Dossier individu en danger : Su Su Nway (Myanmar (Birmanie))
- Posté par : Benoit Priem le 17 février 2010
Remarque importante :
La présentation du dossier ci-dessous correspond à celle en vigueur au moment de sa création. Pour obtenir les informations ultérieures (mises à jour, actions focus, actions sms, …) veuillez consulter l’historique des publications.
Introduction
Su Su Nway, une militante des droits des travailleurs, qui est membre du principal parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), purge actuellement une peine de huit ans et six mois d’emprisonnement pour avoir participé à des manifestations contre le gouvernement. Elle est incarcérée dans une prison éloignée du domicile de sa famille.
Dans cette page :
- L'identité
- La présentation complète
- Le destinataire de l'appel
- Les langues de l’appel
- Les recommandations pour les appels
- Le modèle de lettre
Pages complémentaires :
- Informations à l'usage des groupes et coordinations (usage interne)
Sexe : Féminin
Langue parlée : birman
Date de naissance : 9 juin 1972
Profession : non spécifiée
Localisation actuelle : prison Hkamti Division de Sagaing
Situation familiale : U Tin Sein (père) et Daw Nyunt Yin (mère) – tous deux décédés. Htay Htay Kyi (soeur)
Su Su Nway, une militante des droits des travailleurs, qui est membre du principal parti d’opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), purge actuellement une peine de huit ans et six mois d’emprisonnement pour avoir participé à des manifestations contre le gouvernement. Elle est incarcérée dans une prison éloignée du domicile de sa famille.
Su Su Nway a participé aux protestations contre la hausse du prix du carburant et des produits de base en août 2007. Elle a échappé de peu à une arrestation durant une manifestation au cours de laquelle des membres de l’Union Solidarity Development Association (USDA, Association de l'Union pour le développement de la solidarité) - une organisation soutenue par les autorités - ont battu ses partisans, les ont contraints à monter dans des voitures qui les attendaient et les ont détenus. Suite à ces événements, Su Su Nway est entrée dans la clandestinité jusqu’au 13 novembre 2007, date à laquelle elle a été arrêtée pour avoir placé une banderole anti-gouvernementale près d’un hôtel à Yangon, la plus grande ville du Myanmar, où résidait le Rapporteur spécial des Nations unies pour le Myanmar.
Su Su Nway souffre de problèmes cardiaques congénitaux et d’hypertension artérielle qui ont été aggravés par les conditions de détention auxquelles elle est soumise dans la prison de Hkamti (Division de Sagaing) où elle ne peut pas recevoir les soins médicaux requis par son état de santé. Cette prison se trouve à environ 1 900 km du domicile de ses parents à Yangon. Il est donc très difficile pour ses proches de lui rendre visite et de lui apporter la nourriture et les médicaments dont elle a besoin. Au Myanmar, les prisonniers dépendent systématiquement de leurs proches pour recevoir des médicaments et de la nourriture, étant donné que l’approvisionnement des prisons est absolument insuffisant. Su Su Nway a dû être hospitalisée le 20 mars 2009 mais, depuis lors, selon des sources fiables, les autorités pénitentiaires ne lui ont pas permis de recevoir de soins médicaux. Ils l’ont également punie en la plaçant à l’isolement à plusieurs reprises et ils lui ont refusé le droit de s’entretenir avec ses proches, de recevoir une nourriture suffisante et des vêtements propres.
Après son arrestation le 13 novembre 2007, Su Su Nway a été jugée par le tribunal du district nord de Yangon. Elle a été condamnée le 11 novembre 2008 à douze ans et six mois d’emprisonnement. En appel, sa condamnation a été réduite à huit ans et six mois d’emprisonnement. Elle a été d’abord détenue dans la prison d’Insein à Yangon mais peu après sa condamnation, elle a été transférée à la prison de Kale, dans le nord du pays, à quelque 1.100 km de Yangon, puis elle a été conduite, en août 2009, à la prison de Hkamti, qui est une des prisons les plus éloignées du pays. Elle se trouve dans une région infestée de paludisme, maladie que beaucoup de prisonniers ont contractée dans ce lieu de détention.
Su Su Nway a été condamnée aux termes de plusieurs lois relatives à la sécurité qui sont régulièrement utilisées par les autorités pour réprimer toute dissidence politique pacifique. Elle a été déclarée coupable de deux chefs d’accusation en vertu de l’article 505 (b) du Code pénal. Ce texte, qui est rédigé dans des termes vagues, s’applique à quiconque est soupçonné d’avoir l’intention de susciter la peur ou l'inquiétude du public ou d’inciter à la perpétration d’infractions nuisant à la tranquillité publique. Su Su Nway a également été déclarée coupable d’infractions nuisant à la tranquillité publique (aux termes de l’article 143 du Code pénal rédigé lui aussi dans des termes vagues), ainsi que d’agression ou entrave à un agent de l’État en train de réprimer une émeute (en vertu de l’article 152 du Code pénal).
Su Su Nway a été placée à l’isolement durant trois jours après avoir participé, le 19 juillet 2009, dans la prison de Kale, à une cérémonie marquant le Jour des martyrs qui commémore l’assassinat du général Aung San (père de la dirigeante de la NLD, Daw Aung San Suu Kyi) ainsi que d’autres dirigeants du mouvement qui ont lutté pour l’indépendance de la Birmanie. Les autorités pénitentiaires l’ont également placée à l’isolement en octobre 2008 pour la punir d’avoir entamé, le mois précédent, une grève de la faim afin de protester contre le fait qu’elle n’était pas autorisée à s’entretenir avec sa famille.
Major General Maung Oo
Ministry for Home Affairs,
Office No. 10,
Naypyitaw,
Union of Myanmar
Salutations : Dear General
Senior General Than Shwe
c/o Ministry of Defence,
Naypyitaw,
Union of Myanmar
Salutations : Dear Senior General Than Shwe
Ministry of Foreign AffairsNyan Win
Bldg. (19),
Naypyitaw,
Union of Myanmar
Salutations : Dear Minister
Brigadier-General Kyaw Hsan
Ministry of Information
Bldg. (7),
Naypyitaw,
Union of Myanmar
Salutations : Dear General
Copie à l'ambassade
Ambassade du Myanmar
Boulevard Général Wahis, 9
1030 Bruxelles
Fax : 02 705 50 48
Ecrire des lettres en birman, en anglais ou en français.
Les recommandations pour les appels
- exhorter les autorités à libérer Su Su Nway immédiatement et de manière inconditionnelle ;
- les appeler à transférer Su Su Nway dans une prison plus proche du domicile de sa famille, tant qu’elle demeure en détention ;
- les appeler à lui permettre de contacter régulièrement les avocats de son choix et s’entretenir avec sa famille ;
- insister pour que les autorités veillent à ce que Su Su Nway ne soit soumise ni à la torture ni à d’autres mauvais traitements.
N'oubliez pas de nous envoyer une copie des lettres que vous auriez reçues des autorités ou de l'ambassade (Isavelives.be / Rue Berckmans, 9 - 1060 Bruxelles).
Signalez-nous également toutes les actions que vous pourriez faire pour venir en aide à Su Su Nway et faites-nous part de vos commentaires.
Les actions de solidarité ne sont pas permises.















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