Enfants, jeunes et étudiants

Action urgente (bonne nouvelle): Libération de la militante des droits des femmes Somayeh Rashidi

Informations complémentaires sur l’AU 30/10, MDE 13/025/2010

Somayeh Rashidi, militante des droits des femmes et des étudiants a été libérée et a quitté la prison d’Evin à Téhéran le 25 février 2010. Amnesty International ignore les conditions exactes de sa libération mais pense qu’il est possible que la militante soit par la suite inculpée et jugée. [ Lire la suite » ]


 

Action : En France, Abou Bakari Tandia, tombé dans le coma dans sa cellule après un contrôle d'identité

Abou Bakari Tandia, Malien en situation irrégulière, a été interpellé dans la rue par des policiers le soir du 5 décembre 2004 et emmené au commissariat pour un contrôle d’identité. Tombé dans le coma dans sa cellule, il a été transporté vers minuit par les services d’urgence à l’hôpital, où il est resté dans le coma jusqu’à sa mort, le 24 janvier 2005.

Sa famille n’a été informée de son arrestation et de son hospitalisation que le 9 décembre. Accompagnés d’un représentant du consulat malien, ses proches se sont alors rendus à l’hôpital, mais ils ont dû attendre encore trois jours avant de pouvoir le voir. Quand ils y ont enfin été autorisés, ils ont constaté que son corps était gonflé et que sa poitrine présentait une grande blessure ronde, dont il n’est fait état dans aucun rapport médical. Ils ont aussi constaté l’absence de plaies visibles sur le crâne, alors que la police affirmait qu’il était tombé dans le coma après s’être volontairement frappé la tête contre le mur de sa cellule. Ni le rapport d’autopsie, ni les rapports médicaux des deux hôpitaux où il a séjourné ne font état de blessures à la tête.

En avril 2005, la famille d’Abou Bakari Tandia a porté plainte pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort.

L’affaire n’a ensuite pas beaucoup avancé jusqu’à ce que, plus de deux ans plus tard, en novembre 2007, la famille prenne un nouvel avocat. Celui-ci a formulé un certain nombre de demandes d’actes auprès du juge d’instruction et du parquet, ce qui a permis de découvrir de nouveaux éléments de preuve importants. Des médecins légistes sont en train d’examiner des documents médicaux qui avaient été égarés afin d’essayer de déterminer les causes de la mort d’Abou Bakari Tandia. Leurs conclusions sont attendues en mai.

Plus de quatre ans après, on ignore toujours la cause de la mort d’Abou Bakari Tandia. Sa famille continue de réclamer une enquête exhaustive.

Envoyez un courrier à Madame Michèle Alliot-Marie Ministre de la Justice



Envoyez un courrier à Monsieur Brice Hortefeux, Ministre de l'intérieur



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Action : En France, Abdelhakim Ajimi est mort à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers

Abdelhakim Ajimi est mort à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers lors de son arrestation le 9 mai 2008.

Ce jour-là, dans l’après-midi, Abdelhakim Ajimi s’est rendu à sa banque pour y retirer de l’argent. Selon des témoins, ayant essuyé un refus, il s’est montré agressif et le directeur de la banque a appelé la police. Abdelhakim Ajimi a quitté la banque, mais un groupe de policiers l’a rejoint près de son domicile, boulevard Victor-Hugo, et a tenté de l’arrêter. Il aurait semble-t-il violemment résisté et se serait battu avec les policiers. Au cours de l’affrontement, la vitrine d’un magasin a été brisée et l’un des policiers a eu la clavicule fracturée.

De nombreux témoins de la scène ont affirmé que les policiers semblaient avoir utilisé une force excessive contre le jeune homme. Après l’avoir menotté, trois policiers l’ont maintenu à plat ventre sur le sol pendant une période prolongée. L’un d’eux lui a donné deux coups de poing pendant qu’il était plaqué au sol. Un autre policier appuyait sur son dos avec son genou, tandis qu’un troisième pratiquait une clé d’étranglement. Selon des témoins, le visage d’Abdelhakim Ajimi est devenu violacé ; de toute évidence, il ne pouvait pas respirer.

Les services d’urgence ont emmené le policier blessé à l’hôpital. Toujours selon des témoins, les policiers ont dit aux secouristes qu’il était inutile de s’occuper d’Abdelhakim Ajimi, car ils maîtrisaient bien la situation. Abdelhakim Ajimi a été embarqué dans la voiture de police et emmené au poste, où il a été déclaré mort à 16 h 30. Selon les déclarations de la police, Abdelhakim Ajimi était vivant, mais dans un état de grande faiblesse à son arrivée au poste. Cependant, plusieurs témoins de son arrestation pensent qu’il était déjà mort quand il a été placé dans la voiture de police.

Le 13 mai, le procureur de la République de Grasse a ouvert une enquête pour « homicide involontaire ». Les deux policiers soupçonnés d’avoir provoqué la mort d’Abdelhakim Ajimi ont été convoqués devant le juge d’instruction le 16 décembre, mais ils n’ont pas été mis en examen pour l’instant.



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Action : Lamba Soukouna, violences policières en France

Lamba Soukouna relate à Amnesty International les mauvais traitements qu’il a subis : Ils m’ont mis un coup de crosse de flashball sur le front [...] et puis ils m’ont mis des coups de pied. [...] J’ai tout fait pour essayer de leur dire “Je suis malade. Pourquoi est- ce que je mérite ça ?” [...] Ils n’ont pas entendu ce que je disais [...] Ils se sont acharnés sur moi.

Lamba Soukouna, qui souffre de drépanocytose, a raconté à Amnesty International avoir été maltraité par des policiers dans la soirée du 8 mai 2008 devant chez lui, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), dans la banlieue de Paris.

Lamba Soukouna rentrait chez lui quand il a remarqué un groupe de policiers en tenue antiémeutes devant l’immeuble d’en face. Ceux-ci ont chargé un groupe de jeunes, qui se sont dispersés dans toutes les directions. Lamba Soukouna est alors entré dans le hall de son immeuble quand deux groupes de policiers sont arrivés en courant. L’un d’eux a attrapé le jeune homme par-derrière, l’a plaqué contre le muret l’a frappé au front avec la crosse de son arme à balles en caoutchouc. Lamba Soukouna est alors tombé à terre et s’est évanoui quelques secondes. Quand il est revenu à lui, il a senti du sang ruisseler sur son front. Les policiers lui ont donné des coups de pied dans le dos et les côtes alors qu’il était à terre.

Envoyez un courrier à Madame Michèle Alliot-Marie Ministre de la Justice



Envoyez un courrier à Monsieur Brice Hortefeux, Ministre de l'intérieur



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Action : Iran. Homicide de Neda Agha Soltan les experts des droits humains de l’ONU doivent enquêter

Le 20 juin 2009, la mort de Neda Agha Soltan, une étudiante, a été filmée et largement diffusée sur Internet (vidéo amateur anonyme - a reçu symboliquement ce mardi 16 février 2010 le prix du journalisme George Polk). Neda Agha Soltan sortait d’une voiture avec des amis à proximité du lieu d’une manifestation pacifique, à Téhéran, lorsqu’elle a été abattue en pleine poitrine. Elle est décédée quelques minutes plus tard. Sur place, un membre des bassidjis (miliciens volontaires) a été désarmé par des passants. Ses papiers d’identité ont été confisqués et publiés sur Internet. Cependant, cette personne n’a jamais été traduite en justice.

Selon les chiffres officiels, au moins 42 autres personnes ont été tuées lors des manifestations qui ont suivi l’élection présidentielle controversée du mois de juin 2009. Amnesty International estime que ce nombre est très en deçà de la réalité.



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Action : Emmanuel Egbo, exécuté de manière extrajudiciaire par les forces de police nigérianes

Emmanuel Egbo, un adolescent de quinze ans, a été exécuté de manière extrajudiciaire par un policier à Enugu, le 25 septembre 2008. D’après des témoins, il jouait avec d’autres enfants devant la maison de son oncle quand un policier s’est arrêté pour discuter avec eux. Deux autres agents l’ont rejoint ; l’un d’eux a dégainé son arme et a abattu l’adolescent, affirmant qu’il avait commis un vol à main armée. Les témoins assurent qu’Emmanuel Egbo n’était pas armé.

La famille d’Emmanuel Egbo s’est entretenue à plusieurs reprises avec des responsables de la police d’Enugu. Après un certain nombre de visites, elle a appris que le policier chargé de l’enquête sur la mort de l’adolescent avait été muté à un autre poste. «L’agent nous a dit que le garçon avait commis un vol à main armée et que l’affaire était close. Pour nous, cette fin est un cauchemar», ont raconté ses proches. En août 2009, la famille a découvert que le corps d’Emmanuel Egbo avait disparu de la morgue. En décembre, il était toujours introuvable.



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Action : Chukwuemeka Matthew Onovo, tué par balle en toute illégalité par les forces de police nigérianes

Chukwuemeka Matthew Onovo, un jeune homme de vingt-deux ans, a quitté le domicile de son père à Enugu le matin du 4 juillet 2008. Le lendemain, ne le voyant pas rentrer, son père est parti à sa recherche sur le lieu où des coups de feu avaient été échangés avec la police. «J’y suis allé et j’ai trouvé ses lunettes sur le sol», a-t-il déclaré à Amnesty International.

Chukwuemeka Matthew Onovo a été tué par balle par la police. Celle-ci a prétendu qu’il avait commis un vol à main armée alors que, selon un témoin, il n’était pas armé lorsqu’il a été abattu. L’autopsie, ordonnée par le tribunal, a confirmé qu’il était mort à la suite d’une blessure par balle, mais la police n’a pas essayé d’enquêter plus avant sur sa mort.



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Action urgente: Somayeh Rashidi , une défenseure des droits des femmes détenue

AU 30/10, MDE 13/016/2010, 5 février 2010

VEUILLEZ ENVOYER VOS APPELS AVANT LE 19 MARS 2010 À :
. Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Somayeh Rashidi, défenseure des droits des femmes et étudiante de 24 ans, est détenue à la prison d’Evin depuis son arrestation, le 19 décembre 2009. Amnesty International pense qu’elle est incarcérée en raison de ses activités en faveur des droits des femmes. Elle n’est pas autorisée à voir ses avocats ni sa famille. [ Lire la suite » ]


 

Action urgente : Exécution imminente de Martin Grossman, condamné pour un crime commis quand il avait 19 ans

AU 27/10, AMR 51/009/2010

Martin Grossman, un homme blanc de 45 ans, doit être exécuté le 16 février à 18 heures aux États-Unis, en Floride, pour un crime commis alors qu’il n’avait que 19 ans. Déclaré coupable de meurtre en 1985, il a passé près d’un quart de siècle dans le couloir de la mort.

Margaret Park, une garde-chasse de 26 ans employée par la Commission du gibier et des poissons de Floride, a été tuée par balle le 13 décembre 1984, alors qu’elle effectuait une ronde dans un comté situé sur la côte ouest de cet État. Une quinzaine de jours plus tard, Martin Grossman, 19 ans, et Thayne Taylor, 17 ans, ont été arrêtés (voir informations générales ci-après). Ils ont été jugés dans le cadre du même procès. Martin Grossman a été reconnu coupable de meurtre avec circonstances aggravantes. Thayne Taylor, quant à lui, a été déclaré coupable d’homicide involontaire, infraction non passible de la peine capitale.Lors de l’audience sur la peine de Martin Grossman, la défense a présenté quatre témoins : la mère de l’accusé, un ami d’enfance et deux membres du personnel pénitentiaire, en vue de mettre en valeur ses qualités et de faire contrepoids aux faits sur lesquels le ministère public se basait pour obtenir une condamnation à mort.



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Action urgente (suivi): Le dirigeant étudiant iranien Majid Tavakkoli condamné

Action complémentaire sur l’AU 341/09, MDE 13/015/2010

Le dirigeant étudiant Majid Tavakkoli, détenu depuis le 7 décembre 2009 à la suite d’une manifestation, a été condamné à huit ans et six mois d’emprisonnement à l’issue d’un procès inique. Il semblerait qu’il fasse appel de sa déclaration de culpabilité et de sa condamnation. Ce jeune homme est un prisonnier d’opinion, détenu uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression, d’association et de réunion. [ Lire la suite » ]


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