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Regards sur les homosexualités féminines au Cameroun

jeu, 11/03/2010 - 20:51

RENCONTRE LE 19 MARS 2010 A 18H30
PIANOFABRIEK
35, rue du Fort - 1060 Bruxelles
Station : Parvis de Saint-Gilles ou Porte de Hal

Si la réalité de l'homosexualité en Afrique ne fait pas de doute aujourd'hui ni dans le passé, la visibilisation des homosexuels et le débat public autour de cette « question » sont quant à eux plus récents. Cette visibilité de l'homosexualité en Afrique n'est que partielle puisqu'il ne s'agit que de celle des hommes. Où sont les femmes homosexuelles ? C'est cette question que s'est posée Marthe Djilo Kamga dans son livre « Quand les femmes aiment d'autres femmes : regards sur les homosexualités féminines au Cameroun »* (Université des Femmes, Bruxelles, 2009) et dans les projets cinématographiques qu'elle développe sur cette même thématique. L'Université des Femmes, l'ILGA, l'Association internationale de lesbiennes, gays, personnes bisexuelles, trans et interesexuées, et l'association Les Identités du Baobab ont le plaisir de vous inviter à la présentation de ce livre en présence de l'auteure Marthe Djilo Kamga. Maitre Alice N'Kom, avocate au Barreau de Douala (Cameroun) et Présidente de ADFHO (Association de Défense des Droits des Homosexuels) nous parlera de son expérience de défense des personnes l'homosexuelles au Cameroun.

Renseignements : 0485/54 05 84

* Le livre peut être commandé auprès de l'Université des Femmes info universitedesfemmes.be

Universités des femmes ***** Les Identités du Baobab ASBL ***** ILGA

Conférence-débat : MAIS QUE FAIT L'EUROPE ?

jeu, 11/03/2010 - 20:38

Mardi 11 mai – Lieu à déterminer

« Il est difficile de croire qu'un membre de l'Union européenne puisse même envisager l'adoption d'une telle loi. »

Cette phrase, extraite d'un communiqué de presse d'Amnesty International, concerne la Lituanie.
Que peuvent faire les ONG, que peut faire le politique lorsqu'un pays membre viole la législation européenne ? C'est ce que nous vous proposons d'explorer en présence du bureau européen d'Amnesty International et d'un membre de l'intergroupe LGBT du parlement européen (à confirmer).

Une loi homophobe va entrer en vigueur en Lituanie

jeu, 11/03/2010 - 19:43

ÉFAI

Index AI : PRE01/070/2010

26 février 2010

Une loi homophobe va entrer en vigueur en Lituanie

Amnesty International demande aux autorités lituaniennes de lever toutes les restrictions édictées par une nouvelle loi sur la diffusion d'informations publiques relatives aux droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres.

Controversée, la Loi relative à la protection des mineurs contre les effets préjudiciables de l'information publique doit entrer en vigueur lundi 1er mars 2010.

« Cette loi bafoue la liberté d'expression et est vecteur de discrimination directe fondée sur l'orientation sexuelle et l'identité de genre, a déclaré John Dalhuisen, chercheur spécialiste de la discrimination à Amnesty International.

« Elle va stigmatiser les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres, et exposer ceux qui défendent leurs droits au risque d'être censurés et condamnés à des sanctions financières.

« Ce texte de loi est anachronique dans un pays membre de l'Union européenne. »

Initialement adoptée le 14 juillet 2009, cette loi a été montrée du doigt par Amnesty International et d'autres organisations internationales, dont le Parlement européen, en raison de ses dispositions homophobes et discriminatoires.

Dans sa version originale, la loi interdisait la publication de toute « information qui incite aux relations homosexuelles, bisexuelles et polygames » dans divers lieux, dont les écoles, dans les lieux publics et les médias accessibles aux personnes âgées de moins de 18 ans.

En raison de la critique internationale et des appréhensions du président lituanien, la loi a été modifiée le 28 décembre 2009. Toute référence directe à la promotion de l'homosexualité a été supprimée. Toutefois, le nouveau texte de loi qualifie désormais les informations qui « dénigrent les valeurs de la famille » ou « encouragent une conception du mariage et de la famille différente de celle prescrite par la Constitution […] et le Code civil de la République de Lituanie » de préjudiciables pour les enfants et, par conséquent, interdit leur diffusion dans les lieux auxquels ils ont accès. Le mariage étant défini dans la loi lituanienne comme l'union d'un homme et d'une femme, toute promotion publique de relations entre personnes du même sexe et toute défense de l'égalité devant le mariage est prescrite par la nouvelle loi.

« Les autorités lituaniennes ne doivent pas mettre en œuvre cette loi discriminatoire à l'égard des lesbiennes et des gays qui restreint leur liberté d'expression », a conclu John Dalhuisen.

Document public

Pakistan. Amnesty International condamne l'attaque armée contre des membres de World Vision

jeu, 11/03/2010 - 17:03

Déclaration publique

ÉFAI - 11 mars 2010

Les groupes insurgés doivent cesser de prendre pour cible les agences humanitaires nationales et internationales qui tentent d'apporter aide et assistance aux populations pauvres du Pakistan, a déclaré Amnesty International ce jeudi 11 mars 2010.

L'attaque menée contre l'agence d'aide chrétienne World Vision dans le district de Manshera, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, a fait six morts parmi le personnel pakistanais, quatre hommes et deux femmes, selon l'agence d'aide. Sept autres employés ont été blessés lors de l'attaque et hospitalisés. L'organisation a suspendu toutes ses opérations dans le pays.

L'agence d'aide a indiqué dans une déclaration n'avoir reçu aucune lettre de menace avant l'attaque.

Selon la presse, une dizaine d'hommes armés ont fait irruption dans les locaux mercredi matin 10 mars ; ils ont rassemblé le personnel dans une pièce et ont ouvert le feu. En partant, les assaillants ont jeté des explosifs. Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de l'attentat mais les autorités soupçonnent les talibans ou des groupes insurgés en lien avec eux d'être derrière cette attaque.

Amnesty International condamne toutes les attaques prenant pour cible ou visant de façon indiscriminée des civils.

Cet attentat est un recul majeur pour les droits humains et les efforts humanitaires entrepris au Pakistan. Amnesty International appelle les groupes armés à mettre immédiatement fin à ce type d'attaques. Les personnes soupçonnées de mener ou d'ordonner de telles actions doivent être déférées à la justice et jugées conformément aux normes internationales en matière de droits humains.

Des millions de Pakistanais dépendent de l'aide internationale pour la nourriture, l'eau , la santé et l'éducation. L'attaque menée contre des membres du personnel de World Vision met en péril la capacité déjà limitée des travailleurs humanitaires à venir en aide aux Pakistanais, particulièrement à ceux qui vivent dans les zones affectées par le conflit, dans la région nord-ouest du pays.

Il est impératif non seulement que le gouvernement pakistanais et la communauté internationale condamnent de telles attaques mais également que des mesures soient prises pour rétablir la stabilité et la sécurité pour tous dans le pays.

Complément d'information

Des attaques contre des travailleurs humanitaires et des organisations non gouvernementales (ONG) se produisent fréquemment au Pakistan et ont coûté la vie à de très nombreux innocents. Les insurgés prennent fréquemment pour cible des travailleurs humanitaires, les accusant d' « espionnage » ou de « collaboration » avec les autorités pakistanaises.

En avril 2009, trois employées et un chauffeur de l'ONG Rise International qui travaille dans le domaine de l'éducation et est financée par USAID, ont été abattus à Manshera. Selon les habitants, l'attaque aurait été perpétrée par des extrémistes.

En février 2008, quatre membres pakistanais de l'agence d'aide britannique Plan International ont été tués et une dizaine d'autres blessés dans l'attaque de leurs bureaux à Manshera. L'organisation, qui était présente depuis 12 ans dans la région, a suspendu ses opérations dans le pays.

Il faut que les autorités italiennes mettent fin aux expulsions forcées de Roms

jeu, 11/03/2010 - 12:00

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 11 mars 2010

Nous rêvons que nos enfants aient une maison où habiter pour qu'on cesse de les traiter de « manouches »

Elpida, Rom de Macédoine, mère de six enfants, venue en Italie en 1991 avec son mari. Ils ont tous deux un permis de séjour.

(Rome) Amnesty International a appelé la municipalité de Rome à mettre fin à un projet immobilier controversé qui s'est traduit par l'expulsion forcée de centaines de Roms et qui pourrait donner lieu à des milliers d'autres expulsions au cours des mois à venir.

Dans un nouveau document de synthèse intitulé The Wrong Answer - Italy's “Nomad Plan” violates the housing rights of Roma in Rome, Amnesty International montre que le projet, qui a débuté en juillet 2009, viole les droits fondamentaux de milliers de Roms.

Le programme prévoit la destruction de plus de 100 groupements d'habitations roms dans la capitale ; environ 6 000 Roms doivent être relogés dans seulement 13 emplacements, nouveaux ou élargis, situés dans les environs de la ville. Le projet va sans doute laisser plus de 1 000 Roms sans domicile.

« Ces mesures doivent être immédiatement repensées, a déclaré Ignacio Jovtis, spécialiste de l'Italie au sein d'Amnesty International. Elles risquent de faire perdre à de très nombreuses familles roms de la capitale italienne leurs biens, leurs liens sociaux ainsi que leur accès à l'emploi et aux services publics. »

« Il y a un risque également que ce plan, s'il est mis en œuvre, n'ouvre la voie aux expulsions forcées dans d'autres régions italiennes. Les expulsions sans consultation préalable ni offre d'un logement de remplacement adapté pour tous les habitants affectés constituent une violation des droits fondamentaux de ces personnes. »

Au cours des derniers mois, des centaines de familles roms ont déjà été chassées de cinq emplacements dans la ville. Avant la fermeture en février 2010 de Casilino 900, l'un des quartiers roms les plus importants d'Europe, plusieurs responsables roms avaient été longuement consultés. Cependant, les normes internationales relatives aux droits humains requièrent que tous les habitants expulsés soient consultés.

Ne faisant pas partie officiellement du « Plan Nomades », la fermeture de Casilino 700 en novembre 2009 a eu lieu sans consultation préalable et a laissé des centaines de Roms dans la rue. Les habitants de nombreux campements non autorisés risquent de subir le même sort, ce qui soulève la question du caractère global ou non du plan envisagé.

« De nombreux Roms vivent dans des bicoques et des caravanes sans bénéficier des conditions d'hygiène élémentaires, a déclaré Ignacio Jovtis. La situation actuelle est le résultat d'années de négligence, de politiques inadaptées et de discrimination de la part des gouvernements successifs. La volonté de remédier à cette situation déplorable est en soi bienvenue et la qualité de vie de nombreux Roms s'en trouvera améliorée. Mais le plan est incomplet et risque de détériorer les conditions de vie déjà précaires de nombreux autres Roms. Ce n'est pas une bonne solution. » Au lieu de permettre aux familles roms d'accéder à des logements convenables, les autorités les envoient vivre dans des campements éloignés. Cette situation va renforcer les obstacles et la discrimination auxquels sont confrontés les Roms au moment de postuler à un emploi régulier qui leur permettrait de se payer un logement privé.

Les Roms vivant dans des campements ne sont pas habilités à obtenir un logement social du fait que le système d'attribution actuel prend en compte uniquement les personnes expulsées de logements privés. Ceci doit être modifié.

Amnesty International considère que sous sa forme actuelle le « Plan Nomades » ne respecte pas l'obligation qu'a l'Italie de veiller à ce qu'il n'y ait pas de discrimination contre certains groupes ni de ségrégation dans le logement.

« Ce plan concerne officiellement les « Nomades », alors que la plupart des Roms concernés sont sédentaires. En qualifiant tous les Roms de « nomades » et en les traitant en tant que tels, les instigateurs de ce plan perpétuent les problèmes qu'ils sont censés résoudre », a conclu Ignacio Jovtis.

Complément d'information

Le nombre de Roms vivant à Rome et dans les environs va de 12 000 et 15 000 selon les estimations. Près de 3 000 d'entre eux sont des Sintis italiens installés de longue date dans le pays. À partir des années 1960, de nombreux Roms sont arrivés en Italie en provenance des États de l'ancienne Yougoslavie. Un grand nombre d'entre eux ont des permis de séjour et nombre de leurs enfants sont des citoyens italiens. Au cours des dix dernières années, un nombre significatif de Roms sont également arrivés en Italie en provenance des nouveaux États membres de l'Union européenne, de Roumanie notamment. Quelques milliers de Roms vivent dans des logements permanents à Rome mais la plupart se retrouvent dans des sortes de camps.

Au cours des dernières années, les autorités italiennes ont pris plusieurs mesures discriminatoires qui ont contribué à stigmatiser les Roms vivant en Italie. Les expulsions forcées sont devenues plus fréquentes depuis que des accords spéciaux sur la sécurité ont été conclus entre le gouvernement national et certaines municipalités, accords qui se sont traduits par le transfert de certaines prérogatives du ministère de l'Intérieur aux autorités locales. Le but était de répondre à ce qui était perçu comme des menaces à la sécurité, notamment celle représentée soi-disant par la présence de communautés roms et sintis dans ces villes.

Voir également :

Pour consulter le document Italy : The witch-hunt against Roma people must end, cliquez ici.

Pour consulter le document Italy : Anti-Roma events in Italy are a wake up call for the EU, cliquez ici.

Note aux rédacteurs

Dans le cadre de sa campagne Exigeons la dignité, Amnesty International demande aux gouvernements de prendre toutes les mesures nécessaires, notamment en adoptant des lois et des politiques conformes au droit international relatif aux droits humains, pour interdire et empêcher les expulsions forcées.

Le Fil Février-Mars 2010

mer, 10/03/2010 - 16:32

Le nouveau bimestriel de la section belge francophone d'Amnesty. Pour le télécharger (format PDF), cliquez ICI

Sri Lanka. La chasse aux sorcières contre les médias et les organisations non gouvernementales doit cesser

mer, 10/03/2010 - 16:12

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 10 mars 2010

Le gouvernement srilankais doit cesser de harceler journalistes et militants et prendre des mesures contre ceux qui les menacent, ont indiqué ce mercredi 10 mars dans une déclaration conjointe Human Rights Watch et Amnesty International.

Depuis l'élection présidentielle de janvier 2010, le gouvernement s'est lancé dans une campagne visant à faire taire et à discréditer les journalistes et les organisations non gouvernementales. Un document récemment divulgué, qui serait une liste de plus de 30 noms de journalistes et militants placés sous surveillance par le gouvernement, fait craindre pour la sécurité de ces personnes, ont déclaré les deux organisations.

« Le gouvernement du Sri Lanka mène une chasse aux sorcières soigneusement coordonnée visant à discréditer tous ceux qui se montrent critiques du gouvernement, a déclaré Brad Adams, directeur Asie de l'organisation Human Rights Watch. C'est extrêmement dangereux et irresponsable dans un pays où journalistes et militants sont souvent menacés et tués. »

Le 4 mars, les directeurs de deux organisations srilankaises hautement respectées, le CPA (Centre for Policy Alternatives) et Transparency International Sri Lanka (TISL) ont adressé une lettre conjointe (que vous pouvez consulter en cliquant ici) au président Mahinda Rajapaksa pour lui faire part de leur profonde inquiétude à propos de la liste, publiée par la presse, de personnes qui auraient été mises sous surveillance par le gouvernement. Les directeurs du CPA et de TISL figurent parmi les personnes en tête de la liste, ce qui semble vouloir dire qu'ils font l'objet d'une surveillance particulière.

L'existence de cette liste a été dévoilée en pleine campagne médiatique du gouvernement pour discréditer les organisations non gouvernementales. Dans plusieurs déclarations faites après le 20 février, des responsables du gouvernement ont lancé des accusations vagues et infondées contre des groupes divers, les accusant d'avoir tenté de « déstabiliser la démocratie » au Sri Lanka.

L'inquiétude pour la sécurité des personnes qui seraient sous surveillance est d'autant plus grande qu'il y a déjà eu des menaces de mort et des agressions, soulignent les deux organisations. En septembre 2008, des inconnus ont lancé deux grenades en direction de la maison du directeur de TISL. En août 2009, le directeur du CPA a reçu une lettre anonyme le menaçant de mort. Les autorités n'ont pas identifié les auteurs de ces actes.

Le CPA et TISL ont joué un rôle crucial d'observateurs lors de l'élection présidentielle de janvier ; ils ont fait état de fraudes électorales et de l'utilisation abusive par le gouvernement des ressources de l'État pour faire campagne en faveur du président sortant, Mahinda Rajapaksa.

« Cela ressemble fort à des représailles contre ceux qui ont signalé des violations lors de l'élection présidentielle, a déclaré Sam Zarifi, directeur du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International. Malgré les élections et la fin de la guerre contre les Tigres tamouls, le gouvernement semble avoir du mal à se débarrasser de ses habitudes répressives. »

Azerbaïdjan. Des blogueurs perdent leur procès en appel contre des charges mensongères

mer, 10/03/2010 - 15:37

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 10 mars 2010

Amnesty International accuse le gouvernement azerbaïdjanais d'étouffer l'opposition, après qu'un tribunal eut rejeté le recours formé par deux blogueurs contre leur déclaration de culpabilité, fondée sur des accusations de « houliganisme » forgées de toutes pièces.

Mercredi 10 mars, un tribunal de Bakou a confirmé la condamnation d'Adnan Hajizade et d'Emin Milli à des peines de deux ans et deux ans et demi de prison respectivement, pour avoir mis en ligne sur YouTube une vidéo critique à l'égard de leur gouvernement. Amnesty International estime que leur procès n'a pas été conforme aux normes d'équité en la matière et que les deux hommes sont des prisonniers d'opinion. « Adnan Hajizade et Emin Milli sont victimes des mesures de plus en plus répressives adoptées par les autorités azerbaïdjanaises afin de sévir contre les détracteurs du gouvernement », a déclaré Andrea Huber, directrice adjointe du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International. « Ils ont été déclarés coupables sur la foi d'éléments forgés de toutes pièces, à l'issue d'un procès n'ayant pas respecté les normes internationales d'équité, pour avoir simplement exprimé leur opinion. » Les deux témoins clés de l'affaire ne se sont pas une seule fois vu demander de déposer au cours des sept audiences de ce procès en appel. Comme lors du premier jugement, le tribunal d'appel a refusé d'examiner certains éléments de preuve sans offrir d'explication, y compris des photographies des blessures infligées aux blogueurs et des séquences vidéo attestant l'agression.

Les blogueurs ont été arrêtés le 8 juillet 2009, après avoir été agressés par deux inconnus et accusés de « houliganisme ». Ces deux militants utilisent des outils de mise en réseau du Web, dont Youtube, Facebook et Twitter, afin de faire circuler des informations sur la situation sociopolitique en Azerbaïdjan. Emin Milli est le cofondateur d'un forum en ligne, Alumni Network, sur lequel les membres débattent de politique, tandis qu'Adnan Hajizade est coordinateur d'un mouvement de jeunesse appelé OL !, qui prône la non-violence et la tolérance.

Une semaine avant leur arrestation, une vidéo produite par Adnan Hajizade a été mise en ligne sur le site de partage de vidéos YouTube. Il s'agit d'une parodie de conférence de presse animée par un âne, diffusée après la parution d'un article s'intéressant au fait que le gouvernement d'Azerbaïdjan aurait dépensé des centaines de milliers de dollars pour importer une dizaine d'ânes depuis l'Allemagne, dans le cadre d'une transaction sans doute destinée à dissimuler des faits de corruption ou de détournement de fonds publics. La vidéo évoque l'achat de ces ânes, l'introduction de lois restrictives concernant les ONG et le degré de priorité peu élevé accordé par le gouvernement aux droits humains.

« Les journalistes indépendants et les militants continuent à se trouver en butte au harcèlement et aux incarcérations en Azerbaïdjan, en dépit des obligations inscrites dans les textes internationaux en vertu desquelles ce pays est tenu de respecter le droit à la liberté d'expression », a conclu Andrea Huber.

Voir également :

Pour consulter le document Azerbaïdjan. La répression des dissidents se poursuit, cliquez ici.

Pour consulter le document Azerbaijan : Independent journalists under siege, cliquez ici.

Pour consulter le document Azerbaïdjan. Des blogueurs emprisonnés à l'issue d'un procès inique, cliquez ici.

Pour consulter le document Azerbaïdjan. Audience d'appel prévue pour deux blogueurs, cliquez ici.

Pour consulter le document Azerbaïdjan : Amnesty International adopte des blogueurs incarcérés comme prisonniers d'opinion, cliquez ici.

Pour consulter le document Azerbaïdjan. Deux blogueurs sont condamnés à des peines d'emprisonnement, cliquez ici.

Pour consulter le document Azerbaijan : Mixed Messages on Freedom of Expression, cliquez ici.

Note mensuelle sur l'actualité en matière d'asile (février 2010)

mer, 10/03/2010 - 11:39

AMÉRIQUES

Canada : les enfants handicapés bannis du Canada ?

Un couple de Français installé au Québec s'est vu refuser le renouvellement de sa carte de travail par le gouvernement fédéral canadien. Motif ? Le coût trop important pour la collectivité de leur enfant handicapée : les autorités fédérales du Canada estiment que le coût éducatif à venir de l'enfant de ce couple, une petite fille de 7 ans, atteinte d'un léger handicap cérébral, est trop important. Marianne 2, 09/02. http://www.marianne2.fr/Les-enfants...

Un article du blog de Jean-Pierre Rosenczveig, juge pour enfants au tribunal de Bobigny. http://jprosen.blog.lemonde.fr/2010...

Costa Rica : 54 immigrants africains échoués sur la côte caribéenne du Costa Rica

Les autorités du Costa Rica ont intercepté 54 migrants africains sur un bateau impropre à la navigation sur la côte caribéenne du Costa Rica. La police suspecte un réseau international de trafiquants de les avoir abandonnés en mer. Trois membres de l'équipage du bateau sont détenus pour trafic d'êtres humains. Latin America Herald Tribune, 20/02. (Traduction de l'article original ci-après) http://www.laht.com/article.asp?Art...

Un lien vers l'émission « l'effet papillon » qui a diffusé un reportage sur ces « nouvelles arrivées » au Costa Rica et en Amérique Latine en général http://www.canalplus.fr/pid3356.htm...

États-Unis

Guantanamo, futur refuge de sinistrés haïtiens ?

Les États-Unis ont installé des tentes dans la baie de Guantanamo, afin d'y accueillir, éventuellement, des migrants haïtiens. Guantanamo, enclave américaine surprotégée sur l'île de Cuba est célèbre pour son camp de détention Delta, où sont enfermés des activistes radicaux islamiques présumés, en dehors du système pénal et carcéral américain. Une centaine de tentes capables d'accueillir chacune dix personnes ont déjà été montées et les équipements sanitaires aménagés pour faire face à une éventuelle arrivée importante de Haïtiens. Le Monde, 01/02.

Les États-Unis parlent immigration avec Cuba

Le département d'État américain a envoyé vendredi 12 février un haut responsable à La Havane pour y négocier un nouvel accord migratoire avec Cuba. Il s'agit de la deuxième série de discussions bilatérales sur le sujet entre les deux pays. Des diplomates cubains et américains avaient relancé en juillet 2009 à New York les discussions sur les flux migratoires et la reprise du service postal direct suspendu depuis 1963. Le Figaro, 17/02. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

Le grand échec du mur entre les États-Unis et le Mexique

Après plus de trois ans, la grande barrière de la frontière mexicaine et ses mouchards high-tech ne parviennent pas à stopper les afflux des immigrés, attirés par l'Eldorado américain. Prévue pour être totalement effective en 2011, elle ne le sera pas avant 2017. Et encore. Lancé en octobre 2006, le « mur de la haine » était destiné à colmater une frontière poreuse et incontrôlable, devenue « un risque majeur d'infiltration de membres d'Al Qaeda » aux États-Unis. L'Express - Philippe Coste, 27/02. http://www.lexpress.fr/actualite/mo...

Mexique : Deux Mexicains accusés d'homicide pour la mort de deux migrants

Deux Mexicains, Fernando Figueroa-Rodriguez, 50 ans et Javier Jimenez-Yucupicio, 45 ans, ont été inculpés pour homicide suite au décès de deux migrants par noyade. Les deux hommes faisaient partie de l'équipage d'un « boat people » surchargé de migrants, qui tentait de gagner la côte californienne. Ils encourent une peine de prison à perpétuité. New York Times - Randal C. Archibold, 01/02. (Traduction de l'article original ci-après) http://www.nytimes.com/2010/01/30/u...

Haïti

62 immigrants haïtiens renvoyés des Bahamas

Une soixantaine d'Haïtiens détenus après une traversée en direction des Bahamas ont été renvoyés dans leur pays ravagé, a indiqué lundi le Premier ministre Hubert Ingraham. Samedi 6 février, deux navires de la marine des Bahamas ont intercepté une barque transportant 62 migrants, et le pays n'entend pas changer de politique à l'encontre des clandestins : « nous ferons tout ce qui est possible pour aider Haiîti, mais nous ne pouvons pas absorber la population haïtienne aux Bahamas », a précisé le chef du gouvernement. Le Nouvel Observateur, 09/02. http://tempsreel.nouvelobs.com/depe...

88 migrants haïtiens refoulés des États-Unis

Les gardes-côtes américains ont rapatriés 88 migrants haïtiens mardi 16 février, après les avoir interceptés sur un cargo qui dérivait près d'une île voisine. Les dirigeants de la communauté haïtienne de Miami (Floride) ont jugé de tels retours au pays « inhumains ». Les gardes-côtes américains ont intensifié leurs patrouilles dans le secteur. Le Nouvel Observateur, 17/02. http://tempsreel.nouvelobs.com/depe...

« L'émigration est la meilleure solution pour les Haïtiens », Washington Post - By Michael A. Clemens, 24/01. http://www.washingtonpost.com/wp-dy...

AFRIQUE

Afrique du Sud : graves inquiétudes face aux violences persistantes à l'encontre des réfugiés et des migrants

Dans la nuit du 7 au 8 février, pour la deuxième fois en moins de huit mois, des réfugiés et des migrants ont été contraints de fuir après avoir reçu des menaces. Une foule armée de plusieurs centaines de personnes a pillé et saccagé leurs boutiques et détruit leurs moyens de subsistance. Au moins 134 adultes et enfants, essentiellement des réfugiés éthiopiens, auraient été affectés par les violences. En dépit des efforts des observateurs des droits humains et du droit humanitaire, parmi lesquels Amnesty International, et en dépit du fait que de hauts responsables de la police avaient été alertés de la situation menaçante ce dimanche 7 février, la police provinciale a manifestement échoué à endiguer l'escalade de la violence. AI 08/02. http://www.amnestyinternational.be/...

Maroc : un réseau de passeurs démantelé

Un réseau d'immigration clandestine qui faisait passer en Europe et au Canada des ressortissants afghans et turcs vient d'être démantelé au Maroc, a annoncé aujourd'hui à Rabat la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Le Figaro, 11/02. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

Somalie : 258 morts et 80.000 personnes déplacées en janvier

Les combats dans le centre de la Somalie entre les forces gouvernementales et les rebelles islamistes ont été particulièrement meurtriers en janvier, avec un bilan de 258 morts et 253 blessés parmi les civils, a souligné aujourd'hui le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) : « La violence en Somalie a connu une vive escalade en janvier » et, depuis le début de l'année, plus de 80.000 Somaliens supplémentaires se sont jetés sur les routes pour fuir les combats, a-t-il ajouté. Actuellement, un total de « plus de 1,4 million de personnes sont déplacées à l'intérieur de la Somalie et environ 560.000 Somaliens sont réfugiés dans les pays voisins », notamment au Kenya, au Yémen et en Ethiopie, selon le HCR. Le Figaro, 02/02. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

Tchad : le gouvernement tchadien insiste pour que la MINURCAT quitte le Tchad

Le gouvernement tchadien insiste pour que la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) quitte le Tchad à l'expiration de son mandat, le 15 mars 2010, cette force n'ayant pas, selon lui, atteint les objectifs qui lui avaient été fixés. « Si la MINURCAT quitte le pays, des centaines de milliers de civils vulnérables seront exposés à une multiplication des attaques des groupes armés d'opposition tchadiens, des milices illégales, des bandes criminelles et des membres des forces de sécurité tchadiennes », a déclaré Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d'Amnesty International. AI, 11/02.

ASIE

Russie : « Mensonges et sensationnalisme »

Le ministère de l'Intérieur accuse un magazine de « mensonges » et de « sensationnalisme », après qu'il a accusé des membres des troupes d'élite de la police d'enlever des immigrés pour en faire des esclaves sur des chantiers. Les travailleurs auraient été obligés d'effectuer des travaux de construction et de nettoyage dans une base proche de Moscou. La Libre Belgique, 25/02. http://www.lalibre.be/actu/internat...

Thaïlande : un million d'immigrés menacés d'expulsion

Plus d'un million d'immigrés en Thaïlande sont menacés d'expulsion s'ils refusent de s'enregistrer auprès de leurs capitales respectives, a indiqué mardi 23 février Human Rights Watch (HRW), qui craint que cette mesure n'expose plus encore des populations déjà sujettes à de multiples abus. En effet, « des millions d'immigrés vivant en Thaïlande ont été sujets à des abus allant de la torture à l'arrestation arbitraire, l'extorsion de fonds (...) », a déclaré Sunai Phasuk, expert de la Thaïlande pour HRW lors d'une conférence de presse le mardi 23 février. Cyberpresse, 23/02. http://www.cyberpresse.ca/internati...

EUROPE : « Ne dites plus : illégaux » !

Le Conseil de l'Europe publie un document sur les des effets néfastes des politiques migratoires sur le respect des droits de l'homme à la presse, jeudi 4 févier à Bruxelles. Destiné aux 47 États membres de l'organisation paneuropéenne, ainsi qu'aux institutions de l'UE, le rapport expose les observations d'experts, assorties de recommandations : « la tendance est à la criminalisation de l'immigration », a indiqué le commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Thomas Hammarberg. « La criminalisation est une mesure disproportionnée, qui peut entraîner davantage de stigmatisation et la marginalisation des migrants. » Le rapport met en évidence le fait que les États ont de plus en plus souvent recours à des sanctions pénales contre les personnes en situation irrégulière. Ainsi au Royaume-Uni, en Allemagne, en Grèce ou en Italie, l'entrée illégale sur le territoire peut être punie d'une amende et/ou d'une peine d'emprisonnement, avant l'expulsion. La Libre Belgique, 05/02. http://www.lalibre.be/actu/internat...

Union européenne (UE)

Frontex :

Immigration clandestine : Il faut davantage de moyens pour Frontex

La Présidence espagnole de l'UE propose de doter FRONTEX, l'agence européenne de contrôle des frontières, « de plus de moyens, de règles plus claires et de bureaux spécialisés ; en effet FRONTEX a démontré qu'elle est probablement le meilleur instrument dont nous disposons pour assurer le contrôle conjoint et coresponsable des frontières ». Fenêtre sur l'Europe, 04/02. http://www.fenetreeurope.com/php/pa...

La 1ère annexe de Frontex sera installée au Pirée

Le Pirée accueillera la 1ère annexe européenne de FRONTEX suite à une décision votée par les représentants des États-membres de l'UE réunis le lundi 15 février à Madrid. Frontex, 17/02. http://web.ana-mpa.gr/anafrench/art...

Le renforcement des frontières est « urgent »

La France et l'Italie veulent un renforcement « urgent » des frontières extérieures de l'UE afin de lutter contre les filières d'immigration clandestine, a indiqué mercredi 17 février Éric Besson, au lendemain d'un entretien avec le chef de la diplomatie italienne, Franco Frattini. Les ministres de l'UE en charge de l'immigration ont tenu le 25 février à Bruxelles une réunion extraordinaire convoquée par Éric Besson après la découverte de 123 Kurdes sur une plage corse en janvier. Le Figaro, 17/02. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

Frontex et les Droits de l'Homme

La Commission a publié la semaine dernière une proposition pour renforcer les moyens matériels, humains et financiers de Frontex pour rendre l'agence plus respectueuse des Droits de l'Homme dans l'exercice de ses missions de contrôle aux frontières. L'arsenal de propositions inclut notamment des formations sur les droits de l'homme pour les agents de Frontex et une plus grande collaboration avec les organisations non-gouvernementales. EU Observer 24/02. (Traduction de l'article original ci-après) http://euobserver.com/22/29544

Envois de fonds en hausse

Dans l'UE, les montants transférés par les migrants dans leur ancien pays de résidence, habituellement appelés « envois de fonds des travailleurs expatriés », se sont élevés à 31,8 milliards d'euros en 2008. Le Figaro, 11/02. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

Une coalition politique contre la directive « retour »

Les groupes politiques du centre et de la gauche européenne ont profité d'un rapport de Médecins sans Frontières sur les centres de rétention en Italie pour incriminer la directive qui régule les expulsions d'étrangers en situation irrégulière. Les eurodéputés ont dénoncé les « effets pervers » de cette directive. Elle a notamment augmenté le nombre de cas de détention ainsi que leur durée. Site de l'école de journalisme de Strasbourg (CUEJ) – Pauline Croquet, 12/02

L'UE adopte un accord de réadmission avec le Pakistan

Les ministres des affaires étrangères de l'UE ont donné le 22 février leur accord à la conclusion de l'accord de réadmission avec le Pakistan. Europe-liberté-sécurité-justice, 23/02 http://europe-liberte-securite-just...

Un réfugié peut perdre son statut

La Cour européenne de justice (CEJ) a rendu, mardi 2 mars, un arrêt stipulant qu'une personne ayant obtenu le statut de réfugié dans un État membre de l'UE peut perdre ce statut lorsque « les circonstances ayant justifié sa crainte d'être persécuté ont cessé d'exister dans son pays d'origine ». La CEJ avait été saisie par des tribunaux allemands après que cinq ressortissants irakiens ont contesté le retrait de leur statut de réfugié en Allemagne. Ces Irakiens s'étaient vu octroyer le statut de réfugié en 2001 et en 2002, parce qu'ils craignaient d'être persécutés en Irak par le régime baasiste de Saddam Hussein. Mais en 2005, du fait de l'évolution de la situation en Irak, leurs titres de réfugiés ont été abrogés. L'arrêt de la Cour ne précise nulle part si la perte du statut de réfugié implique le renvoi des personnes concernées vers leur pays d'origine. La Libre Belgique, 03/03. http://www.lalibre.be/actu/internat...

France

Les sans-papiers grévistes contre l'hypocrisie générale

Alors que la démonstration a été faite au sein de l'Assemblée nationale française que des travailleurs sans-papiers ont été embauchés pendant plusieurs mois sur le chantier de rénovation des bâtiments parlementaires, le gouvernement ne montre jusqu'à présent que du mépris pour la grève menée depuis le 12 octobre 2009 par 6 000 travailleurs sans papiers. Le Monde, 02/02.

France-Mali : nouvel échec des discussions pour un accord sur l'immigration

Les discussions engagées par la France et le Mali pour négocier un « accord de gestion concerté des flux migratoires » ont de nouveau échoué sur la question de la régularisation des sans-papiers maliens en France. Le Mali demanderait que chaque année, 5.000 de ses ressortissants en situation irrégulière en France obtiennent des papiers, tandis que Paris ne serait disposé à en régulariser que 1.500. La communauté malienne en France est estimée à 120.000 personnes, dont 80 000 en situation irrégulière. AFP, 03/02. http://www.google.com/hostednews/af...

Plusieurs Kurdes débarqués en Corse ont quitté la France

Trois semaines après leur arrivée en France, un tiers des 123 Kurdes découverts sur une plage de Bonifacio (Corse-du-Sud) ont manifestement choisi de poursuivre leur route : seuls 48 des 81 adultes répertoriés ont déposé une demande d'asile. « Les autres ont choisi de continuer leur périple », explique-t-on à la Cimade. Le 3 février dernier, quatre d'entre eux ont été interpellés pour séjour irrégulier alors qu'ils venaient d'entrer en Allemagne. Quatre autres ont été arrêtés au Danemark. Ces périples intéressent au plus haut point les enquêteurs chargés de démanteler la filière d'immigration clandestine empruntée par les migrants. « Nous avons le sentiment que ces huit personnes sont en quelque sorte parties en éclaireurs afin d'ouvrir la voie aux autres ». Le Figaro - Cyrille Louis, 11/02. http://www.lefigaro.fr/actualite-fr...

Éric Besson veut faciliter l'expulsion des sans-papiers

Le ministre de l'Immigration souhaite retarder l'intervention du juge des libertés pour éviter des annulations de procédures. Profitant de la transposition de directives européennes relatives à l'entrée et au séjour des étrangers, le ministre de l'Immigration a souhaité « simplifier les procédures d'éloignement ». En clair, le ministre entend faciliter les reconduites. Le Figaro, 12/02. http://www.lefigaro.fr/actualite-fr...

L'interview d'Éric Besson au Figaro : http://www.lefigaro.fr/actualite-fr...

« Retour volontaire » pour 200 Roms

Quelque 200 Roms de nationalité bulgare, dont une majorité vivait dans plusieurs squats et bidonvilles de l'agglomération bordelaise, ont bénéficié le mardi 16 février d'une mesure de retour volontaire dans leur pays, a indiqué la préfecture de la Gironde. Ils ont reçu une somme de 300 euros par adulte et 100 euros par enfant avant de quitter Mérignac pour Sofia. « Une opération coûteuse et inutile », a déclaré Jérôme Lobao, le président de Procom, une association membre du Collectif national droits de l'Homme Romeurope : « plusieurs m'ont indiqué qu'ils reviendraient à Bordeaux dans une dizaine de jours ». Le Figaro, 16/02. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

Une jeune Marocaine expulsée alors qu'elle portait plainte pour violence

Le samedi 20 février Najlae Lhimer, une jeune lycéenne de 19 ans a été expulsée vers le Maroc alors qu'elle venait porter plainte contre son frère pour violences. Sans papiers, elle a été placée en garde à vue avant d'être expulsée le lendemain même. Le monde 24/02.

La « journée sans nous »

En appelant à la mobilisation le 1er mars, le collectif « 24 heures sans nous, une journée sans immigrés » entend « démontrer l'apport indispensable de l'immigration » à la France, en particulier son poids dans l'économie. Elle vise aussi à exprimer l'exaspération d'une nouvelle génération d'immigrés et d'enfants d'immigrés à l'égard des « dérapages » et des propos stigmatisants de plus en plus fréquents dans le discours politique. Cette initiative, organisée le même jour en Italie et en Grèce, s'inspire d'une expérience observée aux États-Unis en 2006 : visés par une loi criminalisant le travail clandestin, des centaines de milliers d'immigrés hispaniques avaient paralysé les grandes villes du pays. Le Monde, 28/02.

Grèce

Le Commissaire Hammarberg en Grèce pour discuter de la situation des demandeurs d'asile et des minorités et du comportement de la police

Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, s'est rendu en Grèce du 8 au 10 février pour évoquer avec les autorités les questions relatives à la protection des Droits de l'Homme des demandeurs d'asile et des minorités ainsi qu'aux comportements abusifs de la police. Communiqué de presse du Conseil de l'Europe, 10/02. https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?Ref...

Huit clandestins se noient en mer Egée

Un bateau transportant des clandestins a chaviré après un coup de vent dans la mer Egée, au large de l'île de Samos, ont annoncé jeudi les autorités grecques. Au moins huit personnes se sont noyées. Le Nouvel Observateur, 11/02. http://tempsreel.nouvelobs.com/depe...

Kosovo : le Commissaire Hammarberg appelle à mettre fin aux retours forcés et demande l'évacuation immédiate des camps roms contaminés par le plomb

A l'issue de sa deuxième visite en dix mois dans les camps roms de Cesmin Lug et d'Osterode, contaminés par le plomb, dans le nord du Kosovo, Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, a déploré que la situation des habitants n'ait pas changé. Le plomb, qui se répand dans le sol, l'eau et l'air, fait de graves dégâts sur la santé des habitants de ces camps, surtout des enfants. Thomas Hammarberg s'est également dit préoccupé par le fait que plusieurs gouvernements européens procèdent à des retours forcés de réfugiés vers le Kosovo. Communiqué de presse du Conseil de l'Europe, 15/02. https://wcd.coe.int/ViewDoc.jsp?Ref...

Italie

Arrestation du chef mafieux Domenico Bellocco

À la suite des violents heurts de Rosarno en Calabre 17 mandats d'arrêt avaient été lancés, notamment contre des membres du clan mafieux Bellocco. Ils sont accusés d'avoir embauché au noir des centaines de travailleurs saisonniers pour la récolte des agrumes. Le chef présumé du clan Bellocco vient d'être interpellé en plein cœur de Rome. RFI, 01/02. http://www.rfi.fr/contenu/20100201-...

Trente points ? Bingo, vous pouvez être italien !

Le ministre de l'Intérieur italien, Roberto Maroni a confirmé que les permis de séjour seront à l'avenir délivrés selon des conditions évaluées sous forme de points. Il en faudra trente pour espérer rester sur le territoire italien. Le projet prévoit que les immigrés « extracommunautaires » répondent à certaines exigences pour pouvoir résider de façon régulière en Italie. Outre un indispensable contrat de travail, les étrangers pourront acquérir des points en prouvant la scolarisation de leurs enfants, le paiement régulier de leurs impôts ou encore leur connaissance de la langue italienne, des institutions ou des lois du pays. En revanche, chaque infraction entraînera un malus et une perte de points. Libération, 08/02. http://www.liberation.fr/monde/0101...

Lutte contre l'immigration clandestine : l'Italie signe des accords avec le Ghana et le Niger

L'Italie a signé des accords avec le Ghana et le Niger en matière de lutte contre l'immigration clandestine Il s'agit pour l'Italie de lutter contre l'immigration clandestine et les manifestations qui lui sont liées en intervenant à l'origine du mal, selon des analystes, en l'occurrence le terrorisme et le trafic de drogue. Au fait Maroc, 11/02. http://www.aufaitmaroc.com/monde/af...

Un meurtre provoque des affrontements entre communautés immigrées en Italie

Après les violents affrontements à Rosarno en janvier 2010, les violences à caractères racistes ont connu un nouveau volet : à la suite d'une dispute survenue dans un autobus, un Egyptien de 19 ans, Ahmed Abdel Aziz El Sayed Abdou, a été tué par un ressortissant péruvien. Ce meurtre a été le déclencheur de plusieurs heures d'émeute. Roberto Maroni, le ministre de l'intérieur, membre de la Ligue du Nord, et Silvio Berlusconi, le président du Conseil veulent profiter des émeutes de Milan pour justifier un tour de vis supplémentaire à l'encontre de l'immigration clandestine, quand bien même la victime était en situation régulière. Le Monde - Philippe Ridet, 16/02.

Rome détruit l'un des plus grands camps roms d'Europe

Lundi 15 février au matin, les pelleteuses ont achevé d'abattre les baraques du camp de Casalino 900, aux portes de Rome. Ce bidonville - un des plus grands d'Europe, qui abritait plus d'un millier de Roms ressortissants du Monténégro, du Kosovo, de Macédoine et de Bosnie -, a symbolisé pendant plus de trente ans le sort des immigrés en Italie. Le maire de la capitale italienne, Gianni Alemano (droite), s'est félicité de la disparition de « cette honte pour l'Italie » et a promis la fermeture de la dizaine d'autres camps de fortune installés aux alentours de Rome. Les habitants seront relogés dans des habitations préfabriquées au-delà des limites de la capitale italienne. Le Monde - Philippe Ridet, 16/02.

Près de la moitié des jeunes Italiens intolérants ou carrément xénophobes

Près de la moitié des jeunes Italiens sont intolérants à l'égard des étrangers ou carrément xénophobes, selon une étude rendue publique jeudi à la Chambre des députés à l'initiative de son président qui a appelé la classe politique à élaborer « un modèle italien d'intégration ». L'Express, 18/02. http://www.lexpress.fr/actualites/1...

République tchèque

Seules 75 personnes ont obtenu l'asile en République tchèque en 2009

Seuls 75 personnes ont obtenu l'asile en République tchèque l'année dernière. C'est le chiffre le plus bas depuis 1995, selon les statistiques du ministère de l'intérieur. A titre de comparaison, 268 migrants avaient obtenu le droit d'asile en 2006 contre 191 en 2007 et 157 en 2008. Prague Daily Monitor, 01/02. (Traduction de l'article original de ci-après) http://praguemonitor.com/2010/01/29...

Une Cour tchèque autorise les demandeurs d'asile à choisir leur avocat

La Court administrative auprême de la République Tchèque autorise désormais les demandeurs d'asile à choisir leur avocat. Cette décision fait suite à la plainte de trois demandeurs d'asile qui avaient employé un avocat et qui s'étaient arbitrairement vu attribuer un autre professionnel. Pavel Čižinský, un avocat membre du Bureau du conseil des citoyens tchèques (Czech Citizens Advice Bureau) confirme que les avocats sommés de défendre les demandeurs d'asile sont rarement spécialisés dans ce domaine juridique. Par ailleurs, il est rarissime qu'ils maitrisent la langue de leurs clients. Cette situation de fait entraine fréquemment mésententes, méfiances et voire mauvaise défense de l'avocat. Prague Daily Monitor, 05/02 (Traduction de l'article original ci-après) http://praguemonitor.com/2010/01/05...

Royaume-Uni

Les dommages engendrés par l'Agence de contrôle des frontières du Royaume-Uni (UK Border Agency)

L'agence de contrôle des frontières du Royaume-Uni ne traite pas les demandes d'asile dans un temps raisonnable et menace par là même la vie des migrants et des demandeurs d'asile en vertu du rapport d'Ann Abraham, Médiateur européen, publié en date du 9 février 2010. Ce rapport, intitulé “Fast and Fair ?” (Rapide et équitable ?) cite des exemples dans lesquels la lenteur de l'agence a entrainé une extrême détresse et souffrance aux individus concernés. Le médiateur européen a reçu 478 plaintes au sujet du fonctionnement de l'agence depuis juin 2009. The Guardian, 09/02. (Traduction de l'article original de ci-après) http://www.guardian.co.uk/uk/2010/f...

La lutte des femmes enfermées à Yarl's Wood

Depuis le vendredi 5 février, 84 femmes détenues dans le centre de rétention de Yarl's Wood en Grande-Bretagne, ont commencé une grève de la faim, exigeant entre autres que la Grande-Bretagne, pays où la durée de rétention est sans limite, se conforme aux règles européennes régissant les conditions de détention des migrants et la durée pendant laquelle ils sont détenus. Le Jura Libertaire, 13/02. http://juralibertaire.over-blog.com...

Suisse : l''Office des migrations viole le droit d'accès aux tribunaux

L'Office fédéral des migrations (ODM) se fait épingler pour sa manière trop expéditive d'appliquer les accords de Dublin. Il devra renoncer au renvoi immédiat des requérants d'asile frappés d'une décision de non-entrée en matière. Romandie News, 10/02. http://www.romandie.com/infos/ats/d...

PROCHE/MOYEN ORIENT

Égypte

Deux migrants abattus

La police égyptienne a abattu deux migrants africains près de la frontière avec Israël, portant à cinq le nombre d'Africains tués à la frontière cette année, a indiqué aujourd'hui un responsable des services de sécurité. Leur nationalité est inconnue pour le moment. L'État hébreu critique l'Egypte pour son manque de contrôle, alors que la police égyptienne ouvre régulièrement le feu sur des migrants africains tentant de se rendre en Israël. Dix-neuf migrants ont été tués en 2009. Le Figaro, 04/02. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

Yémen : 253 migrants africains arrêtés

Le ministère yéménite de l'Intérieur a annoncé aujourd'hui l'arrestation de 92 Ethiopiens et Somaliens, entrés illégalement au Yémen, portant à 253 migrants africains interpellés en deux jours. Le Figaro, 09/02. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2...

OCEANIE

Australie

Des agents secrets australiens vont cibler les passeurs de réfugiés

L'ASIO, le Service de renseignements intérieur australien, a vu ses pouvoirs élargis. Il va désormais pouvoir infiltrer les milieux des passeurs de réfugiés et des trafiquants de drogue. Il est à noter que l'ASIO sera autorisé à remonter la filière et à mener ses enquêtes à l'étranger. 24 heures dans le Pacifique, 25/02. http://24hdanslepacifique.com/des-a...

L'opposition au Myanmar doit être libre afin de pouvoir s'engager dans la bataille électorale

mer, 10/03/2010 - 10:50

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 10 mars 2010

Amnesty International exhorte le Myanmar à annuler une nouvelle loi qui interdit à tous les prisonniers politiques, dont la lauréate du prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, maintenue en résidence surveillée, d'appartenir à un parti politique à l'approche des élections nationales.

« Au Myanmar, pas moins de 2 200 personnes sont incarcérées pour des motifs politiques, la plupart simplement pour avoir exercé leurs droits de manière pacifique, a déclaré Benjamin Zawacki, spécialiste du Myanmar à Amnesty International.

« Plutôt que d'adopter des lois qui les dépouillent davantage encore de leurs droits, les autorités du Myanmar doivent libérer immédiatement tous les prisonniers politiques, dont Aung San Suu Kyi, et lever les restrictions qui pèsent sur leurs activités politiques. »

Aung San Suu Kyi a déjà été écartée des élections par la Constitution de 2008, selon laquelle toute personne mariée à un ressortissant étranger ne peut se présenter en tant que candidate.

« Amnesty International redoute vivement que la répression contre les militants ne s'intensifie à l'approche des élections, a indiqué Benjamin Zawacki. Les autorités du Myanmar semblent déterminées à supprimer toute force politique défiant leur régime. »

Dans un rapport récent, intitulé Il faut mettre fin à la répression contre les minorités ethniques avant les élections au Myanmar, Amnesty International a rendu compte des efforts systématiques déployés par le gouvernement pour museler les militants issus de la nombreuse population qui forme les minorités ethniques du pays. Dans ce document, l'organisation mettait en garde contre le fait que les élections risquaient d'entraîner une répression encore plus vive contre les militants.

Pour consulter ce texte, cliquez ici.

Note mensuelle sur l'actualité en matière d'asile (février 2010)

mer, 10/03/2010 - 10:35

ASILE

Un toit pour les réfugiés

Ce mercredi, le Mouvement d'insertion des réfugiés « Convivial » inaugurera la « Maison Florida », un immeuble situé au 109 de la chaussée d'Alsemberg à Saint-Gilles et destiné à proposer un logement de transit à des réfugiés en Belgique. La « Maison Florida » permettra d'héberger en 2010 une trentaine de personnes dans sept nouvelles chambres de cohabitation. La Libre Belgique, 03/02. http://www.lalibre.be/actu/bruxelle...

Nombre de demandes d'asile en hausse

Les dernières données disponibles du Commissariat général pour réfugiés et apatrides (CGRA) font apparaître qu'en janvier 2010, 1.184 demandes simples d'asile ont été introduites en Belgique. Le CGRA ne tient cependant pas compte des enfants dans ses statistiques ; le véritable chiffre avoisine plus probablement les 1.540 personnes. La Libre Belgique, 12/02. http://www.lalibre.be/actu/belgique...

Des dizaines de familles demandeuses d'asile à la rue

La Plate-forme Mineurs en exil et plusieurs organisations et institutions de défense des droits de l'enfant déplorent mardi l'incapacité de Fedasil, l'agence fédérale pour l'accueil des demandeurs d'exil, de fournir un accueil aux familles demandeuses d'asile. Celles-ci sont alors parfois renvoyées vers la gare du Nord pour trouver refuge. Le 22 février, on totalisait déjà 378 demandeurs d'asile, dont 260 d'entre eux se voient refuser tout accueil« , dénoncent-ils. Les services de première ligne sont déjà saturés par leur propre public cible et ne sont pas en mesure d'accueillir les demandeurs d'asile. »Ils conseillent donc aux familles d'aller trouver refuge à la gare du Nord". La Libre Belgique, 23/02. http://www.lalibre.be/actu/belgique...

Manifestation d'Afghans devant le siège du Centre Démocrate Humaniste (cdH) à Bruxelles

Une petite vingtaine de personnes ont manifesté lundi à Bruxelles, devant le siège du cdH pour protester contre l'expulsion d'Afghans vers leur pays d'origine : « nous sommes venus rappeler à la présidente du cdH, Mme Milquet, les promesses qu'elle a faites aux Afghans de ne pas les expulser », a déclaré l'organisateur de la manifestation Oscar Florès. La Libre Belgique, 08/02. http://www.lalibre.be/actu/belgique...

300 demandeurs d'asile vont être rapatriés vers la Serbie

La Serbie rapatriera ses ressortissants, pour la plupart albanophones, qui ont soudainement afflué en Belgique après la suppression, le 19 décembre 2009, de l'obligation de visa pour se rendre en Europe et qui ont demandé l'asile, a annoncé le ministre serbe de l'Intérieur, Ivica Dacic. « Nous allons réagir et expliquer aux citoyens [...] que les faux demandeurs d'asile seront rapatriés comme le prévoit l'accord de réadmission », a déclaré M. Dacic cité mardi par le quotidien « Blic ». La Libre Belgique, 03/03. http://www.lalibre.be/actu/belgique...

IMMIGRATION

Un réseau démantelé à Anvers

Neuf personnes d'origine irakienne, soupçonnées d'appartenir à un réseau d'immigration clandestine à destination du Royaume-Uni, ont été interpellées mardi en Belgique dans la région d'Anvers, a annoncé Europol. Les migrants versaient 1 500 euros aux passeurs pour être cachés à l'arrière de poids lourds qui se rendaient Outre-Manche. La Libre Belgique, 05/02. http://www.lalibre.be/actu/internat...

Les migrants à Ostende directement envoyés en centres fermés

Le nombre de migrants en transit à Ostende a connu une augmentation spectaculaire ces dernières années. La plupart espèrent rejoindre la Grande Bretagne. Le nombre de migrants interceptés est passé de 751 en 2007 à 1136 en 2009. Le secrétaire d'État Melchior Wathelet a annoncé que les migrants arrêtés à Ostende seraient directement envoyés en centres fermés. De Morgen, 11/02. (Traduction de l'article original ci-après) [-http://www.demorgen.be/dm/nl/989/Bi...]

Atomium : la réalité migratoire au menu d'une exposition

L'Atomium accueillera du 22 mai au 31 août l'exposition « be.WELCOME », consacrée à l'immigration en Belgique. Lancé dans le cadre de la présidence belge de l'Union européenne, l'événement est organisé en collaboration avec le Musée de l'Europe. Dix-sept coups de projecteurs seront réalisés tant au travers de témoignages que de données factuelles (statistiques...). L'exposition est centrée sur le parcours du migrant et sur la perception de la société d'accueil. La Libre Belgique, 23/02. http://www.lalibre.be/actu/bruxelle...

Amnesty recrute un-e collaborateur-trice pour le site externe

mar, 09/03/2010 - 17:12

Le programme Vie du Mouvement d'Amnesty International recherche un-e collaborateur-trice bénévole

Fonction :

Il s'agira de transférer des documents et informations sur le site externe d'Amnesty International Belgique francophone.

Profil :

La personne recherchée :

se sert aisément d'internet

se débrouille sur Macintosh et sur les traitements de texte (Microsoft et openoffice)

Se débrouiller sur les CMS Spip et Druppal (il ne faut pas être capable de programmer ou de résoudre des problèmes sur SPIP) et avoir des notions en retouche d'image (photoshop par exemple) sont bienvenus également mais pas indispensables.

Disponibilités :

Au minimum un jour (ou deux demi-journées) par semaine, pendant minimum deux mois.

Contact : Merci de transmettre votre candidature à Antoine Caudron – 02/543 79 88 – acaudronATaibfPOINTbe (remplacez AT par “@” et POINT par “.”)

Le président du Timor-Leste soutiendrait la création d'un tribunal international

mar, 09/03/2010 - 09:30

Déclaration publique

ÉFAI - 9 mars 2010

Le président du Timor-Leste a déclaré à Amnesty International qu'il soutiendrait la création d'un tribunal pénal international pour les crimes commis pendant l'occupation du pays par l'Indonésie (1975-1999) si le Conseil de sécurité de l'ONU mettait en place cette instance.

José Ramos-Horta a en outre accusé les Nations unies d'« hypocrisie » pour avoir utilisé sa prise de position anti-tribunal comme prétexte pour ne pas créer ce tribunal. Lors d'un entretien avec le secrétaire général par intérim d'Amnesty International, Claudio Cordone, vendredi 5 mars, il a affirmé que des pays importants au sein du Conseil de sécurité y étaient hostiles.

Amnesty International a exhorté le Conseil de sécurité à créer un tribunal ayant compétence pour juger tous les crimes commis au Timor-Leste entre 1975 et 1999.

« Je me félicite que le président soit prêt à accepter un tribunal international pour les crimes commis au Timor-Leste par le passé, a déclaré Claudio Cordone.

« Nous exhortons une nouvelle fois le Conseil de sécurité de l'ONU et les autorités timoraises et indonésiennes à créer cette instance afin de mettre fin à l'impunité persistante pour les crimes contre l'humanité et les autres graves violations des droits humains qui ont été commis sous l'occupation de l'Indonésie de 1975 à 1999. »

Depuis la fin de l'occupation, les autorités du Timor-Leste ont pris des mesures en faveur d'une réconciliation avec l'Indonésie au détriment des poursuites pénales. Cependant, le président Ramos-Horta demande maintenant au Conseil de sécurité de l'ONU de mettre en place le tribunal, malgré ses propres réserves.

Ce tribunal devrait permettre de rendre justice aux victimes dans le cadre de procédures collectives. Les victimes de violations passées obtiendraient également des réparations complètes et effectives.

Au cours de son entretien avec le président Ramos-Horta, Amnesty International a par ailleurs insisté pour que les victimes soient consultées lors des décisions de grâce ou de commutation de peine et que les autorités renouvellent leurs tentatives en vue de déterminer le sort des personnes disparues et le lieu où elles se trouvent.

Enfin, l'organisation a prié le président du Timor-Leste de soutenir les efforts actuellement fournis au sein du parlement afin de créer un organe de suivi chargé de mettre en œuvre les recommandations contenues dans les rapports remis par la Commission d'accueil, de recherche de la vérité et de réconciliation et la Commission vérité et amitié, qui ont examiné les atteintes aux droits humains commises pendant l'occupation indonésienne.

La Slovaquie prévoit d'enlever des enfants roms à leur famille

lun, 08/03/2010 - 16:58

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 8 mars 2010

Amnesty International estime que le fait de créer des internats pour les enfants roms et de « les détacher progressivement de leur mode de vie actuel dans les campements » serait discriminatoire et constituerait une atteinte flagrante au mode de vie des Roms.

Ce 8 mars 2010, le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a annoncé que le gouvernement proposait un système dans lequel les enfants roms vivant dans des campements seraient placés dans des internats.

« L'idée que les enfants roms doivent être enlevés de leur famille et placés dans des internats, alors qu'ils pourraient être scolarisés dans des écoles classiques près de leur domicile, est de toute évidence contraire au principe de l'intérêt supérieur de l'enfant. C'est une atteinte à leur identité de les déraciner de leur environnement et de les enlever à leur famille », a déclaré Halya Gowan, directrice du programme Europe et Asie centrale d'Amnesty International.

Les difficultés que rencontrent certaines familles roms vivant dans des campements – comme d'autres familles en Slovaquie – pour assurer l'éducation de leurs enfants en raison de la pauvreté, des barrières linguistiques et d'autres facteurs mettent en évidence la nécessité que le gouvernement apporte à tous son soutien et son assistance pour surmonter ces obstacles.

« Isolés du monde extérieur, les enfants roms auront plus de mal à participer pleinement à la société slovaque. La proposition du gouvernement perpétuera la ségrégation qu'ils subissent actuellement. En fait, elle va même l'officialiser, a souligné Halya Gowan.

« La proposition du gouvernement est complètement inadaptée aux évolutions de l'Union européenne. Si elle est adoptée, elle sera absolument contraire au droit slovaque et aux engagements internationaux en matière de droits humains sur la non-discrimination auxquels la Slovaquie est tenue. »

Amnesty International a déjà fait part à plusieurs reprises de ses graves préoccupations face à la discrimination et la ségrégation que subissent les enfants roms dans les écoles slovaques, notamment par le biais de leur placement dans des établissements spéciaux et des classes destinées aux élèves atteints de handicap mental.

« Au lieu de créer un nouveau système parallèle d'éducation distincte pour les enfants en fonction de leur origine ethnique, il faut que le gouvernement slovaque concentre ses efforts sur l'objectif d'intégrer tous les enfants dans l'enseignement général, quelles que soient leur origine sociale, leur langue ou leurs aptitudes », a insisté Halya Gowan.

Amnesty International engage le gouvernement slovaque à traiter le fond du problème : la ségrégation persistante dont sont victimes les enfants roms dans l'éducation, qui devrait être vaincue par des réformes du système scolaire afin de garantir un enseignement réellement ouvert à tous les enfants. Le gouvernement doit apporter un soutien adapté aux familles et aux élèves qui en ont besoin, pour que ces enfants puissent s'intégrer pleinement dans les écoles élémentaires classiques et y développer au mieux leurs capacités.

Pour voir le document Slovakia : Roma Children Still Lose Out : Segregation persists in Slovak schools despite new law - Campaign Digest, cliquez ici.

Note aux rédacteurs :

Ce travail s'inscrit dans le cadre de la campagne mondiale d'Amnesty International Exigeons la dignité, qui vise à mettre fin aux atteintes aux droits humains qui font sombrer les gens dans la pauvreté et les y maintiennent. Elle encourage les gens dans le monde entier à exiger que les gouvernements, les grandes entreprises et les autres détenteurs du pouvoir écoutent la voix de ceux qui vivent dans la pauvreté, et reconnaissent et protègent leurs droits.

Pour en savoir plus sur la campagne Exigeons la dignité, cliquez ici.

Égypte. Les recommandations essentielles formulées par les Nations unies doivent être appliquées pour que cessent les atteintes aux droits humains perpétrées au nom de la sécurité

lun, 08/03/2010 - 16:48

Déclaration publique

ÉFAI - 8 mars 2010

Amnesty International demande instamment au gouvernement égyptien de prendre des mesures immédiates pour mettre en œuvre les recommandations du rapporteur spécial des Nations unies sur la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste, qui a rendu compte devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies ce lundi 8 mars 2010 de sa mission en Égypte en avril 2009.

Dans son rapport, le rapporteur spécial examine la législation antiterroriste et son application en Égypte, ajoutant de nouveaux éléments au dossier volumineux des atteintes aux droits humains perpétrées en Égypte au nom de la lutte contre le terrorisme et souligne l'importance de la poursuite d'une surveillance attentive du Conseil des droits de l'homme et de ses experts indépendants.

Amnesty International et d'autres organisations nationales et internationales de défense des droits humains recueillent depuis longtemps des informations témoignant d'atteintes systématiques aux droits humains par les autorités égyptiennes au nom de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme ; arrestations arbitraires, détention prolongée sans jugement, actes de torture et autres mauvais traitements par des responsables de la sécurité, notamment le Service de renseignement de la sûreté de l'État (SSI) sont monnaie courante, de même que les procès inéquitables devant des tribunaux militaires ou d'exception.

L'état d'urgence en vigueur depuis 29 ans a fortement contribué à ce que se perpétuent ces abus.

Aux termes de la Loi relative à l'état d'urgence, les agents du SSI sont habilités à arrêter et détenir toute personne supposée représenter une menace pour l'ordre public ou la sécurité ou soupçonnée de liens avec le terrorisme ; le SSI a utilisé ces pouvoirs pour procéder même parfois à des arrestations massives. Dans certaines affaires, des proches des personnes soupçonnées ont été arrêtés, menacés et maltraités. Certains détenus ont également fait l'objet de disparitions forcées pendant parfois plusieurs mois, au cours desquels beaucoup ont déclaré avoir été torturés ou soumis à de mauvais traitements et contraints de signer des « aveux » pendant leur détention au secret dans un lieu inconnu, « aveux »qui ont ensuite été utilisés contre eux lors de procès inéquitables.

Dans son rapport, le rapporteur spécial critique notamment les pouvoirs discrétionnaires accordés au SSI, faisant observer que dans la pratique, les agents du SSI ont carte blanche pour décider qui ils arrêtent.

Actuellement, on ne sait pas avec certitude combien de personnes ont été placées en détention administrative sans avoir été inculpées ni jugées au titre de la Loi relative à l'état d'urgence, sur ordre du ministre de l'Intérieur, les autorités refusant de communiquer sur le sujet, mais leur nombre pourrait s'élever à plusieurs milliers. Certaines sont en détention depuis des années, en vertu d'une succession d'ordres de placement en détention administrative émis par les autorités malgré des décisions de justice ordonnant la remise en liberté de ces personnes.

Dans son rapport, le rapporteur spécial demande instamment au gouvernement d'abolir les dispositions légales autorisant la détention administrative, de prendre des mesures effectives en vue de libérer ou de juger tous les détenus actuellement soumis à ce régime et de mettre un terme aux prolongations de détention administrative lorsqu'une décision de justice a ordonné la remise en liberté d'une personne.

La pratique de la détention administrative s'est étendue ces dernières années et les autorités y ont recours aussi bien contre des opposants pacifiques au gouvernement que contre des personnes censées représenter une menace pour la sécurité. Réagissant aux propos du rapporteur spécial ce lundi 8 mars, les autorités égyptiennes ont réaffirmé que la Loi relative à l'état d'urgence servait avant tout à combattre le terrorisme et le trafic de drogue bien que, dans les faits, elle soit également utilisée pour arrêter blogueurs et autres opposants pacifiques. Récemment, à l'issue de l'examen de la situation des droits humains en Égypte dans le cadre de l'Examen périodique universel (EPU), les autorités ont rejeté une recommandation appelant à libérer les blogueurs et militants actuellement détenus au titre de la Loi relative à l'état d'urgence et à mettre un terme aux arrestations et mises en détention de militants politiques.

Mohamed el Skarkawi est en détention administrative depuis mai 1995 malgré un avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire en mai 2007 qualifiant sa détention d'arbitraire.

À la fin de la procédure d'examen périodique universel (EPU) le 19 février, les autorités égyptiennes se sont engagées à appliquer certaines recommandations, notamment celle appelant à poursuivre le développement de la coopération avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme. Ceci est à saluer, particulièrement si cela signifie qu'en plus d'autoriser les visites d'experts en droits de l'homme des Nations unies, l'Égypte appliquera leurs recommandations.

Argentine. Des avortements dans des conditions sûres pour deux jeunes victimes de viol

lun, 08/03/2010 - 10:59

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 8 mars 2010

Deux organisations internationales de défense des droits humains, Amnesty International et Human Rights Watch, ont exhorté ce 8 mars les autorités argentines à permettre que deux jeunes filles de 15 ans victimes de viol puissent bénéficier d'un avortement pratiqué dans des conditions sûres. Les deux adolescentes ont été violées par leur beau-père respectif et demandé une interruption de grossesse dans la province de Chubut, dans le sud du pays, où leur requête a été rejetée.

« Refuser un avortement à une victime de viol est inhumain », ont affirmé les deux organisations des droits humains.

« Tant que l'État se refusera à légiférer comme il se doit sur le recours légal à l'avortement, des femmes et des jeunes filles continueront à souffrir de la judiciarisation de cas qui, aux termes du droit, ne requièrent pas l'obtention d'une autorisation par voie judiciaire », a déclaré Marianne Mollmann, directrice des actions de plaidoyer de la division des droits des femmes au sein de Human Rights Watch.

Le Code pénal argentin dispose que l'avortement est légal quand la vie ou la santé de la femme enceinte sont menacées. Cependant, dans les cas de viol, en dépit des nombreuses recommandations émises à ce propos par les organes chargés des droits humains au sein des Nations unies et d'autres institutions, la législation argentine continue à permettre qu'une formulation floue porte préjudice à la vie et à la santé de femmes et de jeunes filles victimes de viol.

« Le fait de refuser d'autoriser un avortement médicalisé dans les cas de viol est une grave atteinte aux droits humains, a déclaré Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques d'Amnesty International. L'impossibilité d'interrompre leur grossesse dans des conditions sûres constitue un double châtiment pour les femmes et les jeunes filles ayant subi un viol. » « Demander l'intervention du pouvoir judiciaire par crainte d'être sanctionné en tant que professionnel de la santé dans ces circonstances est absurde et conduit à des retards inacceptables », a déploré Guadalupe Marengo.

Une des jeunes filles dont l'affaire se trouve actuellement devant une juridiction de troisième instance, le tribunal suprême de la province de Chubut, a dû attendre un mois avant que la juge de première instance ne prenne la décision de rejeter sa demande d'avortement. Il existe un rapport médical indiquant clairement que la santé et la vie de l'adolescente seraient mises en danger faute d'interruption de grossesse. Alors que l'affaire est examinée en troisième instance, sa grossesse a progressé de 20 semaines tout au long de cette procédure judiciaire. Dans l'autre cas, toujours dans cette même province, le refus catégorique des autorités médicales de l'hôpital régional de pratiquer l'avortement montre que la légalité de cette intervention dans des cas particuliers n'est ni comprise, ni respectée ou que le personnel de santé a peur en raison de la confusion existant à ce propos. « Aucun de ces deux cas n'aurait dû se retrouver devant la justice : le droit permet clairement aux médecins d'évaluer la menace potentielle pour la santé psychologique et physique d'une patiente violée et, lorsque ce danger est avéré, de pratiquer une interruption de grossesse sans être sanctionnés », ont rappelé les deux représentantes.

« Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, nous demandons instamment aux autorités argentines de s'engager sans équivoque à concrétiser le droit des femmes à prendre librement et de façon responsable des décisions concernant leur santé sexuelle et reproductive », ont conclu Amnesty International et Human Rights Watch. « L'État argentin doit faire en sorte que les professionnels de la santé puissent pratiquer des avortements légaux lorsque les femmes en font la demande, sans craindre d'être sanctionnés pénalement, ainsi que le prévoient les normes internationales relatives aux droits humains en la matière », soulignent Marianne Mollmann, de Human Rights Watch, et Guadalupe Marengo, d'Amnesty International.

Les victimes de viol sont privées de justice et voient leur dignité bafouée

lun, 08/03/2010 - 03:00

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 8 mars 2010.

Amnesty International rend publics lundi 8 mars deux rapports concernant des régions différentes du monde, dans lesquels elle montre que discrimination fondée sur le genre et préjugés empêchent les victimes de viols et de violences sexuelles d'obtenir justice.

Pour marquer la Journée internationale de la femme, l'organisation publie un rapport sur la violence sexuelle dans un pays en développement - le Cambodge - et un rapport sur cette violence dans des pays d'Europe du Nord - le Danemark, la Finlande, la Norvège et la Suède.

« Dans les pays pauvres comme dans les pays riches, les femmes violées ou victimes de violences ont peu de chances de voir leurs agresseurs déférés à la justice, a déclaré Widney Brown, directrice chargée du droit international et de la stratégie politique à Amnesty International. Il est révoltant qu'au XXIe siècle, alors qu'il existe toute une législation garantissant l'égalité de droit pour les femmes, pratiquement aucun gouvernement ne parvient à protéger les femmes ou à faire en sorte que leurs agresseurs soient tenus de rendre des comptes pour leurs crimes. »

Les deux rapports d'Amnesty International montrent que nombreux sont les obstacles pour les victimes d'atteintes sexuelles et de violences familiales qui cherchent à obtenir justice. Les victimes sont confrontées notamment aux réactions négatives ou dédaigneuses du personnel policier, médical et judiciaire. Se sentant honteuses, voire coupables, face à l'indifférence dont font généralement preuves les autorités, de nombreuses femmes ne portent même pas plainte.

Les quelques femmes qui finissent par aller voir la police obtiennent rarement justice et réparation. Les deux documents publiés par Amnesty International font apparaître que la proportion de cas de viol donnant lieu à des poursuites est l'une des moins élevées par rapport aux autres infractions.

« Si la violence sexuelle n'est pas accompagnée de violence physique elle n'est tout simplement pas prise en compte, a déclaré Widney Brown. Une femme qui survit à un viol sans lésion physique significative est souvent blâmée ou considérée comme responsable du crime dont elle a fait l'objet, tandis que le violeur ne fait l'objet, éventuellement, que d'une sanction sociale ou peine de justice limitée.

Bien que les appareils judiciaires examinés dans les deux rapports varient considérablement, Amnesty International a constaté qu'ils se caractérisaient tous par des lacunes et des disparités dissuadant les femmes et les jeunes filles de chercher à obtenir justice pour des crimes commis contre elles.

Dans les pays d'Europe du Nord, c'est le recours à la violence ou aux menaces de violence plus que l'atteinte à l'autonomie sexuelle d'une femme qui détermine la gravité du viol. Le document Affaire classée détaille le cas en Finlande d'un homme ayant contraint une femme à avoir un rapport sexuel avec lui dans des toilettes publiques, en lui cognant la tête contre le mur et en lui tordant le bras dans le dos Or, le juge a considéré qu'il ne s'agissait pas d'un viol étant donné que la violence utilisée était d'un faible degré, et l'homme a été reconnu coupable simplement de rapport sexuel contraint et condamné à une peine avec sursis de sept mois d'emprisonnement.

En comparaison, dans le droit finlandais, le refus d'effectuer son service militaire obligatoire, y compris sous la forme d'un service civil, est passible d'une peine d'emprisonnement d'au moins six mois.

Au Cambodge, les femmes ne font pas confiance à la justice et le coût des procédures policières les dissuade d'engager des poursuites. Les victimes doivent souvent payer des pots-de-vin à la police pour qu'une enquête soit lancée. Il leur faut aussi généralement de l'argent pour les soins médicaux, le transport et les appels téléphoniques pendant l'enquête.

Le rapport Breaking the silence : Sexual violence in Cambodia montre aussi comment la « solution » consiste parfois en un paiement négocié en-dehors de tout cadre judiciaire. Le plus souvent, un policier arbitre un accord financier entre la famille de la victime et celle du contrevenant, à la condition que la victime ne porte pas plainte devant la justice. Le médiateur reçoit alors une partie de la somme convenue.

« Pour trop de femmes, l'intervention de la justice ne fait qu'exacerber les violences et atteintes subies, a déclaré Widney Brown. Chaque violeur qui n'est pas sanctionné du fait de ces dysfonctionnements témoigne de l'indifférence des autorités au sort des victimes de violences sexuelles. »

La violence contre les femmes demeure l'une des principales barrières empêchant l'égalité de genre. Amnesty International appelle les gouvernements à faire preuve de la diligence requise pour empêcher et punir les actes de violence, après avoir mené les enquêtes nécessaires. Pour ce faire, il faut veiller à ce que les femmes soumises à des violences puissent obtenir justice et réparation pour les souffrances endurées.

Amnesty International demande également la création d'une entité de l'ONU renforcée, pour faire en sorte que les femmes et les jeunes filles du monde entier puissent réellement exercer leurs droits. Amnesty International participe à la campagne mondiale des ONG pour une réforme des structures en faveur de l'égalité des sexes (GEAR) appelant les gouvernements et le système des Nations unies à veiller à ce que le nouvel organe de l'ONU pour les femmes reçoive les moyens financiers, le personnel et le pouvoir nécessaires pour faire réellement la différence dans la vie des femmes du monde entier.

L'organisation exhorte tous les gouvernements à réaffirmer pleinement leur respect des droits des femmes, dans la lignée de plusieurs traités internationaux sur les droits humains et de la Déclaration et du Programme d'action de Beijing dont les objectifs sont l'égalité, le développement et la paix pour toutes les femmes.

Note aux rédacteurs

Amnesty International publie deux rapports qui traitent de la violence contre les femmes : Affaire classée. Le viol et les droits humains dans les pays nordiques et Breaking the Silence : Sexual Violence in Cambodia Pour en savoir plus sur la campagne d'Amnesty International « Halte à la violence contre les femmes », cliquez ici.

Ces documents seront rendus publics lors de la session annuelle de la Commission de la condition de la femme des Nations unies. Cette année la Commission passe en revue les progrès réalisés depuis l'adoption il y a 15 ans de la Déclaration et du Programme d'action de Beijing, dont les objectifs sont l'égalité, le développement et le plein exercice des droits fondamentaux des femmes. La Déclaration et le Programme d'action avaient été adoptés à l'unanimité par les États membres lors de la 4e Conférence mondiale des Nations unies sur les femmes qui s'est tenue à Pékin en 1995.

Amnesty International pense que les gouvernements ne pourront pas progresser en ce qui concerne les Objectifs du millénaire pour le développement s'ils ne s'attèlent pas aux problèmes structurels dans le domaine des droits humains que sont, par exemple, le non respect des droits sexuels et reproductifs, et le non respect du droit de ne pas être soumis à toute forme de violence liée au genre et de discrimination contre les femmes.

Les autorités doivent protéger les victimes de violences sexuelles au Cambodge, où les viols seraient en augmentation

lun, 08/03/2010 - 03:00

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 8 mars 2010

Au Cambodge, les victimes de viol n'ont qu'un accès limité à la justice ainsi qu'aux services de santé et d'accompagnement psychologique, a déclaré Amnesty International dans un rapport rendu public ce lundi 8 mars 2010, alors que les viols de femmes et de jeunes filles semblent en augmentation dans ce pays.

Dans ce document intitulé Breaking the silence : Sexual violence in Cambodia, publié à l'occasion de la Journée internationale de la femme, Amnesty International montre que la corruption et la discrimination au sein des services de police et de l'appareil judiciaire empêchent les victimes de viol d'obtenir justice et de bénéficier de l'aide qui leur est nécessaire, tandis que la plupart des auteurs demeurent impunis.

« Des dizaines de victimes nous ont dit avoir été rackettées, ignorées ou avoir vu leur parole mise en doute par des fonctionnaires dont le rôle devrait être de les aider et de protéger leurs droits, a déclaré Donna Guest, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d'Amnesty International. Trop de femmes violées voient s'ajouter au traumatisme initial des violences subies l'épreuve que constituent les difficultés rencontrées dans leur quête de justice et de prise en charge médicale ».

Les recherches d'Amnesty International ont fait apparaître que les travailleuses du sexe et les femmes pauvres avaient le plus grand mal à obtenir justice et à bénéficier de soins médicaux. Elles ne sont pas en mesure de verser les pots-de-vin souvent exigés, entre autres, par la police, ni de payer les services d'un avocat ou d'un médecin.

Le rapport comprend 30 entretiens avec des femmes et des jeunes filles âgées de 10 à 40 ans. La famille de Mony, une adolescente de 19 ans présentant des difficultés d'apprentissage, a expliqué que la police avait refusé d'enregistrer sa plainte lorsque la jeune fille avait été violée, à la fin de l'année 2009.

« La police ne travaille que si on a de l'argent, si on peut payer. Avec environ 100 000 riels [environ 17 euros], on aurait peut-être pu obtenir une arrestation, mais nous n'avons pas cet argent », a déclaré son père.

Il a ajouté que Mony vivait constamment dans la peur de son violeur, toujours en liberté. La famille avait également des difficultés à payer les médicaments dont la jeune fille avait besoin, ainsi que les frais de transport pour se rendre au tribunal et au poste de police.

Au sein de la société cambodgienne, comme dans de nombreuses autres, la discrimination liée au genre est profondément enracinée. Les victimes d'agression sexuelle sont stigmatisées, tandis que les agresseurs restent le plus souvent en liberté. Lorsqu'ils font l'objet de sanctions, celles-ci restent limitées.

« Étant donné le manque de soutien de la société envers les victimes, il est essentiel que le gouvernement rompe le silence et condamne publiquement les violences sexuelles, pour montrer qu'il ne saurait tolérer des crimes aussi graves et qu'il reconnaît la souffrance des victimes », a déclaré Donna Guest.

Un nouveau Code pénal devant entrer en vigueur fin 2010, Amnesty International demande aux autorités cambodgiennes de prendre des dispositions pour lutter fermement contre le comportement inadapté des responsables de l'application des lois, les règlements extrajudiciaires, la faiblesse des poursuites et la corruption généralisée dans les affaires de violences sexuelles présumées.

Amnesty International a également exhorté les autorités à former et à équiper la police, à employer des femmes policiers et à allouer aux services de police des budgets suffisants pour qu'ils puissent enquêter sur les violences sexuelles présumées avec la rapidité, le professionnalisme et le tact requis.

D'après des statistiques émanant de la police et d'ONG, les viols sont en augmentation au Cambodge. Toutefois, l'ampleur du phénomène est masquée par le manque de suivi ainsi que la transmission et la coordination limitées des données.

Les autorités devraient être en mesure d'obtenir des chiffres précis sur lesquels fonder leur politique et leurs plans d'action.

« Le Cambodge a réalisé des avancées importantes dans la lutte contre la discrimination liée au genre, en mettant l'accent sur la violence au sein de la famille et la traite des êtres humains. Il est temps que le gouvernement ajoute la violence sexuelle à l'égard des femmes à ces catégories pour ne plus se soustraire aux obligations qui sont les siennes aux termes de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes », a déclaré Donna Guest.

Ce rapport de 60 pages présente des recherches approfondies et des recommandations pour inverser la tendance à la hausse de la violence sexuelle à l'égard des femmes. Il s'inscrit dans le cadre de la campagne mondiale d'Amnesty International intitulée Halte à la violence contre les femmes.

Premier sommet UE-Maroc : la question des droits humains au Sahara occidental doit être abordée

ven, 05/03/2010 - 12:53

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 5 mars 2010

Bruxelles, le 5 mars 2010 – Dans une lettre adressée à la présidence espagnole de l'Union européenne (UE), Amnesty International demande instamment qu'une question précise sur les droits humains soit inscrite à l'ordre du jour du premier sommet UE-Maroc, prévu à Grenade le 7 mars. L'organisation souhaite en effet que les dirigeants de l'UE abordent lors de ce sommet la question de l'intolérance croissante vis-à-vis des défenseurs des droits humains, notamment sahraouis, qui s'expriment en faveur de l'autodétermination du Sahara occidental.

« L'UE a une réelle occasion de placer les droits humains au cœur de ses relations avec le Maroc. Pour ce faire, elle doit débattre de la situation au Sahara occidental lors du sommet de Grenade. Les autorités marocaines mènent une politique de plus en plus répressive envers les Sahraouis et leur droit d'exprimer leurs opinions et aucun représentant de l'UE ne saurait le tolérer », a déclaré Nicolas Beger, directeur du Bureau européen d'Amnesty International.

Six Sahraouis sont actuellement traduits devant un tribunal militaire pour avoir porté atteinte à la sécurité intérieure et extérieure du Maroc. Amnesty International a également recueilli un nombre croissant d'informations faisant état de manœuvres de harcèlement à l'encontre des militants des droits humains sahraouis : intimidations verbales, rencontres entre militants et observateurs étrangers empêchées, passeports et papiers d'identité confisqués. L'organisation s'inquiète de la proposition du roi du Maroc Mohamed VI de déchoir de leur nationalité marocaine les Sahraouis favorables à l'autodétermination du Sahara occidental.

Les médias indépendants font eux aussi les frais de l'approche de plus en plus répressive des autorités marocaines face à ceux qui sont considérés comme des détracteurs de la monarchie. Amnesty International est tout particulièrement préoccupée par la détention du journaliste Idriss Chahtane, incarcéré à la prison civile de Salé depuis le 15 octobre 2009. Idriss Chahtane a été condamné à une peine d'emprisonnement d'un an après avoir publié dans l'édition de septembre d'Almichaal un article sur la santé du roi Mohamed VI.

Ces dernières années, plusieurs journalistes et défenseurs des droits humains ont été poursuivis au Maroc et parfois condamnés à des peines de prison pour avoir critiqué sans violence la monarchie, ce que la famille royale a jugé injurieux. Amnesty International exhorte par conséquent l'UE à demander au gouvernement marocain de libérer immédiatement et sans condition Idriss Chahtane et les six défenseurs des droits humains sahraouis dont voici les noms : Ahmed Alnasiri, Brahim Dahane, Yahdih Ettarouzi, Saleh Labihi, Rachid Sghir et Ali Salem Tamek.

La situation ¬pénible qu'endurent les défenseurs des droits humains et les citoyens qui critiquent le régime marocain doit être prise en compte dans les relations entre l'UE et le Maroc, à Grenade et par la suite. Dans le cadre de la révision de la Politique européenne de voisinage UE-Maroc, qui sera définie au cours de l'année 2010, Amnesty International exhorte l'UE à inclure un important chapitre sur les droits humains, avec des critères mesurables et un calendrier réaliste pour leur réalisation.

« L'Union européenne a l'occasion d'établir un précédent pour l'orientation future de l'ensemble de la Politique européenne de voisinage en négociant un plan d'action avec le Maroc qui permette de nouer une relation véritablement fondée sur les droits humains », a conclu Nicolas Beger.

Égypte. Les autorités doivent libérer un blogueur traduit devant un tribunal militaire

ven, 05/03/2010 - 11:39

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI - 5 mars 2010

Amnesty International a demandé ce vendredi 5 mars 2010 aux autorités égyptiennes de libérer immédiatement et sans condition un blogueur et prisonnier d'opinion passible d'une peine de neuf ans et demi d'emprisonnement pour avoir mis en ligne un article dénonçant le népotisme au sein des forces armées.

Ahmad Mostafa, 20 ans, doit être jugé devant un tribunal militaire au Caire le 7 mars pour avoir publié en mars 2009 un article sur son blog intitulé Matha Assabaka ya Watan (Que t'est-il arrivé, oh nation ?). Il est le premier blogueur égyptien à être jugé par un tribunal militaire pour ses activités présumées.

« Ahmed Mostafa a fait l'objet de poursuites uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression sur son blog, a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d'Amnesty International.

« Il a désormais à répondre d'accusations forgées de toutes pièces qui témoignent de la détermination des autorités à contrôler la blogosphère égyptienne, devenue un espace de libre expression dans le pays. »

Dans son article, il racontait l'histoire d'un étudiant qui aurait été contraint de démissionner d'une académie militaire afin de céder sa place à un autre postulant, sur fond d'accusations de népotisme.

Ahmed Mostafa, qui fait des études d'ingénieur à l'université de Kafr El Sheikh, a été accusé d'avoir mis en ligne des secrets militaires, publié de fausses informations sur l'armée et insulté les officiers chargés du recrutement à l'académie militaire.

Selon les avocats du Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'homme, il a été arrêté par des agents des services de renseignement militaire le 17 février 2010 et interrogé sur son blog.

Il a comparu pour la première fois devant un tribunal militaire lundi 1er mars. Or, ses avocats du Centre Hisham Mubarak pour le droit et de l'Association pour la liberté de pensée et d'expression ont révélé à Amnesty International que les autorités ne leur avaient fait parvenir son dossier que le mardi 2 mars.

« Il est consternant de constater que des blogueurs peuvent désormais comparaître devant une instance militaire. L'Égypte est régulièrement critiquée par les institutions des Nations unies chargées des droits humains pour son utilisation abusive de la justice militaire. Plutôt que de remédier à l'iniquité des procès de civils devant des instances militaires, les autorités égyptiennes cherchent à étendre leur champ d'application », a indiqué Hassiba Hadj Sahraoui.

Ahmed Mostafa n'est pas le seul blogueur égyptien incarcéré pour ses écrits.

Karim Amer, adopté par Amnesty International comme prisonnier d'opinion, a été condamné à une peine de quatre ans d'emprisonnement en février 2007 pour avoir critiqué sur son blog le président Hosni Moubarak et les autorités religieuses égyptiennes d'al Azhar.

Hani Nazeer, autre prisonnier d'opinion, est maintenu en détention administrative depuis octobre 2008 pour avoir mis en ligne sur son blog la couverture d'un livre considéré comme insultant pour les musulmans.

Par ailleurs, Amnesty International a exhorté les autorités égyptiennes à accepter les principales recommandations de l'ONU sur la liberté d'expression et de dissidence pacifique.

Le 19 février 2010, lors d'un examen par l'ONU du bilan de l'Égypte en termes de droits humains, les autorités égyptiennes ont rejeté une recommandation les invitant à « libérer les blogueurs et les militants actuellement incarcérés aux termes de la Loi relative à l'état d'urgence et à mettre un terme aux arrestations et aux détentions de militants politiques », la qualifiant d'incorrecte et inexacte dans les faits.

Complément d'information

Dans le droit fil du droit international, Amnesty International s'oppose à ce que des civils comparaissent devant des tribunaux militaires. De tels procès bafouent le droit à un procès public et équitable devant un tribunal compétent, indépendant et impartial, établi par la loi, que garantit l'article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) auquel l'Égypte est partie.

Les tribunaux militaires ont été institués en Égypte en vertu du Code de justice militaire (Loi n° 25 de 1966). La Loi a été modifiée en avril 2007. Les changements apportés n'ont toutefois pas remédié aux problèmes de fond inhérents au fait de traduire des civils devant des juridictions militaires.

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