Modèle de lettre pour l'action : En France, Abou Bakari Tandia, tombé dans le coma (Michèle Alliot-Marie Ministre de la Justice)

 

Pour agir,

   - Copier/coller le texte ci-dessous dans une lettre.
   - Compléter les termes entre parenthèse.
   - Faites-la parvenir par courrier à l'adresse indiquée.

Brice Hortefeux
Ministre de l’Intérieur
Ministère de l’Intérieur
Place Beauvau
75008 Paris CEDEX 08
FRANCE

(Date)

Monsieur le Ministre,

Informé(e) par Amnesty international, organisation qui lutte pour la défense des droits humains partout dans le monde, je vous écris car je suis vivement préoccupé(e) par la lenteur de la procédure et l'impunité dont semblent bénéficier les policiers impliqués dans l'affaire Abou Bakari Tandia.

Abou Bakari Tandia, un Malien en situation irrégulière a été arrêté le 5 décembre 2004. Emmené au commissariat de Courbevoie pour un contrôle d'identité, il a sombré dans le coma dans des circonstances qui demeurent floues. Le 25 janvier 2005, il est décédé à l'hôpital Louis-Mourier sans avoir repris connaissance.

Selon la police, Abou Bakari Tandia s'est effondré après s'être volontairement cogné la tête contre un mur de sa cellule. Mais, d'après le rapport d'autopsie - qui ne fait mention d'aucune blessure à la tête - Abou Bakari Tandia est décédé suite à de multiples défaillances organiques.

En mars 2005, estimant qu'il ne disposait pas de suffisamment d'éléments pour étayer d'eventuelles poursuites, le procureur de Nanterre a classé l'affaire. Il n'a pas non plus donné suite à une plainte pour faux témoignage, déposée par l'avocat de la famille, contre un policier. Ce dernier affirmait que la caméra qui se trouvait dans la cellule Abou Bakari Tandia n'avait pas pu enregistrer les funestes événements du 25 janvier 2005 car elle avait été détruite par un détenu. Or, en réalité, cette caméra était totalement hors d'atteinte.

Confrontée au silence de la justice, la famille Abou Bakari Tandia a donc décidé de porter plainte pour "actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort".

Aujourd'hui, le dossier est rouvert mais les avancées de la procédure demeurent - à ce jour - extrêmement limitées.

En conséquence, Monsieur le Ministre je vous demande de suspendre les policiers impliqués dans les faits ayant entraîné la mort d'Abou Bakari Tandia et de prendre les mesures appropriées visant à sanctionner ceux qui seraient directement responsables de son décès.

Par ailleurs, je vous exhorte à diffuser les rapports que l'IGPN, l'IGS et l'IGN ont consacrés à cette affaire et à veiller à ce que des sanctions adéquates soient prises contre les policiers qui se rendent coupables de faux témoignage ou qui dissimulent ou détruisent des pièces à conviction.

Je vous remercie de l'attention que vous porterez à la présente et vous prie d'agréer, Monsieur le Ministre l'expression de ma considération distinguée.

(Votre signature)


 

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