Halte à la violence contre les femmes au Burundi

 

Depuis le lancement de la campagne il y a eu des progrès dans la réalisation des deux objectifs.

Objectif 1 : Obtenir du gouvernement qu’il mette en place un système administratif permettant de surveiller et de consigner systématiquement et avec précision tous les cas de viol et d’autres formes de violences sexuelles signalés au Burundi.

Le Ministère des Droits Humains a confirmé qu’un projet a été mis sur pied pour contrôler et rapporter tous les cas de viols au niveau national. Une réunion de consultation avec la société civile, des membres du pouvoir judiciaire et d’organisations s’occupant de la santé a eu lieu le 29 avril à propos de la mise sur pied d’un système centralisé qui fournira au gouvernement et à la société civile des statistiques nationales à propos des viols et des violences sexuelles. Ce système couvrira toutes les provinces du Burundi. Un rapport est actuellement rédigé par le gouvernement et sera envoyé à AI dès qu’il est terminé. Le système ne sera pas fonctionnel avant la fin de l’année, il faut donc continuer à envoyer des pétitions.

Objectif 2 : Obtenir des autorités du Burundi qu’elles établissent et mettent en place un programme d’aide juridique couvrant l’ensemble du pays, notamment les zones rurales, afin d’améliorer le soutien aux victimes de viol et d’autres formes de violence sexuelle.

L’objectif 2 a été partiellement atteint. Le Bureau des Nations Unies au Burundi et le Ministère de la Justice commencent à planifier un programme commun sur le viol et la violence sexuelle qui devrait inclure des dispositions nécessaires pour une assistance juridique. Les Nations Unies ont confirmé qu’ils vont envoyer des propositions pour une stratégie au Ministère de la Justice en vue de commentaires. C'est pourquoi il est essentiel que les membres d’AI continuent à maintenir la pression sur le Ministère afin que la question de l’assistance juridique devienne une priorité. Dans le passé, certaines initiatives n’ont pas été effectuées par manque de volonté politique, manque de ressources ou de capacité.

Prévue au départ pour une durée d’un an, la campagne est prolongée jusque fin 2009. 17 sections et structures d’AI ont adressé des demandes au gouvernement burundais et à leur propre gouvernement. Ces actions ont contribué à faire des viols et autres violences sexuelles une priorité au niveau national burundais et à mettre cette question à l’agenda des organismes donateurs et de la communauté internationale.

Le 16 novembre 2007, peu après le lancement de la campagne, le Président Nkurunuziza s’adressant à la Nation a condamné publiquement le viol en demandant à ses concitoyens de dénoncer tous les auteurs de viol et a rappelé aux agents de l’autorité que le viol devait être poursuivi conformément à la loi.

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