Unis.

« Je suis impressionnée, déclare à l'ouverture de la séance la première vice-présidente du parlement de la fédération, Valérie De Bue, vous êtes plus disciplinés que les véritables parlementaires ! » Elle les remercie également pour le travail qu'ils ont fourni. Il faut dire qu'avec leurs maîtres, ils ont planché avec assiduité sur le texte de la convention. Il faut dire aussi qu'ils ont tous participé au concours « Selfie tes droits » lancé par le délégué aux droits de l'enfant. L'objectif était de réunir 2500 autoportraits de jeunes, seuls ou en groupe, illustrant un ou plusieurs articles de la convention. Sept selfies ont été présentés hier. Ils portaient sur les droits suivants : la santé, le respect de la vie privée, l'éducation, jouer, aller à l'école, manger à sa faim et ne pas faire la guerre. Ce dernier droit a été choisi par des élèves de l'école de Beauvechain. « Je trouve qu'on ne doit pas faire la guerre et que les enfants ont le droit d'apprendre des choses pour devenir quelqu'un plus tard », déclare avec autorité une petite fille. Quant à leur instituteur, Alain Riguelle, il insiste sur la nécessité d'ouvrir l'école sur le monde et de développer l'esprit critique de ses élèves. « Tous les jours, pendant cinq ou dix minutes, on parle d'actualité en classe. Les enfants avaient été choqués en apprenant que le groupe Etat islamique, notamment, conditionnait les jeunes enfants à faire la guerre et c'est pour cela qu'ils ont choisi ce thème. Ils ont tout fait eux-mêmes : le selfie et le texte de présentation. Je me suis contenté de superviser ! »

Autre moment fort de la séance : la présentation des grandes lignes du dernier rapport par Bernard De Vos. Un exercice délicat qu'il réussit avec brio. Pas facile en effet de résumer en quelques minutes un rapport de 84 pages et d'adapter ses propos à l'âge de ses interlocuteurs. D'emblée, il rappelle ce qu'est sa fonction et insiste sur le fait que tous les pays du monde ne disposent pas d'une institution indépendante de défense des droits de l'enfant. Il cite des chiffres : entre le 1er septembre 2013 et le 31 août 2014, plus de 1.500 dossiers ont été traités, soit 356 de plus qu'en 2012-2013. Le nombre de plaintes a peu augmenté. En revanche, le nombre de demandes d'information est en hausse constante. Les unes comme les autres émanent en majorité des parents, puis des professionnels des secteurs enfance/jeunesse. On note toutefois que près de 100 jeunes se sont adressés directement au délégué. Bernard De Vos passe en revue les thématiques spécifiques qui ont fait l'objet d'un dossier : le divorce et la séparation parentale, l'école, les atteintes aux droits des enfants migrants et la maltraitance. Il évoque ensuite une série de questions liées à l'actualité : le double nom, l'accueil familial, la protection internationale, les relations des enfants avec un parent détenu, la santé, le handicap et la pauvreté, « un affront par rapport à la convention », dit-il.

A l'issue de la présentation, les questions fusent. « Dans quels pays y a-t-il le plus de pauvreté ? Comment faire pour lutter contre le harcèlement à l'école et pour empêcher que des jeunes harcelés se suicident ? Aidez-vous les enfants pauvres des pays africains ? Respecte-t-on tous les droits de l'enfant en Belgique. » Les réponses sont aussi directes que les questions. « Pas si mal, mais peut mieux faire », répond Bernard De Vos à propos de l'attitude de la Belgique. Il explique que la pauvreté existe également dans notre pays et qu'il y a beaucoup à faire pour l'enrayer. « Imaginez qu'il y a, à Bruxelles, des familles qui dorment dehors parce que les parents ne sont pas en ordre de papiers », s'exclame-t-il. Il pointe également le manque de solidarité des pays riches envers les pays pauvres et s'inquiète de l'ampleur que prend le harcèlement, en raison de l'utilisation des réseaux sociaux notamment. Il insiste enfin sur l'importance de donner la parole aux enfants. « Plus ce sera le cas au sein des écoles et moins il y aura de harcèlements », conclut-il. Inutile de dire qu'il a été applaudi chaleureusement. Bref, une séance réussie, sauf sur un point. On peut regretter que quelques ministres seulement aient assisté à la séance et qu'aucun d'entre eux n'ait jugé utile d'être présent au repas qui a suivi. Dommage pour eux. Ils auraient sans beaucoup appris en bavardant avec ces jeunes dont la maturité m'a impressionnée.

Pour en savoir plus :

www.dgde.cfwb.be

www.selfietesdroits.be

Je m'en voudrais de ne pas signaler deux initiatives prises dans le cadre du vingt-cinquième anniversaire de la convention.

L'organisation Défense des enfants -Belgique vient de publier un livre intitulé « Les droits de l'enfant expliqué aux grands » qui vise à faire connaître la convention et à la rendre accessible au plus grand nombre. Il est paru aux éditions Couleur Livres et vendu en librairie au prix de 14 euros. Vous pouvez aussi le commander via le lien ww.jdj.be

La CODE (coordination des ONG pour les droits de l'enfant) publie pour sa part une étude intitulée « On croise les droits ! Regard de la CODE et de ses membres sur les 25 ans des droits de l'enfant » qui dresse un bilan en demi-teinte. En effet, si la convention des droits de l'enfant a permis des avancées considérables, les sujets de préoccupation restent nombreux, y compris en Belgique. Cette étude peut être téléchargée sur le site www.lacode.be

Detekt. Un nouvel outil contre la surveillance gouvernementale – Questions et réponses

jeu, 20/11/2014 - 15:00

Qu'est-ce que Detekt et quel est son fonctionnement ?
Detekt est un outil gratuit permettant d'effectuer une analyse sur votre ordinateur pour y trouver la trace de logiciels espions connus utilisés par certains gouvernements afin de surveiller de manière ciblée des défenseurs des droits humains et des journalistes dans le monde entier. En les alertant à ce propos, cet outil les aidera à prendre des précautions

Detekt a été conçu par des chercheurs spécialisés dans les questions de sécurité, et utilisé par Citizen Lab dans des investigations sur le recours de certains gouvernements à des logiciels espions contre des défenseurs des droits humains, des journalistes et des militants, mais aussi par des formateurs du secteur de la sécurité menant une action de sensibilisation sur la nature de la surveillance ciblée.

En collaboration avec Privacy International, Digitale Gesellschaft et l'Electronic Frontex Foundation, Amnesty International présente Detekt au public pour la première fois.

Pourquoi lancez-vous Detekt maintenant ?
Le recours de plus en plus fréquent à une surveillance intrusive a des répercussions considérables sur le droit à la vie privée et d'autres droits humains, comme la liberté d'association et la liberté d'expression.

Les technologies les plus récentes permettent aux gouvernements de suivre, contrôler et espionner les activités des gens comme jamais auparavant. Par le biais de ces technologies, les gouvernements peuvent lire une correspondance privée, et même allumer la caméra et le microphone d'un ordinateur sans que son propriétaire ne s'en rende compte.

En familiarisant les gens avec ces questions, nous espérons qu'ils pourront prendre des mesures concrètes afin de se protéger.

Nous espérons par ailleurs que plus les gens connaîtront les dangers de ces technologies, plus ils seront nombreux à se joindre à Amnesty International pour demander un contrôle plus strict du commerce de ces produits à l'échelon international, afin de faire cesser leur utilisation lorsqu'elle est contraire au droit à la vie privée, à la liberté d'expression, et à d'autres droits humains.

Notre but ultime est que les défenseurs des droits humains, journalistes et autres acteurs de la société civile puissent mener leurs activités légitimes sans craindre d'être harcelés, menacés, arrêtés ou torturés.

Est-ce que quelqu'un est arrivé à établir grâce à Detekt qu'il était espionné ?
Detekt a été développé par des chercheurs rattachés au Citizen Lab, qui ont utilisé une version préliminaire de cet outil dans le cadre de leurs investigations sur le recours à des équipements de surveillance illégale contre des défenseurs des droits humains dans divers pays du monde.

Par exemple, selon des recherches menées par Citizen Lab et des informations rendues publiques par Wikileaks, FinSpy - un logiciel espion conçu par FinFisher, une société allemande qui a appartenu à l'entreprise britannique Gamma International - a été utilisé pour espionner des militants et des avocats défenseurs des droits humains à Bahreïn.

Quelle est l'efficacité de cet outil face à des technologies élaborées par de puissantes entreprises ?
Detekt est un outil très utile capable de déceler la présence sur un ordinateur de certains logiciels espions communément utilisés. Il ne peut cependant pas détecter tous les logiciels de surveillance. Il est probable par ailleurs que les entreprises qui conçoivent des logiciels espions réagissent rapidement afin de mettre leurs produits à jour et d'empêcher qu'ils ne soient détectés.

C'est pourquoi nous encourageons les chercheurs spécialisés dans le domaine de la sécurité au sein de la communauté open source à aider les organisations à l'origine de ce projet à identifier d'autres logiciels espions ou de nouvelles versions, afin que Detekt puisse rester à la pointe. Vous trouverez les coordonnées de personnes à contacter en cliquant ici.

Il est important de souligner que si Detekt ne trouve aucune trace de logiciels espions sur un ordinateur, cela ne signifie pas forcément qu'il n'y en a pas. Plutôt que de fournir aux militants la garantie formelle que leur ordinateur est infecté, nous espérons que Detekt aidera à faire passer le message que ces logiciels espions sont utilisés par des gouvernements et qu'il rendra les militants plus vigilants face à cette menace.

Par ailleurs, en menant un travail de sensibilisation auprès des gouvernements et du public, nous exercerons des pressions croissantes en faveur de contrôles plus stricts des exportations, de sorte que ces logiciels espions ne soient pas vendus à des gouvernements connus pour utiliser ces technologies afin de commettre des violations des droits humains.

SURVEILLANCE

L'utilisation des technologies de surveillance par les gouvernements est-elle répandue ?
Les gouvernements utilisent de plus en plus de technologies de surveillance, ciblée en particulier, pour observer de près les activités légitimes de militants en faveur des droits humains et de journalistes.

De puissants logiciels développés par certaines entreprises permettent aux gouvernements et aux agences du renseignement de lire des courriels personnels, d'écouter des conversations sur Skype ou même d'activer à distance la caméra ou le microphone d'un ordinateur sans que le propriétaire de celui-ci ne le sache.

Dans de nombreux cas, les informations recueillies par ces moyens sont utilisées pour arrêter, emprisonner et même torturer des militants afin de les pousser à avouer un crime.
Il est impossible cependant de donner une estimation précise du nombre de personnes surveillées au moyen de logiciels espions. C'est parce que la capacité à cacher cette intrusion aux utilisateurs est l'un des arguments de vente des entreprises qui fabriquent et commercialisent ces programmes.

Des recherches effectuées récemment ont montré que des logiciels espions ont été trouvés dans des dizaines de pays, dans toutes les régions du monde.

Detekt est le premier outil public qui aidera militants, journalistes et autres acteurs de la société civile à rechercher des logiciels espions sur leur ordinateur.

Quelle est l'ampleur du commerce non règlementé d'équipements de surveillance ? Quelles sont les principales entreprises et nations impliquées ?
On estime le poids de l'industrie mondiale de la surveillance à environ 4 milliards d'euros par an. Les profits augmentent de 20 % chaque année.

Des entreprises européennes et américaines vendent discrètement des équipements et logiciels de surveillance à des pays des quatre coins de la planète qui commettent des violations graves des droits humains.

L'autorégulation au sein de cette industrie a échoué, et la supervision des gouvernements est désormais requise en urgence.

Privacy International a rassemblé de nombreuses informations sur l'élaboration de technologies de surveillance par des entreprises privées, et leur vente et leur exportation vers des régimes du monde entier. Les pays destinataires incluent : l'Afrique du Sud, Bahreïn, le Bangladesh, l'Égypte, l'Éthiopie, la Libye, le Maroc, la Syrie et le Turkménistan.

Révéler l'existence de cet outil ne permet-il pas aux gouvernements de réagir afin d'éviter d'être pris (en adaptant leurs équipements pour qu'ils évitent la détection) ?
Les technologies permettant aux gouvernements de surveiller efficacement et secrètement les communications numériques des citoyens ne cessent jamais de se perfectionner. C'est le cas dans le monde entier.

La tendance croissante à la surveillance de masse non ciblée à l'échelle mondiale a été mise en évidence par les révélations d'Edward Snowden. Dans le sillage des États-Unis et d'autres pays industrialisés, des gouvernements de tous les continents justifient désormais le recours à ce type de surveillance. Cela a un effet paralysant sur l'exercice de la liberté d'expression et de réunion pacifique dans des pays du monde entier.

Outre les technologies de surveillance de masse, de nombreux gouvernements utilisent des outils complexes pour viser des défenseurs des droits humains et des journalistes spécifiques qui s'efforcent de dénoncer abus et injustices.

Les nouveaux logiciels espions développés et utilisés sont puissants et dangereux, et exposent de nombreux journalistes et militants en faveur des droits humains à un risque de violations.

À mesure que les technologies de surveillance gagnent en complexité, il est vital que les groupes de la société civile apprennent à protéger leurs communications numériques. Cela est impossible avec un seul outil ou un seul type d'intervention. Nous espérons que Detekt deviendra un nouveau moyen d'enquêter sur la surveillance, tout en sensibilisant les gens à ces menaces.

Cependant, en ce qui concerne le long terme, nous devons également exiger que les gouvernements respectent leurs engagements existants en faveur des droits humains, et qu'ils mettent en place, avec les entreprises, des mesures de protection renforcées de sorte que les nouvelles technologies ne soient pas utilisées pour porter atteinte aux droits humains.

La surveillance est également utilisée dans le cadre d'enquêtes criminelles légitimes, pourquoi y êtes-vous opposés ?

La surveillance ciblée n'est justifiable que lorsqu'elle s'appuie sur des motifs raisonnables, conformément au droit, qu'elle est strictement nécessaire pour atteindre un objectif légitime (comme la protection de la sécurité nationale ou la lutte contre des infractions graves), qu'elle est proportionnée à ce but et non discriminatoire.

La surveillance de masse sans discernement - soit l'interception d'un très grand nombre de données de communication qui n'est pas ciblée, ni fondée sur des motifs raisonnables - n'est jamais justifiable. Elle interfère avec tout un ensemble de droits humains, en particulier les droits à la vie privée et à la liberté d'expression.

Un nouvel outil permet aux victimes d'espionnage de détecter les manœuvres de surveillance gouvernementales

jeu, 20/11/2014 - 14:55

Un nouvel outil permettant aux journalistes et aux défenseurs des droits humains d'effectuer une analyse sur leur ordinateur afin de trouver d'éventuels logiciels espions connus a été lancé jeudi 20 novembre par Amnesty International et une coalition d'organisations de défense des droits humains.

Detekt est le premier outil mis à la disposition du public qui puisse détecter, sur les ordinateurs et les appareils mobiles, les principaux logiciels de surveillance connus, dont certains sont utilisés par des gouvernements.

« Les gouvernements font de plus en plus souvent recours à des technologies dangereuses et sophistiquées qui leur permettent de lire les courriels privés de militants et de journalistes, et d'allumer à distance la caméra ou le microphone de l'ordinateur de ceux-ci afin d'enregistrer subrepticement leurs activités. Ils utilisent ces technologies dans l'objectif lâche d'empêcher que des violations ne soient révélées », a déclaré Marek Marczynski, responsable à Amnesty International du programme sur les transferts d'équipements ou de compétences dans les domaines militaire, de sécurité ou de police.
« Detekt est un outil simple qui avertit les militants de ce type d'intrusion afin qu'ils puissent agir. Il permet de contre-attaquer face à des gouvernements qui utilisent certaines informations soutirées par le biais de la surveillance afin de soumettre défenseurs des droits humains et journalistes à des arrestations arbitraires, des détentions illégales, voire à la torture. »

Conçu par Claudio Guarnieri, chercheur allemand spécialisé dans les questions de sécurité, Detekt est lancé en collaboration avec Amnesty International, Digitale Gesellschaft, l'Electronic Frontier Foundation et Privacy International.

L'utilisation et le commerce de technologies de surveillance des télécommunications se sont développés de manière exponentielle ces dernières années.

La Coalition contre l'exportation illégale de technologies de surveillance, dont Amnesty International est membre, estime que le commerce mondial des technologies de surveillance représente 4 milliards d'euros par an, et qu'il est en expansion.

Certains équipements de surveillance se trouvent aisément sur Internet, tandis que d'autres solutions plus sophistiquées sont développées par des entreprises privées ayant leur siège dans des pays développés, et sont vendues aux organes gouvernementaux chargés du maintien de l'ordre public et aux agences du renseignement dans des pays qui commettent des violations des droits humains de manière persistante.

FinFisher, une société allemande qui appartenait à l'entreprise britannique Gamma International, a conçu le logiciel espion FinSpy grâce auquel il est possible d'effectuer un suivi des conversations sur Skype, d'extraire des fichiers de disques durs, d'enregistrer toute utilisation du microphone ainsi que les courriels, et même de prendre des photos en utilisant la caméra de l'appareil.

D'après des recherches menées par Citizen Lab et des informations rendues publiques par Wikileaks, Finfisher a été utilisé pour espionner des avocats spécialisés dans la défense des droits humains ainsi que des militants en faveur de ces droits à Bahreïn.

Amnesty International exhorte les gouvernements à mettre en place des mesures strictes de contrôle des échanges, obligeant les autorités nationales à évaluer le risque qu'un équipement de surveillance soit utilisé pour perpétrer des atteintes aux droits humains avant d'autoriser son transfert.

« Detekt est un outil formidable qui peut aider les militants à se protéger, mais au bout du compte, la seule manière d'empêcher que ces technologies soient utilisées pour violer les droits humains est d'instaurer un contrôle strict de leur utilisation et de leur vente », a déclaré Marek Marczynski.

Amnesty International utilisera ses réseaux afin d'aider les militants du monde entier à en savoir plus sur Detekt et à passer leurs appareils au crible afin d'y déceler la trace éventuelle de logiciels espions. L'organisation effectuera par ailleurs des tests avec ses partenaires et réseaux qui sont fortement exposés au risque d'être pris pour cible par ce type de logiciels dans leur pays.

Pour en finir avec le trafic et le travail forcé des ouvriers agricoles migrants en Corée du Sud

jeu, 20/11/2014 - 12:46

Imaginez que votre nourriture soit produite par des ouvriers agricoles migrants qui font l'objet d'un trafic et travaillent dans des conditions de travail forcé. C'est ce qui se passe en Corée du Sud. Aidez-nous à soutenir ceux qui cultivent et élèvent des animaux et à faire pression sur le gouvernement sud coréen pour en finir avec les pratiques et politiques relatives à la migration des travailleurs soumis à l'exploitation.

En Corée du Sud, un grand nombre d'ouvriers agricoles migrants sont soumis à des conditions de travail abusives et privés de certaines protections prévues par la Loi sur les normes de travail.

Amnesty International a rassemblé des informations sur le nombre excessif d'heures que prestent les ouvriers agricoles migrants, sur le fait qu'ils ne bénéficient pas de jour de congé payé hebdomadaire, voient parfois leurs salaires impayés, et sont victimes de discriminations et de violences verbales et physiques. La majorité d'entre eux se voient imposer de sévères restrictions à leur possibilité de changer d'emploi. Lorsque les migrants tentent de se plaindre auprès des autorités ou de changer de travail, ils font souvent face à des menaces de licenciement ou d'expulsion de la part de leurs employeurs. Au lieu de protéger les droits des travailleurs migrants, le régime de travail introduit par le Système de permis de travail (EPS) crée des restrictions et des obstacles injustes qui contribuent aux violations des droits humains et sociaux des travailleurs agricoles migrants.

A l'aune de la prochaine Coupe du Monde, le Qatar continue de violer les droits des travailleurs

jeu, 20/11/2014 - 12:16

En mai 2014, le gouvernement qatari a annoncé que le système de visas de sortie serait remplacé par un système automatisé. Par l'intermédiaire du Ministère de l'intérieur, un permis de sortie sera automatiquement accordé à un employé après l'écoulement d'un délai de 72 heures avant le départ. Néanmoins, les employeurs auraient toujours le droit de s'opposer à leur départ durant cette période. À ce jour, aucun changement n'a été mis en œuvre ni aucune législation publiée.

Amnesty International estime que tout système qui donne le droit aux employeurs de s'opposer au départ d'une personne du Qatar est une porte ouverte aux abus. L'instauration de restrictions générales à la possibilité pour les migrants de quitter le territoire est une violation flagrante du droit à la liberté de mouvement. En dehors de l'Arabie saoudite, le Qatar est le seul pays du Conseil de coopération du Golfe qui applique toujours un système de permis de sortie.

Pour cette raison, nous faisons campagne pour l'abolition immédiate du permis de sortie en tant que première étape vers une Coupe du Monde 2022 sans exploitation ni abus.

Action urgente : Chine. La militante Su Changlan détenue au secret .

jeu, 20/11/2014 - 11:34

AU 275/14, ASA 17/054/2014, 4 novembre 2014

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 16 DÉCEMBRE 2014

On est sans nouvelles de la défenseure chinoise des droits des femmes Su Changlan depuis qu'elle a été arrêtée par la police le 27 octobre. Il est à craindre que sa détention ne soit liée aux commentaires qu'elle a publiés en ligne pour soutenir les manifestations à Hong Kong. Les autorités refusent de révéler où elle se trouve à son mari et à son avocat, et elle risque de subir des actes de torture et des mauvais traitements.

La militante Su Changlan a été interrogée par la police à Foshan, dans le centre de la province du Guangdong, à deux reprises en septembre, après qu'elle a publié des commentaires sur les réseaux sociaux en soutien aux manifestations pro-démocratie organisées à Hong Kong. Le 27 octobre, elle a été interpellée à son domicile par des policiers afin d'être interrogée au poste de Guicheng, à Nanhai (Foshan). Elle était soupçonnée d'avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l'ordre public », infraction passible de cinq ans d'emprisonnement, qui est souvent utilisée pour faire taire les défenseurs des droits humains et les détracteurs du gouvernement.

L'époux de Su Changlan s'est rendu au poste de police local et au bureau de la Sécurité publique de Foshan le 28 octobre, afin de se renseigner sur sa situation, mais les autorités ont refusé de révéler où elle se trouvait. Des agents du Bureau des plaintes au bureau de la Sécurité publique ont assuré que la famille aurait une réponse à sa requête dans les 60 jours. Le 31 octobre, la famille s'est rendue au centre de détention du district de Nanhai, mais a été informée que Su Changlan n'y était pas détenue. La torture et les mauvais traitements demeurent endémiques dans tous les lieux de détention en Chine, et le risque est encore renforcé pour les personnes qui ne sont pas autorisées à voir leur famille ni à consulter un avocat.

Militante bien connue dans le sud de la Chine, Su Changlan a déjà été placée en détention à plusieurs reprises en raison de ses activités pacifiques pour la défense des droits des femmes, sur des questions comme le planning familial et les violences au sein du foyer.

Au moins 94 personnes sont détenues en Chine continentale, dont une dizaine dans la province du Guangdong, pour avoir affiché leur soutien aux manifestations en faveur de la démocratie à Hong Kong qui ont commencé le 26 septembre.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en chinois, en anglais ou dans votre propre langue :

 exhortez les autorités à révéler immédiatement où se trouve Su Changlan et à préciser son statut juridique ;

 invitez-les à garantir sans délai qu'elle puisse recevoir des visites régulières de sa famille et consulter sans restriction un avocat, et qu'elle soit protégée contre la torture et les mauvais traitements ;

 demandez aux autorités de libérer immédiatement et sans condition toutes les personnes détenues uniquement pour avoir soutenu sans violence les manifestations en faveur de la démocratie à Hong Kong.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 16 DÉCEMBRE 2014 À :

Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Directeur du bureau de la Sécurité publique de Foshan

Jiang Kaixin

Foshan City Public Security Bureau

No. 8 Lingnan Dadaobei, Shanchengqu

Foshan City, Guangdong Province

République populaire de Chine

Formule d'appel : Dear Director,/ Monsieur,

Directeur du centre de détention du district de Nanhai

Nanhai District Detention Centre

Shishan Zhaoda Management Zone

Foshan City

Guangdong Province

République populaire de Chine

Formule d'appel : Dear Director,/ Monsieur,

Directeur du bureau de la Sécurité publique de la province du Guangdong

Li Chunsheng

Guangdong Provincial Public Security Dpt

No. 97 Huanghualu

Guangzhou City, Guangdong Province

République populaire de Chine

Courriel : xf gdga.gov.cn, info gdga.gov.cn

Formule d'appel : Dear Director,/ Monsieur,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la Chine dans votre pays.

Ambassade de la République populaire de Chine

Avenue de Tervueren 443-445

1150 Bruxelles

eMail : embcn hotmail.com

eMail : chinaemb_bel mfa.gov.cn

Fax 02.779.28.95

Fax 02.762.99.66

COMPLEMENT D'INFORMATION

Au moins 94 personnes ont été placées en détention en Chine continentale depuis qu'ont débuté les manifestations pro-démocratie à Hong Kong le 26 septembre, pour avoir exprimé leur soutien via les réseaux sociaux, s'être rasé la tête en signe de solidarité avec les manifestants ou pour avoir prévu de se rendre à Hong Kong pour rejoindre le mouvement. Certaines ont depuis été libérées. Ces événements s'inscrivent dans la plus vaste lutte menée par les autorités chinoises pour empêcher tout débat ou tout signe de soutien concernant ces manifestations. Les censeurs gouvernementaux tentent de supprimer d'Internet toute mention positive des manifestations, tout en obligeant les journaux et les chaînes télévisées à n'évoquer que les récits sur le mouvement de protestation approuvés par l'État.

Le fait d'avoir « cherché à provoquer des conflits et troublé l'ordre public » (article 293 du Code pénal chinois) est un chef d'inculpation passible d'une peine maximale de cinq ans d'emprisonnement, si la personne concernée commet des actes nuisant à la quiétude et troublant ainsi l'ordre public, tels que prendre de force ou réclamer, endommager, détruire ou occuper des biens publics ou privés, avec de graves conséquences, ou nuire à la quiétude dans un lieu public, troublant ainsi fortement l'ordre public dans cet endroit, etc. Tout individu rassemblant d'autres personnes et commettant de façon répétée des actes nuisant sérieusement à l'ordre public s'expose à une peine de prison comprise entre cinq et 10 ans.

Nom : Su Changlan

Femme

Chine. Les procès de deux militants de premier plan révèlent l'hypocrisie des autorités vis-à-vis de l'état de droit

jeu, 20/11/2014 - 10:16


Les procès de deux militants de premier plan, vendredi 21 novembre, feront apparaître au grand jour la duplicité des autorités chinoises vis-à-vis de l'état de droit, a déclaré Amnesty International.

Gao Yu, 70 ans, journaliste très respectée, est accusée d'avoir divulgué des secrets d'État et encourt la détention à perpétuité si elle est déclarée coupable à l'issue de son procès, qui se déroule à huis clos à Pékin.

Dans le cadre d'une autre affaire, de l'autre côté du pays, dans la région autonome ouïghoure du Xinjiang, Ilham Tohti, universitaire ouïghour de 45 ans, attend le résultat de l'appel de sa condamnation à la détention à perpétuité pour « séparatisme », prononcée le 23 septembre. Ces deux affaires sont marquées par de graves défaillances juridiques, notamment le recours à la torture et les mauvais traitements.

« Si Gao Yu et Ilham Tohti étaient jugés dans le cadre d'audiences réellement équitables, les accusations portées à leur encontre seraient rejetées comme traduisant une persécution politique flagrante, a déclaré William Nee, chercheur sur la Chine à Amnesty International.

« Le président Xi Jinping prône l'importance de l'état de droit, mais ce n'est qu'une simple façade lorsqu'il s'agit d'affaires considérées comme politiquement « sensibles ». Force est de constater que les autorités appliquent l'état de droit selon leur bon vouloir. »

D'après les médias, Gao Yu est accusée d'avoir communiqué un texte idéologique du Parti communiste, connu sous le nom de « Document n° 9 » aux éditeurs d'un site d'information étranger. Les informations contenues dans ce document ne relèvent en rien du secret d'État. La liberté de la presse et les « valeurs universelles », telles que la liberté, la démocratie et les droits humains, y font l'objet d'attaques vigoureuses.

Au mois de mai, la chaîne CCTV (télévision d'État) a diffusé les « aveux » de Gao Yu. Cependant, d'après ses avocats, ces « aveux » ont été obtenus illégalement, car elle se sentait menacée et faisait l'objet d'une intense pression psychologique. En outre, elle ignorait qu'ils seraient diffusés à la télévision.

« Gao Yu est la dernière victime de la législation chinoise sur les secrets d'État, arbitraire et formulée en termes vagues, dont les autorités se servent pour cibler des militants. Ses « aveux » télévisés ne prouvent rien, mais compromettent sérieusement ses chances de bénéficier d'un nouveau procès », a déclaré William Nee.

Le recours à la torture et à des moyens de contrainte pour obtenir des « aveux » est prohibé aux termes du droit chinois, comme du droit international, et ces témoignages ne doivent pas être retenus à titre de preuve lors d'un procès. Pourtant, dans les faits, ce principe est rarement appliqué.

Il y a peu, le Parti communiste chinois a consacré une réunion annuelle majeure à l'état de droit. Les dirigeants se sont engagés à mettre en œuvre des garanties afin que les « aveux » obtenus sous la torture ne puissent plus être retenus à titre de preuve devant les tribunaux. La Cour populaire suprême a pris des mesures visant à élaborer des réglementations sur cette question.

« Il semble que les autorités chinoises partent dans deux directions en même temps : elles mettent l'accent sur l'importance de l'état de droit, tout en encourageant les tribunaux à fermer les yeux sur les affaires « sensibles » », a déclaré William Nee.

L'appel d'Ilham Tohti

Les autorités refusent de permettre à la famille d'Ilham Tohti d'assister à son procès en appel. D'après ses avocats, avant son procès en première instance qui s'est déroulé en septembre, Ilham Tohti a été privé de nourriture pendant 10 jours et ses pieds ont été entravés pendant plus de 20 jours durant sa détention.

La plupart des éléments de preuve à charge présentés contre Ilham Tohti lors de ce procès émanaient de déclarations faites par sept de ses anciens étudiants, arrêtés en même temps que lui en janvier 2014. Ils font l'objet des mêmes accusations de « séparatisme ».

Il y a de fortes raisons de croire que ces étudiants ouïghours, qui sont maintenus en détention, ont fait ces déclarations sous la contrainte et qu'ils se voient encore infliger les mêmes actes de torture et mauvais traitements qu'Ilham Tohti a subis.

« Le traitement réservé à Ilham Tohti dévoile une nouvelle fois l'hypocrisie des autorités chinoises lorsqu'il s'agit de l'état de droit. Ilham Tohti est un prisonnier d'opinion, il doit être libéré immédiatement et sans condition », a déclaré William Nee.

Turquie. Des réfugiés syriens abattus à la frontière, tandis que des centaines de milliers d'autres sont sans ressources

jeu, 20/11/2014 - 09:30

La passivité de la communauté internationale face au nombre croissant de réfugiés syriens gagnant la Turquie est à l'origine d'une crise sans précédent, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public jeudi 20 novembre. Certains réfugiés sont refoulés et visés par des tirs à balles réelles à la frontière, tandis que plusieurs centaines de milliers d'autres vivent dans la misère.

Dans son rapport, intitulé Struggling to Survive : Refugees from Syria in Turkey, Amnesty International met en évidence les risques graves en matière de droits humains que courent 1,6 million de personnes venues trouver refuge dans le pays au cours des trois dernières années et demi. L'organisation insiste également sur la réticence de la communauté internationale à assumer une responsabilité financière face à cette crise des réfugiés syriens.

« La Turquie éprouve beaucoup de difficultés pour répondre aux besoins élémentaires de plusieurs centaines de milliers de réfugiés syriens. En conséquence, nombre de ceux qui ont réussi à passer la frontière vivent aujourd'hui dans le dénuement le plus total. L'aide humanitaire internationale est très faible, mais la Turquie doit elle aussi se mobiliser davantage pour se voir octroyer cette aide, a déclaré Andrew Gardner, chercheur d'Amnesty International sur la Turquie.

« Le pays a officiellement ouvert ses postes-frontières aux réfugiés syriens, mais la réalité est tout autre pour ceux qui tentent d'échapper aux ravages de la guerre. Nombre d'entre eux sont refoulés vers la zone de conflit, et certains sont même la cible de tirs à balles réelles. »

La Turquie accueille la moitié des 3,2 millions de femmes, d'hommes et d'enfants qui ont fui les violences, les persécutions et d'autres violations des droits humains en Syrie. À ce jour, le pays a dépensé quatre milliards de dollars pour faire face à cet afflux massif de réfugiés. Et, parallèlement, seuls 28 % des 497 millions de dollars assignés à la Turquie dans le cadre de l'appel de fonds régional 2014 des Nations unies en faveur des Syriens avaient été versés par les donateurs internationaux à la fin du mois d'octobre.

La Turquie et les États voisins (Égypte, Irak, Jordanie et Liban) abritent 97 % des réfugiés en provenance de Syrie.

« La Turquie a pris à sa charge une partie substantielle du poids financier de la crise. Le manque d'empressement des pays riches à assumer une plus grande responsabilité financière dans cette crise et à offrir un nombre décent de places de réinstallation est déplorable », a déclaré Andrew Gardner.

Des réfugiés visés par des tirs à la frontière

Aux postes-frontières officiels, la Turquie applique une politique d'ouverture des frontières pour les Syriens, mais seuls deux postes sont entièrement ouverts sur une bande frontalière de 900 kilomètres. Or, même à ces deux postes, les personnes qui n'ont pas de passeport se voient régulièrement refuser le passage, à moins qu'elles n'aient besoin d'une aide médicale ou humanitaire d'urgence.

En outre, rejoindre ces postes-frontières représente un périple long et risqué pour la plupart des réfugiés. Nombre d'entre eux n'ont d'autre choix que de tenter de franchir la frontière à des points de passage non officiels, d'accès difficile et souvent dangereux, situés dans des zones de conflit, avec l'appui de passeurs dans bien des cas. Ils se heurtent alors fréquemment à des violences.

Selon les informations recueillies par Amnesty International, au moins 17 personnes ont été abattues par des gardes-frontières, qui ont tiré à balles réelles, à des points de passage non reconnus entre décembre 2013 et août 2014. Beaucoup ont été rouées de coups ou ont subi d'autres mauvais traitements avant d'être refoulées vers la Syrie, en proie au conflit.

Ali Özdemir (14 ans) a reçu une balle dans la tête dans la nuit du 18 au 19 mai alors qu'il se dirigeait vers la frontière turque. Son père a raconté à Amnesty International qu'Ali se trouvait avec neuf autres réfugiés. À une dizaine de mètres de la frontière, ils ont entendu parler turc. Ali a eu peur et, alors qu'il avait décidé de faire demi-tour, il a reçu une balle sur un côté de la tête. Aucun avertissement, ni oral, ni par le biais de tirs en l'air, n'avait été donné. Ali est maintenant aveugle.

« Tirer sur des gens qui fuient un conflit et cherchent un refuge est ignoble. C'est une violation manifeste du droit international qui ne doit pas rester impunie, a déclaré Andrew Gardner.

« Les États ont pour obligation fondamentale d'ouvrir leurs portes aux personnes qui fuient des persécutions ou une guerre. Les autorités turques doivent prendre toutes les mesures qui s'imposent pour garantir la sécurité de celles et ceux qui fuient le conflit syrien et leur permettre de rejoindre la Turquie. »

La situation sur le territoire turc

Sur les 1,6 million de Syriens réfugiés en Turquie, seuls 220 000 personnes vivent dans les 22 camps bien équipés, qui ont atteint les limites de leur capacité d'accueil. Plus de 1,3 million de réfugiés sont livrés à eux-mêmes. D'après des sources gouvernementales turques, seuls 15 % des réfugiés syriens vivant en dehors des camps officiels reçoivent une aide de la part d'organismes humanitaires.

Pour se nourrir et se loger, les familles prennent des mesures désespérées, faisant même parfois travailler leurs enfants.

« Ibrahim » (10 ans) et sa famille ont fui Alep il y a deux ans. Ils se sont installés à Kilis, ville frontalière turque, où ils vivent dans une casemate de béton. Pour survivre, le jeune Ibrahim récupère avec son père le plastique dans les poubelles, gagnant 1 livre turque (0,40 dollar) pour 500 g de plastique. Il a raconté à Amnesty International qu'il se levait tous les jours à 6 heures et terminait sa journée de travail vers 16 heures. Certains jours, il a le temps d'apprendre à lire et à écrire auprès d'un imam local. Les neuf autres enfants de la famille ne vont pas à l'école.

« La situation de la plupart des réfugiés syriens après qu'ils ont échappé aux ravages de la guerre est sombre. Ils sont abandonnés par la communauté internationale. Les États les plus riches renâclent à apporter une aide financière et à offrir des places de réinstallation, a déclaré Andrew Gardner.

« La Turquie n'a précisé le statut juridique et les droits des réfugiés syriens qu'en octobre, avec l'adoption par le Parlement d'une directive relative à l'octroi d'une protection temporaire. Ce texte doit être pleinement mis en œuvre et porté à la connaissance des réfugiés syriens comme des fonctionnaires de l'État. »

Action urgente (bonne nouvelle) : Yemen. Les militants politiques Anwar Ismail et Khaled al Junaidi, libérés sans inculpation

mer, 19/11/2014 - 10:59

Action complémentaire sur l'AU 223/14 Index AI : MDE 31/010/2014, 17 novembre 2014

Les militants politiques du sud du Yémen Anwar Ismail et Khaled al Junaidi ont été libérés sans avoir été inculpés. Arrêtés et soumis à une disparition forcée aux mains des forces de sécurité en août, ils ont été détenus au secret et auraient été torturés et soumis à d'autres formes de mauvais traitements.

Anwar Ismail, âgé de 38 ans, et Khaled al Junaidi, âgé de 42 ans, ont été libérés sans avoir été inculpés le 13 novembre dans la ville méridionale d'Aden après l'émission, le 28 octobre, d'un décret présidentiel demandant leur libération. Après avoir été arrêtés et soumis à une disparition forcée les 28 et 31 août respectivement, les deux militants auraient été torturés et maltraités dans plusieurs prisons d'Aden : la prison de haute sécurité d'Al Solban ; la prison d'Al Tawahi et la prison d'Al Mansoura.

Les autorités ont nié détenir ces deux hommes jusqu'à ce qu'ils soient libérés pendant une courte période pour voir leur famille pendant la fête de l'Aïd el Adha. Ils avaient été immédiatement après replacés en détention au secret à la prison d'al Mansoura sans être autorisés à recevoir la visite de membres de leur famille ni pouvoir consulter leurs avocats, jusqu'au jour où le décret présidentiel a été émis, le 28 octobre.

Les deux hommes auraient été torturés pendant leur détention. Ils ont dit avoir été suspendus par des menottes aux poignets 23 heures par jour, ne disposant que d'une heure pour aller aux toilettes. Khaled al Junaidi a été ainsi suspendu pendant environ une semaine et Anwar Ismail pendant deux jours, en raison du fait, semble-t-il, que son hypertension et son problème cardiaque ont été reconnus. Les deux hommes ont été maltraités et menacés sexuellement pendant les interrogatoires. Ils ont été détenus à l'isolement pendant deux semaines, dans une petite cellule de la prison d'al Solban dans laquelle ils ne pouvaient qu'être debout. La cellule n'avait ni aération, ni toilettes et était pleine d'insectes et d'excréments des détenus précédents.

Anwar Ismail et Khaled al Junaidi sont des militants de premier plan du Mouvement du Sud (Al Hirak), coalition de groupes politiques d'opposition basés dans le sud du Yémen et réclamant la sécession de cette partie du pays. On pense que ces deux militants ont été soumis à une disparition forcée en raison de leurs activités politiques pacifiques. Anwar Ismail a disparu après une manifestation organisée le 28 août à Aden, ville du sud du Yémen. C'est lors de ce rassemblement qu'il avait été vu pour la dernière fois. Selon des témoins, Khaled al Junaidi se trouvait quant à lui à une station-service le 31 août lorsque des inconnus armés, qui appartiendraient aux forces de sécurité, l'avaient traîné jusqu'à une voiture banalisée après l'avoir battu.

Aucune action complémentaire n'est requise de la part du réseau Actions urgentes. Un grand merci à toutes celles et ceux qui ont envoyé des appels.

Ceci est la première mise à jour de l'AU 223/14. Pour plus d'informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE31/009/2014/fr

COMPLEMENT D'INFORMATION

Anwar Ismail et Khaled al Junaidi sont des militants politiques du sud du Yémen. Khaled al Junaidi avait déjà été arrêté à quatre reprises auparavant - deux fois en 2011, et à deux autres occasions en février et novembre 2013 - pour avoir participé à des manifestations (voir l'AU 313/13, http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE31/017/2013/fr et mise à jour de l'AU 313/13, http://www.amnesty.org/fr/library/info/MDE31/018/2013/fr). Il avait été interrogé au sujet de son militantisme politique et libéré sans avoir été inculpé, au bout de quelques jours en 2011 et au bout d'un mois en février 2013. Il avait été détenu au secret pendant 21jours en novembre 2013 puis libéré sans avoir été inculpé ni jugé. Anwar Ismail, quant à lui, avait été arrêté au moins deux fois en 2014 avant sa disparition en août, notamment en mars où il a déclaré avoir été torturé aux mains des forces de sécurité.

Depuis 2007, des manifestations sont organisées sporadiquement dans le sud du Yémen. Elles ont été lancées par des militaires à la retraite qui se plaignaient de ne pas bénéficier du même traitement que ceux du nord en matière d'emploi, de salaires et de pensions. Depuis, les manifestants qui dénonçaient initialement la discrimination contre les Yéménites du sud ont commencé progressivement à réclamer la sécession, ce qu'ils ont continué à faire après la chute de l'ancien régime en 2011.

Le Mouvement du sud (connu également sous le nom d'Al Hirak), qui semble être le fruit de ce mouvement, a commencé à organiser un certain nombre d'actions de protestation pour dénoncer ce qu'il perçoit comme un manque de détermination du gouvernement à lutter contre la discrimination envers la population du sud du pays.

Les autorités ont répondu avec brutalité à ces manifestations. Des dizaines de manifestants ont été tués dans les défilés ou à proximité. Beaucoup semblent avoir été abattus illégalement alors qu'ils ne mettaient pas en danger la vie des membres des forces de sécurité ni d'autres personnes. Depuis le début du mouvement de protestation en 2007, les forces de sécurité ont arrêté et placé en détention, bien souvent de manière arbitraire, des milliers de manifestants et de passants, ainsi que des chefs de file et des militants du Mouvement du sud.

Noms : Anwar Ismail et Khaled al Junaidi

Hommes

Action complémentaire sur l'AU 223/14 Index AI : MDE 31/010/2014, 17 novembre 2014


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