Modèle de lettre pour l'action : En France, Abou Bakari Tandia, tombé dans le coma (Michèle Alliot-Marie Ministre de la Justice)
- Posté par : Benoit Priem le 26 février 2010
Pour agir,
- Copier/coller le texte ci-dessous dans une lettre.
- Compléter les termes entre parenthèse.
- Faites-la parvenir par courrier à l'adresse indiquée.
Ministre de la Justice
Ministère de la Justice
13 Place Vendôme
75042 Paris CEDEX 01
FRANCE
Madame la Ministre,
Informé(e) par Amnesty international, organisation qui lutte pour la défense des droits humains partout dans le monde, je vous écris car je suis vivement préoccupé(e) par la lenteur de la procédure et l'impunité dont semblent bénéficier les policiers impliqués dans l'affaire Abou Bakari Tandia.
Abou Bakari Tandia, un Malien en situation irrégulière a été arrêté le 5 décembre 2004. Emmené au commissariat de Courbevoie pour un contrôle d'identité, il a sombré dans le coma dans des circonstances qui demeurent floues. Le 25 janvier 2005, il est décédé à l'hôpital Louis-Mourier sans avoir repris connaissance.
Selon la police, Abou Bakari Tandia s'est effondré après s'être volontairement cogné la tête contre un mur de sa cellule. Mais, d'après le rapport d'autopsie - qui ne fait mention d'aucune blessure à la tête - Abou Bakari Tandia est décédé suite à de multiples défaillances organiques.
En mars 2005, estimant qu'il ne disposait pas de suffisamment d'éléments pour étayer d'eventuelles poursuites, le procureur de Nanterre a classé l'affaire. Il n'a pas non plus donné suite à une plainte pour faux témoignage, déposée par l'avocat de la famille, contre un policier. Ce dernier affirmait que la caméra qui se trouvait dans la cellule Abou Bakari Tandia n'avait pas pu enregistrer les funestes événements du 25 janvier 2005, car elle avait été détruite par un détenu. Or, cette caméra était en réalité totalement hors d'atteinte.
Confrontée au silence de la justice, la famille Abou Bakari Tandia a donc décidé de porter plainte pour "actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort".
Aujourd'hui, le dossier est rouvert mais, les avancées de la procédure demeurent - à ce jour - extrêmement limitées.
En conséquence, Madame la Ministre, je vous demande de prendre les mesures disciplinaires adéquates contre tout juge ou procureur qui ne diligenterait pas ses enquêtes dans un délai raisonnable et de faire mener - dans les plus brefs délais - une enquête impartiale sur la mort d'Abou Bakari Tandia.
Par ailleurs, je vous exhorte à mettre en place une commission indépendante chargée de traiter les plaintes contre les forces de l'ordre. Cette commission se verrait confier les fonctions d'enquête de IGPN, de l'IGS et de IGN dans des affaires graves concernant notamment des faits de torture ou de mort durant la garde à vue.
Je vous remercie de l'attention que vous porterez à la présente et vous prie d'agréer, Madame la Ministre l'expression de ma considération distinguée.












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