Colonel Paul Ndokayi : mise à jour du 24 mai 2010

 

Le colonel Ndokayi est toujours détenu au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Il y est détenu depuis décembre 2006 – soit depuis près de trois ans et demi - et il n’a toujours pas été jugé.

En raison du fait qu’il n’a jamais reçu de traitement médical suites aux tortures subies lors de son arrestation, il continue de souffrir de problèmes d’audition. Dans l’ensemble, son état de santé s’est beaucoup amélioré depuis l’époque où Amnesty International l’a rencontré en 2007.

L’épouse du colonel Ndokayi lui rend régulièrement visite et lui apporte de quoi manger. Il est détenu dans un quartier de haute sécurité de la prison et, comme d’autres détenus, il est régulièrement l’objet d’intimidations et d’insultes proférées par les policiers qui inspectent sa cellule.

Il doit répondre actuellement des chefs d’inculpation suivants : « dissipation de munition de guerre » et « détention illégale d’arme et de munition de guerre ». Le colonel a indiqué qu’il ne comprenait pas les raisons pour lesquelles il était inculpé de ces infractions. Il avait, précédemment, été inculpé de « participation à un mouvement insurrectionnel » mais ce chef d’inculpation a été abandonné en décembre 2007.

Le retard dans le procès du colonel Ndokayi s’explique par le fait que la responsabilité de son dossier a été transférée du procureur militaire à la Cour militaire de Kinshasa. En avril 2008, le procureur militaire a confié la responsabilité de son dossier à la Cour militaire. Cependant, le dossier contenant matériellement toutes les informations relatives à son cas n’a pas été transféré et le traitement de son affaire n’a pas avancé.

En juillet 2009, le procureur militaire a réitéré ce transfert mais cette fois-ci le dossier contenant matériellement les informations a également été transféré. Le Premier Président de la Cour Militaire de la Gombe n’a pas encore fixé de date d’audience pour ce procès. Ce magistrat a indiqué qu’il était absorbé par un autre dossier qui impliquait 30 co-accusés et qu’il n’avait donc pas encore eu le temps d’examiner le cas du colonel Ndokayi.
Étant donné que l’obstacle à l’ouverture du procès du colonel Ndokayi réside maintenant dans le fait qu’aucune date d’audience n’a été fixée, nous avons mis à jour notre stratégie de campagne afin de cibler spécifiquement le Premier Président de la Cour militaire qui est chargé de fixer la date de l’audience. Si vous ne pouvez mener qu’une seule action sur ce cas, veuillez, en priorité, écrire au Premier Président de la Cour militaire et ce, dans les six prochains mois, jusqu’en novembre 2010.

Cependant, nous continuons, bien entendu, à être très inquiets quant aux actes de tortures dont le colonel Ndokayi a été victime en 2006 au moment de son arrestation et de leurs répercussions persistantes sur sa santé. Si vous pouvez investir davantage de temps sur ce cas, veuillez écrire au Président de la République, au ministre de la Justice et au Directeur de la prison de Kinshasa afin d’exprimer vos préoccupations à cet égard.


 

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