Action urgente (bonne nouvelle): Zimbabwe. Farai Maguwu, un défenseur des droits humains libéré sous caution
- Posté par : Barbel Conrads le 16 juillet 2010
Informations complémentaires sur l’AU 128/10, AFR 46/008/2010, 13 juillet 2010
Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels. Aucune action complémentaire n’est requise pour l’instant de la part du réseau Actions urgentes.
Le 12 juillet, le défenseur des droits humains zimbabwéen Farai Maguwu a obtenu la liberté sous caution après plus d’un mois passé en détention en raison de ses activités en faveur des droits humains. Il est toujours inculpé de « publication ou communication d’informations erronées portant préjudice à l’État » pour avoir dénoncé des violations des droits humains commises sur le site d’extraction de diamants de Marange.
Le 26 mai, Farai Maguwu, le directeur de l’ONG zimbabwéenne Centre for Research and Development (CRD), a parlé de violations des droits humains perpétrées par les forces de sécurité à l’homme chargé de vérifier que le Zimbabwe se conformait aux directives du Processus de Kimberley, un mécanisme international délivrant des certificats pour les diamants n’ayant aucun lien avec la violence. Le lendemain, des agents armés des forces de sécurité ont fait une descente dans les locaux du CRD et au domicile de Farai Maguwu. Les agents ont confisqué sa voiture, son ordinateur, son passeport et d’autres documents. Son neveu, Lisbern Maguwu, a été arrêté lors de la descente. Lisbern Maguwu et d’autres membres de la famille du défenseur des droits humains ont été battus et interrogés par la police. Farai Maguwu s’est enfui lors de la descente et s’est caché avant d’aller se livrer à la police le 3 juin. Il a été immédiatement arrêté.
Le 2 juillet 2010, un magistrat de Harare a refusé la mise en liberté sous caution de Farai Maguwu, le procureur ayant fait valoir qu’il fallait plus de temps pour terminer les investigations. Ses avocats ont interjeté appel de cette décision, qui a été annulée le 12 juillet. Farai Maguwu sera probablement jugé dans les mois qui viennent. Amnesty International va continuer de surveiller la situation de cet homme.
Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels. Aucune action complémentaire n’est requise pour l’instant de la part du réseau Actions urgentes.
Ceci est la deuxième mise à jour de l’AU 128/10 (AFR 46/005/2010). Pour de plus amples informations : http://www.amnesty.org/fr/library/info/AFR46/005/2010/fr
Informations complémentaires sur l’AU 128/10, AFR 46/008/2010, 13 juillet 2010















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