Action : Lamba Soukouna, violences policières en France

 

Lamba Soukouna relate à Amnesty International les mauvais traitements qu’il a subis : Ils m’ont mis un coup de crosse de flashball sur le front [...] et puis ils m’ont mis des coups de pied. [...] J’ai tout fait pour essayer de leur dire “Je suis malade. Pourquoi est- ce que je mérite ça ?” [...] Ils n’ont pas entendu ce que je disais [...] Ils se sont acharnés sur moi.

Lamba Soukouna, qui souffre de drépanocytose, a raconté à Amnesty International avoir été maltraité par des policiers dans la soirée du 8 mai 2008 devant chez lui, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), dans la banlieue de Paris.

Lamba Soukouna rentrait chez lui quand il a remarqué un groupe de policiers en tenue antiémeutes devant l’immeuble d’en face. Ceux-ci ont chargé un groupe de jeunes, qui se sont dispersés dans toutes les directions. Lamba Soukouna est alors entré dans le hall de son immeuble quand deux groupes de policiers sont arrivés en courant. L’un d’eux a attrapé le jeune homme par-derrière, l’a plaqué contre le muret l’a frappé au front avec la crosse de son arme à balles en caoutchouc. Lamba Soukouna est alors tombé à terre et s’est évanoui quelques secondes. Quand il est revenu à lui, il a senti du sang ruisseler sur son front. Les policiers lui ont donné des coups de pied dans le dos et les côtes alors qu’il était à terre.

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Alors qu’il se rendait à la gendarmerie pour porter plainte, l’un des policiers qui l’avait agressé l’a arrêté et l’a fait monter de force dans un fourgon de police, où il a été menotté.

Au commissariat, il a demandé à plusieurs reprises les médicaments qui lui permettent de contrecarrer les effets de sa maladie chronique, mais il ne les a pas obtenus. Après plusieurs heures pendant lesquelles personne ne lui a signifié les raisons de sa détention, il a finalement été emmené à l’hôpital, où il a été soigné pour ses blessures au front et a reçu une incapacité totale temporaire (ITT) de six jours.

Lamba Soukouna a ensuite été renvoyé au commissariat, où il a été placé en garde à vue pour agression contre un policier.

Il a nié l’ensemble des accusations portées contre lui. Il a réclamé ses médicaments à plusieurs reprises, en vain. En conséquence, il a fait une grave crise, caractérisée par des difficultés à respirer et de violentes douleurs. Il est resté hospitalisé trois jours.

Lamba Soukouna a déposé une plainte auprès de l’Inspection générale des services (IGS). Sa plainte et celle des policiers contre lui sont toujours en instance.


 

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