France
Action : Les autorités françaises doivent cesser de stigmatiser les Roms
- Posté par : Benoit Priem le 13 janvier 2011
Confrontées au risque constant d'être évacuées des camps où elles vivent en France, des centaines de familles roms roumaines et bulgares marginalisées pourraient se trouver sans logement convenable cet hiver.
Le sentiment anti-roms et les pratiques discriminatoires des autorités françaises se sont généralisés et intensifiés en 2010.
En juillet, en évoquant les campements non autorisés de Roms, le président Nicolas Sarkozy a parlé de « sources de trafics illicites, de conditions de vie profondément indignes, [et] d'exploitation des enfants à des fins de mendicité, de prostitution ou de délinquance. » Lors d'une réunion ministérielle, il a ordonné de procéder au démantèlement de ces sites dans les trois mois et demandé l'adoption de réformes législatives pour accélérer la procédure d'expulsion de Roms hors de France.
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Action : En France, Abou Bakari Tandia, tombé dans le coma dans sa cellule après un contrôle d'identité
- Posté par : Benoit Priem le 26 février 2010
Abou Bakari Tandia, Malien en situation irrégulière, a été interpellé dans la rue par des policiers le soir du 5 décembre 2004 et emmené au commissariat pour un contrôle d’identité. Tombé dans le coma dans sa cellule, il a été transporté vers minuit par les services d’urgence à l’hôpital, où il est resté dans le coma jusqu’à sa mort, le 24 janvier 2005.
Sa famille n’a été informée de son arrestation et de son hospitalisation que le 9 décembre. Accompagnés d’un représentant du consulat malien, ses proches se sont alors rendus à l’hôpital, mais ils ont dû attendre encore trois jours avant de pouvoir le voir. Quand ils y ont enfin été autorisés, ils ont constaté que son corps était gonflé et que sa poitrine présentait une grande blessure ronde, dont il n’est fait état dans aucun rapport médical. Ils ont aussi constaté l’absence de plaies visibles sur le crâne, alors que la police affirmait qu’il était tombé dans le coma après s’être volontairement frappé la tête contre le mur de sa cellule. Ni le rapport d’autopsie, ni les rapports médicaux des deux hôpitaux où il a séjourné ne font état de blessures à la tête.
En avril 2005, la famille d’Abou Bakari Tandia a porté plainte pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort.
L’affaire n’a ensuite pas beaucoup avancé jusqu’à ce que, plus de deux ans plus tard, en novembre 2007, la famille prenne un nouvel avocat. Celui-ci a formulé un certain nombre de demandes d’actes auprès du juge d’instruction et du parquet, ce qui a permis de découvrir de nouveaux éléments de preuve importants. Des médecins légistes sont en train d’examiner des documents médicaux qui avaient été égarés afin d’essayer de déterminer les causes de la mort d’Abou Bakari Tandia. Leurs conclusions sont attendues en mai.
Plus de quatre ans après, on ignore toujours la cause de la mort d’Abou Bakari Tandia. Sa famille continue de réclamer une enquête exhaustive.
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Action : En France, Abdelhakim Ajimi est mort à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers
- Posté par : Benoit Priem le 26 février 2010
Abdelhakim Ajimi est mort à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers lors de son arrestation le 9 mai 2008.
Ce jour-là, dans l’après-midi, Abdelhakim Ajimi s’est rendu à sa banque pour y retirer de l’argent. Selon des témoins, ayant essuyé un refus, il s’est montré agressif et le directeur de la banque a appelé la police. Abdelhakim Ajimi a quitté la banque, mais un groupe de policiers l’a rejoint près de son domicile, boulevard Victor-Hugo, et a tenté de l’arrêter. Il aurait semble-t-il violemment résisté et se serait battu avec les policiers. Au cours de l’affrontement, la vitrine d’un magasin a été brisée et l’un des policiers a eu la clavicule fracturée.
De nombreux témoins de la scène ont affirmé que les policiers semblaient avoir utilisé une force excessive contre le jeune homme. Après l’avoir menotté, trois policiers l’ont maintenu à plat ventre sur le sol pendant une période prolongée. L’un d’eux lui a donné deux coups de poing pendant qu’il était plaqué au sol. Un autre policier appuyait sur son dos avec son genou, tandis qu’un troisième pratiquait une clé d’étranglement. Selon des témoins, le visage d’Abdelhakim Ajimi est devenu violacé ; de toute évidence, il ne pouvait pas respirer.
Les services d’urgence ont emmené le policier blessé à l’hôpital. Toujours selon des témoins, les policiers ont dit aux secouristes qu’il était inutile de s’occuper d’Abdelhakim Ajimi, car ils maîtrisaient bien la situation. Abdelhakim Ajimi a été embarqué dans la voiture de police et emmené au poste, où il a été déclaré mort à 16 h 30. Selon les déclarations de la police, Abdelhakim Ajimi était vivant, mais dans un état de grande faiblesse à son arrivée au poste. Cependant, plusieurs témoins de son arrestation pensent qu’il était déjà mort quand il a été placé dans la voiture de police.
Le 13 mai, le procureur de la République de Grasse a ouvert une enquête pour « homicide involontaire ». Les deux policiers soupçonnés d’avoir provoqué la mort d’Abdelhakim Ajimi ont été convoqués devant le juge d’instruction le 16 décembre, mais ils n’ont pas été mis en examen pour l’instant.
Action : Lamba Soukouna, violences policières en France
- Posté par : Benoit Priem le 25 février 2010
Lamba Soukouna relate à Amnesty International les mauvais traitements qu’il a subis : Ils m’ont mis un coup de crosse de flashball sur le front [...] et puis ils m’ont mis des coups de pied. [...] J’ai tout fait pour essayer de leur dire “Je suis malade. Pourquoi est- ce que je mérite ça ?” [...] Ils n’ont pas entendu ce que je disais [...] Ils se sont acharnés sur moi.
Lamba Soukouna, qui souffre de drépanocytose, a raconté à Amnesty International avoir été maltraité par des policiers dans la soirée du 8 mai 2008 devant chez lui, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), dans la banlieue de Paris.
Lamba Soukouna rentrait chez lui quand il a remarqué un groupe de policiers en tenue antiémeutes devant l’immeuble d’en face. Ceux-ci ont chargé un groupe de jeunes, qui se sont dispersés dans toutes les directions. Lamba Soukouna est alors entré dans le hall de son immeuble quand deux groupes de policiers sont arrivés en courant. L’un d’eux a attrapé le jeune homme par-derrière, l’a plaqué contre le muret l’a frappé au front avec la crosse de son arme à balles en caoutchouc. Lamba Soukouna est alors tombé à terre et s’est évanoui quelques secondes. Quand il est revenu à lui, il a senti du sang ruisseler sur son front. Les policiers lui ont donné des coups de pied dans le dos et les côtes alors qu’il était à terre.
Alors qu’il se rendait à la gendarmerie pour port [ Lire la suite » ]












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