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Action : Combien de personnes devront être encore tuées en Syrie ?
- Posté par : Benoit Priem le 1 février 2012
Selon les chiffres rapportés à Amnesty International, plus de 2300 personnes ont été tuées en Syrie depuis le 4 Octobre 2011, date à laquelle la Fédération de Russie a opposé son veto à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie.
Le manque d’action du Conseil de sécurité est une réponse inadéquate aux crimes commis en Syrie par les forces gouvernementales, qui, selon l'évaluation d'Amnesty International - ainsi que la commission d'enquête onusienne sur la Syrie - équivalent à des crimes contre l'humanité tels qu'ils semblent faire partie d'une attaque généralisée ou systématique contre la population civile.
À tout le moins, le Conseil de Sécurité devrait adopter une résolution qui imposerait un embargo sur les armes vers la Syrie, le gel des avoirs du président al-Assad et des autres personnes soupçonnées d'être responsables pour les crimes contre l'humanité, et de renvoyer la situation au Procureur de la Cour pénale internationale.
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Action : Etre chez soi, c’est bien plus qu’un toit sur la tête
- Posté par : Benoit Priem le 25 janvier 2012
En Serbie, les expulsions forcées constituent une violation majeure du droit au logement et affectent les familles rom vivant dans des logements informels mais aussi d’autres groupes de personnes qui ne savent pas se permettre un logement décent et se trouvent menacées de devoir quitter leur foyer par la force.
Les expulsions forcées touchent les personnes les plus vulnérables de la communauté rom : celles qui vivant dans une extrême pauvreté se sont résignées à occuper des logements de fortune. Le nombre grandissant d’expulsions a pour conséquence que les Roms sont forcés de déménager d’un endroit vers un autre et voient leur droit au logement, ainsi que d’autres droits humains, outrageusement bafoué.
Les autorités serbes ne remplissent pas leurs obligations internationales et régionales en la matière. Pour mettre fin à ces expulsions forcées, les autorités doivent immédiatement les interdire et s’assurer que les familles rom puissent bénéficier de leur droit au logement décent, ainsi que d’autres droits humains, sans aucune discrimination.
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Action : Etats-Unis, justice pour Albert Woodfox et Herman Wallace
- Posté par : Benoit Priem le 12 janvier 2012
Depuis près de 40 ans, Albert Woodfox, 64 ans, et Herman Wallace, 69 ans, ont été maintenus à l'isolement cellulaire, pour la majeure partie dans le pénitencier d'État de Louisiane, connu sous le nom de prison d'Angola. Tout au long de leur isolement prolongé, Albert Woodfox et Herman Wallace ont enduré des conditions de détention très restrictives, notamment en étant confinés dans leurs cellules 23 heures sur 24. Ils n'ont accès aux livres, aux journaux et à la télévision que de manière restreinte et, durant leurs années d'incarcération, ils ont été privés de toute opportunité de stimulation mentale comme de la possibilité de travailler et de s'instruire. Leurs interactions sociales sont limitées à des visites occasionnelles d'amis et de proches, ainsi qu'à des appels téléphoniques restreints.
Herman Wallace et Albert Woodfox ont été placés à l'isolement après avoir été accusés d'avoir tué un gardien lors d'une émeute de prisonniers en 1972. Ils ont toujours clamé leur innocence et affirmé qu'ils avaient été mis en cause uniquement en raison de leur militantisme politique en prison. Les appels qu'ils ont interjetés de leur condamnation sont toujours en instance. Un troisième prisonnier, Robert King Wilkerson, ayant été placé à l'isolement au même moment pour d'autres infractions, ils ont été désignés sous l'appellation collective des « Trois d'Angola ». Robert King Wilkerson a été libéré en 2001.
Les autorités pénitentiaires de Louisiane n'ont, au fil de ces 39 années, jamais procédé à un réexamen en bonne et due forme du maintien à l'isolement prolongé des deux hommes, se contentant de revalider la décision initiale de les maintenir à ce régime. Des décennies d'isolement ont eu un effet psychologique indéniable sur les deux détenus. Selon leurs avocats, ils souffrent de graves problèmes de santé causés ou exacerbés par ce traitement.
Après avoir été incarcérés dans la même prison pendant près de 40 ans, ils se trouvent désormais dans des établissements différents, où ils continuent d'être soumis à des conditions que l'on ne peut que qualifier de cruelles, inhumaines et dégradantes.
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Action : Guantánamo bay, mettez fin à une décennie d’atteintes aux droits humains.
- Posté par : Benoit Priem le 9 janvier 2012
Le 11 janvier 2002, à la suite des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, les premiers détenus étaient transférés à la base navale américaine de Guantánamo Bay, à Cuba. Depuis lors, le centre de détention de Guantánamo a fait les gros titres de l’actualité dans le monde entier en raison des dérives choquantes en termes de droits humains qui lui étaient associées, notamment les détentions arbitraires, les détentions secrètes, les actes de torture et autres mauvais traitements, les « restitutions » et les procès iniques.
Dix ans après, plus de 150 détenus demeurent incarcérés à Guantánamo Bay. La majorité d’entre eux sont maintenus en détention sans inculpation ni jugement pour une durée indéterminée. Ceux qui ont été inculpés risquent d’être jugés de manière inéquitable par des commissions militaires, et certains pourraient encourir la peine de mort s’ils sont reconnus coupables. D’après le gouvernement, même ceux qui seront déclarés non coupables pourraient être de nouveau détenus pendant une période indéterminée. Il n’y a pour ainsi dire ni obligation de rendre des comptes ni réparation pour les violations des droits humains dont ils sont, ainsi que d’autres détenus, victimes.
Les préoccupations relatives aux droits humains à Guantánamo Bay sont loin d’être apaisées. Combien de temps encore avant que le gouvernement des États-Unis ne referme le chapitre de Guantánamo et honore ses obligations en termes de droits humains ?
Signez notre pétition. Nous la remettrons au président Barack Obama avant qu’il ne prononce son discours sur l'état de l'Union de 2012.
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Action : Dhondup Wangchen est détenu depuis mars 2008 pour avoir tourné un film documentaire
- Posté par : Benoit Priem le 3 janvier 2012
Le cinéaste tibétain Dhondup Wangchen est détenu depuis mars 2008 pour avoir tourné un film documentaire portant sur l’attitude des Tibétains face aux Jeux olympiques de Pékin et décrivant leur position à l’égard du Dalaï Lama.
En juillet 2008, il a pu téléphoner à un proche. Il lui a confié qu’il avait été torturé mais il n’a pu avoir d'autre contact avec sa famille. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion et appel à libérer Dhondup Wangchen immédiatement et sans conditions.
Lhamo Tso, l’épouse de Dhondup Wangchen, remercie tous les militants qui ont fait campagne en faveur de son mari. Elle se sent soutenue par la solidarité et le militantisme déployés en faveur de son époux. Elle vous demande de continuer vos actions jusqu’à ce que Dhondup Wangchen soit libéré.
Il serait important de la soutenir dans son action et de se joindre à son appel. En janvier 2011, nous avons appris que la charge de travail de Dhondup Wangchen avait été légèrement réduite.
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Action : Grèce, l'asile est un mot grec. Défendre les droits des demandeurs d'asile et des migrants.
- Posté par : Benoit Priem le 15 décembre 2011
''Je suis détenu dans cet horrible endroit depuis plusieurs semaines déjà et ils ne me disent pas ce qui va m'arriver. Ma femme a accouché il y a quelques mois et je n'ai pas encore vu mon bébé. Je ne sais pas si je le verrai." M. un détenu marocain, Centre de Détention de Fylakio, mai 2011
En raison de sa position géographique, la Grèce, comme d'autres pays à la frontière sud de l'Europe, est confrontée à des flux importants et mixtes de migrants en situation irrégulière et demandeurs d'asile. Les pays membres de l'Union Européenne et d'autres pays participant au système Dublin II ont aggravé la situation en insistant sur le retour des demandeurs d'asile vers la Grèce. Même si actuellement les États parties aux accords de Dublin (1) ont
suspendu tous les transferts vers la Grèce, il n’en reste pas moins que cette situation ne dispense pas la Grèce de ses obligations en vertu de droit international et régional des droits humains, y compris la Charte européenne des droits fondamentaux.
Amnesty International est particulièrement préoccupée que les migrants irréguliers et des demandeurs d'asile, y compris des mineurs, continuent d'être détenus de manière systématique, dans des conditions de détention épouvantables, qui, dans certains cas, s’apparentent à un traitement inhumain.
En Janvier 2011, sous la pression internationale, le gouvernement grec a introduit une nouvelle législation dans le domaine de l'asile. Amnesty International salue les dispositions pour l'établissement de l'autorité de la détermination d'asile, mais estime que la mise en pratique reste à voir et que des réformes supplémentaires sont nécessaires afin de parvenir à un système d'asile équitable et efficace.
Le gouvernement grec doit respecter ses obligations internationales, la sauvegarde des droits des demandeurs d'asile et des migrants irréguliers et de cesser de les traiter comme des criminels.
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Action : Bosnie-Herzégovine, les autorités doivent permettre aux victimes de viols commis pendant la guerre d'obtenir réparation
- Posté par : Benoit Priem le 7 décembre 2011
Durant la guerre qu'a connue la Bosnie-Herzégovine de 1992 à 1995, des milliers de femmes et de filles ont été violées, la plupart du temps avec une extrême brutalité. Les témoignages qu'elles ont apportés à la fin de la guerre ont suscité une attention considérable dans les médias, provoqué l'indignation du public et abouti à la modification du droit international. Cependant, depuis lors, les autorités n'ont pas fait grand-chose pour les victimes.
En 2009, Amnesty International s'est rendue en Bosnie-Herzégovine pour parler avec les victimes de crimes de guerre à caractère sexuel de leurs besoins, de leurs problèmes et de leur expérience du système judiciaire. Les conclusions de cette visite étaient claires : les autorités ne permettent pas aux victimes d'obtenir justice et réparation.
Les victimes continuent de souffrir de traumatismes et d'autres problèmes psychologiques et physiques liés aux viols et aux autres formes de torture qu'elles ont subis pendant la guerre. Nombre d'entre elles ne peuvent pas se payer de médicaments même lorsque ceux-ci sont prescrits par un médecin. Beaucoup sont sans emploi et vivent dans la pauvreté. Les services d'aide sociale et financière destinés aux victimes ne sont généralement pas disponibles.
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Action: Expulsion forcée à Belgrade
- Posté par : Benoit Priem le 17 octobre 2011
Amnesty International est préoccupée par l’expulsion forcée, mercredi 5 octobre, d’une femme vulnérable qui vivait dans un abri de chantier de la rue Omladinskih brigada à Novi Beograd et par la menace d’expulsion qui pèse sur les 21 personnes habitant dans cinq autres baraquements.
L’expulsion s’est déroulée dans des circonstances épouvantables au cours desquelles les responsables municipaux de Belgrade, escortés par une vingtaine de policiers, ont démoli une cabane de chantier, privant d’abri la femme extrêmement vulnérable qui y vivait. Cette femme, qui souffre de troubles psychiatriques, n’était pas présente lors de l’expulsion : ses voisins et sa famille affirment qu’elle a disparu la nuit précédente, lorsqu’elle a appris que son logement allait être rasé. On ignore où elle se trouve.
Sa mère, qui a tenté de faire barrage à l’expulsion, a dû être brièvement hospitalisée, après s’être éloignée du baraquement en courant, dans un état de stress, et s’être effondrée dans la rue. Elle a plus tard déclaré qu’elle n’avait pas réussi à sauver ne serait-ce que les affaires personnelles de sa fille.
Alors que la démolition des autres cabanes de chantier était prévue le même jour, elle n’a pas eu lieu, mais leurs habitants doivent être expulsés sous peu. Huit personnes, dont un enfant handicapé, risquent de se retrouver à la rue.
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Action : Afghanistan, placer les droits humains, y compris ceux des femmes, au cœur de la transition et de la réconciliation
- Posté par : Benoit Priem le 10 octobre 2011
Depuis 2001, le gouvernement afghan s’est engagé à faire progresser la situation des droits des femmes en Afghanistan. Depuis la chute des talibans, la Constitution accorde par exemple aux femmes un statut juridique égal à celui des hommes.
Suite à la mort d’Oussama ben Laden, les autorités afghanes sont par ailleurs aujourd’hui entrées dans un processus, à la fois de réconciliation avec les talibans, mais aussi de transition de la sécurité, des forces américaines et de l’OTAN vers les forces afghanes.
Cette situation transitoire fait craindre que les droits fondamentaux des Afghans, et en particulier ceux des femmes, soient compromis. Le gouvernement et ses partenaires pourraient effectivement affaiblir leurs engagements en termes de droits des femmes, en échange d’accords militaires et politiques à plus court terme avec les talibans et autres groupes d’insurgés.
Alors que l’on sait que les talibans ont considérablement réduit les droits des femmes et des jeunes filles dans les zones qu’ils ont pu contrôler, les décideurs politiques ne peuvent sacrifier ces droits au nom d’une réconciliation avec ces talibans.
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Action : Nigeria, mettre fin aux expulsions forcées
- Posté par : Benoit Priem le 4 octobre 2011
A Port Harcourt, au Nigeria, 200 000 personnes vivent avec la menace constante d’être expulsées de chez elles, en raison de la construction d’un centre d'affaires et de loisirs.
Le gouvernement de l'Etat de Rivers a conclu un contrat avec une société nigériane qui stipule que tous les résident-e-s actuel-le-s doivent «être évacuées et réinstallées pacifiquement». Pourtant, lors des dernières expulsions forcées auxquelles il a procédé, le gouvernement n'a pas respecté ses engagements ni les normes internationales. En vertu du droit international, il ne peut y avoir d’expulsions forcées que s’il n'y a pas d'autres solutions existantes, si les personnes touchées sont consultées, relogées et indemnisées pour les dommages subis.
En août 2009, cependant, 17.000 personnes du quartier de front de mer de Njemanze ont été expulsées par les autorités de l'Etat de Rivers. Elles ont non seulement perdu leurs maisons, mais aussi leur réseau social et de tous leurs biens. 200 000 autres habitant-e-s de Port Harcourt risquent désormais de connaître le même sort. Par conséquent, Amnesty International exhorte les autorités nigérianes à mettre un terme aux expulsions forcées, de les interdire par la loi, et d'incorporer les normes internationales dans les projets de développement urbain.
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