Dossier individu en danger : Mao Hengfeng (Chine)
- Posté par : Anne Marie le 6 juillet 2010
- Chine
- Mao Hengfeng
- Les actions de solidarité
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- Halte à la torture
- Présidence belge européenne
- Stop à la violence contre les femmes
- Prisonniers d'opinion
- Détention illégale
- Refus de traitement médical
- En cours
Introduction
Bien que Mao Hengfeng a été libérée le 28 juillet 2011, nous poursuivons nos actions pour que justice lui soit rendue.
Mao Hengfeng a été détenue à plusieurs reprises en raison de ses actions de défense des droits reproductifs des femmes et des victimes d'expulsions forcées ainsi que pour son soutien aux défenseurs des droits humains. Elle a été torturée à de nombreuses reprises.
Agir
Modèle de lettre pour une action vers les adresses postales, fax ou Email des destinataires de l'appel
Action en ligne vers les destinataires de l'appel dont nous disposons de l'adresse Email
Action de solidarité : Envoyer un message de soutien à Mao Hengfeng
L'historique des articles et des autres actions éventuelles publiés sur Isavelives.be
Dans cette page :
- L'identité
- La présentation complète
- Les mises à jour
- Les informations générales
- Le destinataire de l'appel
- Les langues de l’appel
- Les recommandations pour les appels
- du 16 novembre 2011 : Mao hengfeng est arrêtée alors qu'elle tente de rendre visite à Chen Guangcheng
- du 11 août 2011 : Demandez que justice soit rendue à Mao Hengfeng
- du 1er août 2011 : Mao Hengfeng - qui a subi diverses formes de violence et de mauvais traitements - a quitté le centre de détention de Shanghai
- du 14 juillet 2011 : Mao Hengfeng est maintenue au secret à l'hôpital de la prison de Shanghai
- du 14 juin 2011 : Les autorités chinoises révèlent le nouveau lieu de détention de Mao Hengfeng
- du 4 mai 2011 : Amnesty a 50 ans
- du 12 avril 2011 : Envoyez vos message de solidarité à l'attention de Mao Hengfeng à ses proches
- du 7 avril 2011 : Mao Hengfeng n'est pas détenue au centre de "rééducation par le travail" d’Anhui
- du 24 février 2011 : Mao Hengfeng a - de nouveau - été incarcérée
- du 22 février 2011 : Mao Hengfeng a été libérée
- du 7 février 2011 : Les proches de Mao Hengfeng sont enfin autorisés à lui rendre visite en prison
- du 7 janvier 2011 : Mao Hengfeng est un des 10 cas mis en avant par AI dans le cadre de la Présidence belge de l'Union européenne (juillet - décembre 2010)
- du 23 janvier 2010 : Mao Hengfeng a purgé sept jours de détention administrative
- du 14 janvier 2010 : Mao Hengfeng est condamnée à une peine de sept jours de détention administrative
- du 4 décembre 2008 : Mao Hengfeng a été libérée ce 29 novembre 2008
- du 18 octobre 2008 : Wu Xuewei, l'époux de Mao Hengfeng écrit à Amnesty International
Pages complémentaires :
- Informations à l'usage des groupes et coordinations (usage interne)
Sexe : Féminin
Langue parlée :
Date de naissance :
Profession : Ancienne ouvrière dans une savonnerie, licenciée en 1988.
Localisation actuelle :
Situation familiale : Mère de trois enfants dont des jumeaux.
Mao Hengfeng a été détenue à plusieurs reprises en raison de ses actions de défense des droits reproductifs des femmes et des victimes d'expulsions forcées ainsi que pour son soutien aux défenseurs des droits humains. Elle a été torturée à de nombreuses reprises.
Le 4 mars 2010, e lle a été condamnée, à une peine de dix-huit mois de rééducation par le travail pour trouble à l'ordre public. Elle a été accusée d’avoir scandé des slogans provocateurs, d’avoir ignoré les avertissements des forces de l'ordre et d’avoir attiré l'attention de la foule pendant une manifestation organisée, le 25 décembre 2009, devant le tribunal municipal intermédiaire de Pékin.
Ses proches et ses avocats ont tenté de lui rendre visite en prison mais ils en ont été empêchés par la police. Dans le passé, Mao Hengfeng a déjà été victime de tortures et d’autres mauvais traitements en détention. Ses proches et ses avocats craignent qu’elle ne soit à nouveau torturée.
Le 24 février 2010, Mao Hengfeng a été interpelée vers une heure du matin dans un motel de Pékin. Les policiers l'ont conduite à Shanghai et le lendemain, ils ont précisé à ses proches, qu'elle était condamnée à une peine de dix jours de détention administrative pour trouble à l'ordre public.
Le 7 mars 2010, à la fin de ces dix jours de détention, ses proches l'ont attendue en vain jusqu’à 23 heures, devant le centre de détention de la police du district de Yangpu, où elle était incarcérée. Ils se sont alors rendus dans un autre centre de détention de la police non loin de là pour s’enquérir du lieu où elle se trouvait mais ils n’ont obtenu aucune réponse.
Le lendemain, la police a envoyé à la famille de Mao Hengfeng une notification indiquant que celle-ci devait effectuer, à compter du 4 mars 2010, une peine de dix-huit mois de rééducation par le travail pour trouble à l'ordre social suite aux actions qu’elle avait menées en décembre 2009.
Le 25 décembre 2009, Mao Hengfeng était allée manifester, devant un tribunal de Pékin où se déroulait le procès de Liu Xiaobo, un militant des droits humains. L'homme a été condamné à onze ans d’emprisonnement pour avoir incité à la subversion de l'État dans des articles appelant à une réforme politique en Chine et pour avoir été l’un des rédacteurs de la Charte 08, un programme de réformes politiques et juridiques pour la Chine.
Les proches de Mao Hengfeng ont demandé la raison pour laquelle elle devait être punie deux fois, en étant condamnée d’abord à dix jours de détention administrative puis à une peine de dix-huit mois de rééducation par le travail pour les mêmes actes. Ils ont appelé leurs avocats à demander à la police le fondement juridique d’une telle décision. Le 15 mars, deux avocats de Pékin se sont rendus au centre de détention de la police du district de Yangpu et ont demandé à rencontrer Mao Hengfeng. Les policiers ont refusé en indiquant que, puisque Mao Hengfeng avait été condamnée à une peine de rééducation par le travail, elle ne pouvait être visitée que dans un camp de rééducation par le travail, alors même qu’elle était encore détenue dans un commissariat de police. En dépit de requêtes répétées déposées par les avocats de Mao Hengfeng, celle-ci n’a pu entrer en contact ni avec ses avocats ni avec ses proches.
Depuis 2004, Mao Hengfeng a été arrêtée à plusieurs reprises et ses proches se sont vus refuser plusieurs fois le droit de lui rendre visite lorsqu'elle était en détention. Depuis lors, Ils ont appris que c’était à ces moments-là qu'elle était torturée.
Mise à jour du 16 novembre 2011 : Mao Hengfeng est arrêtée alors qu'elle tente de rendre visite à Chen Guangcheng
Selon des médias, Mao Hengfeng a été arrêtée par la police alors qu’elle tentait, avec 43 autres militants, de rendre visite, le 12 novembre, à Chen Guangcheng dans son village situé dans la province de Shandong. Cette opération faisait suite à la diffusion d’une lettre anonyme appelant les partisans de Chen Guangcheng à converger, à cette date, vers son domicile, afin de marquer son 40e anniversaire. Mao Hengfeng a dit que la police avait intercepté leur bus alors qu’ils tentaient d’atteindre le village de Dongshigu, et elle a précisé qu’ils avaient été détenus à l’intérieur de ce véhicule durant plus de douze heures devant un commissariat local.
Mao Hengfeng et les 43 autres militants ont ensuite été escortés jusqu’à la ville de Tianjin où ils ont été remis en liberté. Les militants se sont ensuite rendus à Beijing durant l’après-midi du 13 novembre et ont tenté de rendre visite à un autre défenseur des droits humains, Ai Weiwei. Ils ont, cependant, été arrêtés par la police de Beijing et ont été détenus dans une pièce sombre sans électricité. Ils ont été autorisés à quitter ce lieu vers minuit sans avoir été officiellement arrêtés ou inculpés.
Aucune autre action n’est requise pour le moment. Les militants peuvent continuer à appeler les autorités à ouvrir une enquête impartiale et indépendante sur les allégations selon lesquelles Mao Hengfeng a été victime de tortures et autres mauvais traitements en détention.
Mise à jour 11 août 2011 : Demandez que justice soit rendue à Mao Hengfeng
Cette action est clôturée.
Maintenant que les championnats du monde de natation sont terminés, Mao Hengfeng est autorisée à sortir de chez elle, mais elle demeure sous surveillance.
Bien qu'elle ait été libérée, nous vous demandons d'écrire aux autorités de Shanghai pour :
- qu'elles diligentent au plus vite une enquête impartiale et indépendante sur les actes de torture et autres mauvais traitements que Mao Hengfeng aurait subis en prison;
- qu'elles fassent en sorte que les responsables présumés de ces actes soient traduits en justice et condamnés si leur responsabilité était effectivement engagée.
Vous pouvez aussi écrire aux représentants locaux des villes et communes belges jumelées avec Shanghai ou aux députés belges et européens.
Cibles :
Maire du gouvernement populaire municipal de Shanghai
HAN Zheng Shizhang
Shanghaishi Renmin Zhengfu
200 Renmindadao
Huangpuqu
Shanghaishi 200003
République populaire de Chine
Fax : +86 21 63216537
Email : webmaster@shanghai.gov.cn
Formule d’appel : Dear Mayor, / Monsieur le Maire,
Président du Comité permanent du congrès populaire de la municipalité de Shanghai
GONG Xueping Zhuren
Shanghaishi Renda Changweihui Bangongting
200 Renmindadao
Huangpuqu
Shanghai 200003
République populaire de Chine
Formule d’appel : Dear Chairman, / Monsieur le Président
Président du Comité permanent du Congrès national populaire
WU Bangguo Weiyuanzhang
Quanguo Renda Changwu Weiyuanhui Bangongting
23 Xijiaominxiang
Xichengqu
Beijingshi 100805
République populaire de Chine
Fax: +86 10 63097934
Email : english@npc.gov.cn ou icc@npc.gov.cn ou tgxx@npc.gov.cn
Formule d’appel : Dear Chairman, / Monsieur le Président
Mise à jour 1er août 2011 : Mao Hengfeng - qui a subi diverses formes de violence et de mauvais traitements - a quitté le centre de détention de Shanghai
Mao Hengfeng, qui se trouvait dans l’hôpital de la prison de Shanghai, a été renvoyée chez elle vers 11 heures du matin, le 28 juillet, sans que sa famille en soit avertie. La Direction du camp de rééducation par le travail de la ville de Shanghai a décidé de mettre un terme à sa détention, alors qu’elle devait être remise en liberté le 24 août. Cette libération a été expliqué par le fait qu’elle «souffrait de pression artérielle élevée et devait bénéficier d’un traitement dans un hôpital publi».
Mao Hengfeng a été ramenée chez elle dans un fauteuil roulant. Lorsque ses proches l’ont vue devant la maison, elle avait perdu connaissance et son état de santé était très mauvais.
Dans le passé, à Shanghai, plusieurs détenus sont décédés quelques jours après avoir été renvoyés chez eux très malades et les proches ont, alors, été accusés d’être responsables de la mort, sans qu’il soit possible de traduire en justice des policiers ou autres représentants des autorités. Le mari de Mao Hengfeng, Wu Xuewei, a, par conséquent, refusé de l’accueillir à la maison et a demandé aux autorités de Shanghai de la conduire dans un motel tout proche où la famille pourrait surveiller son état de santé. Mao Hengfeng a repris connaissance quand ils sont parvenus au motel. Elle n'était pas capable de parler et ne pouvait pas se lever car elle était trop faible.
Le 29 juillet, sa famille a essayé de la conduire vers un hôpital public, mais une dizaine de policiers qui surveillaient le motel ne lui ont pas permis de sortir. Ils ont dit à sa famille : «Shanghai accueille les 14ème championnats du monde de natation jusqu’au 31 juillet et, pour des raisons de stabilité sociale, des personnes comme Mao Hengfeng ne sont pas autorisées à sortir»
Le 31 juillet, la santé de Mao Hengfeng a montré des signes d’amélioration. Elle a commencé à parler et à marcher lentement. Elle a demandé à son mari de l’emmener à l’église. Ils ont réussi à quitter le motel et à parvenir à l’église mais, dès que les policiers eurent constaté qu'ils avaient quitté le motel, ils les ont suivis à l’église et ont insisté pour que Mao Hengfeng retourne chez elle ou au motel. Quand elle a refusé, les policiers ont tenté de la frapper, mais ils en ont été empêchés par d’autres membres de la congrégation de cette église. La police a averti Mao Hengfeng qu'elle pourrait être, à nouveau, détenue et que la prochaine fois, elle pourrait mourir en prison.
La santé de Mao Hengfeng s’est, à nouveau, améliorée le 1er août. Elle a dit à Amnesty International que, lorsqu’elle avait été emmenée de chez elle à l’hôpital de la prison de Shanghai le 24 février, elle avait été frappée dans la voiture de police tout au long du trajet jusqu’à ce qu’ils arrivent à destination. Suite à ces coups, elle a perdu connaissance pendant environ une demi-heure. Lorsqu’elle s'est réveillée, elle s'est retrouvée dans un lit d'hôpital et on lui faisait des prises de sang pour des examens. Depuis lors, elle avait été détenue seule dans une cellule de l’hôpital de la prison. Les policiers ont demandé à d'autres prisonniers se trouvant dans cet hôpital de la surveiller tous les jours. Elle n’a pas été autorisée à quitter son lit sauf pour aller aux toilettes. Elle n’a pas été autorisée à écrire des lettres ou à entrer en contact avec ses proches et elle n'a pu ni se doucher ni se laver. Si elle se déplaçait sans autorisation, même pour marcher dans sa cellule, elle était frappée. Les autorités de l’hôpital de Shanghai ont dit à une personne détenue avec elle - et chargée de la surveiller - que si elle avait pitié de Mao et n’accomplissait pas son devoir correctement, elle serait soumise à une détention prolongée.
L’état de santé de Mao Hengfeng était déjà faible lorsqu’elle est arrivée à l’hôpital de la prison, en raison des tortures subies dans le camp de rééducation par le travail de la ville d’Anhui. Suite à la nourriture insuffisante et aux coups reçus durant sa détention à l’hôpital de la prison de Shanghai, Mao Hengfeng a souffert d’incontinence du 15 au 19 juillet et elle ne pouvait pas se tenir debout. Le 23 juillet, Mao Hengfeng se sentait mieux et est allée dans la salle où se trouvait une télévision. Un détenu chargé de la surveillance lui a dit qu’elle n’était pas autorisée à regarder la télévision et lorsqu’elle a demandé pourquoi, elle a, de nouveau, été frappée. Suite à ces coups, Mao Hengfeng a perdu l’audition et la vue durant 24 heures. Elle est restée couchée dans son lit sans même être capable de boire de l’eau, jusqu'au 24 juillet lorsque plusieurs co-détenus l’ont réveillée. La police de prison a essayé, à une reprise, de lui faire une injection, mais Mao Hengfeng a refusé.
Le 27 juillet, Mao Hengfeng est, à nouveau, tombée malade et s’est retrouvée dans un état où elle perdait connaissance régulièrement sans être capable de manger ou de boire de l’eau. Le 28 juillet, le personnel de l’hôpital de prison s’est inquiété de son état de santé. Ils ont décidé de mettre un terme à sa détention et l’ont renvoyée chez elle.
Nous continuons à surveiller de près le cas de Mao Hengfeng et nous vous fournirons bientôt d’autres mises à jour à ce sujet. À l'heure actuelle, il n’est pas nécessaire de mener des actions mais, dès que nous l’estimerons nécessaire, nous vous ferons connaître à quel moment il vous faudra agir.
Mise à jour 14 juillet 2011 : Mao Hengfeng est maintenue au secret à l'hôpital de la prison de Shanghai
Nous sommes actuellement très inquiets quant à la sécurité de Mao Hengfeng. Elle est maintenue en détention au secret à l'hôpital de la prison de Shanghai. Elle a déjà été détenue dans ce même hôpital, où elle a été attachée à un lit, nourrie de force et a reçu plusieurs injections contre son gré.
Recommandations pour des actions immédiates :
Les proches de Mao nous ont demandé d’utiliser tous les canaux possibles afin de faire pression pour obtenir sa libération. Nous savons que beaucoup d’entre vous avez déjà soulevé son cas avec les représentants de votre gouvernement et que plusieurs d’entre eux ont évoqué cette question avec leurs homologues chinois.
Quoi qu’il en soit, nous vous prions d’adresser cette Action urgente à votre gouvernement en soulignant la gravité de la situation dans laquelle se trouve Mao.
Nous vous recommandons également de cibler l’ambassade chinoise dans votre pays afin de soulever son cas et de tout faire afin de susciter un intérêt public dans les médias de votre pays quant au sort terrible qui lui est réservé.
Recommandations sur le long terme :
Mao Hengfeng devrait être libérée le 24 août. Nous espérons qu’elle sera remise en liberté à la date prévue mais, en raison de la tendance grandissante qui se dessine actuellement en Chine, nous nous attendons à ce qu’elle demeure placée sous une étroite surveillance après sa remise en liberté. Il se pourrait même qu’elle, ainsi que ses proches, soient placés en résidence surveillée. Elle s’est déjà engagée à continuer à mener ses activités militantes. Il est donc également possible qu’elle soit à nouveau détenue et accusée d’un autre crime après sa libération.
Afin d’accroître le niveau de pression sur les autorités chinoises pour que sa sécurité soit garantie, nous aimerions demander aux Sections, notamment celles situées dans les pays suivants, de contacter les autorités locales dans les villes énumérées ci-dessous - qui toutes sont jumelées avec Shanghai où vit Mao Hengfeng - et de leur demander de soulever leurs préoccupations concernant le sort de Mao Hengfeng avec leurs homologues de la ville de Shanghai.
• Casablanca, Maroc – depuis 1986
• Alger, Algérie – 2003
• Yokohama, Japon – 1973
• Osaka, Japon – 1974
• Préfecture d’Osaka, Japon – 1980
• Manille, Philippines – 1983
• Préfecture de Nagasaki, Japon – 1986
• Istanbul, Turquie – 1989
• Busan, Corée du Sud – 1993
• Haïfa, Israël – 1993
• Chiang Mai, Thaïlande – 2000
• Milan, Italie – 1979
• Rotterdam, Pays-Bas – 1979
• Anvers, Belgique – 1984
• Gdansk, Pologne – 1985
• Pirée, Grèce – 1985
• Gothenburg, Suède – 1986
• Hambourg, Allemagne – 1986
• Marseille, France – 1987
• Porto, Portugal – 1995
• Londres, Royaume-Uni – 1996
• Espoo, Finlande – 1998
• Liverpool, Royaume-Uni – 1999
• Barcelone, Espagne – 2001
• Oslo, Norvège – 2001
• Constanþa, Roumanie – 2002
• Aarhus County, Danemark – 2003
• Région de Bratislava, Slovaquie – 2003
• Salzbourg, Autriche – 2004
• Cork, Irlande – 1994
• Bâle, Suisse – 2007
• Borås, Suède – 2007
• Most, République tchèque
• San Francisco, États-Unis – 1979
• Chicago, États-Unis – 1985
• Montréal, Canada – 1985
• Guadalajara (Jalisco), Mexique – 1998
• Winston-Salem, États-Unis – 2006
• Dunedin, Nouvelle-Zélande – 1994
• Hauraki District, Nouvelle-Zélande – 2003
• Rosario, Argentine – 1997
• Valparaíso, Chili – 2001
• Lima, Pérou – 2010
Voyez aussi l'action urgente.
Mise à jour 14 juin 2011 : Les autorités chinoises révèlent le nouveau lieu de détention de Mao Hengfeng
Les autorité du Centre de rééducation par le travail d'Anhui ont finalement avoué aux membres de sa famille où se trouvait Mao Hengfeng.
Elle est détenue à la prison-hôpital de la ville Shanghai. Elle y est incarcérée depuis le 24 février date à laquelle elle a été - à nouveau - interpellée et arrêtée à son domicile par la police.
Sa famille craint que Mao Mao Hengfeng soit victime d'actes de torture ou d'autres formes de mauvais traitements comme cela a été le cas en 2008. A l'époque durant son séjour dans un hôpital, elle avait été attachée à son lit, nourrie de force et soumise contre son gré à des injections. Sa famille fait actuellement pression sur les autorités chinoises pour obtenir un droit de visite.
Mise à jour 4 mai 2011 : Amnesty a 50 ans
Le 4 mai 2011, les sections belges, francophone et flamande ont organisé un concert de Milow à L'AB. Le chanteur s'est produit devent une salle vide pour rendre hommage à Mao et à tous ceux qui - torturés, violentés, emprisonnés pour leurs opinions, privés d'une vie dans la dignité - ne participeront pas à la fête qui accompagnera le jubilé d'Amnesty International le 28 mai prochain.
Mise à jour 12 avril 2011 : Envoyez vos messages de solidarité à l'attention de Mao Hengfeng à ses proches
Mao Hengfeng n'est pas détenue au Centre de rééducation par le travail d'Anhui. AI ignore à l'heure actuelle où elle se trouve. Dès lors et en attendant d'avoir des informations plus précises sur son lieu d'incarcération, veuillez envoyer vos messages de solidarité à ses proches, à l'adresse figurant ci-dessous.
811 Shi, No. 1 Huangxing Lu
Yangpu Qu
Shanghai Shi 200090
People's Republic of China
中华人民共和国
上海市 杨浦区
黄兴路 1号
811 室
邮编: 200090
Mise à jour 7 avril 2011 : Mao Hengfeng n'est pas détenue au centre de rééducation par le travail d’Anhui
Amnesty International a appris que Mao Hengfeng n’a pas été renvoyée dans le centre de «rééducation par le travail» d’Anhui. Bien que nous ne savons pas où elle se trouve actuellement, nous pensons qu’elle continue à être détenue par les autorités chinoises.
Dès lors, dans vos courriers, demandez aux autorités chinoises de dévoiler, sans délai, la situation juridique et le lieu de détention de Mao Hengfeng et de s'engager à garantir sa protection
Mise à jour 24 février 2011 : Mao Hengfeng a - de nouveau - été incarcérée
Mao Hengfeng a, de nouveau, été arrêtée ce 24 février après avoir été remise en liberté le 22 février.
Selon son mari, des policiers du district de police de Yangpu à Shanghaï se sont présentés à leur domicile. Ils voulaient parler avec Mao. Peu après, des agents du centre de rééducation par le travail de la province de Anhui sont arrivés et un total de 30 policiers ont encerclé la maison.
Les policiers ont affirmé que Mao avait mené des activités qui violaient les termes de sa libération conditionnelle accordée pour raisons de santé et qu’elle allait être renvoyée dans le centre de rééducation par le travail. Mao n’a pas été autorisée à changer de vêtements ni à emporter des effets personnels.
Après avoir été libérée de manière inattendue le 22 février, Mao Hengfeng a célébré, ce soir-là, cet heureux évènement dans un restaurant en compagnie de quelques amis. Après cette soirée, elle n'a plus été autorisée à quitter son domicile. Le 23 février, elle a néanmoins tenté de se rendre à une consultation médicale mais la police l'en a empêchée. Selon ses proches, Mao Hengfeng n’a pas discuté avec les policiers et est restée chez elle.
Un peu plus tard ce même jour, un ami est venu la voir mais il a été arrêté et détenu par la police. D’autres personnes ont tenté de lui rendre visite. Elles ont toutes été renvoyées chez elles.
Mise à jour 22 février 2011 : Mao Hengfeng a été libérée
BONNE NOUVELLE !
Mao Hengfeng a été remise en liberté ce matin, six mois avant la fin de la peine à laquelle elle avait été condamnée.
Cette libération était totalement inattendue. À 6 heures du matin, des responsables du centre de rééducation par le travail pour femmes de la province d’Anhui ont appelé son mari, Wu Xuewei, et lui ont dit de venir chercher quelqu’un. C’était Mao Hengfeng. Les responsables ont dit qu’elle avait bénéficié d’une libération conditionnelle pour raisons de santé du fait de son hypertension artérielle. Elle souffre également de graves blessures causées par les tortures subies en détention.
Normalement, Mao Hengfeng ne devrait pas retourner en prison à moins d’être inculpée d’une autre infraction.
Wu Xuewei estime que la pression internationale a contribué à cette libération et il remercie tous les membres d’Amnesty qui ont fait campagne en faveur de son épouse.
Mao Hengfeng doit subir un examen médical dans les prochains jours et nous vous fournirons dès que possible de nouvelles informations sur son état de santé.
Mise à jour 7 février 2011 : les proches de Mao Hengfeng sont enfin autorisés à lui rendre visite en prison
Les proches de Mao Hengfeng ont enfin été autorisés à la rencontrer le 19 janvier 2011. C’est la première fois qu’ils peuvent la voir depuis qu’elle a été détenue. La dernière fois qu’ils l’avaient vue c’était lors de son procès en appel le 21 juillet 2010 mais ils n’avaient pas été autorisés à lui parler. Le centre de rééducation par le travail pour femmes de la province de Anhui a soudain appelé les proches de Mao Hengfeng le 18 janvier et leur a dit qu’ils pouvaient la rencontrer. L’époux de Mao Hengfeng estime que la pression internationale a dû contribuer à cette décision. On espère que le fait que cette visite soit autorisée signifie que les tortures et autres mauvais traitements infligés à Mao Hengfeng cesseront ou se réduiront.
Au cours de l’entretien avec ses proches, Mao Hengfeng était étroitement surveillée et n’a pas été autorisée à parler librement à sa famille. Les responsables du camp de rééducation par le travail leur ont ordonné de parler en mandarin et non en dialecte de Shanghaï, afin d’être certains de comprendre la teneur de leur conversation.
Cependant, un autre détenu a accepté d’aider Mao Hengfeng et a trouvé un moyen de faire parvenir des informations aux proches de celle-ci.
Selon les informations reçues par ses proches, Mao Hengfeng a été continuellement soumise à des tortures et autres mauvais traitements en détention. Du 13 mai au 1er juin 2010, Mao Hengfeng a fait une grève de la faim afin de protester contre sa détention dans ce centre de rééducation car les autorités ne l’autorisaient pas à faire appel de sa condamnation. Les agents du centre de rééducation par le travail l’ont nourrie de force en lui insérant un tube dans la gorge, ce qui lui a causé de grande douleurs. Ils ont veillé à ce que ce tube ait un bout pointu qui cause des éraflures dans la gorge et dans le ventre et provoque des saignements internes.
Lorsque Mao Hengfeng a mis fin à sa grève de la faim en juin, les agents du centre de rééducation ont utilisé l’argent envoyé par sa famille pour acheter de la nourriture et la jeter à la poubelle devant elle. Étant donné que les centres de rééducation ne fournissent généralement que des légumes pourris et une petite quantité de riz cuit dans de l’eau, la plupart des détenus ont besoin que leurs proches leur envoient de l’argent pour acheter de la nourriture.
Les agents du centre de rééducation par le travail ont ordonné aux autres détenus de frapper Mao Hengfeng et elle a été battue par environ 10 personnes chaque fois. Cela a continué jusqu’en novembre 2010 et on ne sait pas combien de fois cela s’est produit. Elle a été forcée de travailler durant l’été et a dû trier des ordures dans un environnement toxique et sale. Parfois, après le travail, elle n’était pas autorisée à prendre une douche.
Le 9 septembre 2010, après qu’elle eut protesté contre ces atteintes aux droits humains dans ce centre de rééducation par le travail, des gardes lui ont lié les mains derrière le dos à l’aide d’une corde et lui ont aussi attaché les jambes. Ils lui ont ensuite placé des sacs de plastique sales et des tissus dans la bouche. Durant quatre jours, elle a été laissé dans cette position et n’a reçu ni eau ni nourriture. Le 29 septembre, les agents du centre de rééducation par le travail lui ont fait à nouveau subir ce traitement durant quatre jours.
Le mari de Mao Hengfeng, Wu Xuewe, a dit qu’il était bouleversé lorsqu’il a été autorisé à voir Mao Hengfeng le 19 janvier. Elle était très amaigrie, pale et faible et même sa voix était affaiblie et lasse. Cependant, son état d’esprit, sa volonté et son espoir demeuraient solides et elle était très heureuse d’apprendre que le militant pro-démocratique Liu Xiaobo avait reçu le Prix Nobel. Mao Hengfeng avait été envoyé dans un centre de rééducation pour avoir manifesté en faveur de Liu Xiaobo.
Mise à jour 7 janvier 2011 : Mao Hengfeng est un des 10 cas mis en avant par AI dans le cadre de la Présidence belge de l'Union européenne (juillet - décembre 2010)
AI a appelé l’UE (et plus particulièrement les autorités belges qui en assuraient la Présidence de juillet à décembre 2010) à demander la libération immédiate de Mao Hengfeng et ce conformément à ses lignes directrices concernant la torture.
AI a aussi demandé à l'UE d'exprimer ses préoccupations quant aux tortures subies par Mao Hengfeng lors de ses diverses périodes de détention.
Mise à jour du 23 janvier 2010 : Mao Hengfeng a purgé sept jours de détention administrative
Mao Hengfeng est libérée le 20 janvier après avoir purgé sa peine de sept jours de détention administrative.
Mise à jour du 14 janvier 2010 : Mao Hengfeng est condamnée à une peine de sept jours de détention administrative
Mao Hengfeng est condamnée à une peine de sept jours de détention administrative par le Bureau de la sécurité publique de Shanghai. Elle devrait être libérée le 19 janvier.
Elle avait été arrêtée avec sa fille la veille alors qu’elles manifestaient devant le Congrès municipal populaire de Shanghai qui était en séance. Elles étaient accompagnées d’une centaine d’autres habitants de Shanghai qui voulaient demander à leurs représentants siégeant dans ce Congrès de s’opposer aux expulsions forcées et à d’autres atteintes aux droits humains commises dans cette ville. La police a bouclé les lieux et a tenu les manifestants à distance. Mao Hengfeng a crié : Représentants de Shanghai, vous devez soutenir votre population. Venez nous écouter ! Nous voulons la démocratie et la liberté et qu’on mette fin à la torture !
La police a arrêté Mao Hengfeng et sa fille, ainsi que plusieurs autres manifestants, et les ont conduits dans un centre de détention. À minuit, les policiers ont renvoyé tous les manifestants chez eux sauf Mao Hengfeng qui a été conduite au commissariat de Daqiao. Les policiers ont ensuite notifié par écrit à ses proches qu’elle serait détenue durant huit jours pour trouble à l'ordre public.
Ses proches lui ont rendu visite ce même jour et ont indiqué que la police ne lui avait pas donné à manger et qu’il était évident, en la regardant, qu’elle avait été battue.
Mise à jour du 4 décembre 2008 : Mao Hengfeng a été libérée ce 29 novembre 2008
Mao Hengfeng a été libérée le 29 novembre 2008. Elle a de graves problèmes de santé dus aux fréquentes tortures subies et souffre notamment de problèmes d’audition, d’hypertension artérielle et de douleurs chroniques à l’estomac.
Mao a, de nouveau, été soumise à des mauvais traitements le jour même de sa libération, lorsqu’elle a été agressée par des policiers. Elle a souffert aussi bien du point psychologique que physique et a dit qu’elle avait songé à se suicider mais elle a été encouragée par les messages internationaux de soutien, notamment ceux provenant de membres d’Amnesty International.
Mao se repose actuellement et reçoit des soins médicaux mais elle a précisé qu’elle ne renoncera pas à ses activités de défense des droits humains.
Veuillez mettre un terme à toutes les appels en sa faveur et informez les membres de sa libération.
Mao continue d’encourir des grands risques d’être détenue et nous allons continuer à surveiller sa situation.
Mise à jour du 18 octobre 2008 : Wu Xuewei, l'époux de Mao Hengfeng écrit à Amnesty International
«Merci pour votre amour et vos inquiétudes venus de si loin »
Chers salaries et bénévoles d’Amnesty International, chers amis,
Nous vous envoyons nos chaleureuses salutations !
Nous, membres de la famille de Mao Hengfeng, désirons vous exprimer notre sincère gratitude. Depuis longtemps, Mao Hengfeng lutte pour protéger les droits justes des individus et de la société mais elle a, chaque fois, été victime de persécutions graves et de souffrances physiques et psychologiques aigues. Vous avez montré beaucoup d’inquiétude et de soutien envers Mao Hengfeng et toute notre famille. Nous aimerions vous en remercier du fond du cœur !
Mao Hengfeng est injustement détenue depuis mai 2006. De juin à octobre 2007, les membres de notre famille n’ont pu la rencontrer que cinq fois et nous avons vu les effets des tortures et mauvais traitements cruels qu’elle a subis en regardant son visage hagard et les cicatrices sur son corps dont elle porte encore aujourd’hui la trace (le 26 octobre 2008, Mao nous a dit par téléphone que le personnel pénitentiaire avait pris des photos de ses cicatrices et de ses ecchymoses). Son état de santé est faible en raison d’une malnutrition grave et de l’environnement malsain dans lequel elle est détenue. Cependant, Mao Hengfeng demeure absolument résolue à lutter contre l’oppression. Elle fait preuve d’un courage et d’une persévérance incroyables et continue à protester pour défendre ses droits. Chaque fois que nous la rencontrons, nous sommes témoins de son terrible état de santé. Un sentiment de tristesse et d’impuissance nous hante. C’est notamment le cas de ses trois petites filles qui assistent aux souffrances endurées par leur mère et qui ne peuvent rien faire d’autre que prier Dieu en silence.
Nous n’avons pas pu rencontrer personnellement Mao Hengfeng durant un an. Les membres du personnel de la prison de femmes où elle est détenue sont peu disposés à l’autoriser à avoir accès à des personnes de l’extérieur car ils cherchent à cacher les méfaits honteux qu’ils commettent à l’intérieur de la prison. À partir d’octobre 2007, les autorités pénitentiaires se sont appuyées sur le prétexte que Mao Hengfeng avait refusé de porter les vêtements des détenus pour empêcher toute rencontre avec elle. Les courriers que Mao Hengfeng envoie ou reçoit sont interceptés et contrôlés par les gardes pénitentiaires. Depuis mai 2008, même les brefs contacts téléphoniques avec elles ont été limités à un seul par mois. Chaque fois que nous lui faisons part de vos messages d’inquiétude et de soutien, elle est très heureuse et nous demande de vous transmettre ses sincères remerciements.
Chaque fois que nous songeons au nombre de personnes qui pensent à nous, cela nous redonne confiance et notre cœur est rempli de joie. Vous nous donnez tellement d’amour. Cela confirme que la défense de nos droits est une cause juste et honorable. Cela nous aide aussi à comprendre ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, ce qui est bien et ce qui est mal.
Vos pensées qui viennent de pays lointains sont très importantes et particulièrement précieuses pour les personnes en difficulté. Nous surmontons nos difficultés grâce à notre force spirituelle. Nous ne pouvons vous exprimer avec des mots toute la gratitude de notre famille. Vous aurez toujours une place centrale dans nos cœurs et ferez partie de nos souvenirs heureux.
Je vous remercie à nouveau !
Wu Xuewei (époux de Mao Hengfeng)
Avortement et tortures en détention
Mao Hengfeng, mère de jumeaux, s’est trouvée enceinte d’un troisième enfant en 1988. Les responsables de la savonnerie gérée par l’État dans laquelle elle travaillait lui ont ordonnée d’avorter, conformément à la politique de la natalité en Chine. Elle a refusé et a protesté auprès de la direction de son usine. Elle a, alors, été conduite de force dans un hôpital psychiatrique où on lui a injecté un certain nombre de substances. Elle a été remise en liberté une semaine plus tard. Malgré cela, elle a accouché d’un bébé. Celui-ci souffre, cependant, de nombreux problèmes de santé en raison des produits administrés à sa mère.
Elle a été renvoyée de son usine car elle avait été absente durant sept jours ouvrables – bien que cette absence soit due à son internement de force dans un hôpital psychiatrique. Elle s’est adressée à la justice et a fait appel de son licenciement. Le tribunal a ordonné qu’elle soit réintégrée à son poste, mais la savonnerie qui l’employait a fait appel de cette décision. Au moment du procès en appel, Mao Hengfeng était enceinte de sept mois d’un quatrième enfant. Le juge lui aurait dit que si elle avortait, il trancherait en sa faveur. Mao Hengfeng a, contre son gré, interrompu sa grossesse. Malgré cela, le tribunal a donné gain de cause à la savonnerie.
Elle a immédiatement entrepris de déposer des requêtes auprès des autorités afin d’obtenir réparation pour son licenciement et pour diverses atteintes à ses droits fondamentaux, notamment son droit à la liberté d’expression. Elle a aussi milité contre les expulsions forcées et en faveur des victimes d’avortements forcés. Les policiers ont réagi en la détenant à plusieurs reprises de manière arbitraire. En avril 2004, Mao Hengfeng a été astreinte à une peine de dix-huit mois de rééducation par le travail au cours desquels elle a été torturée à plusieurs reprises : on lui a solidement attaché les poignets et les chevilles aux coins d’un cadre de lit de manière à ce qu’elle ne puisse pas bouger et elle a été maintenue dans cette position durant plusieurs jours. On lui a administré de force des substances qui ont provoqué des nausées et lui ont fait perdre connaissance. Elle a également été placée à l’isolement dans une cellule sombre et sale et on ne lui a pas permis de s’alimenter ni de se laver. Lorsqu’elle a été libérée, en septembre 2005, elle a été avertie qu’elle s’exposait à de graves conséquences si elle s’obstinait dans ses revendications.
Le 2 janvier 2006, Mao a tenté de déposer une pétition auprès des autorités à Pékin mais elle a été interpellée par sept membres d’un Comité de résidants (un groupe de civils chargés de surveiller, pour le compte des autorités, les activités menées au sein de la communauté). Mao a été maintenue en détention jusqu’au 6 janvier, soit quatre jours au cours desquels elle a été frappée à plusieurs reprises, agressée sexuellement et privée de sommeil.
Le 15 janvier 2006, Mao Hengfeng, qui habite Shanghai, s’est rendue à Pékin avec l’une de ses filles. Toutes deux ont été arrêtées le 24 janvier par la police de Shanghai et des membres du Comité de résidants de Shanghai qui les avaient suivies. Les policiers les ont ramenées à Shanghai. Ils ont libéré la fille mais ont détenu la mère dans un hôtel situé près de son domicile et géré par l’État, où elle a été constamment placée sous surveillance. Le premier jour, elle a été insultée mais n’a pas été maltraitée et a été remise en liberté le 8 février.
Le 13 février, Mao Hengfeng a, de nouveau, été arrêtée par la police après avoir rencontré des membres du consulat américain à Shanghai pour leur faire part de ses revendications. Elle a été détenue jusqu’au 29 mars et a passé un certain temps dans le même hôtel que celui où elle avait été retenue en février. Pendant cette détention, elle a été violemment passée à tabac à de nombreuses reprises. Ces mauvais traitements ont provoqué chez elle des vomissements qui ont entraîné d’autres coups.
Le 23 mai 2006, elle a, de nouveau, été arrêtée par la police, cette fois en raison de son soutien public aux victimes d’expulsions forcées et de détentions arbitraires. Elle a été détenue sans inculpation, durant sept jours, dans une auberge de jeunesse gérée par l’État. Durant cette détention, elle a, également, été frappée par un policier, et au cours de ce passage à tabac, deux lampes de table ont été brisées dans sa chambre. Elle a alors été inculpée d’avoir intentionnellement endommagé des biens. Puis, elle a été transférée au commissariat de police du district de Yangpu où elle a été détenue durant exactement un an, jusqu’au 15 mai 2007. Elle était enfermée dans une petite pièce très sombre sans lit. Du 16 août au 30 septembre 2006, elle n’a pas été autorisée à quitter cette pièce qui n’avait ni toilettes ni salle de bains. Le sol s’est trouvé recouvert d’immondices et elle a dû tenter de dormir debout.
Lors de son procès, qui a duré 30 minutes, le tribunal a uniquement pris en compte les déclarations de la police. Ses avocats ont signalé que durant la préparation de la défense de leur cliente, ils ont été victimes de harcèlements et de menaces visant à entraver leur travail. Bien que les avocats aient affirmé que Mao ne pouvait pas être tenue pour responsable de la casse des lampes, elle a été condamnée pour cela, le 12 janvier 2007, à une peine de deux ans et demi d’emprisonnement.
Elle a été transférée, le 15 mai, à la prison municipale pour femmes de Shanghai par des policiers qui l’ont à nouveau frappée.
Le 4 juillet 2008, Mao a pu enfin téléphoner à ses proches et leur expliquer les tortures qu’elle avait subies. Elle leur a dit qu’elle avait été emmenée, le 3 juin, à l’hôpital de la prison de la ville de Nanhui. Elle y a été détenue et placée sous la surveillance d’une dizaine de gardiennes choisies par les autorités pénitentiaires. Elles l’ont déshabillée et l’ont fermement immobilisée en l’attachant à un lit et l’y ont laissée ainsi durant 14 jours. Ses liens ne lui ont pas été ôtés l’empêchant de se laver ou d’aller aux toilettes. Pendant ce temps, des médecins ont administré à Mao, contre son gré, plusieurs piqûres, ce qui lui a causé de graves maux de tête et d’intenses sensations de brûlures dans tout le corps. Toujours contre son gré, les médecins lui ont également prélevé du sang. Comme elle se débattait, elle a été blessée au bras et a beaucoup saigné.
Des prisonniers chargés de la surveiller l’ont frappée, en lui donnant des coups de poing au visage, à la poitrine et dans l’entrejambe. En été (lorsque la température monte à plus de 30 degrés et que le taux d’humidité de l’air peut dépasser les 80 p. cent), ils la recouvraient d’une couverture. Parfois, ils lui couvraient la bouche et le nez avec de lourds vêtements et oreillers qui l’ont presque étouffée.
Le 16 juin 2008, elle est retournée dans sa cellule. Les autorités pénitentiaires ont placé un volet à son unique fenêtre, réduisant fortement l’aération de la pièce et la rendant insupportablement étouffante. Elle souffre maintenant d’hypertension artérielle, de douleurs constantes provoquées par les blessures consécutives à la torture, d’une infection de la peau due aux conditions de détentions non hygiéniques, et de maux d’estomac chroniques.
Mao Hengfeng a été libérée le 29 novembre 2008. Elle avait des problèmes de santé suite aux fréquentes tortures subies, y compris des problèmes d’audition, d’hypertension artérielle et de douleurs chroniques à l’estomac. Mao a, de nouveau, été soumise à des mauvais traitements le jour même de sa libération, lorsqu’elle a été agressée par des policiers alors qu’elle se rendait au bureau de son Comité résidentiel local afin d’achever les formalités pour sa libération. Elle a souffert aussi bien du point psychologique que physique et a dit qu’elle avait songé à se suicider mais elle a été encouragée par les messages internationaux de soutien, notamment ceux provenant de membres d’Amnesty International.
Le 13 janvier 2009, Mao Hengfeng a été condamnée à sept jours de détention administrative par le Bureau de la sécurité publique de Shanghai. Elle avait été arrêtée avec sa fille la veille alors qu’elles manifestaient devant le Congrès municipal populaire de Shanghai qui était en séance. Elles étaient accompagnées d’une centaine d’autres habitants de Shanghai qui voulaient demander à leurs représentants siégeant dans ce Congrès de s’opposer aux expulsions forcées et à d’autres atteintes aux droits humains commises dans cette ville. La police a bouclé les lieux et a tenu les manifestants à distance. Mao Hengfeng a crié : Représentants de Shanghai, vous devez soutenir votre population. Venez nous écouter ! Nous voulons la démocratie et la liberté et qu’on mette fin à la torture!
La police a arrêté Mao Hengfeng et sa fille, ainsi que plusieurs autres manifestants, et les ont conduits dans un centre de détention. À minuit, les policiers ont renvoyé tous les manifestants chez eux sauf Mao Hengfeng qui a été conduite au commissariat de Daqiao. Les policiers ont ensuite notifié par écrit à ses proches qu’elle serait détenue durant huit jours pour trouble à l'ordre public.
Premier Ministre chinois
WEN Jiabao Guojia Zongli
The State Council General Office
2 Fuyoujie
Xichengqu
Beijingshi 100017
People's Republic of China
Tél : +86 10 83084868 or 62072370
Fax : 86 10 65961109 (c/o Ministère des Affaires étrangères)
Formule d'appel : Your Excellency
Directeur du bureau de la Sécurité publique de Shanghai
HZHANG Xuebing Juzhang
Shanghaishi Gong'anju
128 Wuningnanlu
Qing’anqu
Shanghaishi 200042
People's Republic of China
Fax : +86 21 24023089
Emal : gaj02@shanghai.gov.cn ou shgajxfb@sh.china110.com
Formule d'appel : Dear Director
Copie à l'ambassade
Ambassade de la République populaire de Chine
Avenue de Tervuren, 443-445
1150 Bruxelles
Fax : 02 779 28 95 ou 02 762 99 66
Email : chinaemb_be@mfa.gov.cn
Veuillez rédiger vos courriers en mandarin, en anglais de préférence ou dans votre propre langue.
Les recommandations pour les appels
Bien que Mao Hengfeng ait été libérée, nous vous demandons d'écrire aux autorités de Shanghai pour :
- qu'elles diligentent au plus vite une enquête impartiale et indépendante sur les actes de torture et autres mauvais traitements que Mao Hengfeng aurait subis en prison;
- qu'elles fassent en sorte que les responsables présumés de ces actes soient traduits en justice et condamnés si leur responsabilité était effectivement engagée.
Vous pouvez aussi écrire aux représentants locaux des villes et communes belges jumelées avec Shanghai ou aux députés belges et européens.
N'oubliez pas de nous envoyer une copie des lettres que vous auriez reçues des autorités (Isavelives.be / Rue Berckmans, 9 - 1060 Bruxelles).
Signalez-nous également toute action que vous pourriez faire venir en aide à Mao Hengfeng et faites-nous part de vos commentaires.












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