Mauvais traitements
Action : En France, Abou Bakari Tandia, tombé dans le coma dans sa cellule après un contrôle d'identité
- Posté par : Benoit Priem le 26 février 2010
Abou Bakari Tandia, Malien en situation irrégulière, a été interpellé dans la rue par des policiers le soir du 5 décembre 2004 et emmené au commissariat pour un contrôle d’identité. Tombé dans le coma dans sa cellule, il a été transporté vers minuit par les services d’urgence à l’hôpital, où il est resté dans le coma jusqu’à sa mort, le 24 janvier 2005.
Sa famille n’a été informée de son arrestation et de son hospitalisation que le 9 décembre. Accompagnés d’un représentant du consulat malien, ses proches se sont alors rendus à l’hôpital, mais ils ont dû attendre encore trois jours avant de pouvoir le voir. Quand ils y ont enfin été autorisés, ils ont constaté que son corps était gonflé et que sa poitrine présentait une grande blessure ronde, dont il n’est fait état dans aucun rapport médical. Ils ont aussi constaté l’absence de plaies visibles sur le crâne, alors que la police affirmait qu’il était tombé dans le coma après s’être volontairement frappé la tête contre le mur de sa cellule. Ni le rapport d’autopsie, ni les rapports médicaux des deux hôpitaux où il a séjourné ne font état de blessures à la tête.
En avril 2005, la famille d’Abou Bakari Tandia a porté plainte pour actes de torture et de barbarie ayant entraîné la mort.
L’affaire n’a ensuite pas beaucoup avancé jusqu’à ce que, plus de deux ans plus tard, en novembre 2007, la famille prenne un nouvel avocat. Celui-ci a formulé un certain nombre de demandes d’actes auprès du juge d’instruction et du parquet, ce qui a permis de découvrir de nouveaux éléments de preuve importants. Des médecins légistes sont en train d’examiner des documents médicaux qui avaient été égarés afin d’essayer de déterminer les causes de la mort d’Abou Bakari Tandia. Leurs conclusions sont attendues en mai.
Plus de quatre ans après, on ignore toujours la cause de la mort d’Abou Bakari Tandia. Sa famille continue de réclamer une enquête exhaustive.
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Action : En France, Abdelhakim Ajimi est mort à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers
- Posté par : Benoit Priem le 26 février 2010
Abdelhakim Ajimi est mort à Grasse après avoir été maîtrisé par des policiers lors de son arrestation le 9 mai 2008.
Ce jour-là, dans l’après-midi, Abdelhakim Ajimi s’est rendu à sa banque pour y retirer de l’argent. Selon des témoins, ayant essuyé un refus, il s’est montré agressif et le directeur de la banque a appelé la police. Abdelhakim Ajimi a quitté la banque, mais un groupe de policiers l’a rejoint près de son domicile, boulevard Victor-Hugo, et a tenté de l’arrêter. Il aurait semble-t-il violemment résisté et se serait battu avec les policiers. Au cours de l’affrontement, la vitrine d’un magasin a été brisée et l’un des policiers a eu la clavicule fracturée.
De nombreux témoins de la scène ont affirmé que les policiers semblaient avoir utilisé une force excessive contre le jeune homme. Après l’avoir menotté, trois policiers l’ont maintenu à plat ventre sur le sol pendant une période prolongée. L’un d’eux lui a donné deux coups de poing pendant qu’il était plaqué au sol. Un autre policier appuyait sur son dos avec son genou, tandis qu’un troisième pratiquait une clé d’étranglement. Selon des témoins, le visage d’Abdelhakim Ajimi est devenu violacé ; de toute évidence, il ne pouvait pas respirer.
Les services d’urgence ont emmené le policier blessé à l’hôpital. Toujours selon des témoins, les policiers ont dit aux secouristes qu’il était inutile de s’occuper d’Abdelhakim Ajimi, car ils maîtrisaient bien la situation. Abdelhakim Ajimi a été embarqué dans la voiture de police et emmené au poste, où il a été déclaré mort à 16 h 30. Selon les déclarations de la police, Abdelhakim Ajimi était vivant, mais dans un état de grande faiblesse à son arrivée au poste. Cependant, plusieurs témoins de son arrestation pensent qu’il était déjà mort quand il a été placé dans la voiture de police.
Le 13 mai, le procureur de la République de Grasse a ouvert une enquête pour « homicide involontaire ». Les deux policiers soupçonnés d’avoir provoqué la mort d’Abdelhakim Ajimi ont été convoqués devant le juge d’instruction le 16 décembre, mais ils n’ont pas été mis en examen pour l’instant.
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Action urgente : Un détenu battu, Mohamed Farid Farag Farrag, se voit refuser l’accès aux soins
- Posté par : John le 26 février 2010
AU 45/10, MDE 12/010/2010
Début février, un linguiste égyptien, Mohamed Farid Farag Farrag, a été battu dans la prison où il est détenu, en Égypte, et n’a pas reçu de soins depuis. Il mène actuellement une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements qu’il a subis. Cet homme est maintenu en détention depuis novembre 2007 sans avoir été jugé ni même inculpé. [ Lire la suite » ]
Action : Lamba Soukouna, violences policières en France
- Posté par : Benoit Priem le 25 février 2010
Lamba Soukouna relate à Amnesty International les mauvais traitements qu’il a subis : Ils m’ont mis un coup de crosse de flashball sur le front [...] et puis ils m’ont mis des coups de pied. [...] J’ai tout fait pour essayer de leur dire “Je suis malade. Pourquoi est- ce que je mérite ça ?” [...] Ils n’ont pas entendu ce que je disais [...] Ils se sont acharnés sur moi.
Lamba Soukouna, qui souffre de drépanocytose, a raconté à Amnesty International avoir été maltraité par des policiers dans la soirée du 8 mai 2008 devant chez lui, à Villepinte (Seine-Saint-Denis), dans la banlieue de Paris.
Lamba Soukouna rentrait chez lui quand il a remarqué un groupe de policiers en tenue antiémeutes devant l’immeuble d’en face. Ceux-ci ont chargé un groupe de jeunes, qui se sont dispersés dans toutes les directions. Lamba Soukouna est alors entré dans le hall de son immeuble quand deux groupes de policiers sont arrivés en courant. L’un d’eux a attrapé le jeune homme par-derrière, l’a plaqué contre le muret l’a frappé au front avec la crosse de son arme à balles en caoutchouc. Lamba Soukouna est alors tombé à terre et s’est évanoui quelques secondes. Quand il est revenu à lui, il a senti du sang ruisseler sur son front. Les policiers lui ont donné des coups de pied dans le dos et les côtes alors qu’il était à terre.
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Action : Quatre hommes originaires du Koweit ont été détenus à Guantánamo et deux y sont encore
- Posté par : Benoit Priem le 5 février 2010

Khaled Al Mutairi a été renvoyé dans son pays en octobre 2009. Fouad Al Rabiah a été renvoyé au Koweit deux mois plus tard.
Ce dernier a été victime de mauvais traitements de la part des interrogateurs lors de sa détention et des «aveux» obtenus sous la torture ont été récemment reconnus comme non valables par le juge Kollar-Kotelly qui a exigé sa libération en septembre dernier. L’administration Obama qui avait auparavant demandé à la justice d’accepter ces aveux comme recevables, n’a pas fait appel de la décision et Fouad Al Rabiah a été libéré et renvoyé dans son pays.
Amnesty International regrette que l’administration Obama n’ait pas fait preuve de cohérence avec les principes énoncés par le président, à savoir le respect des droits humains et l’interdiction de la torture. Le droit international exige qu’une enquête soit menée et que les victimes de torture comme Fouad Al Rabiah reçoivent une réparation pour les dommages subis.
En ce qui concerne les deux autres koweitiens encore détenus à Guantánamo, Fawzi Al Odah et Fayiz Al Kandari, Amnesty International demande au gouvernement américain de les renvoyer dans leur pays. Ils n’ont fait l’objet d’aucune inculpation depuis 7 ans et les Etats-Unis n’ont apparemment pas l’intention de les inculper de quelque crime que ce soit.
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Action urgente (bonne nouvelle): Walid Romdhani , frère d’un prisonnier a été libéré
- Posté par : Marie-Francoise le 25 janvier 2010
Information complémentaire sur l’AU 18/10, MDE 30/005/2010, 21 janvier 2010
Le Tunisien Walid Romdhani a été libéré le 20 janvier. Arrêté le 18 janvier, il était vraisemblablement détenu au secret au siège de la Direction de la Sûreté de l’État du ministère de l’Intérieur.
Walid Romdhani avait été arrêté le 18 janvier à 23 heures à son domicile, par huit agents de la Direction de la Sûreté de l’État puis a été détenu au secret jusqu’à sa libération le 20 janvier. Aucune autre information n’est disponible. [ Lire la suite » ]
Action : Mohamed Mrabet Fahsi, détenu incommunicando en Espagne
- Posté par : Benoit Priem le 15 septembre 2009
Le 10 janvier 2006, le jour de la fête musulmane de l’Aïd, Mohamed Mrabet Fahsi a été arrêté à son domicile à Vilanova i la Geltrū ( près de Barcelone) par des officiers de la Garde civile masqués. Il lui a été dit qu’il était arrêté pour être soupçonné de collaboration avec un groupe terroriste armé. Il a été emmené, les yeux bandés, à Madrid où il a été détenu incommunicando (1) dans le bâtiment de la garde Civile de Guzman el Bueno pendant 4 jours. Plusieurs autres personnes, y compris des amis et des parents de Mohamed Fahsi ont également été arrêtés dans le cadre de la même opération de police.
Action urgente(bonne nouvelle): Sushan Limbu and Bhakta Rai: les autorités ne réagissent pas a la suite des coups reçus
- Posté par : Marie-Francoise le 3 septembre 2009
Informations complémentaires sur l’AU 199/09, ASA 31/009/2009, 1er septembre 2009
Aucune action complémentaire n’est requise de la part du Réseau Actions urgentes. Un grand merci à tous ceux qui ont envoyé des appels.
ACTION URGENTE
Les autorités ne réagissent pas a la suite des coups reçus par des détenus [ Lire la suite » ]














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