Les actions focus

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Action mail : A Taiwan, Chiou Ho-Shun a épuisé tous les recours et risque d'être exécuté

En 1989, avec 10 autres comparses, Chiou Ho-Shun a été accusé du meurtre d’un jeune garçon de 9 ans et d’une autre personne. Depuis, il clame son innocence et dénonce le fait qu’il n’a pas pu être assisté d’un avocat durant ses interrogatoires et dans la première phase de son procès.

Bien que la Haute Cour de Taiwan ait admis les mauvais traitements dont il a été victime pour l’obliger à avouer, elle n’a pas voulu tenir compte des enregistrements prouvant ces violences. Des 11 personnes poursuivies dans le cadre de cette affaire de meurtre, seul Chiou Ho-Shun a été condamné à mort.

Les avocats de Taiwan comparent son cas à «une tache dans l’histoire juridique du pays». Chiou Ho-Shun a été rejugé 11 fois. Il est le prévenu, détenu depuis le plus longtemps, dans le cadre de la plus longue procédure pénale qu'ait connu le pays.

En août 2011, il a épuisé son ultime recours devant la Cour suprême et pourrait être exécuté d’un moment à l’autre.

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Action : Reginald Clemons a déjà passé 17 ans dans le couloir de la mort au Missouri

Cet homme a déjà passé près de 20 ans dans le couloir de la mort au Missouri. Il clame son innocence du crime pour lequel il a été condamné à mort. Il avait reçu une date d’exécution en 2009 mais la Cour Suprême de l’Etat du Missouri avait suspendu son exécution et nommé un juge dont la tâche était de revoir le déroulement du procès et de dire si la sentence était appropriée.
Le 5 mars 2012 se tiendra une audience dont dépend le sort de cet homme.

Avec deux autres jeunes Afro-américains, Reginald Clemons avait –dans un procès séparé- été jugé et condamné à mort pour le meurtre de deux jeunes femmes blanches perpétré en 1991. Marlin Gray, l’un des deux autres jeunes gens, a été exécuté en 2005 tandis que l’autre a vu sa peine commuée en peine de prison à vie.

Daniel Winfrey, un jeune homme blanc impliqué dans cette affaire, avait plaidé coupable d’un fait mineur en échange de son témoignage à charge accusant les trois jeunes gens. Il a depuis lors été relâché.

De nombreux éléments laissent à penser que ce procès n’a pas été équitable et que l’accusation a été marquée par un comportement abusif et non professionnel du procureur. L’attitude de la police s’est quant à elle illustrée par de la brutalité manifeste à l’encontre des prévenus et des mauvais traitements dans le but de faire avouer les suspects. La sélection des jurés aurait également été contraire aux normes d’équité des procès.

Amnesty International demande aux autorités du Missouri de reconnaître les nombreux problèmes liés à cette affaire et de commuer la peine capitale de Reginald Clemons.



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Action : Il faut mettre fin aux procès iniques en Égypte

Comme des milliers d'Égyptiens, Amr Abdallah Al Beheiry attend d'obtenir justice.

Un an après la « révolution du 25 janvier », cette perspective semble plus lointaine que jamais.

En février 2011, des policiers militaires et des soldats ont roué de coups Amr Abdallah Al Beheiry avant de l'arrêter, lors d'une manifestation au Caire. Quelques jours plus tard, un tribunal militaire l'a condamné à cinq ans de prison pour avoir agressé un représentant des forces de l'ordre et violé le couvre-feu. Amr Abdallah Al Beheiry n'a pas bénéficié d'un procès équitable. Son audience n'a duré que quelques minutes. Le tribunal n'a pas autorisé sa famille ni son avocat à y assister. Au contraire, il a désigné son avocat pour le défendre. Aujourd'hui, une cour d'appel militaire affirme qu'Amr Abdallah Al Beheiry va être rejugé – par un autre tribunal militaire.

Les tribunaux militaires ne sauraient rendre justice.



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Action : Etre chez soi, c’est bien plus qu’un toit sur la tête

En Serbie, les expulsions forcées constituent une violation majeure du droit au logement et affectent les familles rom vivant dans des logements informels mais aussi d’autres groupes de personnes qui ne savent pas se permettre un logement décent et se trouvent menacées de devoir quitter leur foyer par la force.

Les expulsions forcées touchent les personnes les plus vulnérables de la communauté rom : celles qui vivant dans une extrême pauvreté se sont résignées à occuper des logements de fortune. Le nombre grandissant d’expulsions a pour conséquence que les Roms sont forcés de déménager d’un endroit vers un autre et voient leur droit au logement, ainsi que d’autres droits humains, outrageusement bafoué.
Les autorités serbes ne remplissent pas leurs obligations internationales et régionales en la matière. Pour mettre fin à ces expulsions forcées, les autorités doivent immédiatement les interdire et s’assurer que les familles rom puissent bénéficier de leur droit au logement décent, ainsi que d’autres droits humains, sans aucune discrimination.



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Action : Garantissez le respect des droits humains dans la nouvelle Constitution tunisienne

Un an après que les manifestants eurent mis fin au régime répressif de Zine el Abidine Ben Ali, les Tunisiens attendent toujours que leurs droits fondamentaux soient respectés.



L'Assemblée nationale constituante élue en octobre est chargée de rédiger une nouvelle constitution pour la Tunisie. Amnesty International l'exhorte à veiller à ce que cette constitution inclue les garanties fondamentales qui protègeraient les Tunisiens des abus qu'ils ont subis lorsque Zine el Abidine Ben Ali était au pouvoir – soit des violations des droits humains telles que la torture, des arrestations arbitraires et des procès iniques.



Sous le régime du président Ben Ali, la Constitution a perdu son pouvoir de protection de la population contre les atteintes aux droits humains ; au lieu de cela, les autorités ont adopté de nouvelles lois toujours plus répressives contre les Tunisiens. Les services de sécurité et la justice suivaient les consignes des autorités plutôt que les préceptes du droit, et étaient utilisés pour punir quiconque dénonçait la répression ou l'injustice sociale – ou osait tout simplement défier les autorités. La torture était monnaie courante et la lutte contre le terrorisme était invoquée pour justifier les abus. Les autorités célébraient le « miracle économique » tunisien alors même que de nombreux Tunisiens voyaient leurs droits économiques, sociaux et culturels les plus fondamentaux bafoués. Les Tunisiens ont perdu l'espoir que les violations des droits humains soient punies et perdu leur foi dans les institutions de l'État, qui les avaient déçus.



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Action : Justice internationale, nouvelle occasion de demander justice pour le peuple congolais

Ces vingt dernières années, le peuple de République démocratique du Congo a été victime de terribles violations des droits humains. La plupart de ces violations n'ont fait l'objet d'aucune enquête, les responsables présumés n'ont pas été poursuivis et les victimes n'ont obtenu ni justice, ni réparation. Les élections récentes et la réélection du président suscitent cependant l'espoir que les Congolais puissent finalement voir justice être rendue.

Aidez-nous à saisir l'occasion de les soutenir dans leur quête de justice.



Nous vous demandons d'aider les militants de République démocratique du Congo à effectuer un travail de pression visant à inciter les autorités et la communauté internationale à faire de la justice une priorité, avec le nouveau Parlement, et ce dès 2012. [ Lire la suite » ]


 

Action : Etats-Unis, justice pour Albert Woodfox et Herman Wallace

Depuis près de 40 ans, Albert Woodfox, 64 ans, et Herman Wallace, 69 ans, ont été maintenus à l'isolement cellulaire, pour la majeure partie dans le pénitencier d'État de Louisiane, connu sous le nom de prison d'Angola. Tout au long de leur isolement prolongé, Albert Woodfox et Herman Wallace ont enduré des conditions de détention très restrictives, notamment en étant confinés dans leurs cellules 23 heures sur 24. Ils n'ont accès aux livres, aux journaux et à la télévision que de manière restreinte et, durant leurs années d'incarcération, ils ont été privés de toute opportunité de stimulation mentale comme de la possibilité de travailler et de s'instruire. Leurs interactions sociales sont limitées à des visites occasionnelles d'amis et de proches, ainsi qu'à des appels téléphoniques restreints.

Herman Wallace et Albert Woodfox ont été placés à l'isolement après avoir été accusés d'avoir tué un gardien lors d'une émeute de prisonniers en 1972. Ils ont toujours clamé leur innocence et affirmé qu'ils avaient été mis en cause uniquement en raison de leur militantisme politique en prison. Les appels qu'ils ont interjetés de leur condamnation sont toujours en instance. Un troisième prisonnier, Robert King Wilkerson, ayant été placé à l'isolement au même moment pour d'autres infractions, ils ont été désignés sous l'appellation collective des « Trois d'Angola ». Robert King Wilkerson a été libéré en 2001.

Les autorités pénitentiaires de Louisiane n'ont, au fil de ces 39 années, jamais procédé à un réexamen en bonne et due forme du maintien à l'isolement prolongé des deux hommes, se contentant de revalider la décision initiale de les maintenir à ce régime. Des décennies d'isolement ont eu un effet psychologique indéniable sur les deux détenus. Selon leurs avocats, ils souffrent de graves problèmes de santé causés ou exacerbés par ce traitement.

Après avoir été incarcérés dans la même prison pendant près de 40 ans, ils se trouvent désormais dans des établissements différents, où ils continuent d'être soumis à des conditions que l'on ne peut que qualifier de cruelles, inhumaines et dégradantes.



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Action : Guantánamo bay, mettez fin à une décennie d’atteintes aux droits humains.

Le 11 janvier 2002, à la suite des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, les premiers détenus étaient transférés à la base navale américaine de Guantánamo Bay, à Cuba. Depuis lors, le centre de détention de Guantánamo a fait les gros titres de l’actualité dans le monde entier en raison des dérives choquantes en termes de droits humains qui lui étaient associées, notamment les détentions arbitraires, les détentions secrètes, les actes de torture et autres mauvais traitements, les « restitutions » et les procès iniques.

Dix ans après, plus de 150 détenus demeurent incarcérés à Guantánamo Bay. La majorité d’entre eux sont maintenus en détention sans inculpation ni jugement pour une durée indéterminée. Ceux qui ont été inculpés risquent d’être jugés de manière inéquitable par des commissions militaires, et certains pourraient encourir la peine de mort s’ils sont reconnus coupables. D’après le gouvernement, même ceux qui seront déclarés non coupables pourraient être de nouveau détenus pendant une période indéterminée. Il n’y a pour ainsi dire ni obligation de rendre des comptes ni réparation pour les violations des droits humains dont ils sont, ainsi que d’autres détenus, victimes.


Les préoccupations relatives aux droits humains à Guantánamo Bay sont loin d’être apaisées. Combien de temps encore avant que le gouvernement des États-Unis ne referme le chapitre de Guantánamo et honore ses obligations en termes de droits humains ?

Signez notre pétition. Nous la remettrons au président Barack Obama avant qu’il ne prononce son discours sur l'état de l'Union de 2012.



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Action : Dhondup Wangchen est détenu depuis mars 2008 pour avoir tourné un film documentaire

Le cinéaste tibétain Dhondup Wangchen est détenu depuis mars 2008 pour avoir tourné un film documentaire portant sur l’attitude des Tibétains face aux Jeux olympiques de Pékin et décrivant leur position à l’égard du Dalaï Lama.

En juillet 2008, il a pu téléphoner à un proche. Il lui a confié qu’il avait été torturé mais il n’a pu avoir d'autre contact avec sa famille. Amnesty International le considère comme un prisonnier d’opinion et appel à libérer Dhondup Wangchen immédiatement et sans conditions.

Lhamo Tso, l’épouse de Dhondup Wangchen, remercie tous les militants qui ont fait campagne en faveur de son mari. Elle se sent soutenue par la solidarité et le militantisme déployés en faveur de son époux. Elle vous demande de continuer vos actions jusqu’à ce que Dhondup Wangchen soit libéré.

Il serait important de la soutenir dans son action et de se joindre à son appel. En janvier 2011, nous avons appris que la charge de travail de Dhondup Wangchen avait été légèrement réduite.



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Action : Grèce, l'asile est un mot grec. Défendre les droits des demandeurs d'asile et des migrants.

''Je suis détenu dans cet horrible endroit depuis plusieurs semaines déjà et ils ne me disent pas ce qui va m'arriver. Ma femme a accouché il y a quelques mois et je n'ai pas encore vu mon bébé. Je ne sais pas si je le verrai." M. un détenu marocain, Centre de Détention de Fylakio, mai 2011

En raison de sa position géographique, la Grèce, comme d'autres pays à la frontière sud de l'Europe, est confrontée à des flux importants et mixtes de migrants en situation irrégulière et demandeurs d'asile. Les pays membres de l'Union Européenne et d'autres pays participant au système Dublin II ont aggravé la situation en insistant sur le retour des demandeurs d'asile vers la Grèce. Même si actuellement les États parties aux accords de Dublin (1) ont
suspendu tous les transferts vers la Grèce, il n’en reste pas moins que cette situation ne dispense pas la Grèce de ses obligations en vertu de droit international et régional des droits humains, y compris la Charte européenne des droits fondamentaux.

Amnesty International est particulièrement préoccupée que les migrants irréguliers et des demandeurs d'asile, y compris des mineurs, continuent d'être détenus de manière systématique, dans des conditions de détention épouvantables, qui, dans certains cas, s’apparentent à un traitement inhumain.

En Janvier 2011, sous la pression internationale, le gouvernement grec a introduit une nouvelle législation dans le domaine de l'asile. Amnesty International salue les dispositions pour l'établissement de l'autorité de la détermination d'asile, mais estime que la mise en pratique reste à voir et que des réformes supplémentaires sont nécessaires afin de parvenir à un système d'asile équitable et efficace.

Le gouvernement grec doit respecter ses obligations internationales, la sauvegarde des droits des demandeurs d'asile et des migrants irréguliers et de cesser de les traiter comme des criminels.



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