Modèle de lettre pour l'action : En France, Abdelhakim Ajimi est mort à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers
- Posté par : Benoit Priem le 26 février 2010
Pour agir,
- Copier/coller le texte ci-dessous dans une lettre.
- Compléter les termes entre parenthèse.
- Faites-la parvenir par courrier à l'adresse indiquée.
Ministre de l’Intérieur
Ministère de l’Intérieur
Place Beauvau
75008 Paris CEDEX 08
FRANCE
Monsieur le Ministre,
Informé(e) par Amnesty international, organisation qui lutte pour la défense des droits humains partout dans le monde, je vous écris car je suis vivement préoccupé(e) par la lenteur de la procédure et l'impunité dont semblent bénéficier les policiers impliqués dans l'affaire Abdelhakim Ajimi.
Le 9 mai 2008, Abdelhakim Ajimi, dit Hakim, un jeune homme de 22 ans s'est rendu à sa banque. Confronté au refus de l'employé d'effectuer une opération sur son compte, il aurait fait preuve - selon des témoins - d'agressivité.
Après avoir quitté l'établissement bancaire, il est rejoint près de son domicile, par plusieurs policiers qui l'ont menotté, frappé et maintenu à plat ventre pendant une longue période. Selon de nombreux témoins, ces agents auraient fait preuve à son égard d'une force excessive.
Alors que des pompiers tentaient de lui porter secours, Abdelhakim Ajimi est embarqué à bord d'un fourgon. Plusieurs témoins affirmeront que le jeune homme était déjà mort lorsqu'il a été poussé dans le véhicule. Les policiers ont - quant à eux - toujours prétendu qu'il était en vie à son arrivée au commissariat.
Le 13 mai 2008, le procureur de la République de Grasse a ouvert une information judiciaire pour « homicide involontaire ». En novembre, un rapport anatomo-pathologique a confirmé que la mort Abdelhakim Ajimi était due à une « asphyxie mécanique » causée par une pression prolongée exercée sur son cou et sur son thorax.
En mars 2009, le juge d'instruction en charge de l'affaire a mis en examen cinq policiers impliqués dans cette interpellation. Mais, à ce jour, les deux policiers qui seraient directement responsables de la mort d'Hakim n'ont fait l'objet d'aucune poursuite. Cette décision a donné lieu à un recours devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence qui devrait se prononcer en octobre 2009.
A l'heure qu'il est, la famille et les amis d’Hakim réclament toujours justice.
En conséquence, Monsieur le Ministre, je vous demande de suspendre - jusqu'au terme des enquêtes pénale et disciplinaire - tous les policiers présents lors de l'interpellation et du décès d'Hakim Ajimi et de veiller à ce que les agents responsables de sa mort soient sanctionnés.
Par ailleurs, je vous exhorte à diffuser le dossier d'enquête de l'IGPN consacré à cette affaire et à user de votre influence pour que les forces de l'ordre n'utilisent plus des méthodes de coercition dangereuses (étranglements, compression de la carotide...) lors de leurs interventions.
Enfin, je prie d'oeuvrer afin que les policiers reçoivent une formation complète sur l'utilisation des méthodes de contrainte et autres usages de la force et qu'ils soient informés des risques liés à l'asphyxie mécanique.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à la présente et vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre l'expression de ma considération distinguée.












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