Dossier individu en danger : Petrija Piljević (Kosovo)
- Posté par : Anne Marie le 8 mai 2010
Introduction

Petrija Piljević, une femme serbe âgée de cinquante-sept ans, a été enlevée dans son appartement de la ville de Pristina, le 28 juin 1999, par trois hommes vêtus d’uniformes de l'Armée de libération du Kosovo (UÇK). En 2000, son corps a été exhumé d’une tombe anonyme située dans le cimetière de Dragodan (à Pristina) par une équipe d’experts travaillant pour le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (ci-après le Tribunal pénal) et la dépouille a été rendue à sa famille le 15 août 2001. Ses proches attendent toujours que les responsables de sa mort soient traduits en justice.
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Action de solidarité : Envoyez un message de soutien aux proches de Petrija Piljević
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L'historique des articles et des autres actions éventuelles publiés sur Isavelives.be
Dans cette page :
- L'identité
- La présentation complète
- Les mises à jour
- Les informations générales
- Les destinataires de l'appel
- Les langues de l’appel
- Les recommandations pour les appels
- du 8 janvier 2011 : Petrija Piljević est un des 10 cas mis en avant par AI dans le cadre de la Présidence hongroise de l'Union européenne (janvier - juin 2011)
- du 7 janvier 2011 : Petrija Piljević était un des 10 cas mis en avant par AI dans le cadre de la Présidence belge de l'Union européenne (juillet - décembre 2010)
- du 18 mai 2010 : Le dossier de Petrija Piljević a été transmis à l'EULEX
Pages complémentaires :
- Informations à l'usage des groupes et coordinations (Usage interne)
Sexe : Féminin
Langue parlée :
Date de naissance : 31 mars 1942.
Profession :
Localisation actuelle : Décédée en 1999.
Situation familiale : Veuve, mère de deux enfants adultes.
Petrija Piljević, une femme serbe âgée de cinquante-sept ans, a été enlevée dans son appartement de la ville de Pristina, le 28 juin 1999, par trois hommes vêtus d’uniformes de l'Armée de libération du Kosovo (UÇK). En 2000, son corps a été exhumé d’une tombe anonyme située dans le cimetière de Dragodan (à Pristina) par une équipe d’experts travaillant pour le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (ci-après le Tribunal pénal) et la dépouille a été rendue à sa famille le 15 août 2001. Ses proches attendent toujours que les responsables de sa mort soient traduits en justice.
Après la fin de la guerre au Kosovo (au début du mois de juin 1999), de nombreux Serbes, à l’instar de Petrija Piljević, sont restés au Kosovo. Selon ses voisins, dans l’après-midi du 28 juin 1999, trois hommes vêtus d’uniformes de l’UÇK sont venus
chercher Petrija Piljević, dans son appartement de Pristina. Elle pleurait et hurlait. Elle n’a jamais été revue vivante. Ses fils, Dragan et Zoran, ont fui vers la Serbie, où ils vivent aujourd’hui.
En août 2001, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) ont montré à l’un des fils de Petrija Piljević, Dragan Piljević, une série de photographies présentant des vêtements prélevés sur des cadavres exhumés par le Tribunal pénal. Sur l’une des photographies, Dragan a reconnu le pantalon de survêtement bleu, les chaussettes bleu marine, le chemisier beige et la veste noire de sa mère. À la suite de cette identification, la dépouille de Petrija Piljević a été remise à sa famille à la fin du mois d’août 2001. Elle a été ensevelie à Prokupljie, dans le sud de la Serbie.
Il incombe à la police internationale travaillant au sein de Mission d'administration intérimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) de mener une enquête pénale sur l’enlèvement Petrija Piljević. En 2003, suite à plusieurs centaines de lettres et de courriels adressés par des membres d’Amnesty International à Jean-Christian Cady, qui était à l’époque l’adjoint du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU au Kosovo pour la justice et la police, une même réponse a été envoyée à de nombreux membres d’AI. Ce texte précisait :
L’Unité centrale d'enquête criminelle (CCIU) de la police de la MINUK a ouvert une enquête sur le meurtre de Mme Piljević. Une autopsie a été effectuée et il a été déterminé qu'une blessure par balle avait causé son décès. La police de la MINUK a identifié d’éventuels témoins oculaires, qui résident en Serbie. Dans le cadre d’une coopération entre la police de la MINUK et la police serbe, la CCIU a récemment transmis une demande aux autorités serbes afin que la police de la MINUK puisse interroger ces témoins.
Dragan Piljević, l’un des fils Petrija Piljević, a indiqué à Amnesty International, en janvier 2009, qu'il avait été interrogé par un enquêteur de la MINUK qui lui avait rendu visite à son domicile en Serbie en 2003. Cependant, depuis lors, il n’a plus eu de nouvelles de la police de la MINUK quant à l’évolution de l’enquête.
En août 2008, un conseiller juridique, travaillant au sein du Bureau du Directeur du Département de la Justice de la MINUK, a répondu à une demande d’information sur l’état des enquêtes menées sur les cas de disparitions forcées et d’enlèvements. Il a informé Amnesty International que l’Unité de la police de la MINUK chargée des crimes de guerre était encore en train d’enquêter sur le cas de Petrija Piljević. Cependant, en décembre 2008, Robert L. Dean, Directeur par intérim du Département de la Justice de la MINUK, a précisé, en réponse à une autre demande d’information, que la MINUK n’avait jamais mené d’enquête ou de poursuites pénales sur le cas de Petrija Piljević. Amnesty International s’inquiète de ces réponses contradictoires émanant du Département de la Justice de la MINUK.
Mise à jour du 8 janvier 2011 : Petrija Piljević est un des 10 cas mis en avant par AI dans le cadre de la Présidence hongroise de l'Union européenne (janvier - juin 2011)
Le dossier de Petrija Piljević est un des «Dix cas menacés» qui fait l'objet de recommandations adressées par AI à la Présidence hongroise de ’UE.
Mise à jour du 7 janvier 2011 : Petrija Piljević était un des 10 cas mis en avant par AI dans le cadre de la Présidence belge de l'Union européenne (juillet - décembre 2010)
AI a appelé l'UE (et plus particulièrement les autorités belges qui en assuraient la Présidence de juillet à décembre 2010) à veiller à ce que la mission « État de droit » de l'UE au Kosovo (EULEX) enquête sans délais, de manière exhaustive et efficace, sur l’enlèvement et le meurtre de Petrija Piljević (ainsi que sur les autres enlèvements qui ont eu lieu immédiatement après la fin du conflit armé au Kosovo), afin que les personnes responsables de son enlèvement et de son meurtre soient traduites en justice et que ses proches reçoivent réparation, y compris une indemnisation.
Mise à jour du 18 mai 2010 : Le dossier de Petrija Piljević a été transmis à l'EULEX
Le cas de Petrija Piljević a été transmis au procureur de l’EULEX travaillant au sein du Bureau du procureur du district de Pristina. Cette décision s’explique par le fait que ce cas n’est pas considéré comme un crime de guerre car il s’est produit après la fin du conflit au Kosovo.
Alors qu’Amnesty International a soutenu que les enlèvements survenus immédiatement après la guerre devaient être examinés par les procureurs chargés des crimes de guerre au sein de l’EULEX (qui sont également chargés de mener des enquêtes et des poursuites pénales sur les crimes graves et à caractère ethnique), nous estimons qu’il est important de veiller à ce que ce cas fasse l’objet d’une enquête, en rappelant par écrit cette exigence au nouvel organe chargé des poursuites pénales.
Amnesty International Grande-Bretagne a inclus le dossier action de Petrija Piljevic dans son action de cartes de vœux en décembre 2009, et d’autres Sections, y compris Amnesty International France, Pays-Bas, Allemagne et Autriche, continuent d’envoyer régulièrement des lettres d’appel. Le fils de Petrija Piljevic a été très ému par les milliers de lettres qu’il a reçues.
La Journée internationale des disparus qui doit se tenir le 30 août 2010, offre une excellente occasion de mener des actions sur ce cas.
De son côté, Amnesty international Belgique vous propose d'agir en ligne.
Le cas de Petrija Piljević est l’un des milliers de cas de disparitions forcées et d’enlèvements qui ont eu lieu avant, pendant et après le conflit armé international qui a éclaté au Kosovo en 1999. On estime que 3 000 Albanais du Kosovo ont été victimes de disparitions forcées imputables à la police, aux groupes paramilitaires et à l'armée serbes et que 800 Serbes et Roms ont été enlevés par l'Armée de libération du Kosovo (UÇK). Au cours des dix dernières années, bien que les corps de nombreuses personnes enlevées et disparues aient été exhumés et rendus à leurs familles, la situation a très peu évolué en ce qui concerne les poursuites engagées contre les auteurs présumés de ces faits.
Au Kosovo, jusqu’en décembre 2008, l’Unité de la police de la MINUK chargée des crimes de guerre ainsi que les procureurs travaillant au sein du Département de la Justice de la MINUK étaient chargés d’enquêter sur les cas de disparitions forcées et d’enlèvements. Cependant, à ce jour, rares ont été les poursuites pénales engagées à l’encontre des auteurs de ces actes et, parmi celles-ci, une seule concerne l’un des cas soulevés par Amnesty International en 1999 et 2000. Cependant, suite à l’action d’AI intitulée : Kosovo (Serbie): CAPA 12/8 UNMIK: End impunity for enforced disappearances and abductions (AI Index : EUR 70/004/2008), l’Unité de la police de la MINUK chargée des crimes de guerre aurait, selon certaines informations, commencé à mener des enquêtes sur un certain nombre de cas qui lui ont été soumis par Amnesty International. Cette Unité a également précisé que d’autres cas soulevés par l’organisation avaient été transmis au Procureur international de la MINUK. Ces informations sont très encourageantes et démontrent l’impact du travail de campagne d’Amnesty International sur cette question.
En décembre 2008, la mission État de droit de l’Union européenne au Kosovo (EULEX) a pris la suite de la MINUK dans l’enquête et les poursuites relatives aux crimes de guerre. En s’appuyant sur le cas de Petrija Piljević et d’autres cas, Amnesty International vise à faire en sorte que les préoccupations de l’organisation relatives au manque de détermination des autorités à mener des enquêtes rapides, efficaces et impartiales et à traduire en justice les auteurs présumés de ces actes soient portées à la connaissance de l’EULEX. Les actions menées sur ce cas et d’autres cas similaires visent à faire en sorte que l’EULEX veille à ce que les auteurs présumés de ces disparitions forcées et enlèvements soient traduits en justice. En Serbie, certains cas de disparitions forcées d’Albanais commis par les forces serbes ont donné lieu à des poursuites pénales.
Office Chief EULEX Prosecutor
Johannes Pieter van Vreeswijk
EULEX Brown Building
Rr. "Jakovë Xoxa" 45 (Tophane)
10.000 Pristina
Republic of Kosovo
E mail : johannespieter.vanvreeswijk@eulex-kosovo.eu
Copy to/copie à :
Ambassade de la République du Kosovo
Rond-point Schuman, 6
1040 Bruxelles
E mail : embassy.belguim@ks-gov-net
Veuillez rédiger vos courriers de préférence en anglais ou dans votre propre langue.
Les recommandations pour les appels
- En tant que membre/sympathisant(e) d’Amnesty International et dites-vous préoccupé(e) par l’impunité dont bénéficient les auteurs des crimes de guerre qui ont été commis au Kosovo il y a presque dix ans, notamment les disparitions forcées et les enlèvements ;
- Précisez les informations relatives au cas de Petrija Piljević, une femme serbe âgée de cinquante-sept ans, qui a été enlevée dans son appartement de la ville de Pristina en 1999, par trois hommes vêtus d’uniformes de l'Armée de libération du Kosovo. Ajoutez que sa dépouille a été retrouvée et rendue à ses proches en août 2001;
- Précisez qu’en janvier 2010 Amnesty International a été informée que le dossier de Petrija Piljevic avait été transmis au procureur de l’EULEX qui travaille au sein du Bureau du procureur du district de Pristina;
- Exhortez le procureur à faire en sorte que ce dossier reçoive une pleine attention et fasse l’objet d’une enquête rapide, impartiale et efficace ;
- Appelez à ce que les proches de Petrija Piljević (y compris son fils, Dragan), soient régulièrement informés des progrès et de toute évolution de l’enquête ;
- Précisez que ces informations doivent être envoyées à l’adresse suivante : Dragan Piljević : Mike Mladenovica, 18400, Prokuplje, Serbie.
N'oubliez pas de nous envoyer une copie des lettres que vous auriez reçues des autorités (Isavelives.be / Rue Berckmans, 9 - 1060 Bruxelles).
Signalez-nous également toute action que vous pourriez faire pour venir en aide aux proches de Petrija Piljević et faites-nous part de vos commentaires.












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