Action : La justice bafouée

 

Suliamon Olyfemi a été condamné à mort en Arabie saoudite en 2004 ou 2005 après avoir été déclaré coupable du meurtre d’un policier en septembre 2002. Travailleur immigré, il est l’un des 13 Nigérians qui ont été arrêtés et inculpés à la suite de ce meurtre. Lors de son procès, qui s’est déroulé à huis clos et en arabe, il n’a bénéficié ni d'une assistance juridique ni de l’aide des autorités consulaires ni, selon les informations reçues, d’une traduction digne de ce nom.

Pendant l’interrogatoire, on lui aurait fait signer, en apposant ses empreintes digitales, des déclarations qu'il ne pouvait pas lire et dont le contenu n'était pas clair pour lui. Il est à craindre que ces déclarations aient contenu des aveux qui ont ensuite été utilisés comme éléments de preuve contre lui lors de son procès. Il est détenu à la prison de Briman à Djedda, en Arabie saoudite.

Suliamon Olyfemi a maintenant épuisé toutes les voies de recours possibles et il risque à tout moment d’être exécuté. Nurideen Sani, l’un des 12 autres Nigérians jugés, serait mort en prison en septembre 2008. Amnesty International ne connaît pas les circonstances exactes de son décès, mais, d’après certaines informations il n’a pas bénéficié des soins médicaux dont il avait besoin lorsque son état de santé s'est détérioré, ce qui a sans doute contribué à sa mort.

On ne sait pas exactement quelles peines ont été prononcées contre les 11 autres personnes. D’après certaines informations, ils ont dans un premier temps été condamnés à cinq ans d'emprisonnement et à 500 coups de fouet chacun. Les peines auraient ensuite été modifiées à trois reprises. Elles auraient été aggravées et seraient passées à sept ans d'emprisonnement et 700 coups de fouet chacun une première fois, puis à dix ans et 1 000 coups de fouet, et enfin à quinze ans et 1 000 coups de fouet. Il est à craindre que la procédure judiciaire engagée à leur encontre ne soit pas terminée et qu’ils soient condamnés à mort.


Agissez !

Exhortez le chef d’État saoudien à :

- commuer la peine de mort à laquelle ont été condamnés Suliamon Olyfemi et les autres personnes en attente d’exécution en Arabie saoudite, à titre de premier pas vers l’abolition de la peine capitale ;
- veiller à ce que Suliamon Olyfemi puisse exercer efficacement ses droits de bénéficier d’un réexamen judiciaire et de formuler un recours en grâce ;
- empêcher la flagellation des 11 Nigérians condamnés à cette peine et veiller à ce que ceux qui seraient condamnés à mort ne soient pas exécutés.

Ecrivez à :

   King Abdullah Bin ‘Abdul ‘Aziz Al-Saud
   Office of His Majesty The King
   Royal Court
   Riyadh
   Arabie saoudite
   Téléphone / Fax : +966 1 488 2222
   Formule d'appel : Your Majesty / Sire,

Envoyez une copie à :

   Mr Turki bin Khaled Al-Sudairy
   President, Human Rights Commission
   PO Box 58889, Riyadh 11515
   King Fahad Road, Building No.373
   Riyadh
   Arabie saoudite
   Fax : +966 1 4612061
   Formule d'appel : Mr Al-Sudairy / Monsieur



 

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