Harcèlement
Action urgente: Indonésie. Des musulmans chiites risquent de subir des attaques
- Posté par : Barbel Conrads le 17 janvier 2012
AU 9/12, ASA 21/002/2012, 13 janvier 2012
ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 24 FÉVRIER 2012 À :
Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.
Des centaines de musulmans chiites indonésiens vivent dans un refuge temporaire depuis que leur village a été attaqué fin décembre par des groupes anti-chiites. Le 12 janvier, ils ont été forcés à retourner chez eux, malgré le risque de nouvelles attaques. [ Lire la suite » ]
Chen Guangcheng (陈光诚) et Yuan Weijing (袁伟静) (Chine) : mise à jour du 16 novembre 2011
- Posté par : Anne Marie le 21 novembre 2011

Selon des médias, 44 militants ont été arrêtés par la police alors qu’ils tentaient de rendre visite, le 12 novembre, à Chen Guangcheng dans son village situé dans la province de Shandong. Cette opération faisait suite à la diffusion d’une lettre anonyme appelant les partisans de Chen Guangcheng à converger, à cette date, vers son domicile afin de marquer son 40e anniversaire et s'opposer au fait qu’il continuait à être illégalement assigné à résidence. [ Lire la suite » ]
Campagne contre l'impunité : Mise à jour du 11 novembre 2011
- Posté par : Anne Marie le 11 novembre 2011

SOACHA, 11 novembre 2011.
Amnesty International,
Nous, mères de Soacha, voudrions exprimer nos immenses remerciements pour la continuité de la campagne que vous menez, et pour avoir pensé à nous, à l'occasion du 50ème anniversaire d’Amnesty International.
Nous sommes très émues des différentes activités que vous avez menées en mémoire de nos enfants, et on vous remercie tout particulièrement pour le dossier qui nous a été envoyé avec les images de ces actions. Nous gardons également en mémoire l'invitation et la tournée que vous avez organisées, l'année dernière, à cette époque de l'année, où nous avons pu bénéficier d'un accueil très chaleureux.
Vous avez été vraiment très aimables. Cette tournée a été pour nous très importante et positive, puisqu'elle nous a permis de dénoncer et de rendre visible les exécutions extrajudiciaires (mal nommées « faux positifs »), pas uniquement celles de Soacha, mais aussi, celles qui se produisent partout notre pays.
Cette invitation a également été importante en raison de la pression que vous avez exercé sur l'état colombien. En effet, les menaces que reçoivent les familles qui se battent pour la vérité, la justice, l'honneur et la dignité de nos enfants, mais aussi pour la non répétition de ces actes atroces qui sèment tant de douleurs ont cessé. [ Lire la suite » ]
Action urgente (suivi): Indonésie. Craintes accrues pour une congrégation religieuse.
- Posté par : John le 7 octobre 2011
Action complémentaire sur l’AU 212/11, ASA 21/031/2011, 5 octobre 2011
La congrégation de l’église chrétienne indonésienne de Taman Yasmin, située à Bogor (Java-Ouest) a reçu de nouvelles menaces. Un groupe radical prévoit de perturber l’office hebdomadaire qui se tiendra le dimanche 9 octobre, ce qui renforce les craintes pour la sécurité de la congrégation. [ Lire la suite » ]
Dossier individu en danger : Campagne contre l'impunité en Colombie - Flor Hilda Hernández
- Posté par : Anne Marie le 15 septembre 2011
Le fils de Flor Hilda Hernández, Elkin Gustavo Verano Hernández, a été victime d’une disparition forcée dans la municipalité de Soacha le 13 janvier 2008. Il a été exécuté de manière extrajudiciaire le 15 janvier 2008 dans le quartier de La Soledad dans la municipalité d’Abrego, (département de Norte de Santander), par des troupes appartenant au Bataillon d'Infanterie No 15 « Général Francisco de Paula Santander ». Son corps a, par la suite, été retrouvé à Ocaña. Le Bureau régional du Procureur Général d’Ocaña, (Fiscalía Primera Seccional de Ocaña) a confié l’enquête pénale sur ce cas au système de justice militaire, à savoir pour le Juge 37 du Système de Justice Militaire, (Juez 37 de Instrucción Penal Militar). Cependant, cette affaire a, par la suite, été confiée à l’Unité des droits humains et du droit international humanitaire du Procureur Général.
Les cas de violations des droits humains commises par les forces de sécurité ont, régulièrement, été traités par le système de justice militaire, ce qui a conduit à une situation dans laquelle le système de justice civil a été contraint de revendiquer sa compétence en faisant appel au Conseil supérieur de la magistrature (Consejo Superior de la Judicatura ). À d’autres occasions, le système de justice civil a simplement remis ce type d’affaires au système de justice militaire, malgré la jurisprudence de la Cour Constitutionnelle qui précisait que les cas de violations de droits humains devaient être exclus de la compétence des tribunaux militaires. Il est préoccupant de constater que le système de justice militaire a continué de tenter de s’assurer la compétence sur ce cas malgré la jurisprudence colombienne relative aux limites de la compétence de la justice militaire.
Les poursuites judiciaires engagées dans cette affaire n’ont, cependant, progressé que lentement. Fin novembre 2009, un des accusés, le Colonel Àlvaro Diego Tamayo Hoyos, a cherché à faire en sorte que l’affaire engagée contre lui, relative à l’assassinat d’Elkin Gustavo Verano Hernández, soit jointe aux chefs d’accusations portés contre lui dans le cas de l’exécution extrajudiciaire de Fair Leonardo Porras Bernal. En avril 2011, les audiences préliminaires du procès sur l’assassinat d’Elkin Gustavo Verano n'avaient pas été achevées.
Le téléphone portable et l'agenda de Flor Hilda Hernández ont été volés, respectivement le 15 août et le 20 septembre 2009. Ils contenaient les coordonnées de personnes et d'organisations qui l'avaient aidée à signaler le meurtre de son fils commis par l'armée.
Quelque temps plus tard alors qu’elle voyageait en autobus, Flor Hilda a entendu un homme et une femme qui disaient que les jeunes gens de Soacha étaient « des drogués qui avaient mérité ce qu’ils ont obtenu », (« bazuqueros, marihuaneros, que bien se lo tenían merecido »). « ) Flor Hilda est intervenue dans la conversation et l'homme et la femme lui ont dit qu’ils savaient qui elle était. Plus tard, alors qu’elle attendait un autre autobus, un véhicule funéraire s’est arrêté à côté d'elle et le conducteur lui a dit de monter à bord du véhicule ; elle a refusé et est montée à bord d'un autre autobus, qui a été suivi durant quelque temps par le conducteur du véhicule funéraire. [ Lire la suite » ]
Dossier individu en danger : Campagne contre l'impunité en Colombie - Edilma Vargas Riojas
- Posté par : Anne Marie le 15 septembre 2011
Le 27 janvier 2008, Julio César Mesa Vargas, le fils d’Edilma Vargas Riojas, a été victime d'une exécution extrajudiciaire imputable aux forces de sécurité. La veille, ce jeune homme, qui travaillait comme maçon, avait été victime d’une disparition forcée. Après la disparition de son fils intervenue dans la municipalité de Soacha, Edilma Vargas Riojas s’est mise à faire des recherches dans le voisinage pour tenter de le retrouver.
Dans le cadre de ses recherches, elle a interrogé un individu qui semblait avoir « recruté » son fils. Elle est allée deux fois chez lui et lors de la seconde visite, celui-ci a refusé de s’identifier et l’a avertie qu’il valait mieux qu’elle cesse ses recherches. Cet individu a été détenu dans le cadre de l’enquête pénale menée sur ces exécutions extrajudiciaires.
Un voisin d’Edilma lui a dit qu'il valait mieux qu'elle cesse de poser de questions. Les menaces qu'elle a reçues l'ont contrainte à quitter son domicile du quartier de San Nicolás, à Soacha.
Les soldats impliqués dans cet assassinat appartiennent au Bataillon d'Infanterie No 15 «Général Francisco de Paula Santander» et ils ont été libérés en janvier 2010. Les audiences du tribunal auraient été reportées au moins à trois reprises en raison de l’absence des avocats des accusés qui ne se sont pas présentés devant le tribunal. Le système de justice militaire a également dans ce cas, tenté de conserver le contrôle sur les enquêtes pénales et les procédures judiciaires. [ Lire la suite » ]
Dossier individu en danger : Campagne contre l'impunité en Colombie - Blanca Nubia Monroy
- Posté par : Anne Marie le 15 septembre 2011
L’un des fils de Blanca Nubia Monroy, Julián Oviedo Monroy, qui était maçon, a été victime d'une exécution extrajudiciaire le 3 mars 2008. Dans la soirée du 2 mars, Julián Oviedo a quitté son domicile après avoir reçu un coup de téléphone. Il a dit à sa famille qu’on lui avait offert un travail et qu’il reviendrait à la maison plus tard.
L’armée l'a présenté comme un membre d'un groupe armé illégal tué dans lors de combats entre l’armée et les guérilleros de l'Armée de libération nationale (Ejército de Liberación Nacional, ELN) dans la région de Aguas Blancas, dans la municipalité de Villacaro (département de Norte de Santander). Son corps aurait ensuite été déplacé du lieu du crime. Les agents de l’Unité des enquêtes techniques, (Cuerpo Técnico de Investigaciones, CTI) du Bureau du Procureur Général qui sont arrivés sur les lieux où a été trouvé le cadavre de Julián Oviedo ont recueilli des éléments de preuve indiquant qu’il n’était pas mort à cet endroit.
Son corps a été finalement trouvé enterré dans la municipalité d'Ocaña. L’enquête pénale ouverte sur ce cas ont été confiée à l’Unité des droits humains et du droit international humanitaire (Unidad de Derechos Humanos y Derecho Internacional Humanitario) du Bureau du Procureur Général. Le 19 mars 2010, un juge a ordonné la libération d’au moins 17 soldats, y compris un lieutenant, deux sous-officiers et 14 soldats appartenant au Bataillon d'Infanterie No 15 « Général Francisco de Paula Santander » en se fondant sur le fait qu’ils n’avaient pas été inculpés dans le délai de 90 jours prévu par la loi. Un sergent qui a également été impliqué dans ce cas demeure détenu après le juge eut estimé qu’il y avait eu des tentatives délibérées des avocats de défense de retarder le processus de son inculpation afin de faire en sorte qu’il puisse être libéré dans le cadre de la prescription prévue par la loi. Deux colonels appartenant à ce Bataillon sont, également, détenus dans le cadre d’autres exécutions extrajudiciaires commises dans le Département Norte de Santander ; leurs noms ont été cités dans l’affaire de Julián Monroy, mais, selon les dernières informations reçues, ils n'ont pas été formellement impliqués dans l’enquête pénale relative à son assassinat.
Le 25 juillet 2009 à 21 h 30, deux hommes en treillis militaires qui circulaient à moto ont abordé la fille et le fils de Blanca Nubia Monroy, respectivement âgés de 15 et 17 ans. Ils les ont fouillés sans ménagement, leur ont demandé où ils vivaient et ce qu'ils faisaient dans la rue à cette heure-là. Les enfants de Blanca Nubia Monroy étaient accompagnés de plusieurs jeunes mais ce sont les seuls à avoir été fouillés. [ Lire la suite » ]
Dossier individu en danger : Campagne contre l'impunité en Colombie - Maria Ubilerma Sanabria López
- Posté par : Anne Marie le 15 septembre 2011
Jaime Steven Valencia Sanabria, le fils de María Ubilerma Sanabria, a été victime d'une exécution extrajudiciaire le 8 février 2008 sur la route allant à Otaré dans la municipalité d'Ocaña, par les membres du Bataillon d'Infanterie No 15 « Général Francisco de Paula Santander ». Il était étudiant et avait été victime de disparition forcée deux jours auparavant, le 6 février. Son corps a été retrouvé à Ocaña le 27 septembre 2008. L'armée a dit aux médias qu'il était un guérillero tué au combat.
María Ubilerma Sanabria a retrouvé son corps et l'a enterré en novembre 2008. Quelques jours plus tard, elle a commencé à recevoir des menaces et des insultes par téléphone, et on lui a enjoint de se taire.
Le 7 mars 2009, María Uliberma Sanabria allait chercher sa petite-fille à l'école lorsque deux hommes à moto se sont approchés d'elle. L'homme qui se trouvait à l'arrière a sauté de la moto et l'a plaquée contre un mur en la tenant par les cheveux pendant que l'autre lui disait : « […] on ne plaisante pas, continue à l'ouvrir et tu verras, tu finiras comme ton fils, on ne plaisante pas vieille salope. » (« …nosotros no estamos jugando siga abriendo esa jeta y vera [ sic ] que va a terminar como su hijo, nosotros no jugamos vieja hijueputa»).
Deux autres filles de María Ubilerma ont également été menacées par des individus qui leur ont conseillé de se taire.
Le 22 janvier 2010, durant un interview accordé à la radio Caracol, il a été demandé à María Ubilerma Sanabria si elle avait reçu des menaces, elle a répondu par la négative. Le lendemain, vers 5.30 heures du matin, une menace de mort écrite a été glissée sous la porte de son domicile : « Nous avons gagné. Allez vous cacher veilles pleureuses, car nous allons venir vous cherhcer. Phase 2 » (“Ya tenemos la victoria, escondanse viejas lloronas que vamos por ustedes. Phase 2).
Parmi les soldats remis en liberté en janvier 2010 figuraient plusieurs individus impliqués dans l’assassinat de Jaime Steven Valencia Sanabria. AI croit savoir que l’enquête pénale sur ce cas a fait très peu de progrès et, selon les dernières informations reçues, personne n’a été formellement inculpé en relation avec cette enquête. [ Lire la suite » ]
Dossier individu en danger : Campagne contre l'impunité en Colombie - Carmenza Gomez Romero
- Posté par : Anne Marie le 15 septembre 2011

Le fils de Carmenza Gómez Romero, Víctor Fernando Gómez, a été exécuté de manière extrajudiciaire par les forces de sécurité, le 25 août 2008 dans la région Las Liscas, dans la municipalité d’Ocaña, (département de Norte de Santander). Il avait fait l’objet d’une disparition forcée le 23 août 2008 alors qu’il se trouvait à Soacha. Son corps a été retrouvé dans la municipalité d’Ocaña, le 1er septembre 2008. Les 17 soldats impliqués dans cet assassinat ont été remis en liberté le 7 janvier 2010.
Carmenza Gómez Romero a reçu des menaces de mort ; un autre de ses fils, John Nilson Gómez, a été tué et une de ses filles a également reçu des menaces téléphoniques.
John Nilson a été victime d'une tentative de meurtre en octobre 2008, lorsque quelqu'un l'a poussé du haut d'un pont dans la municipalité de Fusagasugá. Des policiers lui avaient déjà, auparavant, conseillé de quitter cette municipalité. Le jour où il a été attaqué, il devait, semble-t-il, rencontrer une personne au sujet de l'enquête sur le meurtre de son frère.
Selon le témoignage d’un de ses proches, John Nilson a reçu, le 22 novembre 2008, la menace suivante par téléphone : «Tu ne tires pas les leçons de ce qui est arrivé. Ce qui est arrivé à ton frère n'a donc pas suffi, arrête d'enquêter. (No sirve la experiencia? No basta con lo de su hermano? Deje de investigar).» D’autres membres de sa famille ont également reçu des menaces téléphoniques. John Nilson a été abattu le 4 février 2009 à Soacha. Il avait reçu, à 19 heures, un appel téléphonique d’une connaissance puis il est sorti rencontrer cette personne dans une salle de jeu. Un homme armé est entré et l’a abattu avec un révolver muni d’un silencieux.
Le 16 février 2009, un voisin de Carmenza Gómez Romero a été approché par un motocycliste qui voulait savoir où habitaient une ou deux des Mères de Soacha. Le 19 février, ce voisin a été approché par la même personne. Lorsqu’il a dit qu’il ne connaissait pas leur adresse, l’étranger lui a dit : «Merci beaucoup et prenez soin de vous » (« muchas gracias y cuídese usted»).
Après la mort de John Nilson, d’autres membres de sa famille ont continué à recevoir des menaces. Le 4 mars 2009, Carmenza Gómez a reçu un appel téléphonique émanant d’individus qui se sont identifiés comme étant membres du Service des enquêtes judiciaires et du renseignement (Servicio d'Investigaciones Judiciales e Inteligencia (SIJIN)) de la police. Ils lui ont dit : «Vous êtes celle qui apparaît à la télévision, vous voulez de la compagnie, si vous en avez besoin, nous pouvons vous l’offrir gratuitement» (“Usted es la que sale en la televisión necesita compañía si la necesita se la damos gratis”).
Le même jour, Luz Nidia Torres Gómez, la fille de Carmenza a reçu des menaces téléphoniques : «Comme ça tu te mets à dénoncer [cette affaire aux autorités], qu'est-ce que tu veux triple salope, tu veux finir comme ton frère ?» (“Con que ha puesto denuncias ¿qué es lo que quiere triple hijueputa, acabar como su hermano?”).
On ne connaît l’état d’avancement de l’enquête pénale sur l’assassinat de John Nilson. Cette enquête aurait apparemment été confiée au Bureau du Procureur général de Soacha. [ Lire la suite » ]
Dossier individu en danger : Campagne contre l'impunité en Colombie - Luz Marina Bernal Porras
- Posté par : Anne Marie le 15 septembre 2011

Le fils de Luz Marina Porras Bernal, Fair Leonardo Porras Bernal, un maçon âgé de 26 ans, a été victime d’une disparition forcée le 8 janvier 2008. Le 16 septembre de la même année, sa mère a reçu un appel téléphonique l'informant que le corps de son fils avait été retrouvé dans une fosse commune à Ocaña, une municipalité du département de Norte de Santander, dans le nord-est du pays. Selon des informations publiées par la presse, le bureau du Procureur général a établi que Fair Leonardo Porras, ainsi que d’autres jeunes gens, avaient été emmenés par la route de Soacha à Ocaña. Fair Leonardo a été livré à un soldat par la personne qui l’avait conduit à Ocaña, et cette dernière personne a reçu $200,000 pesos. Le bureau du Procureur général a également établi que les jeunes gens emmenés à Ocaña étaient conduits à un poste de contrôle militaire d’où ils étaient emmenés vers des lieux où ils ont été tués : « Des informations indiquent que M. Fair Leonardo Porras Bernal a quitté la ville de Bogotá, le 9 septembre 2008 … à bord d’un bus … pour se rendre dans un lieu appelé Aguasclaras, situé au croisement de la route entre Aguachica et Ocaña où il a été remis à un soldat professionnel qui était alors en fonction au sein de la Section de renseignements du S2 du Bataillon d'Infanterie No 15 «Général Francisco de Paula Santander » (“se tuvo conocimiento que el señor Fair Leonardo Porras Bernal, salió de la ciudad de Bogotá, el día nueve (09) de septiembre de dos mil ocho .. en un bus … hasta el sitio conocido como Aguasclaras, ubicado en la “Y” entre Aguachica y Ocaña, donde fue entregado al entonces soldado profesional de la Sección de Inteligencia del S2 del Batallón de Infantería No. 15 Francisco de Paula Santander”) .
Des sources militaires ont affirmé qu’il avait été tué au combat le 12 janvier 2008 dans le cadre de l’Operación Soberanía (Opération souveraineté) dans la région La Esperanza-El Tirol située dans la municipalité d’Abrego (département de Norte de Santander). Il a été présenté comme un membre d'un groupe armé illégal. Un article de presse a laissé entendre qu’il avait été présenté aux médias comme étant un commandant de la structure paramilitaire des Águilas Negras. Fair Leonardo était une personne ayant besoin de soins particuliers car il avait subi des dommages cérébraux avant la naissance. Il a été présenté aux médias avec un pistolet dans sa main droite alors qu’il était gaucher.
Les enquêtes menées par la Fiscalía General (le bureau du Procureur général) ont, par la suite, établi que Fair Leonardo Porras Bernal avait été exécuté de manière extrajudiciaire par l'armée. Fair Leonardo Porras Bernal avait été attiré loin de chez lui par de fausses promesses d'embauche dans une autre ville. L’enquête pénale ouverte sur ce cas est traitée par l’Unité des droits humains et du droit international humanitaire du Bureau du Procureur général. Le 14 mai 2009, au moins cinq membres du bataillon d’infanterie No. 15 «General Francisco de Paula Santander» ont été inculpés pour leur rôle présumé dans la disparition forcée et l’exécution extrajudiciaire de Fair Leonardo Porras Bernal. Parmi les personnes inculpées figuraient le Major Marco Wilson Quijano et le Lieutenant Diego Adail Vargas Cortes. En janvier 2010, un juge a ordonné que ces cinq soldats soient remis en liberté au motif que ceux-ci n’avaient pas été inculpés officiellement dans les 90 jours suivant leur arrestation, comme le prévoit le droit colombien.
Le frère de Fair Leonardo Porras Bernal, John Smith Porras Bernal, a commencé à recevoir des menaces après que sa mère et d'autres mères de Soacha dont les fils ont été victimes d'exécutions extrajudiciaires ont entamé des actions afin d’obtenir justice. Après que plusieurs soldats eurent été inculpés pour leur participation dans l’assassinat de Fair Leonardo Porras Bernal, ses proches ont reçu plusieurs menaces de mort. Le 2 novembre 2009, une lettre de menace a été glissée sous la porte de son domicile à Soacha. Cette lettre disait : «Inutile de te cacher et de t'enfermer chez toi parce que tu vas sortir et on t'attrapera, comme on te l'a dit. Si tu ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose, va-t'en le plus vite possible, il ne te reste plus beaucoup de temps. N'oublie pas que, nous, on ne plaisante pas. On t'a à l'oeil, crois-nous, on ne plaisante pas…» (asi se esconda y se encierre en eses apartamento usted sale porque sale y hay te vamos a coger porque se le advirtió… si no quieres que te pase nada larguese lo más pronto posible porque le queda muy poco tiempo no lo olvide no estamos jugando porque ya lo tenemos fichado crealo no estamos jugando…).
Ce n'est pas la première menace qu'il a reçue. Le 20 octobre 2009, une lettre de menace a été envoyée à son domicile disant que : («Nous remarquons que vous n’avez pas compris le message attendez-vous à en assumer les conséquences» («Por lo que vemos no ha entendido el mensaje atengase [sic] a las consecuencias»). Cela faisait référence à un précédent message, envoyé par SMS sur son téléphone portable le 10 octobre 2009, qui ordonnait à John Smith et aux autres habitants de Soacha, dont des proches avaient été victimes d'exécutions extrajudiciaires, de se taire. Craignant pour sa sécurité et celle de ses proches, John Smith a décidé de quitter son domicile et sa famille pour s'installer dans une autre maison de Soacha. Le même jour, il a été approché par deux hommes à bord d’une moto sans plaque d’immatriculation qui lui ont posé une question. Plus tard, lorsqu’il est arrivé chez lui, il a trouvé une lettre de menaces disant : «Nous ne plaisantons pas, c’est un avertissement, ne l’oubliez pas» (Nosotros no jugamos es una advertencia, no lo olvide). Les deux hommes à moto qui l’avaient approché précédemment sont alors passés devant sa maison et il a entendu l’un des deux hommes dire : Il va falloir abattre tous ces fils de p… . («Eso va tocar darles de plomo a todos esos H.P…, »). [ Lire la suite » ]












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