Les Dossiers Individu en danger
Les Dossiers Individu en danger s'inscrivent dans le long terme. Il vous est dès lors possible d'adopter un dossier, de suivre son évolution et les actions qui s'y rapportent sur Isavelives.be . Pour une information détaillée sur les dossiers Individu en danger, rendez-vous dans L'aide
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Adriana Pérez et Gerardo Hernández (Etats-Unis) Le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a refusé, à plusieurs reprises, d’accorder à Adriana Pérez, l’épouse de Gerardo Hernández, un visa temporaire lui permettant de rendre visite à son mari en prison. Gerardo Hernández est un ressortissant cubain condamné à une peine de réclusion à perpétuité aux Etats-Unis. Il a été déclaré coupable en 2001 d’être un agent infiltré travaillant pour le compte d’un gouvernement étranger, de conspiration afin de recueillir et de transmettre des informations relatives à la défense nationale, de conspiration en vue de commettre un meurtre et d’infractions connexes. L’inculpation de conspiration en vue de commettre un meurtre est liée à sa participation présumée à un projet ayant abouti à la destruction de deux avions privés et à la mort de quatre hommes qui se trouvaient à bord de ces avions. Ces avions appartenaient au groupe d’exilés cubains basé à Miami, les Frères à la Rescousse. |
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Carlos Jorge Garay (Pérou) Carlos Jorge Garay a été emprisonné le 6 juilet 2007 pour un crime qu’il n’a pas commis. Il a déjà été acquitté plusieurs fois pour le même délit de terrorisme depuis 1992 mais les autorités continuent à la poursuivre. Amnesty International considère que Carlos Jorge Garay est un prisonnier de conscience. |
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Charles Ntakirutinka (Rwanda) Charles Ntakirutinka, un ancien ministre rwandais, purge une peine de dix ans d’emprisonnement après avoir été déclaré coupable de rumeurs incitant à la désobéissance civile et d’association de malfaiteurs à la suite d’un procès inique. Il est détenu à la prison centrale de Kigali où sa peine devrait prendre fin en 2012. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion et appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle. |
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Chen Guangcheng (Chine) Le militant des droits humains Chen Guangcheng, qui est aveugle, purge une peine de quatre ans d’emprisonnement pour avoir donné des conseils juridiques à des villageois de la région de Linyi, dans la province de Shandong (à l’est du pays). Les villageois avaient intenté une action en justice contre les autorités locales qui avaient procédé à des stérilisations et des avortements forcés sur des milliers de femmes de la région dans le cadre de la législation nationale relative au planning familial. |
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Colonel Paul Ndokayi (RDC) Le colonel Paul Ndokayi a été arrêté le 27 novembre 2006 à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Il a été détenu durant près d’un mois au siège de la Direction des renseignements généraux et services spéciaux (DRGS). Au cours de cette détention, il a été soumis à des tortures et à d’autres formes graves de mauvais traitements. Il est maintenant détenu au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK), la principale prison de la capitale congolaise. Il n’a pas reçu de soins médicaux pour les graves blessures provoquées par les tortures subies. Il n’a pas été jugé et n’a pas pu contester la légalité de sa détention. |
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Dhondup Wangchen (Chine(Tibet)) Le cinéaste tibétain, Dhondup Wangchen, attend l'ouverture de son procès pour incitation au séparatisme. Il est détenu depuis mars 2008 pour avoir tourné un film documentaire portant sur l’attitude des Tibétains face aux Jeux olympiques de Pékin et décrivant leur position à l’égard au Dalaï Lama. Il a pu téléphoner à un proche en juillet 2008 et lui a dit qu’il avait été torturé mais il n’a pu avoir aucun autre contact avec sa famille. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion. |
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Engin Ceber (Turquie) Engin Ceber, âgé de vingt-neuf ans, faisait partie d’un groupe de quatre personnes arrêtées et détenues le 28 septembre 2008 au cours d’une conférence de presse organisées en solidarité avec Ferhat Gerçek (un jeune homme de dix-huit ans qui a été atteint par une balle tirée par un policier le 7 octobre 2007 et qui est paralysé à vie). Engin Ceber et trois autres personnes (deux hommes et une femme) qui ont été arrêtés lors de cette conférence de presse auraient été victimes de tortures et de mauvais traitements en détention. Le 10 octobre 2008, Engin Ceber est mort à l’hôpital des suites de blessures qu’il avait subies en détention. Soixante fonctionnaires sont actuellement poursuivis dans le cadre de cette affaire. |
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Ferhat Gerçek (Turquie) Ferhat Gerçek est paralysé à vie après avoir été atteint par une balle tirée par un policier le 7 octobre 2007. Selon certaines informations, cet usage d’une arme à feu constituerait un recours à la force injustifié et disproportionné. Alors que sept policiers doivent répondre devant la justice de cet usage de la force, il est à craindre que, suite à des irrégularités dans l’enquête menée dans le cadre de cette affaire, la personne qui a tiré sur Ferhat Gerçek ne soit pas traduite en justice. De plus, Ferhat Gerçek et cinq autres personnes sont poursuivis suite de ces événements et ils risquent d’être condamnés à une peine de plus de quinze ans d’emprisonnement s’ils sont déclarés coupables. |
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Francois-Xavier Byuma (Rwanda) Le défenseur des droits humains rwandais, Francois-Xavier Byuma, a été condamné à dix-neuf ans d’emprisonnement, le 27 mai 2007, à la suite d’un procès manifestement inéquitable. Il a été reconnu coupable d’avoir reçu une formation aux armes à feu, d’avoir agressé une femme tutsie et d’avoir participé à une attaque durant le génocide de 1994. |
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Fredy Peccerelli (Guatemala) L’anthropologue médicolégal, Fredy Peccerelli ainsi que ses collègues et certains de ses proches ont été menacés, suivis, surveillés (et certains ont été blessés par des tirs), à de nombreuses reprises, en raison de leur combat contre l’impunité. Fredy Peccerelli est directeur de la Fundación de Antropología Forense de Guatemala (FAFG, Fondation guatémaltèque d'anthropologie médico-légale) qui procède à des enquêtes médico-légales et à des exhumations de charniers datant de l’époque du conflit armé interne au Guatemala (1960-1996). |
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Gao Zhisheng (Chine) Selon la station Radio Free Asia, qui émet depuis les États-Unis, des policiers sont venus, le 4 février 2009, chercher Gao Zhisheng, défenseur des droits humains originaire de Pékin, à son domicile dans la province du Shaanxi, et l’ont emmené. On ignore où il se trouve actuellement. Amnesty International redoute qu’il ne soit torturé ou soumis à d’autres formes de mauvais traitements. |
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Gary Tyler,(Etats-Unis) Gary Tyler, afro-américain de quarante-huit ans, effectue une peine de prison à perpétuité à Angola, prison d’Etat de la Louisiane. Il a été condamné en novembre 1975 pour le meurtre de Timothy Weber, collégien blanc de treize ans qui a été abattu aux abords d’une école lors d’émeutes raciales en 1974. |
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Groupe 78 (Cambodge) Les autorités de la ville de Phnom Penh menacent, depuis juin 2006, d’expulser de force quelque 150 familles vivant dans une zone, connue sous le nom de Groupe 78, située dans le centre de la ville. Ces personnes ont commencé à s’installer dans cet endroit en 1983. Depuis, la valeur du terrain a énormément augmenté. |
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Hakamada Iwao (Japon) Hakamada Iwao est dans le couloir de la mort depuis 1968. Il a été déclaré coupable, à la suite d’un procès inéquitable, du meurtre en 1966 du patron de la fabrique où il travaillait ainsi que de l’épouse et des deux enfants de cet homme. |
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Hu Jia (胡佳) et Zeng Jinyan(曾金燕)(Chine) Le militant des droits humains vivant à Pékin, Hu Jia, a été jugé, le 18 mars 2008, par le tribunal populaire intermédiaire numéro un de Pékin pour incitation à la subversion aux termes de l’article 105 du Code pénal chinois. Si sa mère a été autorisée à assister au procès, sa femme et son père en ont été empêchés. Plusieurs amis de Hu Jia, notamment d’autres militants, auraient également été empêchés d’assister au procès ou contraints par la force de quitter Pékin durant ce procès. Ses avocats n’ont eu que trois jours pour préparer sa défense. Hu Jia était détenu depuis le 27 décembre 2007 car il était soupçonné d’incitation à la subversion du pouvoir de l’État. Il se trouve actuellement détenu au centre de détention de la police municipale de Pékin, dans le district de Chaoyang. |
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Inés Fernández Ortega et Valentina Rosendo Cantú (Mexique) En 2002, lors d’incidents distincts, Inés Fernández Ortega et Valentina Rosendo Cantú ont été abordées et interrogées par des soldats qui les auraient par la suite violées. Quatre ans plus tard, aucun d’entre eux n’avait été déféré à la justice. Au Mexique, des barrières culturelles, économiques et sociales dissuadent de nombreuses femmes d’origine indienne de réclamer justice par la voie des tribunaux. Inés Fernández Ortega et Valentina Rosendo Cantú ont montré un grand courage en rapportant aux autorités les épreuves qu’elles avaient subies. Amnesty International fait campagne pour que justice soit rendue dans ces deux cas. |
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la communauté garífuna de San Juan Tela (Honduras) Des dirigeants et des membres d’un groupe de Garífunas, peuple d’origine africaine, résidant dans le village de San Juan Tela (département d’Atlántida, dans le nord du Honduras), ont été la cible d’une campagne de harcèlement. Ces actes visaient manifestement à contraindre cette communauté à céder, à une société immobilière, des titres de propriété fonciers possédés par les Garífunas depuis plusieurs générations. Cette société a le projet de créer une station touristique dans cette région. La vie et l’intégrité physique et mentale des membres de ce groupe sont en danger. |
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Justine Masika Bihamba (République Démocratique du Congo) Justine Masika Bihamba et sa famille ont été prises pour cibles par des membres de l’armée de la République démocratique du Congo (RDC), en raison du rôle joué par Justine en tant que coordonnatrice au sein d’une ONG de défense des droits des femmes, Synergie des femmes contre les violences sexuelles (SFVS). Le 18 septembre 2007, alors que Justine Masika Bihamba était sortie, des soldats se sont introduits de force chez elle. Ils ont ligoté ses six enfants en les menaçant d’une arme. L’un des soldats a agressé la fille aînée de Justine, et puis il a sexuellement agressé et tenté de violer une autre des ses filles. Les conseillers de la SFVS font régulièrement l’objet de menaces et d’agressions en relation avec leur travail. |
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Kamal al Labwani (Syrie) Le militant pro-démocratique, Kamal al Labwani, purge une peine de quinze ans d’emprisonnement prononcée à la suite d’une série de procès iniques. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé, de façon pacifique, son droit à la liberté d’expression. |
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Kazemeyni BoroujerdiI (Iran) L’ayatollah chiite Sayed Hossein Kazemeyni Boroujerdi est un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exprimé, de façon pacifique, ses convictions religieuses. Il est emprisonné sur la base d’inculpations manifestement motivées par des considérations politiques. Il est privé des soins médicaux nécessaires au traitement d’un certain nombre de problèmes de santé, dont la maladie de Parkinson. |
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Le groupe des Étudiants de la génération 88 (Myanmar (Birmanie)) Les militants, Htay Kywe, Mie Mie et Zaw Htet Ko Ko, ont été arrêtés dans le cadre de la chasse aux personnes qui étaient à l’origine des grandes manifestations de protestation antigouvernementales qui ont commencé en août 2007, et auxquelles les autorités ont mis un terme, fin septembre, en déclenchant une violente répression. Ces personnes sont maintenant inculpées de toute une série d’infractions fondées sur des considérations politiques. Amnesty International les considère comme des prisonniers d’opinion. Ces personnes risquent d’être soumises à des actes de torture. |
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Mansour Ossanlu (Iran) Mansour Ossanlu est un militant syndicaliste et un défenseur des droits humains. Il a été emprisonné, à plusieurs reprises, et est victime depuis longtemps de persécutions de la part des autorités pour ses actions légitimes en tant que syndicaliste. Mansour Ossanlu n’a cessé d’être victime de harcèlements et d’intimidations lorsqu’il se trouvait aux mains des autorités iraniennes, aussi bien à l’intérieur de la prison que lorsqu’il n’était pas détenu. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion et appelle à sa libération immédiate et sans conditions. |
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Marcelo Cano Rodríguez (Cuba) Marcelo Cano Rodríguez, médecin et défenseur des droits humains, a été arrêté le 25 mars 2003 alors qu’il enquêtait sur l’arrestation d’un autre médecin, Jorge Luis García Paneque. Marcelo a été jugé et reconnu coupable d’avoir participé à des actions contre-révolutionnaires, apparemment suite à ses activités au sein de deux organisations non reconnues et de l’enquête qu’il a menée sur l’arrestation de son confrère médecin. Marcelo a été condamné à 18 ans d’emprisonnement. Amnesty International estime que son emprisonnement a un caractère politique et elle le considère comme un prisonnier d’opinion. Il est actuellement détenu à la prison d’Ariza, dans la ville de Cienfuegos, à environ 250 kilomètres de son domicile situé à La Havane, la capitale. Cet éloignement rend difficiles les visites de ses proches. |
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Marcelo Freixo (Brésil) Marcelo Freixo, défenseur des droits humains et député, risque d’être victime d’attaques en raison de son rôle en qualité de président de la Commission parlementaire d’enquête sur les activités des milices paramilitaires dans les bidonvilles de Rio de Janeiro (connues sous le nom de favelas). Sa famille et d’autres membres de cette Commission parlementaire sont également en danger. |
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Min Ko Naing (Myanmar) Min Ko Naing, dirigeant de longue date du mouvement prodémocratique au Myanmar a été condamné, le 11 novembre 2008, à une peine de soixante-cinq ans d’emprisonnement pour son rôle dans les importantes manifestations antigouvernementales d’août et septembre 2007. Le verdict a été rendu à huis clos à la prison de Maubin, dans le sud-ouest de la division d’Ayeyarwady (Irrawaddy). |
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Muhammad Haydar Zammar (Syrie) Muhammad Haydar Zammar, ressortissant allemand d’origine syrienne a "disparu" suite à son arrestation au Maroc en décembre 2001. Il a été détenu pendant presque 5 ans sans inculpation et sa famille n’a eu connaissance de sa situation qu’en 2004. Le 8 octobre 2006, Muhammad Zammar a comparu devant la Cour Suprême de Sûreté de l’Etat (CSSE) et il a été reconnu coupable le 11 février 2007 de 4 chefs d’inculpation après un procès inéquitable. Il a été condamné à une peine d’emprisonnement de 12 ans, qui correspond à la sentence habituelle infligée en cas d’appartenance au mouvement syrien interdit des frères musulmans. Les Frères musulmans ont aussitôt publié un communiqué affirmant que Muhammad Zammar n’avait jamais appartenu à ce Parti ni entretenu de relations avec l’un ou l’autre de ses membres. |
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Musaad Abu Fagr (Egypte) Le romancier et militant des droits humains, Musaad Suliman Hassan Hussein, connu sous son nom de plume Musaad Abou Faqr, est placé en détention administrative, par ordre du ministre de l’Intérieur, depuis le 15 février 2008, bien que plusieurs décisions de justice - et encore tout récemment en juin 2009 - aient ordonné sa remise en liberté. Amnesty International estime que Musaad Abou Faqr est un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exprimé, de façon pacifique, ses opinions et appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle. |
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Myo Min Zaw et Ko Aye Aung (Myanmar (Birmanie)) Les militants étudiants, Myo Min Zaw et Ko Aye Aung ont été arrêtés le 14 septembre 1998 pour avoir distribué des tracts et organisé des manifestations étudiantes à Yangon, la plus grande ville du Myanmar. Ces deux hommes étaient des membres dirigeants de l’organisation interdite, All Burma Federation of Student Unions (ABFSU, Fédération des syndicats étudiants de Birmanie). Myo Min Zaw et Ko Aye Aung purgent respectivement des peines de cinquante-deux et de quarante-cinq années d’emprisonnement. Ils auraient été torturés durant leur interrogatoire. Tous deux sont des prisonniers d’opinion détenus uniquement pour avoir exprimé leurs convictions de manière non violente. |
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Nathum Mohammad Ismail al Ani (Irak) Nathum Mohammad Ismail al Ani faisait partie d’un groupe de 18 personnes arrêtées par les forces de sécurité irakiennes à Bagdad en décembre 2005. Ces personnes ont apparemment été arrêtées parce qu'elles étaient soupçonnées de liens avec des groupes armés opposés au gouvernement irakien. Selon certaines informations, ces hommes auraient été torturés au cours de leur interrogatoire. Depuis janvier 2006, on est sans nouvelles du lieu où se trouvent Nathum Mohammad Ismail al Ani et les 15 autres personnes arrêtées en même temps que lui. On pense que ces hommes ont été victimes de disparitions forcées et Amnesty International craint pour leurs vies. |
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Neuf défenseures des droits humains (Nicaragua) Elles font l’objet de poursuites judiciaires pour le rôle qu’elles ont joué dans l’affaire d’une fillette âgée de neuf ans - connue sous le nom de Rosita - qui a été violée et s’est retrouvée enceinte suite à ce viol en 2003. Cette fillette a obtenu le droit d’avorter légalement au Nicaragua. En octobre 2007, l’Asociación Nicaragüense Pro Derechos Humanos (ANPDH, Association nicaraguayenne pour la défense des droits humains), une ONG soutenue par l’Église catholique romaine au Nicaragua, a déposé plainte devant la justice contre ces neuf femmes |
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Olga Salanueva et René González (Etats-Unis) Le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique a refusé, à plusieurs reprises, d’accorder à Olga Salanueva, l’épouse de René González, un visa temporaire lui permettant de rendre visite à son mari en prison. René González est un ressortissant cubain qui purge une peine de quinze ans d’emprisonnement aux USA. Il a été reconnu coupable en 2001 d’être un agent infiltré travaillant pour le compte d’un gouvernement étranger et de conspiration dans le but de se livrer à de l’espionnage pour le compte d’un gouvernement étranger. |
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Orhan Kemal Cengiz (Turquie) Orhan Kemal Cengiz, avocat, défenseur des droits humains et chroniqueur de presse, a été la cible de menaces et de manœuvres d'intimidations liées à ses activités d’avocat des familles de trois hommes tués au cours d'une attaque perpétrée dans les locaux d'une maison d'édition chrétienne en avril 2007. Il a demandé aux autorités d'engager un garde du corps pour assurer sa protection. Les autorités ont accédé à sa requête, le 27 février 2008, mais les menaces faites à son encontre n’ont pas fait l’objet d’enquêtes. |
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Pablo Pacheco Avila (Cuba) Pablo Pacheco a été arrêté en mars 2003 au cours d’une vague de répression contre le mouvement dissident à Cuba. En avril 2003, il a été condamné à vingt ans d’emprisonnement en vertu de certains articles de la loi 88 qui prévoit de lourdes peines d'emprisonnement pour les personnes reconnues coupables de soutenir la politique des Etats-Unis envers Cuba visant à troubler l'ordre interne, déstabiliser le pays et détruire l'État socialiste et l'indépendance de Cuba. Il semble que Pablo Pacheco ait été arrêté et condamné pour des raisons politiques liées à ses activités journalistiques, pourtant légitimes, et pour avoir exercé, de manière pacifique, son droit à la liberté d'expression et d’association. Amnesty International s'inquiète également pour sa santé. |
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Patrick Okoroafor (Nigéria) Patrick Obinna Okoroafor avait seize ans lorsqu’il a été condamné à mort le 30 mai 1997. Il est actuellement incarcéré pour une durée indéterminée à la prison d'Aba, dans l'État d'Abia, en vertu de l'article 368-3 de la Loi de procédure pénale, qui permet son maintien en détention aussi longtemps qu'il plaira au gouverneur. Il est maintenu en détention, malgré la décision d'une Haute Cour le 18 octobre 2001 déclarant sa condamnation à mort illégale, nulle et de nul effet. |
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Ronak Safarzadeh (Iran) Ronak Safarzadeh, Kurde iranienne, est incarcérée dans l’aile réservée aux femmes de la prison de Sanandaj, dans la province du Kurdistan (nord-ouest de l’Iran). Elle est membre de deux organisations non gouvernementales qui défendent les droits des femmes en Iran : la Campagne pour l’égalité et l’organisation de femmes, Azar Mehr, de Sanandaj, affiliée à la Campagne pour l’égalité. Amnesty International estime que Ronak Safarzadeh est une prisonnière d’opinion, détenue uniquement en raison de son action en faveur des droits des femmes et des droits de la minorité kurde d’Iran. |
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Rouslan, Maksim et Dimitri (Azerbaïdjan) Trois adolescents détenus depuis mars 2005 ont été soumis à des actes de torture et d'autres formes de mauvais traitements. Rouslan Bessonov (né le 28avril 1988), Maksim Guenachilkine (né le 15 mars 1990) et Dimitri Pavlov (né le 16 juillet 1989) ont été détenus le 14 mars 2005 par des policiers du 33ème commissariat du district de Surakhan situé à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan. Ils sont été inculpés du meurtre d'un quatrième mineur, Voussal Zeïnalov alors que leurs parents n’ont été informés de l’arrestation de leurs fils que huit heures après leur interpellation. Rouslan Bessonov et Dimitri Pavlov n’ont été autorisés à entrer en contact avec leurs avocats que quelque 48 heures après leur arrestation vers midi, le 16 mars, alors que Maksim Guenachilkine a rencontré son avocat le 17 mars. |
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Saifullah Paracha (Etats-Unis) Saifullah Paracha est détenu illégalement à Guantánamo Bay depuis septembre 2004. Il n’a pas été inculpé ni jugé pour la moindre infraction. Il souffre de douleurs à la poitrine, de difficultés respiratoires et est sujet à des évanouissements en raison de problèmes cardiaques. Il a refusé d’être soigné car il estime que les soins médicaux disponibles dans le camp de Guantánamo ne sont pas appropriés. |
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Sanjiv Kumar Karna (Népal) Sanjiv Kumar Karna, un étudiant de 24 ans, pique-niquait avec un groupe d'amis le 8 octobre 2003 à Janakpur, dans le district de Dhanusha, au sud du Népal, quand lui et dix autres personnes auraient été battus et arrêtés par 25 à 30 membres de l’armée et de la police. Tandis qu'ils étaient transportés à un lieu de détention, Sanjiv Kumar Karna et ses amis ont été à nouveau sévèrement battus avant d'être interrogés. Six personnes ont été libérées plus tard, mais Sanjiv Karna et quatre amis — Durgesh Kumar Labh, Pramod Narayan Mandal, Shailendra Yadav, et Jitendra Jha — n’ont pas été vus depuis lors. |
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Sept prisonniers d’opinion (Syrie) Sept hommes (Husam Ali Mulhim, Tarek Ghorani, Maher Ibrahim, Ayham Saqr, Alam Fakhour, Omar Ali al Abdullah et Diab Sirieyeh) ont été emprisonnés, à la suite d’un procès inéquitable, pour avoir participé à la mise en place d'un groupe de discussion de jeunes et publié sur Internet des articles favorables à la démocratie. Ils sont détenus à la prison de Saidnaya (près de Damas) où ils risquent d’être soumis à des actes de torture. |
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Shi Tao (Chine) Le journaliste et poète, Shi Tao, purge une peine de dix ans d'emprisonnement pour avoir envoyé un courrier électronique résumant un communiqué du Département central de la propagande chinoise sur la manière dont les journalistes devaient traiter le 15e anniversaire de la répression du mouvement pro-démocratique de 1989. Il a été arrêté à son domicile, dans la ville de Taiyuan, province du Shanxi, le 24 novembre 2004, puis inculpé de divulgation illégale de secrets d'État à l'étranger. Le tribunal populaire intermédiaire de Changsha, province du Hunan, l'a condamné en avril 2005 et son appel a été rejeté en juin 2005. Il est détenu à la prison de Chishan, située dans la ville de Yuanjiang, où il serait soumis à des travaux forcés et où il souffrirait de problèmes respiratoires et d'irritations cutanées provoquées par la poussière. Sa condamnation s'est appuyée en partie sur des informations fournies aux autorités chinoises par le fournisseur de services Internet Yahoo!. |
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Sinaltrainal (Colombie) Javier Correa, José Domingo Florez et Luís Eduardo García sont trois dirigeants du Sindicato Nacional de Trabajadores de la Industria de Alimentos (SINALTRAINAL, Syndicat national des travailleurs de l'industrie agroalimentaire) qui ont été menacés de mort par des paramilitaires en raison de leurs activités syndicales. D’autres membres de ce syndicat ont été victimes de menaces similaires. Le fils de José Domingo Florez a également été la cible d’une attaque menée par des éléments paramilitaires et d’autres proches de ces syndicalistes ont aussi été menacés. |
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Suliamon Olyfemi (Arabie Saoudite) Suliamon Olyfemi, de nationalité nigériane, faisait partie des centaines de ressortissants étrangers originaires de Somalie, du Ghana et du Nigéria qui ont été détenus après une vague d’arrestations, en septembre 2002, suite à une bagarre qui a abouti à la mort d’un policier saoudien. Suliamon Olyfemi, qui n’a jamais cessé de clamer son innocence, a été condamné à mort après un procès inique au cours duquel 12 autres prévenus, arrêtés en même temps que lui, ont été condamnés à des peines d'emprisonnement et à des châtiments corporels. |
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Su Su Nway (Myanmar (Birmanie)) Su Su Nway, une militante des droits des travailleurs, qui est membre du principal parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), purge actuellement une peine de huit ans et six mois d’emprisonnement pour avoir participé à des manifestations contre le gouvernement. Elle est incarcérée dans une prison éloignée, située loin du domicile de sa famille. |
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Trois signataires de la Déclaration Beyrouth-Damas (Syrie) Anwar al Bunni, Michel Kilo et Mahmoud Issa sont détenus dans la prison d’Adhra, près de Damas, après avoir été condamnés par le tribunal pénal de Damas à la suite de procès inéquitables organisés, selon toute apparence, pour des motifs politiques. Ce sont des prisonniers d’opinion qui n’ont fait qu’exprimer pacifiquement leurs convictions. |
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U Gambira (Myanmar (Birmanie)) Le militant et moine bouddhiste U Gambira a été arrêté le 4 novembre 2007 par les autorités du Myanmar qui recherchaient les organisateurs des grandes manifestations anti-gouvernementales qui ont débuté en août 2007. Les autorités ont mis fin à ce mouvement de protestation en lançant une violente répression fin septembre 2007. |
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U Win Htein (Myanmar (Birmanie)) U Win Htein, proche collaborateur de Daw Aung San Suu Kyi, dirigeante de la National League of Democracy (NLD, Ligue nationale pour la démocratie), purge une peine de quatorze ans d’emprisonnement. Il a été incarcéré en 1996 pour avoir organisé une collecte d’informations relatives à la productivité agricole - jugées sensibles par le gouvernement -, et pour avoir aidé trois journalistes étrangers à rendre compte des conditions de détention des prisonniers politiques au Myanmar. C’est un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d'expression et de réunion. Il risque d’être victime de torture et de mauvais traitements. |
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Víctor Rolando Arroyo Carmona (Cuba) Le bibliothécaire Víctor Rolando Arroyo Carmona fait partie des 75 personnes arrêtées puis incarcérées, en mars 2003, pour avoir exercé, de manière pacifique, leur droit à la liberté d’expression, d'association et de réunion. Il a notamment été accusé d’avoir créé une bibliothèque indépendante de plus de 6 000 livres à caractère réactionnaire et d’avoir fourni des informations et écrit des articles pour des agences de presse qui n’étaient pas accréditées auprès du gouvernement cubain. Il a été condamné à une peine de vingt-six ans d’emprisonnement pour avoir mené des activités pourtant légitimes. |
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Yakye axa et Sawhoyamaxa (Paraguay) Les communautés autochtones yakye axa et sawhoyamaxa vivent dans des logements provisoires le long d’une autoroute dans le centre du Paraguay parce que les terres qu’elles ont occupées depuis des générations appartiennent à des propriétaires privés. Comme ils sont privés de leurs terres, les Yakye Axa et les Sawhoyamaxa ne peuvent pas chasser, pêcher, recueillir du miel ni se livrer à d’autres activités traditionnelles qui sont vitales à leur mode de vie. Ces populations sont, par conséquent, contraintes de dépendre de plus en plus de l’aide alimentaire fournie par des agences étatiques ou des institutions privées. Le fait que l’État paraguayen ne leur ait pas assuré l’accès à des soins médicaux efficaces a également entraîné de nombreux décès qui auraient pu être évités. Entre le 23 décembre 2008 et le 30 janvier 2009, six membres de la communauté sawhoyamaxa sont morts : quatre d’entre eux étaient âgés de moins de deux ans. |
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Zarganar (Myanmar (Birmanie)) Zarganar, un humoriste, acteur et réalisateur très populaire, qui a ouvertement critiqué le gouvernement militaire du Myanmar, a été condamné, le 21 novembre 2008, à une peine de quarante-cinq ans d’emprisonnement par un tribunal spécial siégeant au sein de la prison d’Insein à Rangoon. Il avait été arrêté le 4 juin 2008 pour avoir publiquement critiqué la réaction du gouvernement face à la crise humanitaire provoquée par le cyclone Nargis qui a frappé le Myanmar en mai 2008. Il doit encore répondre d’autres chefs d’inculpation pour lesquels il risque d’être condamné à d’autres peines d’emprisonnement. |































































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